Dix ans plus tard, je découvre… Steins;Gate

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Remontons dans le temps (lol). Nous sommes aux alentours des vacances de février. J’ai un peu plus de temps que d’habitude, et je viens de (me forcer à) finir Psychedelica of the Black Butterfly. Les étoiles me semblent alignées pour que je joue à un jeu qui traîne dans mon backlog depuis bien trop longtemps, un jeu que j’ai acheté en promo à 5€ jadis, parce que je savais que j’allais vouloir y jouer un jour, et… le jour est arrivé. Steins;Gate est un visual novel né d’une collaboration entre 5pb. et Nitroplus en 2009. Depuis, il a été porté sur plein de consoles et traduit en plusieurs langues, dont l’anglais ! Disponible chez nous sur PC depuis 2014, j’ai enfin joué à sa version PS Vita, sortie en 2015 chez PQube. Mieux vaut tard que jamais !

Grosse dédicace à l’anonyme qui m’a recommandé ce jeu maintes et maintes fois sur mes réseaux ; je ne sais pas si cette personne me suit encore mais si elle lit ces lignes… tout cet article là est pour toi. Désolée d’avoir un peu trop pris mon temps et merci de me l’avoir conseillé.

Merci, parce que oui, c’était une expérience marquante et je ne regrette pas d’avoir donné de mon temps à Steins;Gate. Il n’empêche que nous avons une relation compliquée. Je vais tout vous raconter en détails. Mais faisons les choses dans l’ordre.

Steins;Gate est une licence quand même relativement connue, ne serait-ce qu’à cause de son adaptation en anime datant de 2011 qui, à ma connaissance, a plutôt bien marché ! Je sais que beaucoup de gens autour de moi l’ont vue. Ce n’est pas mon cas ! Alors pour celles et ceux comme moi, une petite présentation s’impose.

Nous sommes en plein Akihabara, dans un petit appartement qui fait peine à voir. Okabe, Daru et Mayuri inventent, complètement par hasard, une machine à voyager dans le temps. Pas le genre qui permet de se téléporter d’une époque à l’autre, juste un micro-ondes via lequel il est possible d’envoyer des mails dans le passé et qui, suivant leur contenu, sont susceptibles d’altérer le futur. Avec l’aide de Makise Kurisu, une scientifique de génie âgée d’à peine 18 ans et fraîchement arrivée des Etats-Unis, le groupe va tester et améliorer cette invention, sauf que… CA TOURNE MAL !!!

Et donc… vous l’aurez compris… j’ai commencé Steins;Gate sans rien connaître de l’histoire, même pas le peu que je viens de vous raconter ! Je ne sais pas comment j’ai fait pour éviter tous potentiel spoiler pendant plus de 10 ans mais tout l’étendu de mon savoir se limitait au fait que je savais qu’il était question de science. Voilà. Et quand j’apercevais le protagoniste sur les différentes images promotionnelles de l’anime, je le prenais donc pour un scientifique. Après tout, il a une blouse blanche ! Mais j’étais tombée dans le panneau. Okabe Rintarô, alias « Hououin Kyouma », a à peine 18 ans, il est dans sa première année de fac, et il est atteint d’un sévère chuunibyou. Il se prend pour un savant fou, pourchassé par « l’Organisation », persuadé d’être cool et mystérieux. Il est tout le temps au téléphone avec ses amis imaginaires et part sans cesse dans de longues tirades sur l’univers fictif qu’il a créé autour de son alter-ego, ce qui ne manque pas de fatiguer celles et ceux autour de lui.

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Donc première grosse surprise avec Steins;Gate : le scientifique n’est pas un vrai scientifique. Et ça ne faisait que commencer !!!

Des surprises, il y en a beaucoup parce que c’est un jeu extrêmement long ! Pas aussi long que je le croyais, parce que howlongtobeat indiquait une trentaine d’heures pour le finir entièrement, et j’ai oublié de noter combien de temps j’avais joué mais j’ai le souvenir que c’était environ dix heures de moins… Après, ça dépend du rythme de lecture de chacun-e et de si on veut débloquer tous les bonus et trophées. Pour ma part, j’ai débloqué toutes les fins mais je ne me suis pas embêtée à débloquer toutes les CG, parce que même si on fait souvent l’éloge des graphismes de Steins;Gate (qu’on doit à Huke, qui est aussi derrière le design de Black Rock Shooter), personnellement, je n’y voyais rien d’esthétiquement plaisant.

Le problème de ces visual novels très longs (je pense aussi à Higurashi par exemple), c’est que l’histoire met des plombes à démarrer. Mais de mon expérience, ça vaut toujours le coup ! Et une fois que les choses sérieuses commencent, on n’arrive tout simplement plus à poser le jeu tellement il devient prenant. C’est le cas de Steins;Gate, dont le début se tire en longueur et n’est pas forcément passionnant (j’ai eu du mal à accrocher), mais dont l’intrigue vaut largement la peine de pousser jusqu’aux parties intéressantes.

L’avantage de cette longueur, c’est que le jeu a le luxe de pouvoir prendre le temps de bien préparer le terrain pour toutes les grosses révélations et retournements de situation qu’il a en réserve. Par conséquent, dès les premiers chapitres, même pendant les moments qui peuvent paraître insignifiants, il y a plein de petits détails et indices qui auront leur importance plus tard. C’est le genre d’histoire où, à la fin, tout prend sens!, tout était lié!, et c’est le meilleur genre d’histoire, à mon humble avis. C’est très bien ficelé et c’est une expérience qui ne laisse pas indifférent-e ! J’en suis ressortie toute retournée et impressionnée par la qualité du scénario.

Mais pour pleinement en profiter, il faut surmonter quelques obstacles.

Le premier, c’est le gameplay. Souvent, dans les visual novels, le gameplay se résume à des choix qui surviennent à certains moments de l’histoire et influent sur sa fin. Ici, des fins, il y en a six, et pour les débloquer, il y a bien des choix à faire, mais pas… des choix traditionnels. En effet, tout se passe via le téléphone portable du protagoniste.

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Pas convaincue par Psychedelica of the Black Butterfly

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Ce qui est bien dommage, parce que je n’avais pas joué à un otome game depuis février, février 2019!, et je n’avais qu’une hâte : m’y remettre. Peut-être aussi parce que c’est dur de passer après Steam Prison, Psychedelica of the Black Butterfly, un de ces otome games signé Otomate et localisé par Aksys Games, n’a pas su me convaincre. Sorti en 2015 au Japon, et en 2018 chez nous, je n’en avais pourtant entendu que du bien ! Mais pour des raisons diverses et variées, je n’ai pas accroché, et je l’ai même lâché pendant presque six mois avant de me motiver à le reprendre et, cette fois-ci, le finir pour de bon. Mais avant de vous expliquer plus en détails ce qui m’a dérangée, je vais planter le décor !

Nous sommes dans la peau de Beniyuri qui, à peine a-t-elle eu le temps d’ouvrir les yeux, se fait attaquer par une espèce de monstre, dans un manoir qui lui est inconnu… Vous l’aurez deviné, elle n’a aucun souvenir ! Légère touche d’originalité cette fois-ci : ce n’est pas la seule.  Quatre autres garçons sont présents entre ces murs et eux non plus n’ont aucun souvenir de qui ils sont et de comment ils sont arrivés ici. Pour espérer sortir de là et recouvrer la mémoire, ils doivent trouver les « fragments de kaléidoscope » que laissent derrière eux les monstres qui rodent dans les couloirs du manoir une fois tués. 

On ne commençait pas sur de très bonnes bases ce jeu et moi, car même si, dans l’absolu, ils n’ont rien de fondamentalement mauvais, je n’étais attirée ni par l’intrigue, l’univers ou le chara-design. Mais j’étais ouverte d’esprit et prête à être agréablement surprise.

Sauf que pour pouvoir être surprise, il faut déjà pouvoir avancer dans l’histoire ! Et c’était beaucoup plus laborieux que ce que j’aurais pu imaginer…

Une petite particularité de Psychedelica of the Black Butterfly, c’est son système de flowchart : utile pour voir sa progression (parce qu’il y a beaucoup de fins !) et éviter de sauvegarder trop souvent (vu qu’on peut directement revenir aux chapitres qui contiennent  des choix décisifs), c’est aussi… un cauchemar. Pour débloquer les chapitres de la main story, il faut lire une quantité déraisonnable de side stories inintéressantes qui cassent complètement le rythme de l’histoire et qui n’en suivent même pas la chronologie. Un instant, on est plongé-es dans une intrigue emprunte de mystères, avec une bonne dose de suspens, et la minute qui suit, on est coupé-es en plein élan et forcé-es à nous taper six tranches de vie inintéressantes à la suite…

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Autant dire que ce n’était pas une partie de plaisir, j’ai lutté pour en venir à bout… Et la cerise sur le gâteau, c’est que même après avoir lu le minimum de side stories requis, il faut quand même en lire certaines autres pour débloquer toutes les fins, et malgré la flowchart, il faut quand même sauvegarder et/ou recommencer sa partie à des moments bien précis pour déclencher certains branchements… Vint finalement un moment où j’étais bloquée sans comprendre pourquoi et après avoir skip les mêmes chapitres pour la quinzième fois, j’ai posé ma PS Vita dans un coin et je n’y ai plus touché pendant sept mois. Je me fichais bien de connaître le fin mot de cette histoire de toute façon !

Ca aurait pu s’arrêter là mais j’avais payé pour ce jeu.

Aussi frustrée que je pouvais être, je l’ai quand même terminé. Et au fond, tout au fond, je l’ai quand même aimé… Je crois que je n’ai encore jamais détesté un jeu, ou en tout cas pas un jeu de type visual novel, parce qu’après avoir passé autant de temps avec une histoire et ses personnages, on est obligé-es de s’y attacher au moins un tout petit peu… Mais ce qui m’aura vraiment gâché l’expérience et ce qui est, pour moi, le plus gros point noir du jeu, c’est cette foutue flowchart. L’idée n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas au point.

Pareil pour le mini-jeu. C’est original d’avoir un mini-jeu de tir dans un otome game ! Rien de très élaboré mais c’est quand même sympathique… Par contre, j’ai fini par me lasser assez rapidement à force d’être obligée d’y jouer encore et encore afin de récolter des points, points nécessaires pour débloquer les side stories que je n’avais même pas envie de lire. Une fois de plus, on repassera pour l’immersion.

Mais admettons qu’on puisse ignorer le gameplay. On est là pour l’histoire et les personnages avant tout ! Si c’est à la hauteur… je peux tout pardonner !

Mais je vous laisse deviner ce qu’il en est. Une souffrance de plus.

Déjà… si vous êtes là pour la romance… mauvais choix d’otome game.

La majeure partie du jeu s’articule autour de la common route. Tout l’intérêt est de rassembler les différentes pièces du puzzle pour comprendre qui sont vraiment ces personnages et comment ils ont atterri dans ce manoir.

Seulement voilà, au bout de seulement deux ou trois indices, on se doute déjà fortement des réponses, et le dénouement est aussi prévisible que cliché. Le grand twist, je vais vous le révéler, c’est une trope vue et revue… *spoilers*Ils sont amis d’enfance !  Ils ne se reconnaissent pas parce qu’ils ont perdu leurs souvenirs mais ils se connaissent dans le monde réel. Un twist nul qu’en plus tu vois venir à des kilomètres. Ce qui leur est arrivé, c’est que quand ils étaient jeunes, ils étaient à un genre de camp de vacances, et ils se sont éloignés du groupe pour explorer les alentours quand ils finissent par tomber sur un manoir. Le même manoir que celui dans lequel ils sont piégés actuellement. La suite, je vais vous la faire courte : y’a une tempête, et au moment de traverser le lac qui connecte le manoir à la forêt dont ils viennent, y’a un des gamins qui manque de se noyer. Finalement, il ne meurt pas, mais il est dans un coma profond. En revanche, un autre des gamins a perdu la vie en essayant de le sauver. Après cette tragédie, ils ont tous été séparés. Des années plus tard, les survivants se retrouvent et retournent sur les lieux, sauf que sur le chemin, y’a un accident de bus et ils tombent tous dans le coma (partie absurde et pas crédible : quelles étaient les chances que ça leur arrive ?). C’est comme ça qu’ils se retrouvent dans le manoir qui est ce genre d’endroit « entre la vie et la mort ».*fin des spoilers* 

Au milieu de tout ça, il y a quand même quelques éléments inattendus (et heureusement, sinon on se ferait tout le temps chier), mais le tout dans le tout, c’est pas une histoire qui m’a chamboulée. Ceci dit, des thèmes intéressants sont abordés, notamment *spoilers*le deuil*fin*, dont certains aspects sont pas si mal traités (à mon sens, en tout cas).

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Quoi qu’il en soit, à travers cette common route, on comprend que PotBB est une histoire d’amitié avant d’être une histoire d’amour. Si romance il y a, elle est forcée, très courte et mène rarement vers une fin idéale. 

Je vous passe rapidement en revue vos différentes options…

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Slice of Life #36 – Re

Steam Community :: :: Nanami Touko

Crush depuis le mois de… septembre… : Nanami Tôko, Bloom Into You

Comme on se retrouve… Après sept ou huit mois sans article et un an sans Slice of Life, je vous retrouve aujourd’hui pour vous donner des nouvelles, vous raconter ce que j’ai fait pendant cette période de silence radio et pour, je l’espère, relancer un peu Otome Street. Ca n’intéresse pas forcément tout le monde donc je vous propose de commencer par passer en revue toutes les découvertes que j’ai faites depuis ce début d’année et on se quittera en parlant de choses un peu plus barbantes, en l’occurrence ma vie et ce que je compte faire du blog.

FILMS

J’ai commencé l’année avec Le Tombeau des lucioles… ça met tout de suite dans l’ambiance pour 2020. C’était mon deuxième Takahata après Kaguya et une autre bonne surprise de plus. Je m’attendais à quelque chose de très tragique et, de toute façon, dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre pour ce qui est de la fin, et pourtant… je n’étais pas aussi préparée que je le pensais, c’est tout simplement déchirant !!!

J’ai ensuite trouvé le temps d’aller au cinéma pour voir Scandale ; je n’étais pas très renseignée sur le scandale en question et j’y suis surtout allée pour les actrices mais… pas déçue. En gros, ça parle des accusions de harcèlement sexuel contre le patron de la Fox News, une affaire qui remonte à 2016 mais qui est toujours autant d’actualité à l’ère du mouvement #MeToo. Attention cependant à ne pas ériger ces journalistes en icônes féministes : elles restent des employées de la Fox News et prônent les valeurs qui vont avec mais le film a tendance à ne pas trop mettre l’accent dessus. Sinon, il est montre très bien l’injustice et la perversion de ce genre de milieux et c’est très frustrant à regarder mais aussi très important.

Gros coup de cœur pour Dernier train pour Busan, que je voulais voir depuis longtemps sans jamais en avoir eu l’occasion jusqu’à ce que Netflix l’ajoute à son catalogue… La réaction primaire que la plupart des gens auront en lisant le synopsis, c’est d’être dubitatif-ves par rapport au fait que ça soit un film de zombie… pas la tasse de thé de tout le monde… Et j’étais pareil ! Mais les critiques étaient plus qu’élogieuses et Gong Yoo est dans le rôle principal (je m’accroche à tout ce qui me rappelle Goblin…). Après visionnage, je confirme : son succès est mérité. Ce qui est intéressant, c’est que c’est un mélange entre le film de zombies et le huis clos puisque toute l’action se passe à bord d’un train (un train qui va à Busan) (et c’est le dernier), ce qui rajoute encore plus de tension; c’est très bien pensé. On a tout : l’angoisse, l’action, et une bonne grosse dose d’émotion qui fait toute la beauté du film. 

Le jour de sa sortie sur Netflix, telle une vraie fan, j’ai regardé… Miss Americana, le documentaire sur Taylor Swift. J’aurai l’occasion d’en reparler plus tard dans cet article mais je me suis réconciliée avec Taylor Swift au cours de l’année précédente et quand on la suit depuis longtemps, c’est assez intéressant de voir comment elle a vécu ces dernières années (assez mouvementées pour sa carrière), de revoir des images de ses débuts, d’apprendre ce qu’elle traversait à cette époque, et de voir comment elle en est venue à exprimer plus publiquement ses convictions et opinions politiques.

Par la suite, j’ai revu Dernier train pour Busan avec une amie. Comme on avait aussi vu Parasite ensemble, et qu’on avait été toutes retournées par chacun de ces deux films, on s’est dit… pourquoi ne pas se pencher un peu plus sur le cinéma coréen. On a donc regardé un classique de Park Chan-wook, Oldboy. Je considère Mademoiselle comme un de mes films préférés et, comme c’est du même réalisateur, j’y suis allée les yeux fermés, mais finalement… pas convaincue. Y’a de très beaux plans, je lui laisse ça, mais j’ai eu du mal à accrocher et je n’ai été ni surprise ni satisfaite par le dénouement. Pas sûre que ça soit une opinion très populaire mais chacun ses goûts… !

On en arrive à mon ultime coup de cœur : Midsommar. C’est un très bon film d’horreur, qui a relevé le défi d’être angoissant et oppressant sans se reposer sur les jumpscares ou l’obscurité. Il s’inspire du folklore nordique et traite de deuil, de trahison, de mecs nazes et autres joyeusetés. Visuellement, c’est très propre, très bien réalisé, et niveau horreur, il y a quelques passages gores qui peuvent être choquants mais ça repose principalement sur l’ambiance de malaise, l’atmosphère dérangeante et les cris (ça crie beaucoup mais c’est très cathartique). On sait que quelque chose ne va pas, on se doute de quoi, mais on reste surpris-e-s quand les révélations tombent. Et enfin, au-delà de tout ça, c’est un film qui m’a beaucoup parlé, d’autant plus que ce que la situation de Dani faisait pas mal écho à ce que je traversais au même moment et ses réactions à elle m’ont aidé à mieux comprendre les miennes, donc j’attache beaucoup d’importance à ce film (encore une fois : cathartique). 

Après, on a une petite erreur de parcours… j’ai regardé To All The Boys: P.S. I Still Love You et si j’avais plutôt bien aimé le premier qui était… tout à fait correct dans son genre… là c’est plus possible, c’était super mauvais. Rien de cohérent, le mec n’a même plus la même personnalité, le nouveau love interest ne sert à rien et n’a même jamais eu aucune chance (alors quel intérêt ?), on s’ennuie salement et c’est… bête, l’histoire est tout simplement bête. Même en hatewatchant avec une amie, c’était pas fun.

Heureusement, après cette déception… un autre Takahata et un autre coup de cœur : Souvenirs goutte à goutte. J’ai cru comprendre que tout le monde n’en était pas fan et je doute que beaucoup le citent comme leur Ghibli préféré mais il est si simple et en même temps tellement charmant, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer !!! C’est juste l’histoire d’une jeune femme qui approche de la trentaine et qui n’en a que faire de se marier : ce qu’elle veut, depuis toujours, c’est aller à la campagne, travailler dans les champs etc…. Donc elle le fait ! Et tout au long de ce séjour, elle se revoit, petite. Elle se remémore avec nostalgie plein d’épisodes de son enfance, des scènes très simples mais poétiques, parfois mignonnes et parfois un peu dures, dans lesquelles on est susceptibles de se retrouver. Trop, trop beau !?

J’ai d’ailleurs profité de l’arrivée de tous les Ghibli sur Netflix pour me faire un petit marathon des films que je n’avais jamais vu ou dont je ne me souvenais plus. J’ai donc enchaîné avec Je peux entendre l’océan (dans le même genre, bien aimé aussi), Mes voisins les Yamada (moins accroché même si c’est très beau), le Royaume des Chats (vraiment pas aussi passionnant que dans mes souvenirs et pourtant je l’adorais quand j’étais petite…), Si tu tends l’oreille (un des meilleurs), Porco Rosso (super film mais pas parmi mes favoris) et Pompoko (bonne surprise mais pas nécessairement ce que je préfère non plus). Encore quelques uns à regarder et je pourrai dire que je les ai tous vus !

Après tout ça, j’ai vu La Reine des Neiges 2… Et j’étais ouverte d’esprit en le commençant parce que je n’ai vraiment (mais alors vraiment pas du tout!!!) accroché au premier mais j’avoue que, en se fiant aux bandes-annonces, la suite avait l’air pas mal ; de toute façon, il faut goûter avant de dire je n’aime pas. Verdict… Quelques scènes étaient à la hauteur de mes attentes, à savoir… toutes les scènes d’action où Elsa est solo. Elles sont superbes, très impressionnantes. Le reste, désolée, c’est pas de la mauvaise foi, mais c’est vraiment pas bon ! Les personnages sont insupportables, lourdingues, pas drôles, y’a plein de scènes super chiantes, les nouveaux personnages ne sont pas du tout exploités, on les voit à peine!, et même visuellement, y’a des décors pas du tout intéressants alors qu’on voit bien que le film a le budget et sait faire de belles choses… Je comprends qu’on puisse aimer mais je ne comprendrais jamais qu’on puisse tout aimer au point d’en faire son film préféré.

Enfin, j’ai eu l’occasion de voir Battle Royale, le OG des survival games, et j’ai passé un super moment devant mais tout le monde l’a déjà vu et j’ai l’impression de ne rien avoir d’intelligent à dire dessus… Contente d’avoir pu le barrer de ma liste. 

SERIES

Pour ce qui est des séries, j’ai commencé l’année en regardant la deuxième partie de la sixième et dernière saison de Bojack Horseman. C’est plus tout à fait ce que c’était ; j’avais déjà moins aimé la saison précédente et celle-ci est dans sa lignée… C’est pourquoi, même si cette série va me manquer et que je trouve que dans l’ensemble elle est excellente!!!, je suis contente que ça se termine. La fin n’était pas des plus satisfaisantes mais la toute dernière scène était tellement forte et belle que je suis contente que ça se soit terminé, et surtout, que ça soit terminé sur ça. 

Ensuite, après des mois et des mois sans regarder d’anime (ce qui explique, en partie, le désert qu’est devenu ce blog), j’ai eu envie de me mettre à fond dans une série, et j’ai choisi Carole & Tuesday qui, a priori, avait tout pour me plaire. Finalement… si je ne peux pas dire que j’ai été déçue, je ne peux pas non plus dire que j’ai adoré… Y’avait quelques longueurs, il se passait pas toujours des trucs grandioses et des fois je décrochais un peu et peinais à avancer. Mais c’est pas mal du tout, c’est joli, les personnages sont chouettes, la musique est excellente, et le message est beau bien qu’un peu niais (ils ont essayé de faire un truc politique un peu trop superficiel pour que ça soit efficace mais les intentions étaient bonnes…). 

A peu près au même moment, j’ai aussi regardé Followers, quasiment d’une traite tellement c’était bien… C’est par la réalisatrice et photographe Mika Ninagawa ; elle est derrière Helter Skelter, que vous connaissez peut-être, et l’adaptation du manga Sakuran, dont j’ai parlé il y a quelques temps. Elle a un univers très coloré et over the top dont je suis fan et que j’ai adoré retrouvé dans Followers ! D’un coté, on a Natsume, une jeune fille qui voudrait devenir actrice mais qui peine à décrocher des rôles et arrondit ses fins de mois en étant livreuse pour UberEats, et de l’autre, on a Rimi, une photographe dont la réputation n’est plus à faire mais qui, en plus de sa carrière, aimerait aussi avoir un enfant, enfant qu’elle élèverait seule, à défaut d’avoir un compagnon. Deux femmes que rien n’amenait à se rencontrer mais dont les destins vont malgré tout se croiser.

En plus de l’esthétique (qui, j’ai l’impression, ne fait pas l’unanimité…), les personnages sont la grande force de la série et permettent d’explorer plein de thèmes aussi intéressants qu’importants mais aussi souvent considérés comme tabous. Au-delà du caractère éphémère, superficiel et, par extension, dangereux de la popularité sur les réseaux sociaux (le thème de la série), on parle aussi d’homosexualité, de cancer du sein, de fausses couches, et aussi et surtout de femmes ambitieuses, qui tiennent à leur carrière, ne veulent pas se marier, et n’ont que faire des jugements sur leur mode de vie. Je ne peux pas lui rendre justice avec seulement un petit paragraphe mais en ce qui me concerne, c’est un gros coup de cœur avec d’inspirants et émouvants portraits de femmes, et sûrement aussi quelques défauts mais qui sont largement éclipsés par toutes ses qualités.

Followers | Site officiel de Netflix

La dream team ! j’adore ces moments.

Retour aux anime ; j’ai regardé la dernière série de Yuasa que j’aurais aimé suivre pendant sa diffusion mais les temps étaient durs… C’est donc avec un peu de retard que je me suis lancée dans Keep Your Hands Off Eizouken! et, comme prévu, j’ai adoré ! Super intéressant visuellement : les épisodes ont presque toujours un passage « storyboard » où les idées des personnages prennent vie, l’univers est original et bourré de détails et le chara-design est franchement rafraîchissant. L’histoire s’articule autour de trois lycéennes qui se réunissent pour créer un anime : Asakusa est la réalisatrice, Mizusaki l’animatrice, et Nakamori endosse le rôle de productrice. Elles sont rigolotes, un peu bizarres, débordantes d’imagination et d’énergie… c’est un cast très agréable à suivre, et je trouve ça inspire et ça motive de voir des talents se compléter pour mener à bien des projets toujours un peu plus ambitieux. 

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Tout feu tout flamme à Paris pour PROMARE.

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Voici le récit de mon escapade longue d’un week-end à Paris pour aller voir Promare au cinéma… Ce n’est rien d’inédit, si vous avez lu feu mon autre blog, vous le connaissez déjà, mais en ces temps… particuliers, où on a envie de se changer les idées et de repenser avec nostalgie aux temps où on pouvait encore courir les rues, j’ai décidé de le reposter ici. Pour moi, et pour vous, dans l’espoir que ça vous intéresse toujours !

Mais commençons par le commencement. C’était un soir comme un autre, autrement dit, un soir où je me lamentais de ne pas avoir vu Promare, pendant que mon fil Twitter était plus hypé que jamais, me noyant sous les fan-arts et m’assommant de « WATCH PROMARE », alors que j’essayais tant bien que mal de me faire une raison. Car oui, aussi populaire puisse-t-il être dans son pays d’origine ou sur les réseaux sociaux, un long-métrage d’animation japonais tel que celui-ci représente quand même un pari risqué en France, et, par conséquent, il n’est sorti que dans quelques cinémas, où il n’est pas resté à l’affiche bien longtemps. Et ce qu’il s’est passé, vous l’aurez compris, c’est que, n’étant pas dans les parages au moment de sa diffusion dans le cinéma le plus proche de chez moi, j’ai raté ma chance ! Je commençais à me faire à l’idée de devoir attendre sa sortie en DVD prévue pour… février 2020… quand @MakoHaru_matuer a débarqué dans mes messages privés tel le Messie.

Elle m’a notamment fait remarquer que Promare passait encore à Paris, même si là aussi, avec une seule séance tous les dimanches dans un petit cinéma de quartier, ça sentait la fin. Mais n’était-ce pas justement parce que ça sentait la fin qu’il fallait que je me bouge ? que je prenne mon destin en main si je ne voulais pas avoir à attendre jusqu’à l’année prochaine ?! Au bout d’une conversation qui a dû durer une heure à tout casser, nous avons donc décidé que j’allais passer le week-end chez elle. Trois jours plus tard, j’étais dans le train.

Est-ce que c’était raisonnable ? Pas forcément. Est-ce que j’avais cours lundi ? Peut-être bien. Mais la vraie erreur aurait été de me refuser ce petit week-end qui, en plus de m’avoir changé les idées, m’a permis de…

  • passer du temps avec Tama, qui est encore plus cool en vrai que sur internet !!! (et elle est déjà très cool sur internet, c’est pour vous dire !) Je ne la remercierai jamais assez pour m’avoir accueillie à bras ouverts alors qu’on ne se connaissait même pas tant que ça et que ça s’est fait un peu fait à la dernière minute ! Et je n’aurais bien sûr pas pu espérer voir Promare en meilleure compagnie…
  • faire également la rencontre de l’adorable @_Strangie et de bien commencer la journée en discutant autour d’un café
  • de me balader dans Paris, d’un peu faire la touriste, et de prendre les photos ci-dessus
  • de profiter d’un bubble tea dans un petit café très cosy rue Saint Denis entre… un sex shop et un salon de « massage »… mais très cosy malgré tout !
  • et bien sûr, d’aller voir… le fameux… le seul et l’unique… Promare…

A la hauteur de mes attentes et de sa réputation… il valait totalement le déplacement !

Mais j’en parle, j’en parle depuis avant et peut-être que vous ne savez même pas d’où il sort, ce film ! Ca parle de quoi ?! J’aurais peut-être dû commencer par là… Pour vous le résumer le plus simplement possible, disons qu’il y a eu un gros incendie qui a non seulement ravagé la Terre mais aussi donné naissance à une nouvelle population capable de maîtriser le feu, les « Burnish », considérée comme dangereuse et donc fortement réprimée. C’est dans ce climat que s’est créé un groupe terroriste, les Mad Burnish, qui mettent le feu un peu partout, et que s’est formé la Burning Rescue, une équipe de pompiers, à qui aucun incendie ne résiste. Nous, on suit Galo Thymos, qui a récemment intégré ladite équipe, et Lio Fotia, le leader du fameux groupe terroriste. A priori, tout les oppose, mais ils ne vont évidemment pas rester ennemis bien longtemps…

Et tout ça, c’est signé Trigger et c’est réalisé par Imaishi Hiroyuki, avec un scénario de Nakashima Kazuki, des dessins de Koyama Shigeto et des musiques de Sawano Hiroyuki. Tous les ingrédients pour faire un film qui en jette. Il porte bien la marque du studio ; c’est haut en couleurs, il se passe toujours plein de trucs à l’écran, mais l’animation n’en est pas moins fluide, et bien sûr, on a le droit à masse de méchas et d’action. Aussi : du fanservice. Mais pas celui auquel on s’attend ! Tout ce qu’on pourra éventuellement regretter, c’est que les personnages, aussi attachants soient-ils, ne soient pas plus développés (la faute au format qui ne laisse pas vraiment de temps pour ça !). C’est un petit détail qu’on oublie et qu’on pardonne facilement parce que le film est beau, le film est fun, le film est gay. Oui, les rumeurs sont vraies, Promare est certifié gay !

Si jamais vous voulez voir à quoi ça ressemble…

Super film, valeur sûre, je n’ai encore jamais rien entendu de négatif à son sujet, et c’est sûrement parce qu’il n’y a rien de négatif à en dire. Par contre… si je devais absolument trouver quelque chose à redire sur ma séance… ça ne serait pas au sujet du film en lui-même mais de son public.

Ce qu’il se passe, c’est qu’il y a une culture qui s’est développée autour de Promare qui… consiste à aller le voir le plus de fois possible au cinéma. Par exemple, Tama, qui m’accompagnait, allait le voir pour la quinzième fois ! Et quand on faisait la queue pour entrer dans la salle, la plupart des gens dans la file en était à leur troisième, cinquième, dixième, vingtième fois !!! C’est bien, c’est ce qui a permis au film de rester en salles aussi longtemps, et il mérite bien un tel soutien, un tel engouement. Le problème, c’est qu’à force, certaines personnes se croient maintenant chez elles, et se permettent de gâcher la séance des autres en faisant un maximum de bruit pendant le film, que ça soit en criant des trucs ou en tapant du pied durant certaines scènes. On m’avait averti à ce sujet, et je redoutais le pire !!! Mais je m’estime chanceuse, car ma séance était assez calme, et les quelques moments où il y a effectivement eu de bruit, c’était juste pour applaudir à l’apparition de certains personnages ou pour répéter certaines répliques, bref, rien que le son du film ne couvrait pas.

Par contre, dans Promare, il y a une scène, c’est La Scène, et celles et ceux qui ont vu le film n’ont pas besoin que j’en dise davantage pour savoir de quelle scène il s’agit. C’est une scène cruciale, c’est une scène intense, mais c’est surtout une scène relativement silencieuse… et un mec a jugé bon de lancer une petite remarque dégradante en plein milieu… Insortable !!!

Le public américain ayant visiblement encore moins d’éducation que le public français, la fameuse scène a été filmée directement depuis une salle de cinéma et postée sur Twitter !?!? (Insortable !!!) Et comme elle a pas mal tournée, je suis, bien malgré moi, tombée dessus. J’étais un peu dégoûtée de m’être fait spoiler un moment pareil, surtout que j’avais fait de mon mieux pour éviter quasiment tout ce qui avait un rapport avec Promare, même ce qui ne constituait pas un spoiler!, pour avoir une surprise totale au moment de regarder le film (raté !!!). Mais après avoir vécu ça, je me dis que ce n’est finalement pas plus mal d’avoir découvert La Scène dans le confort et le calme de mon lit.

Enfin ! Aussi regrettable que ça puisse être, ça ne m’a pas empêchée de profiter du film, ni d’en garder un excellent souvenir. Frustrant sur le moment, mais en sortant de la séance, c’était déjà oublié ; on est allées manger une bonne pizza, étape obligatoire après visionnage de Promare. (Et si la pizza vous fait de l’œil, elle vient d’un Fratellini Caffè, qui est, je crois, une chaîne?, mais qui utilise de très bons produits et dont les pizzas sont presque aussi bonnes qu’à Naples !!!)

Le lendemain, j’ai dû quitter Tama relativement tôt, le devoir l’appelait, elle devait aller travailler, mais… je sais que nous nous reverrons bien assez tôt.

Mon train n’était qu’à 16h, alors j’en ai profité pour voir @My_poorLady !!! Copines depuis l’ère d’Ask.fm, on est devenues très bonnes amies sur Twitter, et on s’est vues quelques fois depuis, et c’est toujours un plaisir !

Comme j’étais un peu en avance, je suis descendue du métro quelques arrêts plus tôt et j’ai fait le reste du trajet à pied : j’ai fait un tour dans le coin du Centre Pompidou, je suis passée devant l’Hôtel de Ville, et j’ai traversé le Marais. Cette promenade m’a finalement conduit à notre lieu de rendez-vous : Shodai Matcha.

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Bubble tea cheese et tiramisu matcha !

10/10, je pense à ce bubble tea tous les jours, et le tiramisu saurait mettre tout le monde d’accord, amateur-ices de matcha ou non. Mais tout cela m’aurait paru un peu fade sans la présence de Marina. Très heureuse d’avoir pu profiter de ce moment avec elle avant de retourner pour Strasbourg.

Moi, au Japon. Saison 4.

Saison 4 ! Saison 4 !? Non mais vous vous rendez compte ?!

Le plan, c’était avant tout de vous parler des autres petits (et grands) voyages que j’ai fait cet été, parce que je voulais faire les choses dans l’ordre (tout simplement !), mais… comme je ne poste déjà bien pas souvent sur ce blog, autant vous donner ce que vous voulez tout de suite ! Voilà donc le récit de mes aventures japonaises.

Aventures que je ne vais pas non plus vous raconter dans les moindres détails parce que j’ai suivi un itinéraire assez « classique » et je pense que vous avez assez vu mes photos du Sensô-ji… donc je vais surtout me concentrer sur ce que j’ai fait de nouveau, sur ce que j’ai vu pour la première fois,… histoire de vous donner un maximum de contenu *inédit* !

  • C’est toujours et encore en août que je suis partie ! Et à nouveau pour deux semaines (du 9 au 22, si vous voulez tout savoir). J’étais une semaine à Tokyo, une semaine à Osaka.
  • J’étais en la très bonne compagnie de deux de mes meilleures amies, qui allaient au Japon pour la toute première fois ! (D’où l’itinéraire dit « classique », parce qu’il fallait bien qu’elles passent par les « incontournables!! », que j’ai refait avec plaisir… mais qu’il ne serait pas forcément intéressant de vous remontrer pour la troisième ou quatrième fois !)
  • Et quant à moi… c’était la première fois que je voyageais sans la présence d’un parent !? et donc la première fois que j’étais plus ou moins « en charge » de l’organisation !!!

On a volé avec Aeroflot : pas très bonne réputation, on m’avait fait très peur!!!, mais les prix restaient imbattables alors j’ai pris le risque… ! Finalement, c’était pas pire qu’une autre compagnie, nos vols étaient à l’heure, nos valises sont arrivées à bon port (et jusque là c’est tout ce qui compte), l’aéroport de Moscou était… particulièrement chaotique et la nourriture qu’on nous a servi était particulièrement mauvaise même pour de la bouffe d’avion mais ça peut aussi arriver ailleurs… ce qui m’importe, c’est d’arriver en un morceau (et avec toutes mes affaires !) à ma destination.

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Petit festin qu’on nous a servi non pas une mais deux fois… la chance…

On logeait dans le quartier de la gare de Shin-Okubo ! Encore et toujours, rien de nouveau de côté là ! C’est la quatrième fois que je vais à Tokyo et la quatrième fois que je pose mes valises dans ce quartier là, et pourtant… j’ai failli ne pas honorer la tradition puisque je nous avais d’abord dégoté un appart sympa et pas cher à Nakano mais… au fur et à mesure que le temps passait et que les commentaires se rajoutaient sous l’annonce, les remarques qui revenaient le plus étaient sur la propreté qui laissait à désirer (cafards et compagnie !) et sur le fait que le proprio entrait à sa guise dans l’appartement (?!?!?!). Je me suis empressée de chercher un remplacement, et le destin m’a ramenée à Shin-Okubo.

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On a commencé notre exploration de Tokyo en… nous couchant dès réception des clefs de l’appartement et en dormant jusqu’à 3h du matin. Notre première sortie aura donc été nocturne !

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Depuis la dernière fois où j’y ai séjourné pour une semaine (je n’étais restée sur Tokyo qu’une nuit l’année dernière), le quartier coréen est devenu extrêmement populaire ! L’atmosphère y était vraiment particulière à 5h du matin… nous n’avons plus jamais revu le coin comme ça au cours de notre séjour, lui qui est maintenant si animé et où se déplacer est devenu laborieux !

5h, les métros commencent à rouler, on se met en route pour Shibuya. Tôt le matin, c’est un autre endroit ! C’est complètement vide, les grands panneaux publicitaires sont encore éteints, Hachiko est tout seul,… Pas l’ombre d’un touriste, que des gens du coin qui décuvent.

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Le Shibuya Crossing dépeuplé !

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J’ai ensuite laissé mes amies à leur sieste pour aller… au cinéma ! Et je suis sûre que vous avez une petite idée de ce que je suis allée voir…

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J’étais un peu émue, on ne va pas se mentir… Pouvoir aller voir Free! sur grand écran, mais aussi avoir atteint un niveau de japonais qui me permette d’aller au cinéma tout court !? Et rien que le fait d’aller voir une production de Kyoto Animation après tout ce qu’il s’est passé a suffit à me faire lâcher une petite larme dès que leur logo s’est affiché au début du film.

Le film était super, Free! comme on l’aime, et peut-être que j’en ferai une review plus détaillée si j’ai le temps. J’espère qu’il nous parviendra tôt ou tard pour que tout le monde puisse en profiter.

Quelle expérience ce fut en tout cas ! J’avais très peur que le film ne soit plus en salles quand j’arrive et/ou qu’il n’y ait plus de place pour aller le voir, mais finalement, il m’a sagement attendu et comme j’y suis allée une semaine où il n’y avait plus de tokuten, je n’ai pas eu besoin de me battre pour réserver une place.

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Le cinéma est un luxe au Japon !!! Ca fait 16€ !!!

Non loin se trouve un autre cinéma, celui de la Toho, et j’en ai donc profité pour aller saluer mon ami Godzilla. J’étais trop contente que ça soit aussi proche ; depuis que j’ai commencé à regarder les films, je m’étais mis en tête d’aller voir la « Godzilla Head » de l’hôtel Gracery, hôtel qui a donc des chambres Godzilla avec vue sur sa grosse tête (mon rêve!!!). Je suis juste passée lui dire coucou de loin mais on peut y monter ! Au septième étage, il y a des posters de tous les films Godzilla, et une terrasse où vous pouvez boire un verre et approcher la fameuse tête, qui, de temps en temps, fait du bruit et crache de la fumée. Au coin de la rue, il y a également un magasin Don Quijote avec un rayon Godzilla bien fourni, pour celles et ceux qui aimeraient un petit souvenir !

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Après cette petite sortie en solo (où je suis donc passée par Kabukichô et là encore : ambiance totalement différente à 8h du matin…), j’ai rejoint mes copines pour une virée à Nakano.

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Le soir, direction Shimokitazawa (une première pour moi!), quartier connu pour ses friperies, sauf que… les friperies, c’est plus ce que c’était : c’est cher ! Tout était bien au-dessus de notre budget mais le coin est quand même sympa, et en plus, on n’est pas venues pour rien parce que… il y avait un festival ! Super ambiance, on ne s’est pas attardées mais on a quand même eu le temps de profiter d’un peu de Bon Odori.

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On a eu la chance d’avoir un magnifique ciel lorsqu’on est arrivées !

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Le lendemain, on avait pour projet de faire des photos dans un purikura, vêtues de nos t-shirts Super Nanas assortis ! Et pour ça, on s’est rendu au Game Center Sega d’Ikubukuro (qui a un étage consacré), et là… qu’avons-nous eu le plaisir de trouver ?! Un purikura qui faisait une collab’ avec la série ?!?!?! Coïncidence ? Impossible, la vie n’est pas aussi bien faite, c’est le destin.

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J’ai une amie qui aimerait mieux que les photos qu’on y a prises ne finissent pas sur internet, mais laissez-moi vous dire qu’elle sont trop, trop, mignonnes !!!

Après un petit tour dans Ikebukuro…

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…où mes amies ont pu découvrir les joies du Animate, on s’est dirigées vers Harajuku, où elles ont pu découvrir les joies des crêpes de Marion Crepes… mais pas celles du parc Yoyogi qui, surprise!, était fermé (en rénovation, en vue des JO, mais qui rouvrira en octobre : tant pis pour nous ! il faudra… revenir…!).

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Le lendemain, il fallait le faire : Asakusa, le Sensô-ji, le fameux. Celui-ci, je commence à le connaitre… ! Et je ne prends plus trop de plaisir à y aller parce que c’est toujours tellement bondé de monde !!! En plus, il pleuvait un peu, donc tout le monde avait sorti son parapluie, et l’allée commerçante qui menait au temple était par conséquent encore plus étouffante que d’habitude. L’endroit est toujours impressionnant mais pas au point que j’aille le revoir une quatrième fois de moi-même…

Après ça, on avait pour objectif de rejoindre la Tokyo Skytree… à pieds !!! parce qu’on la voyait depuis le Sensô-ji et, comme toutes les tours, elle ne paraissait pas si loin ! Mais finalement, c’était quand même presque 2km. Ce qui ne me fait pas peur ! mais sous cette chaleur, on les sent passer.

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Traversée de la rivière Sumida !!!

C’était quand même une balade sympa !

Si on avait fait tout ce chemin, ce n’était non pas pour dépenser 30€ pour monter à la Skytree mais pour aller au Moomin Café qui est à son rez-de-chaussée ! En effet, tout autour, il y a un complexe commercial, « Solamachi », et c’est l’un des nombreux cafés / restaurants qu’on peut y trouver. J’y étais déjà allée l’année dernière à Fukuoka, et ça avait bien fait envie à une de mes amies, donc j’avais promis de l’y emmener à Tokyo ! La queue était beaucoup plus longue ici, on a attendu un peu plus d’une heure avant de pouvoir s’asseoir aux côtés de Little My.

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Delicious !

On était encore un peu en forme après ça, et comme on était dans le coin, on a décidé d’aller à Akihabara ! C’était maintenant ou jamais !

Il y a finalement peu de choses qui m’y intéressent, et ça valait aussi pour mes amies d’ailleurs, mais on avait quand même mis le quartier sur notre liste de choses à voir, pas pour ses magasins d’otaku ou ses maids cafés, mais pour son sex shop à six étages ! Le M’s Pop Life a une petite réputation, et il y avait d’ailleurs pas mal de touristes à l’intérieur ! On est tout de suite montées à l’étage consacré au plaisir féminin ; beaucoup de choix, il y en a pour tous les goûts !!, et pour tous les budgets ! Et mon budget dans ce domaine là était quasi inexistant donc je suis repartie avec une « magic wand » à… ~7€… J’ai des doutes sur la qualité de la chose !!! mais je ne voulais pas repartir les mains vides non plus… et qui sait, peut-être que j’aurai une bonne surprise…

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Retour à Shibuya, de nuit cette fois, et au lit !

On se lève tôt, on a des choses à faire à Ginza !

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Direction le Kabuki-za, un grand théâtre de kabuki qui propose d’acheter des billets pour un seul acte : idéal pour les gens qui veulent avoir un aperçu de ce qu’est le kabuki sans forcément vouloir y passer toute la journée (puisque c’est à peu près la durée d’une pièce). Par contre, pour ce type de billet là, pas de réservation en ligne possible, le seul moyen d’en obtenir est de venir au guichet le jour même et là, c’est premier arrivé premier servi ! Et je vous le dis tout de suite, d’expérience!!!, venir une heure en avance, ce n’est pas suffisant… on voulait voir le premier acte mais il était déjà sold out depuis longtemps quand on est arrivées… Mais du coup, on était très en avance pour le deuxième… alors on a pris des places pour le prochain acte, et certes, on a dû patienter un certain temps en rodant dans les alentours du théâtre, mais au moins, on a pu y aller, et on a même eu des places assises !

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Les places « single act » sont situé tout en haut, au fond de la salle, et il y a 90 places assises et 60 places « debout ». Le prix dépend de la pièce et là on en a eu pour un peu moins de 15€.

Les photos n’étaient bien sûr pas autorisées pendant la représentation mais vous pouvez vous douter que c’était un spectacle superbe, et une expérience unique ! Il faut dire que rien qu’entrer dans la salle impressionne déjà… Certes, on ne comprend pas grand chose, mais ça n’empêche pas d’apprécier la pièce parce qu’au-delà des dialogues, on peut profiter de la musique, des costumes, des décors, des lumières,… et si vraiment on a peur que la barrière de la langue nous empêche d’apprécier le spectacle, il y a des guides audio ! Donc je conseille vivement de tenter, ça fait un très beau souvenir !

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Puisqu’on était dans le coin, on est passées par Tokyo Station pour manger, et on a terminé la journée dans notre quartier.

Le lendemain, après un énième passage à Shibuya (pour… manger !), on est allées à Harajuku à pieds !!! en passant par Cat Street, une allée un peu « hipster », pas de grands buildings, juste des petites friperies (chères) et des cafés (chers), sympa pour se balader mais ce n’est pas ce que je qualifierais « d’immanquable ». Elle rejoint Omotesando où on a fait quelques magasins avant de se poser au Starbucks du Tokyu Plaza qui a un sympathique rooftop.

Et pour le soir, on avait de grands projets !!! Aller… au karaoké ! Je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller, alors que c’est pourtant un des « trucs à faire » au Japon, mais, peut-être que vous c’est quelque chose que vous faites en famille, en ce qui me concerne, je me voyais mal y aller quand je voyageais avec ma mère et ma grand-mère. Ca tombe bien… là, pour une fois, j’étais avec des amies, et il y avait un Big Echo, juste là, en face de la gare, à quelques pas de notre appartement. On ne pouvait quand même pas l’ignorer !

Alors ce qu’il se passe quand on va au karaoké, c’est qu’on remplit un formulaire avec quelques informations persos (quand on vient pour la première fois) et on choisit la durée pour laquelle on veut occuper une cabine. Comme on n’était ni sûres de trouver des chansons qu’on connaissait ni… d’aimer, tout simplement !, on a commencé avec seulement une demi-heure, ce qui coûte… une somme dérisoire. Je ne sais plus combien exactement, mais… si mes souvenirs sont bons, même pas 3€.

Finalement, le temps de maîtriser la machine et de chanter Baby One More Time, la demi-heure était quasiment passée !!! Il y a un téléphone dans la cabine, et quand il ne reste plus que 10 minutes, on nous appelle pour savoir si on s’arrête là ou si on veut prolonger la session. On venait à peine de commencer donc on a repris une heure, et après, on s’amusait tellement qu’on a repris une heure encore, et avec des boissons cette fois-ci !!! C’était super, on a passé un très bon moment! Je me suis rendue compte que je ne savais pas chanter (et j’ai massacré Shallow), mais qu’est-ce que c’est chouette ! Le problème, c’est qu’on prolonge, on prolonge, mais on ne sait pas à combien ça va revenir ?! On nous demande si on veut continuer mais on ne nous rappelle jamais les prix ! Hé bien, 80€ en tout ! Je ne sais pas quel chiffre je m’attendais à voir s’afficher à la caisse mais… pas ça !!! Je suis tombée des nues ! Petit tuyau : le karaoké, c’est pas forcément cher ; les tarifs dépendent souvent du jour ou de l’horaire donc prenez ça en compte quand vous y allez !

Pour notre dernier jour à Tokyo, nous sommes allées dans le coin d’Akasaka pour voir le Hie-jinja. Avant de le trouver, on est tombées par hasard sur le Toyokawa Inari Tokyo Betsuin ! Une belle découverte !!!

Non loin, nous avons trouvé le sanctuaire !

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C’est par là que ça se passe !

Il faut un peu grimper pour l’atteindre, et ce en passant par une longue rangée de torii, ce qui nous a fait une petite préparation, un modeste échauffement!, pour Fushimi Inari-taisha la semaine suivante.

J’ai tout de suite enchaîné avec Ikebukuro où j’ai retrouvé mon amie Leticia !!! C’était avec elle que j’avais eu le plaisir de partager un moment au butler café, vous vous souvenez ? Après un rapide tour au game center où j’ai enfin pu tester le jeu d’arcade Love Live! (et je n’étais pas siiiii mauvaise!!), on est allées boire un verre au Milky Way Cafe. Un vrai bonheur que de la revoir !!!

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Le soir venu, direction Odaiba pour aller au très populaire teamLab Borderless, tellement populaire que les billets étaient sold out… on aurait dû y penser !!! On le saura pour la prochaine fois mais c’était quand même frustrant d’avoir fait tout ce périple pour rien (Odaiba, c’est loin, et le métro, ça coûte cher !).

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Ce coin, avec centres commerciaux, musées et grande roue s’appelle « Palette Town ».

Du coup, histoire de ne pas être venues pour rien, on a fait un tour au centre commercial Venus Fort. C’est comme une petite virée en Italie…

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La partie la plus intéressante, c’est son ciel artificiel ! Comme vous avez sûrement dû le remarquer en comparant les deux photos, il évolue en fonction de l’heure, et c’est donc très joli le soir, quand le soleil se couche.

Collé au Venus Fort, il y a le Megaweb Toyota City Show Case (si vous voulez voir des voitures… ce qui n’est pas mon cas mais bon, si déjà j’étais là !) et son History Garage qui est un petit musée sympa et gratuit de l’automobile.

Tout ne s’est pas passé comme prévu mais au moins je n’ai quasiment vu que des nouvelles choses ce jour-là ! Et lendemain, il a fallu dire au revoir à Tokyo… mais on se reverra bien assez tôt !!!

On s’installe dans le shinkansen, et on descend à… Osaka ! On récupérait l’appartement relativement tard par rapport à notre heure d’arrivée donc on s’est arrêtées à la gare d’Osaka pour manger, et ensuite, on a rejoint le quartier de Namba où on allait loger pour le reste de la semaine ! L’appartement était… encore mieux que sur les photos, on était euphoriques en arrivant !!! Très spacieux, avec une très grande entrée !!! Un luxe ! Dans notre premier appartement, on n’avait tout juste assez de place pour nos valises !

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boom !

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boom !!

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BOOM !!!

Après s’être installées, on est tout de suite allées explorer Dotonbori, qui était à environ 1km. La nuit était déjà tombée, le quartier était très animé, et mes amies ont adoré !

Le lendemain, on est tout de suite allées à Hiroshima ; de tout ce qu’on voulait faire, c’était la destination la plus éloignée, donc on s’est dit qu’on allait la faire tout de suite, pendant qu’on était encore en forme ! C’est la quatrième fois que j’allais à Hiroshima donc c’est typiquement le genre d’endroit sur lequel je ne vais pas trop m’attader parce que j’en ai déjà parlé en long et en large sur le blog, mais en gros : on a eu plusieurs imprévus qui nous ont beaucoup retardées, on a commencé la journée tard!, et on était un peu dans le rush pour voir tout ce qu’on avait prévu, mais on a réussi à faire le musée du mémorial pour la paix et son parc ainsi qu’un (très) rapide tour par Hondori Street.

Après cette grosse expédition, journée tranquille à la découverte d’Osaka. Juste en bas de chez nous, il y avait le Namba Yasaka-jinja, connu pour son gros bâtiment en forme de tête de lion !!!

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On s’est ensuite dirigées vers Dotonbori où on a fait un peu de shopping et où on avait repéré un Pasela avec un étage restaurant, consacré aux Honey Toast !!! C’était quelque chose qu’on s’était dit qu’on devait absolument manger au Japon, mais jusque là, l’occasion ne s’était pas vraiment présentée !

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Pas déçues, on a eu ce pour quoi on était venues, le nom ne mentait pas : c’est un gros toast recouvert de miel (et d’une garniture au choix). Un conseil : il faut s’y attaquer à deux au grand minimum pour espérer en voir le bout !!!

Le ventre plein, nous sommes allées au château d’Osaka. C’était la première fois que je le voyais de jour !

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J’ai ouïe dire que l’intérieur ne valait pas vraiment le coup, donc on s’est contentées de faire le tour du parc, et ça fait déjà une bien belle balade.

On a terminé la soirée dans le coin d’Amerika Mura et on est allées se reposer parce que pour une journée « tranquille », on avait quand même pas mal marché, et le lendemain, une grosse journée nous attendait !

En effet, nous avions rendez-vous à Kyoto ! L’année dernière, j’avais adoré la cérémonie du thé proposée par Ami Kyoto et je voulais absolument pouvoir partager ça avec mes amies !!!

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Des professionnelles nous enseignent les principes de la cérémonie du thé, font des démonstrations et dégustations, nous apprennent à faire notre propre thé,… C’est une expérience mémorable, que je ne pourrais jamais assez recommander ! (Et il y a aussi des ateliers de calligraphie et d’ikebana, si ça vous tente davantage…)

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Quelques ustensiles de la cérémonie du thé, toujours via Ami Kyoto. Cuillère à thé « chashaku » en bambou, bol à thé (« chawan »), louche hishaku, aussi en bambou, furo (foyer portatif) et mizusashi (récipient à eau froide).

En plus, les hôtes sont tellement gentilles et bienveillantes, on ne peut que se sentir à l’aise ! J’avais d’ailleurs gardé contact avec l’une d’elles et quelle joie c’était d’enfin pouvoir se revoir !!!

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Mais là, je ne vous raconte pas tout dans l’ordre ! Ledit rendez-vous étant à 16h, on avait la journée devant nous pour explorer Kyoto. Le problème, c’est que l’incontournable Pavillon d’or est particulièrement excentré et il faut bien une heure de bus pour y arriver (et aussi pour revenir du coup !). C’était une visite qui, rien qu’à cause du trajet, allait nous prendre du temps, donc on ne savait pas si on allait pouvoir voir autre chose, mais on s’est bien débrouillées, et on a aussi pu faire le Kiyomizu-dera ! Je commence enfin à maîtriser les déplacements en bus (ma kryptonite), ce qui a aidé…

Le Pavillon d’or, je vais vous le dire franchement, au bout de la troisième fois… il m’impressionne toujours mais je peux concevoir une visite à Kyoto sans… Là, c’était passage obligatoire parce que je ne pouvais quand même pas faire venir mes amies ici sans les y emmener ! Mais en ce qui me concerne, c’est bon, j’ai fait le tour.

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Et le Kiyomizu-dera… j’y étais allée une fois mais je n’étais pas rentrée ! Je l’avais vu de l’extérieur, ce qui est sans intérêt parce que la « vue » la plus intéressante, c’est celle sur la magnifique structure en bois du bâtiment principal… Ce dernier est visible seulement une fois qu’on pénètre dans le complexe, et cette fois-ci, j’y comptais bien ! Sauf que… il est en pleine rénovation…

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Et ce depuis 2017 !!! Morale de l’histoire : j’aurais dû y entrer en 2016 quand j’en avais l’occasion. Conclusion de l’histoire : je n’ai plus qu’à y re-retourner en 2020, après la fin des travaux !

Heureusement, il y a d’autres choses à voir, notamment le Jishu-jinja ou la Otowa no Taki. Donc, malgré tout, très très belle visite !

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Le Jishu-jinja est dédié au dieu de l’amour ; on y trouve notamment deux pierres séparées de 18 mètres, et quiconque arrivant à franchir cette distance les yeux fermés rencontrera ~le grand amour~.

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En contrebas, vous pouvez voir la Otowa no Taki, une cascade dont boire l’eau conférerait santé et longévité.

Juste après qu’on eut fini de redescendre l’interminable rue commerçante qui mène au temple, c’était le déluge ! Une vraie tempête ! Heureusement qu’on avait une activité intérieure de prévue ! Mais même après la cérémonie du thé, le temps n’était pas propice au tourisme, donc on a vu un bout de Gion (mais pas celui que je voulais!!), et quand le restaurant dans lequel on avait tellement hâte d’aller s’est avéré être exceptionnellement fermé pour la soirée, on s’est dit qu’il était temps de rentrer.

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Les abords de la rivière Kamo ont leur charme, même sous la pluie…

Le jour suivant, encore un rendez-vous ! Cette fois-ci, pour louer des yukata ! Et le lieu… Arashiyama ! On est passées par l’agence Wargo que… je ne suis pas sûre de recommander (en tout cas sur Arashiyama). J’ai eu un problème avec ma réservation (un mail pour me dire que j’avais annulé alors que non !?), le choix n’est pas très vaste, le personnel un peu froid, des suppléments surprise (mon amie a payer un supplément de presque 10€ parce que ses cheveux étaient soi-disant trop longs ?),… Une expérience bien différente de celle que j’avais eu l’année dernière, chez Kiwami Fujinoka (à Kyoto), mais bon, rien de dramatique non plus !

Le processus était le même (à quelques détails) : on commence par signer un papier qui stipule qu’on s’engage à payer des frais supplémentaires si on abîme, ou rend en retard, le yukata, yukata qu’on va ensuite choisir parmi une sélection qui correspond à la formule choisie (on avait la formule standard à 2900 yen, soit environ 24€, qui incluait la tenue et les accessoires, mais il y a des formules plus coûteuses qui incluent, par exemple, des kimono dits « luxueux » ou encore « modernes » avec du tissu de qualité supérieure ou des motifs plus originaux). On monte à l’étage où on va se faire habiller pendant une trentaine de minutes : où on nous enfile dans un premier temps un hadagi (sous-vêtement), et, une fois qu’on est bien serrées dans le yukata, on peut choisir un obi (ceinture), un sac (kinchaku) et un accessoire pour les cheveux (kanzashi). Avant de partir, on enfile les sandales (zôri) de notre choix, et c’est parti ! N’est-ce donc pas un attirail approprié pour une balade dans la forêt de bambous ?

Chose à laquelle vous devez vous préparer si jamais vous sortez en yukata : on va beaucoup vous prendre en photo sans vous demander votre avis !!! Mes amies ont eu un peu de mal à s’habituer à ça au début (et je le comprends parce que ça m’avait mise tellement mal à l’aise la première fois…!!! j’hésitais presque à réitérer l’expérience), mais on a quand même bien profité de notre promenade. Ceci dit, quand on n’a pas l’habitude de porter ce genre de sandales, ça fatigue très vite ! Donc comme au bout de deux heures, on n’en pouvait plus!!!, et qu’on voulait encore faire autre chose de notre après-midi, on est allées les rendre (il était aux alentours de 14h, mais on peut normalement les garder jusqu’à 17h).

En effet, on voulait encore se rendre au Inari Fushimi-taisha ! Celui-ci non plus, ce n’est pas la première fois que je le fais, mais je l’ai redécouvert avec grand plaisir. Cependant,  mes amies étant épuisées (et n’étant moi-même pas si en forme que ça), je me suis arrêtée exactement au même endroit que la dernière fois ! Donc je serais prête à y retourner une troisième fois rien que pour faire la randonnée en entier.

On arrive au dernier jour… qu’on a passé à Nara ! A ce stade-là de l’aventure, on était un peu radines, et on a donc tout fait à pieds !!! Ce qui nous a permis de voir un peu le centre-ville, et notamment de passer devant Nakatanidou, magasin de mochi (spécialisé en yomogi mochi) qui, tous les jours, offre un spectacle aux passant-es, à savoir… une démonstration de mochitsuki, c’est-à-dire la préparation du mochi.

On a rejoint le Kôfuku-ji…

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…fait un tour au parc de Nara, où nous étions en très bonne compagnie…

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…et on a, sur un coup de tête, décidé de faire un tour au Nara National Museum.

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Je lui connais une autre entrée, plus belle…

Il a une bien belle collection, et on a aussi pu profiter d’une sympathique exposition temporaire sur les créatures du folklore japonais.

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On ne pouvait bien sûr pas repartir sans avoir vu le Todai-ji…

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…et pour la première fois, je suis montée jusqu’au Nigatsu-dô ! C’est un des principaux bâtiments qui constituent le Todai-ji mais comme il est un peu éloigné du reste et qu’il se trouve sur une colline, tout le monde ne passe pas forcément lui rendre visite (les alentours étaient quasiment déserts quand on y était!)… C’est un tort, car il est superbe !!!

Sur le chemin du retour, on s’est arrêtées dans une petite boutique qui proposait diverses confiseries et boissons, toutes accompagnées d’un petit biscuit cerf. Moi, pigeonne, grosse touriste… je sors le porte-monnaie…

La fin était proche… et le voyage s’était passé sans trop de galères, dans la joie et la bonne humeur ! Mais pas jusqu’au bout, ça aurait été trop facile… Il faut dire que depuis le début, une ombre planait au-dessus de nos têtes, un problème non-négligeable nous guettait et nous avons fait de notre mieux pour l’ignorer, vivre dans le déni et profiter du voyage, mais les faits étaient là : le dernier jour, à cause de notre distance assez conséquente avec Narita, nous allions avoir très peu de temps pour rejoindre l’aéroport depuis la contrée lointaine d’Osaka, et le meilleur itinéraire (gratuit) que je ne vous avais trouvé nous faisait arriver, au plus tôt… une heure avant la fermeture des portes… C’est peu ! Jouable quand même, mais tout mon entourage m’a dit que je jouais avec le feu et mes amies craignaient le pire, puis je n’étais moi-même pas totalement confiante, donc j’ai quand même essayé de trouver une solution !

Au début, j’ai envisagé de prendre un Nozomi, un shinkansen particulièrement rapide, qui ne s’arrête quasiment pas, mais auquel les détenteur-ices de JR Pass n’ont pas accès, ce qui veut dire qu’il aurait fallu payer ! Mais ça nous aurait fait arriver à 9h30, bien en avance, nous laissant tout le temps dont on aurait pu avoir besoin… HyperDia nous avait annoncé l’équivalent d’une cinquantaine d’euros, somme qui faisait un peu mal mais qu’on était prêtes à dépenser pour avoir l’esprit tranquille. Sauf qu’au guichet, on nous en a demandé 140 !!! Demi-tour.

Finalement, on a opté pour un itinéraire qui nous faisait emprunter le Keisei Skyliner (au départ de Nippori) et qui nous faisait gagner une demi-heure, demi-heure qui allait sans doute s’avérer précieuse !!! Là encore, il fallait payer, mais une moindre somme ! Un peu plus de 1000 yen ! On a donc acheté les billets au début de la première semaine et après, on était plus ou moins sereines…

C’est lui !

Mais on avait raison de rester sur nos gardes car nous voilà prêtes à monter sur le quai lorsqu’on nous arrête pour nous dire qu’il nous manque un billet !!! En effet, pour prendre ce train, il faut payer le prix de la réservation d’une place, ET le prix du trajet ! Ce sont deux tickets séparés ! Mais nous n’avions que 15 minutes entre notre arrivée à Nippori et le départ du Skyliner, et on en avait déjà perdues quelques unes à simplement aller d’une gare à l’autre !!! Le temps qu’on comprenne ce qu’il nous manquait, comment ça fonctionnait, et surtout à combien ça revenait!!!, d’autres précieuses minutes s’étaient écoulées ! En plus, c’était la fin du voyage, on avait dépensé tous nos yen, aucune de nous n’avait prévu d’encore devoir sortir 20 balles pour payer un ticket surprise, et même s’il y avait eu un bureau de change non loin, on savait pertinemment qu’on n’avait plus le temps d’aller changer des sous !!!

Il était 10h, le train partait à 10h05, le suivant partait 30 minutes plus tard (donc bien trop tard pour qu’on puisse avoir notre vol), et on stressait à tour de rôle : je parlais au mec, je stressais, une de mes amies prenait la relève, puis elle stressait, donc c’était la troisième qui tentait de trouver une solution mais de toute évidence il n’y en avait pas, donc elle stressait, et là c’était à moi de gérer, et ainsi de suite,… Tout se passe très vite mais comme on était pressées par le temps, j’avais l’impression qu’on perdait des heures entières, et je me voyais louper notre avion, je commençais à me faire une raison, quand soudain, j’entends « credit card ? ». Je renais. « Credit card, yes. »

Comment !!! ça avait pu !!! ne pas me traverser l’esprit avant !!! Je n’utilise jamais ma carte au Japon, les japonais-es ne sont pas très carte de crédit de toute façon, la plupart des établissements ne l’acceptent même pas, puis c’est sans compter sur les frais à l’étranger ! Bref j’avais oublié jusqu’à son existence, mais ça y est, c’était son moment de gloire. Je la sors, je lui donne, je signe un reçu, tout se fait très vite. Si j’ai bien compris, on n’était même pas au bon endroit pour acheter le ticket manquant, mais ce qu’il a pu faire, c’est nous vendre les deux tickets en même temps, et me rembourser en liquide le prix de ceux qu’on avait déjà acheté, vous me suivez ? évidemment, j’ai tout acheté x3 parce qu’une de mes amies n’avait pas sa carte et, quand bien même, on n’avait pas le temps de chacune effectuer le paiement !

On voit le bout du tunnel, les tickets sont en cours d’impression, je ne suis toujours pas tout à fait calme parce qu’il est quand même 10h03, mais le type de l’autre côté du guichet m’assure « you have time ». Pas convaincue. On les a enfin en main, on fonce, on arrive sur le quai, le train arrive pile à ce moment là, on monte dedans et il repart aussi tôt. WAW ! 24 secondes chrono ! On s’assoit à nos places et on se liquéfie. Pendant un instant, la possibilité de rater notre avion était devenue très réelle !!! Tout ce qui nous attendait après ça ne nous faisait plus peur, une fois qu’on serait à l’aéroport, même si on venait à manquer de temps, on savait qu’on trouverait des solutions, parce que, au moins, on serait sur place !!!

Ceci dit, Narita étant Narita, nous n’avons pas rencontré le moindre problème et nous sommes même arrivées avec quelques minutes d’avance à notre porte d’embarquement… C’est donc la fin de ce voyage, mais pas la fin de cet article !!!

Avant de vous quitter, quelques remarques que je me suis faite pendant ce voyage et que je n’ai pas eu l’occasion de caser dans l’article plus tôt :

  • J’ai beaucoup plus parlé en japonais !!! L’année dernière, j’avais déjà un an de japonais derrière moi, mais j’étais encore un peu timide et pas tout à fait capable de comprendre tout ce qu’on me répondait, et là, même si c’est encore loin d’être parfait, et que, prise de court, je ne formule pas toujours des phrases aussi élaborées que ce dont je suis capable, hé bien, je vois quand même que j’ai fait bien des progrès, et je n’utilise quasiment plus du tout l’anglais ! J’ai vraiment hâte de voir quel sera mon niveau dans un an (et voilà donc une bonne excuse pour retourner au Japon !!!).
  • Comme je lis aussi de plus en plus, et que j’ai maintenant accès à plus de choses qu’avant, j’en profite!!! Et, résultat, je n’ai quasiment acheté que des livres ! Et quasiment pas de goodies ! Je suis devenue une autre femme : maintenant, quand je rentre dans un Animate, je peux en ressortir les mains vides ! Il faut dire que je regarde aussi de moins en moins d’anime, donc toutes les nouvelles séries qui sont en rayon me parlent moins, mais je suis aussi moins matérialiste, je ressens moins le besoin d’acheter des produits dérivés des séries que j’aime, donc mes achats étaient bien différents des années précédentes. (Notez que je ferais toujours une exception en ce qui concerne Nitori !)

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Pendant que j’étais à Osaka, j’ai notamment lu « I’m loved by genderless boy » de Tamekou, dont la couverture me faisait fort envie et dont j’avais déjà un peu entendu parler, et j’ai adoré ! J’en parlerai plus en détails dans un article mais en attendant, sachez qu’il sortira en anglais sous le nom de « My Androgynous Boyfriend » l’année prochaine !

  • Moins personnel, plus général : manger végé en dehors de Tokyo, c’est une vraie galère ! Déjà à Tokyo, c’était pas trop ça, mais on a réussi à se nourrir même si on ne peut pas entrer dans le premier restau qu’on voit, qu’on doit parfois faire du chemin pour trouver un endroit correct où manger, et qu’on a vite fait le tour du peu d’options qu’offrent les konbini,… Mais bon, on n’est pas mortes de faim. En dehors de la capitale par contre, ça se complique… On a eu beaucoup de mal à manger à Osaka, et je m’y attendais, mais je pensais m’être suffisamment préparée, sauf que dans les faits, les restaurants sont parfois très loin d’où l’on se trouve, les magasins n’ont pas toujours les quelques produits sans viande qu’on s’attend à y trouver, et on se retrouve… au Domino’s ! Il y en avait un juste en bas de chez nous, vraiment la porte à côté!, et autant dire que… le personnel nous a beaucoup vues (on en était au stade « on n’a même plus besoin de passer commande parce qu’iels savent ce qu’on va prendre »). Et le comble, c’était qu’on prenait même pas de pizzas, parce que c’était hors de prix ?!, donc on prenait des sandwiches avocat-crevettes sans crevettes… voilà… notre alimentation à Osaka…

On a connu des galères, on a connu la faim, mais on a aussi bien mangé, et j’aimerais partager avec vous quelques repas et adresses mémorables. C’était mon premier voyage au Japon depuis que je ne mange plus de viande et tout ce que j’ai testé là, c’est vraiment « la base », les références en la matière, les adresses les plus connues des végétarien-nes et végétalien-nes, donc rien de bien intéressant si vous êtes déjà allé-es sur Tokyo en tant que vg mais ça peut servir pour celles et ceux pour qui ce n’est pas encore le cas, et même pour les non-vg qui seraient curieux-ses de savoir ce qu’on peut se mettre sous la dent.

Notre QG, à quelques minutes à pieds de chez nous ! Pas très typique comme cuisine, certes, mais une valeur sûre pour les végés ! Ain Soph est une chaîne dont les différents restaurants ne servent pas tous forcément la même chose : cuisine traditionnelle japonaise dans des bentô à Ginza, curry et hayashi rice à Kyoto, ou encore… burgers et burritos à Shinjuku ! En tout cas, peu importe la branche, tout est 100% vegan. Et 100% délicieux aussi !!! Le cheeseburger vegan est l’un des meilleurs burgers végés que j’ai eu l’occasion de manger ! Le fauxmage est particulièrement bon, et pourtant j’étais sceptique, parce que je n’en avais encore jamais goûté un qui m’avait convaincue, mais celui-ci… c’est d’un tout autre niveau !!! Tellement bluffée que j’ai testé leur mac and cheese et : un régal aussi, j’y repense encore souvent avec nostalgie.

Autre valeur sûre : T’s TanTan, restaurant de ramen vegan à la gare de Tokyo ! Là aussi, on a affaire à une chaîne, qui a une carte un peu plus variée dans son T’s Restaurant à Jiyugaoka, mais qui se spécialise avant tout dans les ramen. Je pensais que je n’aimais pas les ramen, mais c’était avant que je mange là-bas !!! J’ai testé celles que vous pouvez voir au milieu, les « tantan au sésame blanc » avec des carottes, des cacahuètes, plein de bonnes choses. C’était sa-vou-reux !!! (Aussi : on a acheté leurs nouilles instantanées pour des ami-es et elles ont eu un franc succès !)

Autre chose que j’ai récemment appris à aimer : les sushi ?! Je n’ai jamais vraiment mangé de poisson donc je ne me suis jamais trop penchée sur les sushi, ça n’avait pas l’air pour moi!!, mais à partir du moment où j’ai commencé à me pencher sur les options végés, je me suis rendue compte qu’en fait, je pouvais aussi y trouver mon bonheur ! Je me délecte maintenant d’inarizushi, de tamago sushi, ou encore de kappa maki. Mais où ?! Nous avons testé la chaîne Genki Sushi, qui, j’ai l’impression, est très populaire auprès des touristes, parce qu’on y est allées un soir où, sur la liste d’attente, y’avait pas un seul nom japonais… On peut comprendre pourquoi : le concept est rigolo ! On commande sur une tablette, et notre commande arrive sur un tapis roulant, exactement comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus et les prix sont très raisonnables (pour les plus basiques, c’est 108 yen pour deux sushi ou six maki, donc même pas un euro !, et les prix augmentent en fonction de la rareté/qualité/quantité de la garniture). Si on s’était tournées vers ce resto là, c’est parce que quand j’ai cherché une adresse avec une assez large sélection de sushi végés, c’est celui-ci qui est sorti en premier.

Un classique ! connu de tous et toutes ! CURRY HOUSE COCO ICHIBANYA !!! Qu’une de mes amies n’a pas aimé donc où on n’est allées qu’une fois mais !!!… que je recommande quand même fortement si vous n’avez pas peur des épices ! C’est une chaîne, pas vegan, mais dont certains restaurants proposent un menu végétarien : en voici la liste. Il y en a partout, c’est bon!, tout à fait correct pour une chaîne, saura mettre tous les amateur-ices de curry d’accord, végés ou non.

Le problème de la majorité des currys, c’est que, même si à priori ils ne sont pas accompagnés de viande, la sauce, le roux de curry, est généralement à base de viande (de bœuf, souvent), même si ce n’est pas visible (la plupart du temps il n’y aura pas de morceaux mais on garde la graisse pour faire la base). Donc méfiez-vous ! Si maintenant, vous allez par exemple dans un Coco Ichibanya qui n’a pas d’option végétarienne, mais que vous prenez un curry aux légumes, le curry ne sera pas végétarien pour autant ! Et ça vaut aussi pour les autres restaurants, du coup. Maintenant, si vous voulez vous faire un curry maison, la marque qu’on trouve le plus en France dans les épiceries spécialisées, le « Golden Curry », ne contient pas de viande, donc faites-vous plaisir…

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On s’éloigne des adresses végés un instant, mais il faut que je mentionne « Cha Te », parce qu’une de mes amies et moi-même sommes de grandes fans de bubble tea, et on a touché le jackpot en logeant à Shin Okubo où on peut en acheter tous les deux mètres… Et par un heureux hasard, le meilleur du coin était le plus proche de nous !!! Et je ne peux décemment pas vous parler de ce que j’ai mangé pendant ce voyage sans parler de boba étant donné que notre alimentation en était quand même composée à quasi 70%. Je n’ai pas pu tester Gong Cha, à Shibuya, qui fait fureur en ce moment (ça sera pour la prochaine fois !), mais je conseille Cha Tea, en particulier celui que vous pouvez voir ci-dessus (chocolat-sucre brun), si vous passez par le quartier coréen…

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Obligée de mentionner au moins une adresse à Osaka… Encore un restaurant de ramen ! Celui-ci s’appelle « Chabuton », et il est loin d’être vegan, mais il y a quand même deux options végés sur la carte : les ramen ci-dessus, et des gyoza aux légumes (c’est assez courant en France mais allez trouver des gyoza aux légumes au Japon ! une denrée rare). Moins séduite que chez T’s Tantan mais c’était quand même très bon !

Il y a d’autres établissements végés réputés à Osaka mais je n’ai malheureusement pas pu les tester car trop loin, pas ouverts,… multitude de raisons, mais si vous visitez la ville dans d’autres circonstances que moi, je suis sûre que vous tomberez dessus et pourrez en profiter. Le souci, c’est que, comme vous avez pu le voir, c’est une semaine où on était souvent en dehors de la ville, et quand on rentrait après une longue journée à Kyoto par exemple, on n’avait pas forcément le temps, l’argent, ou l’énergie, de faire des kilomètres pour aller dans un resto précis. Et, pas de chance, mais autour de chez nous, les options étaient limitées ! Il y avait bien un petit restaurant une rue plus loin qui précisait sur sa devanture que les végétarien-nes étaient les bienvenu-es, mais une fois à l’intérieur, on nous a proposé du riz, des fèves de soja, et… du calmar.

En tout cas, si jamais vous avez besoin d’une liste plus complète pour un futur voyage, que ça soit pour Tokyo ou Osaka, j’en encore bien d’autres adresses en stock et je partagerais avec plaisir… tout n’a pas pu être testé et approuvé par mes soins mais j’imagine que tout est toujours bon à prendre !

Et avant de vous quitter, je vais aussi rapidement vous faire part de mon budget, histoire que vous puissiez vous faire une idée d’à combien un tel voyage peut revenir !

  • Avion : 556€ par personne (aller-retour, pour un voyage en août avec Aeroflot à partir de Paris CDG, avec escales de 2h40 à l’allée comme au retour). Août est la période la plus chère, mais si vous pouvez partir… littéralement n’importe quel autre mois, vous vous en tirerez pour beaucoup moins cher (en admettant que vous preniez vos billets assez tôt ! Là, par exemple, j’avais regardé 9 mois à l’avance).
  • Tokyo : 616€ pour trois, en appartement, sur AirBnb. C’est CHER, vous pouvez vous loger pour bien moins (au moins 100€ de moins), mais comme on a changé d’appartement sur le tard, on a un peu douillé.
  • Osaka : 351€ à trois, en appartement, sur Booking.
  • JR Pass : 236€ par personne pour 7 jours.
  • Métro : au minimum 80€, avec une carte Suica. Ca pique !!! mais comme au bout de la deuxième semaine, on avait le JR Pass, on a pu réduire le coût des transports en utilisant des lignes JR.
  • Nourriture : 300€.
  • Et enfin, vos budgets « visites » et « souvenirs » dépendent de vous !

Comme je le disais, c’est juste pour vous donner une idée, mais chaque voyage va demander un budget différent qui dépendra de plein de facteurs !


Fin ! J’espère que cette lecture vous a plu… Si c’est le cas, hé bien, je ne demande qu’à vous reproposer le même type d’article l’année prochaine… on croise les doigts pour que ça se fasse… En attendant, il faut aller en cours !!! Je poste cet article à la mi-septembre donc la plupart d’entre vous sont sûrement déjà retourné-es à la fac ou au lycée, et… j’espère que ça se passe bien ! Je vous souhaite plein de réussites cette année. Quant à moi, j’ai aussi repris la semaine dernière, et vous allez donc encore moins me voir que d’habitude par ici, mais je ferai de mon mieux pour passer donner des signes de vie de temps à autre.

Apprendre le japonais ! Partie 2 — Niveau N4/N3

 

Vous souvenez-vous de mon article sur l’apprentissage des bases du japonais ? Il est maintenant vieux d’un an, et moi, j’ai maintenant deux ans de japonais derrière moi. Je vous propose donc de continuer à vous partager mes techniques, mes ressources, ce que j’utilise pour apprendre, à un niveau qui maintenant se situerait entre le N4 et le N3.

J’utilise les niveaux du JLPT juste pour vous donner une idée d’où j’en suis, mais mon apprentissage est davantage centré sur mes études que sur cet examen donc vous ne trouverez pas de ressources ou de manuels pour préparer le JLPT dans cet article !

Et si depuis tout à l’heure, vous vous demandez ce que ce sont que ces histoires de « JLPT » et de « Nmachinchose », laissez-moi vous mettre un peu en courant des choses : le Japanese-Language Proficiency Test est un test permettant de certifier votre niveau de japonais, à l’instar du TOEIC pour l’anglais. Il y a cinq niveaux de difficulté qui vont du N5 au N1, et, si maintenant il fallait les comparer aux niveaux de notre CECRL, le N4 et N3 correspondraient respectivement aux niveaux A2/B1 et B1/B2.

Encore une fois, je vous recommande mon article sur les bases du japonais si vous débutez :

J’en suis assez satisfaite et je trouve qu’il propose de bonnes… bases, justement. Alors que là, j’ai quand même l’impression que mes méthodes d’apprentissage de cette année étaient beaucoup plus… chaotiques, et je ne sais pas si les partager va beaucoup vous aider, mais sait-on jamais.

Aller plus loin en grammaire

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Pour la grammaire, j’ai continué à travailler avec le Bunka Shokyu Nihongo ; j’avais déjà entamé le deuxième volume l’année dernière, et j’en suis arrivée à bout cette année. C’est un manuel auquel je suis habituée et que j’apprécie, mais après plus d’un an d’apprentissage, on commence à en voir les limites, surtout au niveau de son cahier d’exercices, et pour cette raison, en cours, on nous faisait travailler avec un manuel en parallèle, qui est le Genki.

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Et en particulier son « workbook », dont les exercices étaient un peu plus poussés que ceux du Bunka qui, il faut le dire, ne mettait pas vraiment nos capacités à l’épreuve.

Par contre, je me dois de préciser que je n’en ai jamais possédé un : quand le Bunka ne se suffisait pas à lui-même, notre professeur nous scannait et/ou nous photocopiait les pages du Genki qu’il jugeait utiles. Ceci dit, c’est arrivé assez souvent (pour ne pas dire systématiquement) pour que je puisse y avoir observé quelques avantages qui pourraient bien faire pencher la balance si jamais vous hésitez entre ce manuel là et le Bunka.

  • Les points de grammaire sont expliqués ! en anglais ! Le problème du Bunka, je vous en parlais déjà dans mon premier article, c’est que les points de grammaire sont accompagnés de phrases exemples à partir desquelles il faut déduire à quoi sert ledit point de grammaire… Faisable, mais pas toujours évident, surtout quand il n’y a pas de professeur à côté, et!, en plus!, le Bunka, bien que généreux avec les furigana, est entièrement en japonais, ce qui peut-être un peu impressionnant quand on débute et que, encore une fois, on est seul-e face à une leçon.
  • Il y a des pages de vocabulaire et de kanji qui vous feront gagner du temps en vous évitant d’en composer vous-même.
  • Les exercices sont un peu plus stimulants, et ceux de compréhension orale m’ont vraiment permis de progresser. (Par contre, contrairement au cahier d’exercice du Bunka, il n’y a pas de corrigé à la fin je crois ? Ce qui est pourtant bien pratique quand on est en autodidacte. Cela dit, si j’en crois Amazon, il est possible d’acheter un corrigé des deux volumes du Genki, pour ~7€ sur Amazon Japan.)

Parlons d’ailleurs prix ! Le Bunka et son cahier d’exercices (volume 2) sont respectivement à ~25€ et ~10,50€ sur Amazon Japan, tandis que le Genki est à ~27€ avec un cahier d’exercice à ~14€ (toujours volume 2, et toujours sur Amazon Japan). A vous de voir ce qui vous correspond le mieux !

En complément, je vous recommande les dictionnaires de grammaire que voici :

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Peuvent s’avérer utiles si vous avez un problème avec une structure grammaticale. Vous ne pouvez pas baser votre apprentissage dessus parce qu’ils s’utilisent bien comme des dictionnaires et non comme des manuels (les points de grammaire y sont classés par ordre alphabétique donc la difficulté n’est pas progressive), mais les explications très détaillées peuvent vous aider à y voir plus clair quand vous ne comprenez pas quelque chose dans votre manuel ou quand vous tombez sur une forme que vous ne connaissez pas dans un texte, par exemple. Le premier volume va bien au-delà de ce qui est considéré comme « basic » et couvre tous les structures grammaticales dont vous pourriez avoir besoin pour l’instant, si vous en êtes au même stade que moi (N4/N3) (et vous y trouverez aussi tout ce dont vous avez besoin pour le N5 du coup !), « l’intermediate » est déjà beaucoup plus avancé (N3/N2), et « l’advanced »… aborde des formes grammaticales vraiment obscures dont vous n’allez probablement jamais vous servir ailleurs que dans le cadre du N1…

Ensemble, ils coûtent ~139€ (et sur ce coup, les acheter sur Amazon Japan ne revient pas beaucoup moins cher donc pas besoin de passer par là). Le premier coûte ~39€, le deuxième ~49€, et le dernier ~50€. Ce n’est pas donné, je le conçois ! Vous ne l’avez pas lu ici mais il y a moyen de les obtenir pour beaucoup moins cher. Beaucoup moins cher. Vraiment… rien du tout.

Et sinon, vous pouvez toujours vous en remettre à internet ! Je vous redonne les sites que j’avais déjà partagé dans mon premier article, parce que je les utilise toujours… ce sont des valeurs sûres !

De temps en temps, quand une structure grammaticale me pose problème, je vais faire un tour sur internet pour le voir expliqué différemment, et… tout s’éclaire…

L’apprentissage par la lecture

Cette année, un certain nombre de cours de traduction obligeant, j’ai commencé à beaucoup, beaucoup, lire en japonais. Je ne recommanderais pas forcément de traduire le même type de textes que ceux que j’ai été amenée à travailler tout au long de l’année, et encore moins de le faire au même rythme que celui qui m’a été imposé, mais je ne peux que vous conseiller de vous prêter à l’exercice, au moins de temps en temps, puisque c’est le meilleur moyen de travailler votre compréhension écrite, et que ça vous permet de voir plein d’expressions et de formes grammaticales en contexte (et ça rentre toujours mieux de cette façon !).

Mais… que lire ?! Ce que vous voulez ! Vraiment, faites-vous plaisir. C’est plus facile de se motiver quand on lit quelque chose qui nous intéresse : un livre qui a l’air bien sympa mais qui n’a pas l’air d’intéresser les maisons d’édition françaises, ou un manga qu’on adore et qu’on a envie de redécouvrir à travers sa version originale,… Je ne sais pas vous, mais moi, avant même d’envisager d’apprendre sérieusement le japonais, j’avais déjà amassé un certain nombre de livres que je m’étais convaincue que j’allais pouvoir lire « un jour »… et le jour est arrivé ! et quelle satisfaction ça a été (et continue d’être!!).

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Kyoto Animation

Le 18 juillet, un incendie criminel a causé le décès de trente-quatre personnes, et en a blessé trente-cinq autres. La cible de cette attaque était le Studio 1 de la compagnie Kyoto Animation, situé dans l’arrondissement de Fushimi. Je n’étais pas sûre de vouloir écrire à ce sujet, parce que je n’étais pas sûre d’avoir quelque chose de pertinent à dire, pas sûre de trouver les mots justes pour exprimer ce que je ressentais à propos de la situation, mais je ne me voyais pas non plus reprendre ce blog comme si de rien n’était, sans jamais évoquer ce qu’il s’était passé. Pour moi, comme pour tant d’autres, KyoAni a, et a toujours eu, une place importante. Dans nos vies, dans nos cœurs. On ne connaissait pas les victimes personnellement, et leurs noms, quand on les apprendra, ne nous seront peut-être même pas familiers, mais on connaissait leur passion, on admirait leur travail, et on a appris de leurs valeurs. Iels nous ont apporté joie, rêves, espoir, et aujourd’hui, on compatit, non pas seulement car on est attaché-es au studio et à ses employé-es, mais aussi simplement parce que des vies ont été perdues et mises en danger dans un acte cruel, violent et injuste, qui affecte les familles et les proches des victimes, mais aussi l’industrie, et le pays.

Et cette tragédie est toujours en cours. Les victimes qui ont survécu sont toujours hospitalisées, certaines grièvement blessées, des employé-es sont toujours porté-es disparu-es, des familles souffrent, et l’avenir est incertain. C’est dur, et ça le sera encore pendant un moment. Nous ne sommes pas à l’abris d’autres mauvaises nouvelles. Mais le courage et la force dont fait preuve Kyoto Animation et son président en ce moment sont admirables, et le moins qu’on puisse faire est de continuer à les soutenir, maintenant plus que jamais. Le soutien dont font preuve aussi bien les différents acteurs de l’industrie à travers le monde, que les administrations des lieux qui ont inspiré des productions du studio, et bien sûr la communauté d’amateur-ices de japanimation, font chaud au cœur dans ces moments difficiles, et on peut tous et toutes y contribuer.

◊ Pour faire un geste afin d’aider financièrement Kyoto Animation, vous pouvez effectuer des achats sur leur boutique de téléchargements d’images (Free!, Hibike! Euphonium), fichiers audio de discussions entre créateurs (Free!, Tsurune) et « mascottes » pour votre ordinateur (Free!). https://kyoani.shop-pro.jp/ Une image ne coûte que 216 yen, soit 1,78 euro, et Kyoto Animation touche directement l’argent puisque les droits ne sont pas partagés. De plus, les produits étant au format digital, les employé-es n’ont pas besoin de s’embêter à envoyer des colis. (Vous pouvez vous référer à ces tweets si vous avez des difficultés à vous servir du site.)

◊ De nombreux établissements ont également mis en place des boîtes de dons à l’intention du studio. Vous pouvez en trouver dans tous les magasins Animate à travers le Japon (ainsi qu’à celui de Bangkok), à l’Université Kyoto Seika (où ont été formé-es de nombreux-ses membres de Kyoto Animation) et au Musée international du manga de Kyoto (qui est le fruit d’une collaboration entre l’université et la municipalité de Kyoto), dans différentes mairies et bureaux de la préfecture de Tottori (dont le village d’Iwami a servi d’inspiration au village d’Iwatobi de Free!), dans la ville d’Ogaki (qui a servi de modèle à celle de Koe no Katachi), ainsi qu’à l’office du tourisme d’Uji (ville où non seulement se déroule Hibike! Euphonium mais aussi où Kyoto Animation a son siège).

◊ Sentai Filmworks, qui distribue certaines séries de Kyoto Animation à l’étranger, a également lancé une cagnotte.

◊ Si vous en avez l’occasion, vous pouvez aller voir le film Free! Road to the World, actuellement en salles au Japon, le studio touchant évidemment une partie des recettes.

◊ Enfin, Crunchyroll accepte en ce moment les mots et photos destinés à Kyoto Animation.

◊ (24/07) Kyoto Animation a ouvert un compte pour accepter les donations. Vous pouvez directement leur verser vos dons.  L’argent sera partagée entre les frais d’hospitalisation des victimes, les familles des défunts, et les coûts de la reconstruction du studio. 

Gardons les familles et les blessé-es dans nos pensées, on ne peut que leur offrir nos condoléances, et souhaiter un bon rétablissement aux victimes.

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Si par hasard vous ne connaissiez pas Kyoto Animation, ne vous souvenez pas seulement du studio comme celui victime d’un terrible attentat domestique, et découvrez leur travail. C’est un modèle à suivre dans l’industrie, un studio auto-suffisant avec une identité propre, d’excellentes conditions de travail, et qui embauche majoritairement des femmes ; c’est l’un des seuls, si ce n’est le seul, à pouvoir s’en vanter. Son succès et sa bonne réputation sont amplement mérité-es, et si vous voulez apprendre à le connaître, je vous conseille la lecture d’un article que j’adore (en anglais) :  The Evolution of Kyoto Animation: a unique anime studio and its consistent vision. Certains de leurs anime sont disponibles gratuitement sur Crunchyroll (Miss Kobayashi’s Dragon Maid, Free!, Hibike! Euphonium, Tsurune, Myriad Colors Phantom World) et une de leurs récentes productions, Violet Evergarden, est sur Netflix. Vous comprendrez pourquoi Kyoto Animation est si apprécié.

On est en 2019 mais au cas où vous auriez encore besoin que quelqu’un vous confirme que Persona 5 est un bon jeu…

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… je me ferais un plaisir de le faire. Après Danganronpa V3, je m’attaque à un autre jeu qui a fait beaucoup de bruit en 2017 mais auquel je n’avais pas eu l’occasion de jouer jusqu’à maintenant. Temporairement en possession d’une PS4, et en présence d’une promo alléchante, je me suis dit que c’était le moment ou jamais pour jouer à Persona 5… et d’enfin en connaître la fin ! Parce qu’à défaut d’avoir accès au jeu, j’avais donné sa chance à l’adaptation animée, et sa fin m’avait… laissée sous le choc ! Elle s’est arrêtée à un moment crucial de l’histoire !!! Certes, plus tard, deux épisodes adaptant le reste du jeu sont sortis, mais tout ça m’avait vraiment donné envie d’y jouer, alors… c’est ce que j’ai attendu de pouvoir faire, et le jour est enfin arrivé !

Mais avant d’aller plus loin, n’oublions pas les bonnes manières, faisons les présentations.

Son nom vous aura sûrement mis la puce à l’oreille : Persona 5 est le cinquième opus d’une série de RPG développés par Atlus, qui a vu le jour en 1996 ! Elle dérive d’une autre série de jeux, Megami Tensei, qui a été lancée en 1987 et qui a connu bien d’autres spin-offs en plus de Persona.

Mais tout ça, c’est fort probable que vous le sachiez déjà. Après tout, la franchise est extrêmement populaire, autant en Japon qu’en Occident, Persona en particulier, et Persona 5 a d’ailleurs connu un succès retentissant, en témoignent les ventes, les notes, et les prix qu’il a reçu.

Malgré ça, c’est aussi possible que… vous ne le saviez pas ! Et ce n’est pas grave ! Moi non plus ! Ma connaissance de la franchise est relativement limitée, et pour cause, Persona 5 est mon premier jeu de la série (sans doute pas le dernier, cela dit !).

Je ne pourrais donc pas le comparer à ses prédécesseurs, j’ignore en quoi il en diffère, et je ne saurais pas identifier de quels éléments il a hérité, mais en tout cas… dans celui-ci…

On incarne… un personnage que vous êtes libres de nommer, mais que les lecteur-ices du manga connaissent sous le nom de Kurusu Akira, et que celles et ceux qui ont regardé l’anime appellent Amamiya Ren. Accusé à tort, il se retrouve à faire un an de probation à Tôkyô, logé dans le grenier du café d’un vieil ami de sa famille. Au cours de son année scolaire, il va faire la connaissance d’autres incompris de la société, victimes d’injustices et d’adultes corrompus, avec qui il formera un groupe de gentlemen(et women!) cambrioleurs, les Phantom Thieves, qui s’infiltrent dans la cognition des gens aux désirs distordus pour leur « voler leur cœur » et les remettre dans le droit chemin.

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Voilà donc en quoi consiste le jeu. Tous les mois, l’histoire va progresser, vous allez faire la rencontre de nouveaux compagnons, chose qui ira quasiment toujours de paire avec l’arrivée d’un nouvel antagoniste, et vous allez avoir du temps libre qui vous permettra de déambuler dans les rues de la mégalopole, tisser des liens avec ses habitant-es,  éventuellement travailler à temps partiel, sans oublier bien sûr d’aller au lycée.

Car oui, vous incarnez après tout un lycéen, et ce n’est pas parce que vous êtes justicier à vos heures perdues qu’il faut faire l’impasse sur votre éducation ! Vous passez donc une grande partie de votre temps sur les bancs de l’école, où vous serez interrogé par vos professeurs, et où vous passerez même des examens.

Mais ce ne sera pas du temps perdu car bien répondre en classe fera augmenter vos points de « savoir », et bien vous classer durant les examens aura un effet sur votre « charme ». En effet, les activités auxquelles vous prendrez part durant votre temps libre vous aideront à cultiver vos compétences, qui, à un certain niveau, vous permettront de débloquer certaines interactions avec certains personnages.

Ainsi, aller au cinéma peut vous faire gagner en « courage » si vous allez y voir un film d’horreur, et travailler à temps partiel chez le fleuriste peut vous rendre plus « gentil ». Vous pouvez aussi profiter de votre temps libre pour répondre à vos sms et accepter les invitations de vos ami-es, qu’on appellera plutôt « confident-es ».

Vous allez vous rapprocher de vos collègues voleurs et voleuses, et aussi créer des liens avec la doctoresse du quartier, le politicien qui donne des discours devant la gare de Shibuya, une journaliste, une joueuse de shôgi, une de vos profs, bref!, plein de gens aux profils très différents mais avec qui faire un marché, un échange de bons procédés, vous apportera des avantages lors de vos combats au fur et à mesure que vous gagnez leur confiance. Et être en la présence de certain-es pourra même augmenter certaines compétences !

Chaque activité ou moment passé avec un-e confident-e occupe une partie de la journée, journée généralement découpée en deux temps où vous avez le contrôle de votre personnage : « après l’école » (ou tout simplement « la journée » si c’est un jour où il n’y a pas cours), et la « soirée ». Ca peut paraître anodin mais il est important de savoir gérer son temps, car une fois que vous avez trouvé une cible dont vous devez « changer le cœur », votre temps est compté ! Il y a généralement des enjeux qui vous obligent à agir avant une certaine date limite, et compléter une mission peut prendre plusieurs jours, alors prenez ça en compte, sinon, retour à la case départ !

Une autre partie de votre temps sera donc consacrée à ça : l’infiltration des « palaces » de vos ennemi-es. C’est via une application mobile que vous allez accéder à une sorte de réalité alternative, le Metaverse, où les personnes mal intentionnées ont des palaces, des endroits à priori normaux dans la vie réelle mais qu’iels perçoivent comme un lieu de pouvoir où iels règnent en maître et qui apparaissent donc comme tels dans leur cognition, cognition qu’on infiltre pour aller voler leur « trésor », qui est en fait l’origine de leur désir. Faire cela équivaut à « changer leur cœur », ce qui les pousse à confesser leurs crimes dans la vraie vie. Mais avant que leur trésor ne se matérialise, il faut faire prendre conscience à son ou sa propriétaire qu’il est en danger, et pour ce faire, il faut lui envoyer une « calling card » annonçant à l’avance son vol.

Ca a beaucoup plus de sens quand on joue que quand on le lit, promis.

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In other news…

Dans mon précédent article, j’ai évoqué l’envie de refaire des articles sur les actualités d’autres séries que Free!, et comme on a récemment reçu quelques infos intéressantes sur des séries qui m’intéressent, c’est maintenant ou jamais !

Evangelion fait beaucoup parler de lui en ce moment, plus pour la traduction douteuse à laquelle il a eu le droit sur Netflix que pour son nouveau film, et pourtant, on l’attendait quand même depuis un moment.

La tétralogie Rebuild of Evangelion a commencé en 2007. Sorte de remake qui s’éloigne finalement beaucoup de la série originale, ses deuxième et troisième films sont sortis respectivement en 2009 et 2012. Après quoi, Hideaki Anno a eu des problèmes de santé, et s’est plus tard consacré à un autre projet, facteurs qui ont grandement retardé la sortie du quatrième et dernier film. Cependant, depuis 2017, on en a, de temps en temps, des nouvelles.

Vient 2019, et là, les choses sérieuses commencent. L’arrivée d’Evangelion sur Netflix aura peut-être apporté polémiques et débats mais elle est aussi venue accompagnée d’une bonne nouvelle : les dix premières minutes (et quarante secondes) du film Shin Evangelion Gekijôban:|seront diffusées en avant-première à la Japan Expo de Paris (chez nous, quoi!!!) le 6 juillet à l’occasion du « Yoko TAKAHASHI x EVANGELION STAGE », Yoko Takahashi étant la chanteuse du générique de l’anime, l’iconique  A Cruel Angel’s Thesis. Puisqu’elle sera présente, Paris est mis en avant, mais cette diffusion sera en fait simultanée : elle aura également lieu à l’Anime Expo de Los Angeles, à Shanghai, et au Japon. Il sera aussi possible de regarder l’extrait depuis votre portable, via LINE.

Sources : Khara, Japan Expo

Pour vous tenir au courant de toutes les nouveautés relatives à la franchise, une application portant le nom de EVA−EXTRA a été lancée (disponible sur iPhone et Android).

Pour ce qui est du film dans son intégralité, il faudra encore attendre 2020 ! Le temps de se refaire les trois premiers histoire de se rafraîchir la mémoire…

Vous savez ce qui passait à la télé à peu près à la même époque que les deux premiers Rebuild of Evangelion ? Exactement. La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. C’était partout, c’était l’essence même de la culture otaku !!! mais aujourd’hui, c’est tout juste si on s’en souvient ! Les fans de l’époque étaient néanmoins là pour lâcher une petite larme le 23 juin, quand les seiyuu de la Brigade SOS se sont retrouvés pour la première sur scène en 12 ans à l’occasion du Lantis Matsuri Concert. 12 ans !!!

SOS団 from 涼宮ハルヒの憂鬱

Aya Hirano (Haruhi), Minori Chihara (Yuki), Yuko Goto (Mikuru), Tomokazu Sugita (Kyon) et Daisuke Ono (Itsuki) ont donc interprété « Bouken Desho Desho? », « Yuki, Muon, Madobe nite. », « Koi no Mikuru Densetsu », « Maggare↓Spectacle », et bien sûr, « Hare Hare Yukai ».

Source : @Hysteric_Barbie, Lantis

Trop cool !

Sinon… assez emballée par la Nendoroid Captain Marvel récemment annoncée et prévue pour le mois de novembre (qui se trouve être le mois de mon anniversaire!!!).

Il y a son casque, sa veste, Goose (!!!), plusieurs poses possibles,… ahhh !!! Le must serait une Nendoroid Captain Marvel version Endgame… En attendant, j’aimerais déjà bien mettre la main sur celle-ci ! Les précommandes ont commencé le 25 juin et sont encore ouvertes jusqu’au 25 juillet. Quant au prix, il avoisine les 60€ (7 273¥), sans les taxes.

Source : Good Smile

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Evangelion ne sera pas la seule série des années 90 dont le remake va faire son retour sur grand écran en 2020 puisque, quatre ans après la sortie de la troisième saison du remake Sailor Moon Crystal, l’arc Dead Moon Circus va être adapté dans un long-métrage intitulé « Sailor Moon Eternal ». Chiaki Kon est toujours à la réalisation mais cette fois-ci, c’est Kazuko Tadano qui prend la relève pour le chara design et, ma foi, ça a l’air pas mal. A noter qu’elle avait déjà travaillé sur celui de la série originale. On a fait bien du chemin depuis la première saison de Crystal.

Source : natalie

On n’en sait pas beaucoup plus pour l’instant, mais c’est déjà assez pour me donner envie de le voir !

L’annonce a eu lieu lors de la célébration de l’anniversaire d’Usagi et Chibiusa organisé par le fanclub officiel de la franchise. Toei en a profité pour y révéler un autre projet s’inscrivant dans la célébration des 25 ans de la série, à savoir la sortie du manga au format digital dans 10 langues différentes (japonais, anglais, français, allemand, chinois, coréen, espagnol, italien, thaïlandais et portugais).

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Pika Edition en profitera pour également sortir « l’Eternal Edition » au format papier en 2020, à l’occasion des 20 ans de la maison d’édition. Elle promet des illustrations couleurs inédites, un plus grand format, de nouvelles couvertures, et deux volumes d’histoires courtes.

Source : Sailor Moon Digital, Pika

 

Moins d’un mois avant « Free! -Road to the World- Yume » !

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Il était temps ! Temps qu’on parle des dernières infos concernant le film Free! dont seulement quelques semaines nous séparent maintenant.

La dernière fois que j’ai écrit sur Free! remonte déjà à janvier ! Deux nouveaux films venaient d’être annoncés lors d’un event : un recap movie pour 2019, et la suite de Dive to the Future prévue pour 2020. Entre temps, bien sûr, on en a appris davantage au sujet du premier qui, l’air de rien, allait arriver assez rapidement, mais… j’avoue que je ne me suis pas pressée pour partager ces nouveautés. J’aime toujours autant Free!, qu’on soit bien d’accord là-dessus !, mais j’étais occupée par mes études, et, j’avoue, un film qui compile les scènes d’une série de seulement treize épisodes sortie tout juste un an plus tôt (même si certaines seront inédites) n’était pas ma priorité. De toute façon, sont seul but est de nous faire patienter jusqu’à 2020, et c’est là que, à mes yeux, les choses sérieuses commenceront. J’économise donc ma hype pour ce moment-là.

Ceci dit, je ne vais pas complètement boudé « -Road to the World- Yume » non plus, car oui, tel est son nom. Le 26 avril dernier, Free! fêtait l’anniversaire de l’annonce de la toute première saison : la naissance de Free!… Petite larme d’émotion. Je me souviens exactement d’où j’étais quand la nouvelle est tombée… Mais ce n’est pas le sujet ! Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à l’occasion de cette célébration, l’affiche, le titre, et la date de sortie de ce premier film ont été révélés. Free! -Road to the World- Yume, « Dream », Free! RW pour les intimes. Dès le 5 juillet dans les salles japonaises. L’affiche, qui est celle ci-dessus, met en avant Makoto, Nagisa et Rei. On avait aussi eu une petite vidéo mais rien qui pourrait être considéré comme une bande-annonce.

Pour cela, il aura fallu attendre le marathon « Diving All Night », qui a eu lieu le 8 juin dernier. Après avoir diffusé tous les épisodes de Diving to the Future à la suite, les cinémas japonais ont également montré la bande-annonce du film récapitulant Diving to the Future, la série que les spectateur-ices venaient de voir d’une traite mais qu’iels allaient peut-être oublier au bout d’un mois !!!

Si j’ai l’air salée, c’est que je le suis… un peu. En tant que fan, je ne dis jamais non à plus de Free!, mais objectivement, dur de justifier les tentatives de moins en moins créatives de KyoAni de se faire du fric. Bien sûr, je veux voir Nao nager, et j’ai hâte de voir les interactions entre Ikuya et Rin, et je ne peux pas nier que je suis très curieuse de savoir ce que Kinjou veut à Hiyori, (et aussi de voir Nitori le temps de quelques secondes) mais est-ce que ça vaut bien le coup d’en faire un film dont ces nouvelles scènes n’occuperont peut-être même pas la moitié de sa durée… ?

Quand même hâte de voir « Free! RW », mais je compte surtout sur le film de 2020 pour redonner un nouveau souffle à la franchise !

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Je vous laisse sur la couverture du numéro 55 du magazine Febri, juste parce que je la trouve tellement, tellement jolie ! Disponible à partir du 14 mai.

Et vous, qu’attendez-vous de ce film ? Que vous partagiez mon sentiment ou qu’au contraire vous soyez excité-e comme jamais à l’approche du récap’, j’aimerais bien discuter de Free! dans les commentaires ! A l’avenir, j’aimerais aussi parler d’autres séries dans la catégorie « News » de mon blog, mais je vous avoue qu’après Free!, il n’y a pas beaucoup de série dont je suis l’actualité d’aussi près… on verra !