Publié dans Chronique

7 titres que… j’écoute assez souvent.

Pour ne pas dire « que j’écoute en boucle », parce que oui, je fais ces articles depuis un moment maintenant, avant régulièrement, et maintenant quand ça me prend, mais le fait est que j’ai un peu de mal à me renouveler niveau titre. Là j’avais vraiment envie de faire un article rapide avant de disparaître pour de bon au profit des révisions, et quoi de mieux qu’une playlist ? Donc je fais revenir le concept le temps de 7 chansons. Au tout début, j’écoutais beaucoup plus de musique japonaise, et plus ça va, plus je tombe dans le mainstream américain donc je ne sais si vous allez faire beaucoup de découvertes aujourd’hui mais je crois les doigts pour que ça soit le cas.

Par exemple, là on va commencer avec Dua Lipa. Tout le monde connait Dua Lipa maintenant, non ? I got new rules I count them, tout ça tout ça. Je connaissais, comme la plupart d’entre vous j’imagine, ces singles les plus connus, mais je n’étais jamais allée voir plus loin, et un jour, je suis tombée sur la chanson Room for 2 que… j’adore ! J’arrive un peu tard, elle est sortie sur son premier album déjà vieux d’un an, mais coup de cœur immédiat, ambiance très particulière qui me plait beaucoup, et celle-ci, on ne l’entend pas trop à la radio donc : trouvaille sympa.

On enchaîne avec Troye Sivan, qu’on ne présente plus non plus. Là aussi, hasard total, comme pour Room for 2, c’est Spotify qui m’a recommandé la chanson, mais je ne serais pas allée la chercher moi-même parce que c’est vrai que maintenant je ne m’intéresse plus trop à Troye Sivan. J’étais très fan à l’époque de Blue Neighbourhood en 2015, avant ça je le suivais déjà sur Youtube, mais au moment où son second album, Bloom, est sorti, j’étais passée à autre chose. J’avais vite fait entendu quelques singles, notamment My My My!, mais je n’étais pas convaincue. En revanche, j’avais bien aimé The Good Side ; je ne savais pas trop quoi en penser d’un point de vue… moral ? mais je trouvais original d’écrire une chanson du point de vue de la personne qui était vite passé à autre chose après une rupture difficile, et qui a eu la belle vie pendant que l’autre souffrait. Seventeen est un peu pareil à mes yeux dans le sens où il traite ici d’un sujet grave mais en se contentant de partager une expérience et sans essayer d’en tirer une quelconque morale. Son intéressant, je trouve.

Là par contre on passe à ma découverte de l’année, un groupe largement moins connu : The Aces. C’est un groupe de pop indie et alternative américain composé de quatre femmes : les sœurs Cristal et Alisa Ramirez, McKenna Petty et Katie Henderson. Jamais deux sans trois, c’est une nouvelle fois par hasard que je tombe sur elles, mais pour le coup j’ai vraiment envie de croire que c’est le destin qui les a mises sur mon chemin parce que tout dans ce qu’elles font me parait… fait pour moi. J’aime déjà beaucoup l’idée d’un groupe féminin qui s’est formé au lycée, qui écrit, compose et joue ses propres chansons,… elles font tout elles-mêmes, et elles ont un style un peu années 80 que j’aime beaucoup. Tout au long du mois de novembre, j’ai écouté leur premier album, When My Heart Felt Volcanic, en boucle, et il y a tant de chansons que j’adore dessus mais celles que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui est Bad Love. Parce que, cerise sur le gâteau!!!, les Ramirez sont lesbiennes ; je ne le savais pas quand j’ai commencé à les écouter mais dans des chansons comme Bad Love, ça se sentait, c’est sous-entendu dans les paroles, et pour moi c’est un vrai bonus de pouvoir écouter des chansons qui font écho à mes propres expériences (c’est si rare). Si vous voulez en entendre plus, je vous conseille Just Like That, Volcanic Love, Stuck, Lovin’ is Bible, bref, tout l’album !

On repasse à des noms qui ne vous ont sûrement pas inconnus, comme par exemple celui de Willow Smith. Vous la connaissez sûrement, non pas seulement parce que c’est la fille de Will Smith mais aussi parce qu’elle a commencé sa carrière musicale très tôt, en 2010, avec le single « Whip My Hair ». A cette époque-là, elle avait quoi ? 10 ans ? Depuis, elle a grandi, son style aussi, et il n’a plus rien à voir avec ce qu’on a pu entendre d’elle dans un premier temps. Malheureusement, j’ai l’impression que ses productions plus récentes passent inaperçues comparé au « hit » qu’était Whip My Hair, mais j’imagine que les publics visés sont différents. Maintenant, elle fait dans de la pop expérimentale, alternative, un peu de soul et de R&B,… En 2015, j’étais tombée sur un de ses freestyles, « Female Energy », que j’adorais, et un peu à la même période, je suis tombée sur une des chansons de son premier album, ARDIPITHECUS, dont elle a écrit et produit elle-même chaque piste !!! La chanson en question était Marceline, je l’écoute encore souvent aujourd’hui, toutes ces années plus tard. Mais entre temps, j’ai aussi un peu redécouvert son album et en ce moment je n’ai de cesse d’écouter Not So Different. C’est donc celle que je conseille aujourd’hui, mais comme pour The Aces, je vous encourage à aller écouter d’autres de ses chansons, elle est si talentueuse et son style est si unique !!! L’année dernière, elle a même sorti un deuxième album, que je connais un peu moins bien mais dont je ne doute pas de la qualité.

Pour rester dans le thème des artistes qui ont sorti des chansons un peu « superficielles » jadis et qui continuent à faire de la bonne musique aujourd’hui mais qu’on a du mal à prendre au sérieux, il y aussi… Yelle ! Si vous êtes de ma « génération », vous connaissiez par cœur « Je veux te voir », « Parle à ma main », « A cause des garçons »… on était d’ailleurs sans doute un peu jeunes pour chanter certaines paroles, mais bref, Yelle était partout. Et elle n’a pas disparue, elle est toujours là !, mais plus discrète, toujours avec le même style mais avec des chansons peut-être un peu moins humoristiques. Je ne la suivais pas de près mais à l’époque de la sortie de Complètement fou, en 2014, j’avais entendu deux/trois chansons et j’avais pu constater que ce qu’elle faisait maintenant était chouette, assez plaisant visuellement. Je me suis repenchée dessus récemment en prévision d’un de ses concerts auxquels je vais assister l’année prochaine, et je suis allée de bonne surprise en bonne surprise même si, à mon grand regret, la majeure partie de mes chansons préférées ne figurent pas sur sa setlist… Par exemple, ma préférée en ce moment, Florence en Italie. Très belle chanson, je l’écoute tout le temps ! Et je recommande tout autant « Un jour viendra », la piste qui la suit sur l’album, aussi l’une de mes favorites. Si vous êtes nostalgiques de Yelle, et curieux-ses de savoir ce qu’elle fait en ce moment, je vous conseille de jeter un œil ou même plutôt une oreille à ses dernières chansons !

J’ai l’impression d’avoir fait des pavés pour les chansons précédentes (alors que le but était d’écrire un article vite fait bien fait mais bon, j’écris si peu en ce moment que quand j’en ai l’occasion, je me lâche…), mais pour celle-ci je vais beaucoup plus expéditive pour la simple bonne raison que je ne connais pas vraiment Annie Clark, dit St. Vincent. J’ai juste entendu sa chanson Los Ageless dans la dernière saison de Bojack Horseman (c’est d’ailleurs quasiment tout ce que j’ai retenu de cette saison…), et depuis, je l’écoute tout le temps ! J’irai éventuellement écouter le reste de son album, qui je pense est susceptible de me plaire !, mais pour l’instant, je n’en ai pas encore eu le temps donc je n’ai que ça à vous dire et à vous conseiller.

On termine sur une chanson que je suis sûre de ne pas vous faire découvrir… la première chanson en solo de Jennie, la vocaliste de BLACKPINK ! J’ai l’impression d’avoir attendu ce moment toute ma vie !!! Vous me savez peut-être déjà grande fan de BLACKPINK,  plus particulièrement de Jennie, et assez fan de tout ce qui sort de la YG en général bien que vu la façon dont ils traitent tous mes artistes préférés, ils ne me méritent pas… Fan aussi de cette première chanson, je regrette juste qu’elle soit un peu courte, mais j’adore le clip, et la chanson représente bien les deux facettes de Jennie, à la fois douce et innocente, mais aussi forte et indépendante. J’aimerais vraiment en voir plus, mais je ne sais pas si YG a d’autres projets (dans l’immédiat en tout cas) pour elle ou même pour BLACKPINK. Vu comme le groupe est négligé par son agence, je ne m’attends à rien, mais bon, il y a tellement de potentiel ici que je rêve de voir un album entier de chansons de Jennie (ou ne serait-ce qu’un VRAI album avec plus de quatre pistes pour BLACKPINK…). On nous a aussi promis des projets solos pour chacune des autres membres, mais je préfère ne pas me hyper trop vite…

Publié dans Slice of Life

Slice of Life #33

Image associée

Je n’aime pas beaucoup poster deux Slice of Life à la suite, ça me force à voir la dure réalité en face, à assumer que je n’ai rien posté d’autre en un mois. Un peu plus même, puisque d’habitude, on se retrouve le 1er de chaque mois mais là on est le… 24. Mais hé, au moins je suis là, et je suis même étonnée de réussir à re-poster quelque chose aussi rapidement parce que ces derniers temps, c’est tout juste si je me trouve un créneau pour aller sur Twitter.

La raison à cela, je pense que vous l’aurez deviné, c’est bien sûr la fac. L’année dernière, mon blog en avait déjà pâti, et ce n’est pas maintenant que je suis en deuxième année que ça va s’arranger. Même si j’avais le temps d’écrire, je ne saurais pas sur quoi ! puisque c’est bien simple, en dehors de la fac, je ne fais plus grand chose… et si en L1, je consacrais tout mon temps à mes études avec plaisir, je ne vous cache pas qu’aujourd’hui, je sature quand même un peu.

En effet, cette deuxième année est très intense, et en seulement deux mois et demi, j’ai l’impression d’avoir accumulé la fatigue d’une année entière de L1. Je ne fais que traduire des textes du matin au soir, je n’ai même pas l’impression de progresser, l’organisation de la fac ne fait que de nous mettre des bâtons dans les roues (tellement que je commence à croire que c’est du fait exprès pour nous décourager #théorie du complot), et je ne peux encore m’estimer heureuse d’avoir des amies avec qui on a établi des stratégies d’entraide pour réduire le travail, parce que sinon, je pense que, comme la plupart de mes camarades, j’aurais déjà DROP OUT.

Je dramatise, je n’ai pas encore pensé à tout claquer et à me réorienter, parce que malgré tout, mes études me plaisent, et je ne me verrais pas faire autre chose. Et mes premières notes, bien qu’elles me rajoutent une pression supplémentaire parce que j’ai l’impression de ne pas les mériter et que je me sens incapable de réussir à produire les mêmes résultats fin décembre, me rassurent un peu.

En plus, même si je suis souvent triste et stressée (je pleure tout le temps et j’ai recommencé à me ronger les ongles), croyez-le ou non, tout va bien dans ma vie. La pression et le travail font que je suis un peu au bout du rouleau, mais je sais que ce n’est que temporaire, un mauvais moment à passer, avec un diplôme au bout, donc je serre les dents, je fais de mon mieux, et je m’accroche à la possibilité que ça ira peut-être mieux au semestre suivant, ou au moins l’année prochaine.

Et bien sûr, je me sens toujours aussi chance de pouvoir faire quelque chose qui me plait, dans une aussi belle ville, et en bonne compagnie. Etre ici m’a permis de rencontrer des gens avec qui je peux maintenant partir au Japon… !

Parce que oui, c’est officiel, ça y est, je peux vous le dire : je repars au Japon et pas plus tard que l’année prochaine. Je sais que je viens à peine d’en revenir, et moi non plus je ne suis pas sûre que ça soit une décision très judicieuse vis à vis de mon compte en banque, mais c’était plus fort que moi. Et vous l’aurez compris, je pars cette fois-ci avec deux de mes amies, ce qui en fera donc mon premier voyage seule, ou disons voir sans l’un de mes parents. Et très très loin qui plus est ! J’ai encore un peu de mal à réaliser que ça va vraiment se faire, on en parlait depuis un moment sans être sûres que chacune d’entre nous allait pouvoir se permettre un tel voyage, et voilà que les billets sont pris et les appartements réservés. Et le départ est dans moins d’un an ! Incroyable.

Pour cette raison, j’ai finalement fait une croix sur le concert de Jessi, dont je vous parlais dans mon précédent article. J’espère vraiment qu’elle reviendra en Europe, mais en attendant, je suis allée voir Hayley Kiyoko le 28 octobre. C’était le feu !!!

img_8368

Je crois bien qu’elle a chanté toutes les chansons d’Expectations, et bien sûr quelques singles de ses EP comme Gravel to the Tempo, Cliff’s Edge, This Side of Paradise, et l’emblématique Girls like Girls.

View this post on Instagram

👭

A post shared by @ girlinbyakk0ya on

Elle avait une telle énergie sur scène… l’ambiance était top ! On voyait qu’elle était heureuse d’être là, sa bonne humeur était contagieuse, et elle a partagé plein de messages positifs avec son public. On en ressort plus gai que jamais.

View this post on Instagram

at least I got you in my head

A post shared by @ girlinbyakk0ya on

En plus, j’étais en la très bonne compagnie de Marina, qui sait comment s’ambiancer… (encore merci à elle pour son hospitalité et le fantastique make-up look qu’elle m’a fait !). On est arrivées un peu tard par rapport à l’ouverture des portes, donc la fosse était déjà bondée, et pour espérer voir quelque chose, on s’est résignée à se poster dans le fond de la salle, près du bar. On n’a donc pas pu lancer nos soutifs sur scène, mais on était un peu en hauteur et pile face à la scène !

bianca
Crush du mois d’octobre – Bianca, Spyro: Year of the Dragon

Sinon… en ce mois de novembre, j’ai aussi fêté mes 20 ans. J’ai la chance d’avoir une amie qui m’a offert Spyro: The Reignited Trilogy. Ca fait une semaine et je ne suis toujours pas remise, je ne pensais pas pouvoir me l’acheter avant des mois alors… je ne serais jamais assez reconnaissante… ! Bien sûr, je n’ai pas beaucoup le temps d’y jouer, et je ne rentre de toute façon plus tellement chez moi, mais le week-end de mon anniversaire, j’ai quand même réussi à finir, bien que pas à 100%, le premier opus. Un vrai bonheur !! Si le temps me le permet, et que ça vous intéresse, j’envisage d’en faire un article quand j’aurai fini les autres jeux…

En parlant d’articles ! Cet automne mais aussi cet été, j’ai l’impression d’avoir brisé une tradition en ne faisait pas de « premières impressions des anime de la saison », chose que je faisais chaque saison sans exception depuis mon tout premier blog en 2011… ! Mais je n’ai même plus le temps de suivre les nouvelles sorties en temps et en heure, et sans exagération aucune, ça me brise un peu le coeur !! Pour compenser, peut-être que je ferai un classement de mes « anime de l’année »…

Avant ça, et d’autres articles un peu plus laborieux à rédiger (comme… la liste des films que j’ai regardé l’été dernier que je promets depuis des mois), je vais peut-être essayer de sortir une playlist vite fait bien fait, un de ces jours.

Mais pour le moment, je pense vous avoir dit tout ce que je voulais vous dire ! J’espère que tout se passe bien pour vous. N’hésitez pas à me raconter ce qu’il se passe dans vos vis en ce moment !!! A bientôt, j’espère !

Publié dans Slice of Life

Slice of Life #32 – Ce qui occupe mon esprit en ce moment…

Voilà un moment que je voulais écrire un article sur tout ce qui avait accompagné mes vacances et que je n’avais pas forcément pu mentionner dans mes articles sur le Japon. Je voulais le faire à la fin du mois d’août, mais la rentrée est arrivée et m’a mis des bâtons dans les roues… je profite d’un de mes rares moments de répit pour vous parler de « ce qui occupe mon esprit en ce moment », ce à quoi je pense jour et nuit, du mois d’août jusqu’à aujourd’hui !

LOONA

Je pense constamment à LOONA ! J’en ai parlé y’a quelques temps déjà, mais depuis, elles ont débuté ! Les 12 membres ont été révélées au fur et à mesure et ont chacune sorti une chanson solo avant de faire leurs débuts en groupe. Même si je ne les suis pas depuis très longtemps mais je me suis attachée très vite, et je voyais la sortie de leur premier single ensemble comme un moment historique ! Et je suis tellement dans ma bulle LOONA que parfois j’oublie que ce n’est pas (encore) un des plus gros groupes de k-pop, mais elles ont tout pour le devenir, et pour que ce moment arrive le plus vite possible, je vous encourage à écouter ce qu’elles font !

Crush du mois de juillet: Chuu

Leur musique a vraiment rythme mon voyage ; leur premier single, favOriTe, a été posté quasiment en même temps que j’atterrissais au Japon, et leur album, [+ +], accompagné du clip pour Hi High, que vous ALLEZ écouter ci-dessus, est sorti une heure avant mon vol retour ! Depuis, je ne me lasse pas d’en regarder les versions lives sur les plateaux de télé coréens, et les nouveaux épisodes de LOONA TV ne cesse de me donner le sourire. Parfois, après une longue journée, je regarde une vidéo où elles apparaissent et je sanglote tant je suis émue qu’elles EXISTENT. Elles sont mon rayon de soleil cette année.

Banana Fish

Résultat de recherche d'images pour "banana fish anime"

Je me suis rendue compte que, comme, cet été, pour la première fois depuis que j’ai commencé à tenir des blogs en 2011, je n’avais PAS écrit de « premières impressions des anime de la saison », je n’avais encore JAMAIS eu l’occasion de Banana Fish ! Pourtant, c’est en train de devenir l’un de mes anime préférés… et c’est d’ailleurs le seul que j’ai suivi cet été, avec Free!, bien sûr.

Et si je me suis penchée sur Banana Fish, à la base, c’était justement parce que sa réalisatrice, Hiroko Utsumi, est aussi à l’origine de la première saison de Free! ! Alors j’étais curieuse, d’autant plus que l’anime est produit par MAPPA, qui juste avant ça, a sorti Yuri!!! on Ice qui est… aussi, un de mes anime préférés.

En dehors de ça, je ne connaissais rien de Banana Fish (qui pourtant est un classique, je sais). J’aimerais dire que c’était une agréable surprise, mais… même si l’histoire est excellente, « agréable » n’est pas le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à Banana Fish, soyons honnêtes. Je ne suis toujours pas remise des épisodes 9 et 10… Ca me met vraiment dans tous mes états de regarder cet anime, mais même si son univers est sombre, et cruel, la relation entre Ash et Eiji est tellement tendre qu’à chaque fois que j’y pense, ça me réchauffe un peu le cœur. Les illustrations des magazines sont très trompeuses mais elles me remontent le moral.

lis-oeuf-1

Kang Yi-Na et Yung Ye-Eun

Rappelez-vous… quand je vous ai parlé d’Age of Youth, je vous disais que l’alchimie entre Yi-Na et Ye-Eun faisait de l’ombre à tous les autres couples de la série… et je ne m’étais pas étalée sur la question, mais il faut bien que vous vous rendiez compte que quand je regardais ce drama, j’étais OBSÉDÉE par ce pairing.

Résultat de recherche d'images pour "age of youth yuri goggles"
Crush du mois d’août: Kang Yi-Na (Ryu Hwayoung), Age of Youth

Résultat de recherche d'images pour "age of youth yuri goggles"

Là, je pensais en être remise… ça fait presque deux mois… mais je ne peux pas me les sortir de la tête, et récemment, j’ai appris qu’une de mes amies avait aussi regardé Age of Youth, et que son personnage préféré n’était autre que Yi-Na, et pfouah, en parler avec quelqu’un ça m’a relancée. Elles étaient toujours dans un coin de ma tête, mais là, je suis repartie, j’y pense de nouveau tout le temps, elles me manquent trop, et y’a si peu de contenu autour !!!

Résultat de recherche d'images pour "age of youth i'm her lover"

Toujours pas remise de cette scène iconique !!!

Résultat de recherche d'images pour "age of youth kang yi na"

13 Reasons Why

Résultat de recherche d'images pour "alisha boe 13 reasons why season 2 poster"
Crush du mois de septembre: Alisha Boe

Alors, alors, comment vous expliquer… comment j’en suis arrivée là… C’est une longue histoire mais disons que via le fandom de Riverdale, j’ai fait la connaissance d’Alisha Boe. Coup de cœur, mais c’était purement physique; je ne l’avais jamais vue jouer, et pendant un moment, je ne connaissais même pas son prénom. Donc crush très superficiel, mais un beau jour j’ai finalement appris qui c’était et j’ai réalisé qu’elle avait un des rôles principales dans la fameuse série 13 Reasons Why ! Je ne dis jamais non à un teen drama mais celui-ci n’a pas très bonne réputation et je comptais m’en tenir éloignée. …

… J’ai résisté seulement quelques jours avant de lancer le premier épisode (dans lequel il n’y avait même pas Alisha !!!). J’avais tout vu et tout entendu de cette série, mais à ma grande surprise, c’était encore pire que ce que j’imaginais. Tellement mauvais, dangereux, mal écrit,… même moi qui adore hate-watch des conneries comme ça, j’ai trouvé que ça allait trop loin.

Après, loin de moi l’idée de lui faire de la pub, mais le fait est que j’ai quand même terminé les deux saisons, et compte regarder la troisième. Au fond, c’est divertissant, et je pense que je pourrais tolérer la série si elle ne se prenait pas autant au sérieux et prétendait être « préventive » alors qu’elle est… irresponsable dans ce qu’elle montre, et dans le message qu’elle véhicule.

PS : le personnage d’Alisha Boe n’est même pas bon.

Spyro Reignited Trilogy

Et Bianca en fait, c’est à Bianca que je pense constamment.

Au début de cette année, Activision a annoncé un remaster de la trilogie Spyro, et j’étais au comble de la joie puisque c’est un de mes jeux vidéos préférés (et un de tous premiers auxquels j’aie joué), mais presque plus que le jeu en lui-même, ce que j’attendais avec impatience, c’était le nouveau character design de Bianca, un de mes personnages préférés toutes franchises confondues.

L’attente aura été insoutenable mais elle a finalement été révélée ce mois-ci et elle est PARFAITE. Une grande victoire pour les furries. Surtout que je commençais à craindre le pire, n’ayant pas été convaincue par les nouveaux designs de Chasseur et Elora. Mais je n’avais pas de souci à me faire… elle est encore mieux que je me l’imaginais.

Mais maintenant j’y pense encore plus: j’ai hâte de l’entendre parler, de la voir dans une bande-annonce, et plus que tout, de jouer à Spyro 3: Year of the Dragon, version remastérisée !!

IsuGou/GouSuzu/Isuzu et Gou

image2

Pas sûre qu’il y ait un nom de ship officiel… mais vous savez très bien de qui je parle.

Donc là, je fais un truc que je fais beaucoup : je vois deux personnages féminins avoir deux minutes tout au plus de screentime ensemble et je fais une fixette dessus. Dans Age of Youth,  dont j’ai parlé plus haut, l’alchimie et l’ambiguïté de la relation entre Yi-Na et Ye-Eun est indéniable, et elle est quand même importante dans l’histoire, mais là… Gou et la sœur Mikoshiba ont eu deux interactions à la toute fin de la saison… mais quand on n’a rien de mieux à se mettre sous la dent… c’est déjà beaucoup.

Je vais un peu radoter par rapport à ma review du dernier épisode que j’ai postée ce week-end, mais pour celles et ceux qui en l’auraient pas lue, j’y disais donc que même si les personnages féminins n’avaient pas joué un rôle très important dans cette nouvelle saison, hé bien, au moins, ils étaient là. Je suis contente d’avoir eu Ayumu et Isuzu ! J’ai conscience que les gens ne regardent pas Free! pour les personnages féminins, c’est normal, mais du coup, quelle agréable surprise !, je ne m’attendais pas à ce qu’un jour, Free! me serve un ship lesbien sur un plateau d’argent.

Cette scène entre Isuzu et Gou… elle n’aura pas durée bien longtemps mais elle m’aura inspiré des scénarios longs de plusieurs heures donc j’imagine que ça compense.

zTc1SMg

J’espère qu’on verra encore plus d’interactions entre Isuzu et Gou dans la suite ! En attendant, envoyez-moi tous les fan arts de ce ship sur lesquels vous tombez, je vous en serais reconnaissante.

Heavenly Visitor UR

img_7850img_7864

Rapidement, petite timeline :

  • Au bout de seulement quelques mois à jouer à IDOLiSH7, je tire la carte Ryunosuke de la série de cartes Ultra Rares « Heavenly Visitor ». Ces cartes portent bien leur nom parce que dans IDOLiSH7, elles sont tellement, tellement, dures à obtenir ! Normalement, il faut idolizer des cartes avec une quantité d’items tout aussi chiants à obtenir, on peut même pas les avoir via un gacha, mais là, c’était un gacha exceptionnel pour la sortie du single. Bref, le miracle quoi.
  • Peu de temps après, y’a un bug de mémoire sur le jeu, et dans la panique, je lis pas et au lieu de retélécharger mes données, je SUPPRIME ma partie. Et avec ça, je perds mon bien le plus précieux, mon UR.
  • Je refais une partie, je repars de zéro, et j’économise dans l’espoir qu’un jour, IDOLiSH7 fasse ce truc qu’il fait de temps en temps, à savoir une « revival audition » : re-proposer un ancien gacha, en l’occurrence, le gacha Heavenly Visitor.
  • Ce jour arrive finalement le 19 septembre, le « TRIGGER DAY », où pour l’occasion, on pouvait rentrer sa chance pour les trois différentes séries d’UR Trigger. C’est là que notre histoire commence.

J’avais économisé 1200 stellar stones, ce qui équivaut à 12 tirages. Y’avait un discount sur le premier tirage, il n’en coûtait que 50 au lieu de 100. Et là ! premier coup ! je tire l’UR Heavenly Visitor Gaku ?!?!?!? Je n’en revenais pas !!!! Ce jeu est trop bon avec moi… C’est tellement la galère d’avoir des UR dans ce jeu, et j’en ai eu plus que je n’en ai jamais eu dans Love Live!…

On a donc eu là un nouveau miracle, j’aurais pu m’arrêter là, mais j’avais tant économisé POUR l’UR Ryuu que je sentais que je n’allais pas être satisfaite jusqu’à ce que je tire sa carte à lui. Je me disais que c’était IMPOSSIBLE que les chances soient autant en ma faveur… une, c’était déjà inespéré… et au bout de SEPT AUTRES TIRAGES… Ryuu m’a prouvé sa fidélité. C’est incroyable : j’aurais pu retirer Gaku, j’aurais pu tirer Tenn, j’aurais pu ne tirer aucune UR, mais j’ai finalement récupéré mon UR Ryuu. Donc plus aucun regret.

Et pour vous dire à quel point j’ai de la chance : la nuit où j’ai supprimé et re-télécharger le jeu, il y avait le gacha pour les UR Wish Voyage, et du premier coup, j’ai eu une UR Nagi… et là, pendant que j’essayais d’avoir Ryuu, j’ai tiré une SSR Yamato que j’avais déjà et que je peux donc idolizer en une UR, mais il me manque encore beaucoup d’items pour pouvoir le faire, items qui ne s’obtiennent que par le biais d’events, et je n’ai aucun temps à consacrer à ça en ce moment… mais ça ne saurait tarder…

Bref, je suis trop contente, je suis si gâtée. Certain-e-s vont avoir l’impression que j’en fais des TONNES pour rien, mais celles et ceux qui jouent à IDOLiSH7 ou n’importe quel autre jeu avec des gachas CONNAISSENT ce sentiment. Dire que des gens dépensent de l’argent et ne parviennent toujours pas à tirer des UR… je ne sais pas si je mérite cette chance.

Concerts

Image associée

Enfin, je pense de plus en plus au concert d’Hayley Kiyoko qui approche ! Je ne sais pas si j’avais déjà mentionné que j’y allais sur le blog… ? En tout cas, maintenant, c’est chose faite, vous le savez, je vais voir Hayley Kiyoko à la fin du mois. J’ai de nouveau envie de parler de miracle parce que j’ai laissé passer plusieurs autres concerts (Twenty One Pilots, Nicki Minaj,…) en me disant que je préférais économiser et ne pas regretter de ne pas pouvoir aller à un concert auquel je voulais ABSOLUMENT aller, comme, par exemple, celui d’Hayley Kiyoko… mais je ne savais pas à quel point c’était réaliste d’espérer un passage en France… Et voilà qu’elle annonce une tournée européenne ! Je n’ai pas hésité une seule seconde, surtout que les billets n’étaient qu’à une vingtaine d’euros ! Ils sont partis super vite, j’ai eu bien de la chance de pouvoir en prendre deux, un pour moi, et un pour @My_poorLady ! Je vous jure, je ne sais pas qui j’ai le plus hâte de voir entre Hayley et Marina…

L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleil, gros plan et texte

Mais encore un autre concert occupe mes pensées et c’est celui de Jessi ! Elle, par contre, je n’aurais vraiment JAMAIS imaginé qu’elle vienne en France, et voilà que sa tournée est annoncée même pas deux mois avant les premières dates ! La rumeur dit qu’elle passera à Paris le 23 novembre, mais à l’heure où j’écris, la date n’a pas encore été confirmé par les organisateurs… et ce concert-là, je ne sais pas si ça serait vraiment raisonnable que j’y aille… je ne sais même pas encore les prix ni si j’arriverais encore à trouver un logement aussi tard, mais… je le regretterais toute ma vie si je ne vais pas voir Jessi ! Je suis abonnée à un compte instagram qui poste des vidéos de ses concerts, et à chaque fois je me dis à quel point j’aimerais y être… et là, ça devient POSSIBLE, sauf que Paris, c’est loin et cher.

En espérant que dans mon prochain Slice of Life, je vous dise que j’ai des places pour le concert de Jessi…

La fac

Et enfin, ce à quoi je pense le plus finalement : la fac. J’ai enfin un nouveau pc !!! et je pensais que ça serait l’occasion de dépoussiérer un peu le blog, mais déjà que je n’en avais pas beaucoup le temps l’année dernière, là le rythme est trois fois plus intense en deuxième année donc ça ne sera pas pour tout de suite… Je vous raconterai mes mésaventures à l’occasion !

En attendant, j’espère que cet article vous aura plu, et que vous allez me parler d’Age of Youth, 13 Reasons Why, Banana Fish, IDOLiSH7, LOONA, ou même votre rentrée, dans les commentaires !

Publié dans Chronique

90 minutes dans un butler café.

img_7296-1

Dire qu’il y a une semaine jour pour jour, j’étais à l’une des tables du Swallowtail… Vous lisez bien. Liloun et moi avons rendu un grand service à la science en allant dans un « butler café ». Et pas n’importe lequel ! Le Swallowtail a plutôt bonne réputation… Situé au sous-sol d’un bâtiment d’Ikebukuro, aux abords d’otome road, on y entre seulement sur réservation.

On va pas se mentir, j’étais un peu sceptique… Vous vous souvenez peut-être de mon expérience dans un maid café en 2013… j’en avais pas exactement gardé le meilleur souvenir, et je redoutais le même malaise avec l’équivalent masculin.

A l’entrée, on est accueillies par un premier butler, très classe, qui nous demande à quel nom on a réservé et… si on préfère se faire appeler « oku-sama » ou « ojou-sama ». Ca annonçait tout de suite la couleur. Je commence à réaliser où je suis et dans quoi je me suis lancée et je suis dans tous mes états !!! La porte s’ouvre, et deux butlers nous souhaitent la bienvenue, à nous, les ojou-sama. L’un nous débarrasse et l’autre nous conduit à notre table. On est bien sûr traitées comme les princesses que nous sommes : on nous tire la chaise, nous dépose une serviette sur les genoux, tout le baratin.

Là, je regarde autour de moi, et je me rends compte que ça ne rigole pas au Swallowtail. Mes préjugés et moi, on s’attendait à un décor cheap et à un jeu d’acteur gênant, mais il s’avère que l’endroit est très classe, et que le personnel est à fond dans son rôle. On y croit et on se prend vite au jeu.

img_7334
Les photos sont interdites à l’intérieur de l’établissement donc voici un aperçu du café trouvé sur le twitter de Swallowtail.

Même la clientèle est chic et distinguée ! Comme on pouvait s’y attendre, elle était exclusivement féminine. Quelques femmes âgées. Beaucoup de jeunes filles seules (il y a d’ailleurs un certain nombre de tables individuelles ; c’est visiblement courant de venir dans ce genre d’endroits seule. Et chacune d’entre elles était sur son 31, dans le thème bien sûr, avec de belles robes d’inspiration victorienne. On est loin du client solitaire creepy du maid café; l’atmosphère est totalement différente.

Nous, en revanche, on n’était pas exactement habillées pour l’occasion, et laissez-moi vous dire qu’il n’y avait rien de plus cocasse que de voir ces élégants butlers avec mon sac en forme de requin entre les mains. A la fin, on me l’a carrément enfilé, ohlala, j’ai pris sur moi pour ne pas exploser de rire.

img_7427
Le sac en question pour que vous vous imaginiez mieux la scène.

Un nouveau butler arrive rapidement pour nous tendre des menus. Jusque là, on nous faisait de longs speechs en japonais dont on comprenait un mot sur cinq parce que, même si on se débrouillait toutes les deux en japonais, on était là dans un établissement où le niveau de langue était beaucoup trop soutenu (c’était la première fois que j’entendais le pronom « watakushi » en vrai par exemple ! pour vous dire à quel point la situation était formelle), mais là, le butler s’est efforcé de nous expliquer toute la carte en anglais !

On était là à l’heure du thé, donc on avait le choix entre deux desserts de saison, deux types d’afternoon teas, et une sélection de repas légers. On a toutes les deux opté pour le dessert « Selva » : une gelée de mombins et d’oranges, accompagnée d’une meringue au citron, d’un biscuit, de chantilly, et de chocolat blanc, un sorbet aux fruits rouges et une gelée de fruits, et pour décorer, un coulis mangue-banane et une mousse de mojito. Enfin, une verrine cacao avec de gros morceaux de gelée aux fruits, une tuile au chocolat, et de la menthe.

img_7333
Image provenant du site officiel de Swallowtail.

Le tout pour 3 500 yen (environ 27€), thé compris. C’est bien simple, tout était entre 3 000 et 4 000 yen (et à l’heure du repas, on monte à 5 000 yen). Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau des prix, mais dès que j’ai posé le pieds dans la salle principale, j’ai su que ça allait tourner autour des 30€; mais laissez-moi vous dire que ça les valait. C’était délicieux ! J’aime la gelée en petites doses donc j’avoue que vers la fin, j’ai saturé, mais c’était vraiment très bon, et je n’en ai finalement pas laissé une miette.

img_7335
Aussi piquée sur le twitter.

Le thé aussi était fort bon. J’avais « le thé du mois », un thé à la pêche : excellent. Et surtout, hors de question de s’en verser soi-même : dès que notre tasse était vite, notre butler s’empressait de venir nous resservir.

De toute façon, c’est bien simple, tu ne fais rien seule dans ce café : pour le moindre truc, tu fais retentir une petite clochette, et un butler accourt pour te servir.

Et ça, même pour aller aux toilettes. Comme aucune de nous n’a même envisagé de se servir de la fameuse clochette, c’est notre butler qui a fini par nous demander si l’une de nous avait besoin de s’y faire accompagner. De ma place, j’avais vue sur la porte qui menait aux toilettes, et quand une cliente y est allée, le butler est entrée avec elle ?! Même si j’avais eu besoin d’aller aux toilettes, j’aurais pas pu… qui sait à quel point ils t’assistent dans le processus… non merci…

Le café est toujours plein et les réservations s’enchaînent, donc on a très précisément 90 minutes pour en profiter. On nous donne l’addition 20 minutes avant. Avant qu’on parte, le butler qui nous a servi nous a un peu fait la conversation : il nous a demandé depuis combien de temps on était au Japon, d’où on venait,… c’est là qu’on a appris qu’il avait fait une formation de sommelier à Lyon ?! et il nous a sorti un merveilleux « Comment vous appelez-vous ? ».

J’ai regretté de ne pas mieux maîtriser le japonais, parce que j’imagine bien que l’expérience est encore plus sympathique quand on peut tenir une vraie conversation. Quoique je pense qu’on s’est épargnée bien de la gêne en ne comprenant pas tous les discours à base de « ojou-sama »… trop intense… Après qu’on ait récupéré nos affaires, et qu’on m’ait passé les bretelles de mon fameux sac requin, deux butlers nous ont hurlé de prendre soin de nous et de revenir prochainement. Alors à ce prix-là, je ne reviendrais pas tous les jours, mais j’ai constaté qu’ils avaient pas mal d’habituées. On a entendu une fille appeler le butler posté à l’entrée par son prénom ! en lui disant « tadaima » ! Et à l’intérieur, plusieurs filles faisaient la conversation aux majordomes comme s’ils étaient amis de longue date… on a d’ailleurs reçu une carte de fidélité, donc peut-être qu’un jour, on sera l’une d’elles…

Juste en face, la boutique de souvenirs de Swallowtail, où l’on peut notamment acheter du thé et des CD. Parce qu’ils en chantent aussi ! Beaucoup, vu comment le rayon était fourni.

Préparez-vous, c’est vraiment un bon son. Décidément, ces butlers… ils ont tous les talents, ils ne cessent de surprendre.

Bilan de notre passage au butler café ? Une agréable surprise, une expérience insolite, Sebastian n’a qu’à bien se tenir !

 Japon, 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3 Chome−12−12 正和ビル

Publié dans Voyage

Cap sur Tokyo DisneySea !

img_6951

Hé oui, comme vous avez pu le lire dans mon dernier article, j’étais à Tokyo DisneySea pas plus tard que la semaine dernière, et maintenant que je suis de retour, je vais tout vous raconter.

On va d’abord faire les présentations pour celles et ceux qui ne connaissent pas : il y a deux parcs Disney au Japon, Tokyo Disneyland et Tokyo DisneySea. J’étais au premier il y a 5 ans, et j’ai toujours regretté d’être allé à celui-ci plutôt qu’à DisneySea. Vous voyez, Tokyo Disneyland est à l’image des autres parcs Disney ; si vous êtes allé-e-s à celui de Paris, vous ne serez pas tant dépaysé-e-s à Tôkyô. Même son château n’a rien d’original, puisqu’il est une copie de celui de Magic Kingdom, à Disney World en Floride. DisneySea en revanche… est un parc unique au monde. Il vaut davantage le détour que son voisin avec qui il partage le resort, mais à l’époque, compte tenu du prix des tickets, il fallait faire un choix, et j’ai porté le mien sur le parc que je considérais comme « le parc principal ». Mais bon, ce n’était que partie remise ! Continuons avec les présentations.

Contrairement aux autres parcs Disney, qui sont divisés en « lands »/ «pays », Tokyo DisneySea est constitué de différents « ports », qui sont au nombre de 7.

On entre dans le parc par Mediterranean Harbor. Parfaite reconstitution d’une ville italienne de la Renaissance. Un de mes endroits préférés du parc, on s’y croirait !

American Waterfront, l’Amérique au début du XXème siècle. Une partie évoque New York, et l’autre, Cape Cod. Probablement dans mon top 3 si j’y faisais un.

Port Discovery se veut un peu plus futuriste ; c’est un peu notre Discoveryland parisien si c’était un port. On y trouve aussi la Marine Life Institute du Monde de Dory.

Lost River Delta, si on compare toujours, ressemblerait un peu à notre Adventureland, sauf que c’est une jungle d’Amérique Centrale ; d’où la pyramide aztèque.

Arabian Coast est, je crois bien, l’endroit que j’aime le plus avec Mediterranean Harbor. Inspiré de l’univers d’Aladdin, on y retrouve le palais d’Agrabah et son marché.

 

Quant à Mermaid Lagoon, c’est l’univers de la Petite Sirène. Cet endroit du parc est sous-terrain, pour donner l’impression d’être « sous l’océaaan », et recréé le royaume de Triton.

img_7084

Enfin, Mysterious Island est l’espace au cœur du grand volcan qui trône au centre du parc. C’est un peu lui, le « château » du parc (et à certains moments de la journée, il entre en éruption et du feu en sort !). Cette partie s’inspire de l’œuvre de Jules Vernes.

Certains endroits sont majestueux au point qu’aucune photo ne puisse vraiment leur rendre justice, mais j’espère que cette petite présentation vous aura donné un bon aperçu. Beaucoup le considèrent comme le plus beau parc du monde… et je suis assez d’accord.

Mais qu’en est-il des attractions ?

On ne se voilait pas la face, on savait qu’on n’allait pas en faire autant qu’on voulait à moins de passer la journée dans des files d’attente. On aura finalement réussi à en faire quatre, et honnêtement, c’est quatre attractions de plus que ce que j’aurais imaginé…

On a commencé avec Journey to the Center of the Earth à Mysterious Island. Considérée comme une attraction incontournable du parc, on s’est dit que si on devait faire la queue pour quelque chose, c’était bien ça. Alors à peine arrivée au parc, on a fait deux bonnes heures de queue ; dans aucun parc je n’avais encore fait autant d’attente dans une attraction, mais je savais qu’ici c’était la « norme » et que j’allais bien devoir le faire au moins une fois. Il faut reconnaître que la file a de biens beaux décors.

Comme c’était dans la catégorie des montagnes russes, je m’attendais au pire !!! J’avais comparé la vitesse maximale à celle des attractions à sensations fortes que je fais d’habitude dans d’autres parcs, et ce n’était pas de la rigolade !!! Mais la majeure partie de l’attraction est en fait un dark ride ; c’est-à-dire qu’on est dans un wagon qui nous emmène dans les « profondeurs de la Terre », et c’est aussi tranquille quoi qu’un peu bruyant, jusqu’à qu’on tombe nez à nez avec un monstre de lave, duquel on est sauvé-e-s par une éruption volcanique qui nous expulse du volcan à une vitesse de 75km/h. Attraction à la hauteur de sa réputation, c’est très fun !, mais j’ai été surprise par le bruit !!! moi qui suis sensible à ça, l’éruption m’a fait me boucher les oreilles.

Juste à côté, il y a 20,000 Leagues Under the Sea, l’autre attraction de ce « port ». On l’a faite en fin de journée, il y avait environ 40 minutes de queue. On est là dans un sous-marin du capitaine Némo, et cette fois-ci, c’est les profondeurs de l’océan que l’on explore. Mais tout ne se passe pas comme prévu !!!……  Je ne sais pas si c’est classé comme un dark ride ? mais c’est un parcours dans un wagon quoi, on voit des décors à travers les vitres, et on a l’impression d’être sous l’eau (à ma connaissance, il y a une attraction similaire au parc californien, mais qui est vraiment sous l’eau ; ce n’est pas le cas ici, mais c’est bien fait donc c’est quand même assez immersif).

A Mediterranean Harbor, on a fait les Venitian Gondolas, une balade en gondole sur le Palazzo Canal et le Porto Paradisio. Gros coup de cœur, c’était vraiment sympa, exactement comme à Venise, dans un décor immersif, avec des gondolier-ères ! La nôtre a même chanter ! Comme ! à ! Venise ! Et on a attendu seulement 30 minutes pour cette attraction quand même assez populaire.

View this post on Instagram

Venise, Japon.

A post shared by @ girlinbyakk0ya on

Moins intéressant, mais à Arabian Coast, on a aussi fait Jasmine’s Flying Carpets, parce qu’il n’y avait vraiment pas beaucoup d’attente (15 minutes si je me souviens bien), et comme on n’avait pas fait grand-chose d’autre, c’était toujours ça de pris, mais c’est exactement la même chose qu’à Paris. L’attraction est quand même plus jolie, on « vole » autour d’une magnifique fontaine, mais ça reste un manège qui tourne, qui monte et qui descend, rien de spécial.

img_7060

Mes regrets, au niveau des attractions, c’est de ne pas avoir pu faire :

  • La Tower of Terror, mon attraction préférée à Disney Studios en France, dont la version japonaise vaut apparemment le coup d’œil. Rien que son apparence est totalement différente, et l’attraction n’est pas basée sur Twilight Zone mais a sa propre histoire en lien avec le port d’American Waterfront.
  • Toy Story Mania !, peut-être l’attraction LA plus populaire en ce moment. C’est un ride interactif sur le thème de la fête foraine, tout en 3D et apparemment c’est super. L’attraction se situe aussi à American Waterfront mais dans une zone à part, « Toyville ».

img_7096

  • Sinbad’s Storybook Voyage, pas le type d’attraction que je préfère mais apparemment elle est très réussie ; c’est du même style que It’s a Small World mais sur le thème des Contes des Mille et Une Nuits, avec Sinbad et son compagnon Chandu, un bébé tigre. La bande-son est signé Alan Menken, compositeurs des musiques de pas mal de grands films Disney, comme Aladdin, La Belle et la Bête, La Petite Sirène, Hercule,…

Cette dernière attraction est à Arabian  Coast, et maintenant que j’y pense, j’ai quelques autres regrets là-bas. La gourmandise fard du parc, c’est la Chandu Tail, une brioche à la vapeur au poulet et au maïs à la crème en forme de queue de tigre. C’est trop mignon, et, à ce qu’on dit, trop bon, mais je n’ai pas eu l’occasion d’en goûter et maintenant je regrette !!!

Photo: tdrjp

Ils ont aussi du popcorn en curry, et en grande fan de curry, je me dis que j’aurais pu en prendre. Ca sentait à des kilomètres à la ronde d’ailleurs. Fun fact : le popcorn des parcs Disney japonais a la particularité d’avoir des goûts un peu farfelus en fonction des ports. A Arabian Coast, c’est donc le curry, à American Waterfront, on en trouve à la crevette, j’en ai aussi vu à la fraise à Port Discovery,… Même chose avec les churros d’ailleurs : il y en a la patate douce, au matcha,… (et ils sont en forme de Mickey bien sûr !). Sauf que bon, je n’avais pas l’appétit pour un pot de popcorn… j’aurais dû, juste pour goûter, pour une fois que je suis là !!! En tout cas, des japonais-e-s se lancent le défi et testent tous les goûts. Et on ne rigole pas non plus avec les seaux à popcorn. Regardez celui-ci !!! :

Photo: Disney Parks

Ce que j’ai fait, par contre, c’est manger au New York Deli à American Waterfront ; on y mange des sandwiches et des salades, rien de très « Disney » dans la présentation et donc rien qui mérite vraiment une photo, mais c’était bon, et, pour un parc Disney, pas trop cher.

Après, l’une de nous s’est pris un petit roulée à la framboise à la Sebastian’s Calypso Kitchen.

DSCN5624

Et plus tard dans l’après-midi, on a pris un petit goûter à la Mamma’s Biscotti Bakery, à l’entrée du parc à Mediterranean Harbor.

On pouvait garder la tasse !

Et d’ailleurs, en parlant de souvenirs, les prix sont très élevés dans les boutiques. J’ai vu des sets de stylos, certes très beau, mais qui coûtaient aux alentours de 30€ ! Pour vous donner une idée… En plus d’un cadeau pour mon père, je n’ai acheté qu’un t-shirt.

Il fait partie de la nouvelle collection des 35 ans de Tokyo Disneyland: TOUT LE MONDE  en avait un ! On aurait pu se croire à une Pride Mickey. J’aurais pas pu imaginé un meilleur t-shirt en souvenir, et en plus il m’a coûté tout juste plus de 15€ (mais c’est une taille enfant) (les tailles adultes coûtait au-dessus de 20€ ?! mais c’était taillé vraiment très grand, et comme je rentrais dans une taille enfant, j’ai fait quelques économies). Une chemise hawaïenne Minnie me faisait de l’œil mais elle était à 40€… c’était dur mais j’ai été raisonnable.

Maintenant qu’on en parle : les japonais-e-s ne déconnent pas avec leurs tenues pour Disneyland. Je me pensais préparée avec mon t-shirt et mon short Stitch, mais je me suis vite rendue compte que ce n’était rien de plus que le minimum strict : les gens étaient habillé-e-s Disney de la TÊTE aux PIEDS. J’ai vu beaucoup de « disneybouding », je n’ai jamais eu l’impression que c’était une pratique très répandue en France mais je sais que ça l’est aux US, et visiblement, au Japon : c’est le fait de composer une tenue « casual » en s’inspirant d’un personnage Disney (du « casual cosplay » peut-on dire; c’est pas un costume, mais une tenue de tous les jours, inspirée d’un personnage). Y’avait une fille en dalmatien ! une fille Stitch ! une fille Duffy !

Image associée
Source: TDRExplorer

Duffy, c’est la mascotte de Tokyo DisneySea. A sa droite, sa copine ShellieMay, et à sa gauche, Stella Lou et Gelatoni.

Si je ne me trompe pas, il n’est pas « né » au Japon, mais il n’a connu aucun succès aux US, probablement parce qu’il n’appartient pas à l’univers cinématique Disney, mais en tout cas, il a trouvé sa place au Japon, qui lui a donné une identité : un nom, une histoire (qui justifie sa présence dans le parc) et des ami-e-s. C’est un vrai phénomène là-bas, les produits dérivés partent comme des petits pains, et Duffy est le visage du parc. Il vole totalement la vedette à Mickey ! Et la marque se développe aussi à Hong Kong Disneyland, qui rajoute même de nouveaux personnages au groupe cette année : la chienne Cookie et la tortue Olu.

Je n’ai malheureusement croisé aucune des mascottes dans le parc. Par contre ! j’ai aperçu Mickey de loin, à l’ouverture du parc, et à Arabian Coast, j’ai pu prendre des photos avec un Abu 100% dans son rôle, c’était trop drôle !

On n’a pas non plus eu l’occasion de voir des spectacles ou des parades, pas le temps, trop de monde, etc. Comme on longeait à Nagoya, on ne pouvait pas rester jusqu’à la fermeture sous peine de rater notre dernier train, alors on n’a pas pu voir le spectacle sur l’eau qu’on voulait voir, mais de toute façon, je doute qu’on aurait pu avoir une bonne place sans camper quatre heures avant… (on a VRAIMENT vu une tonne de gens installé-e-s pour un spectacle qui ne commençait pas avant quatre ou trois heures ! alors je n’imagine pas le gros spectacle du soir…).

Ce n’était pas possible de tout faire en une journée, mais on a quand même bien exploité le parc et on a passé un moment MAGIQUE à DisneySea. C’est un peu ma revanche sur Tokyo Disneyland 2013, parce que, peut-être que celles et ceux qui me lisaient déjà à l’époque s’en souviennent, on avait eu une énième dispute qui avait coupé court à la visite et on a vraiment pas assez profité de la journée. Là, tout s’est merveilleusement bien passé, on a eu un coup de cœur pour ce parc, et je n’ai que des bons souvenirs.

Je vous laisse sur quelques conseils, si jamais vous prévoyez d’aller au parc !

  • Je répète ce que j’ai dit en début d’article mais si vous devez choisir entre Tokyo Disneyland et Tokyo DisneySea, n’y pensez même pas, allez à DisneySea.
  • Si vous pensez qu’une après-midi vous suffit et que vous voulez faire des économies, il existe des tickets appelés « Starlight Passport », valables à partir de 15h. Ca fait une différence de 2,000 yen, ce qui est déjà pas mal !
  • Achetez vos billets en ligne, il peut y avoir des sacrées queues pour acheter des tickets à l’entrée alors que vous gagnerez un temps considérable si vous les avez déjà. Vous pouvez les prendre directement sur le site du Tokyo Disney Resort (il existe aussi des intermédiaires mais de ce que j’ai constaté, c’est les mêmes prix).
  • Ne comptez pas trop sur les Fast Pass… les gens se ruent dessus dès l’ouverture (sans compter le fait que les visiteur-euses qui logent à l’hôtel MiraCosta peuvent accéder au parc 15 minutes en avance et ça fait déjà une grande différence au niveau des Fast Pass), ils partent à toute vitesse, et aller en chercher ne serait-ce qu’une heure après l’ouverture, c’est la garantie de ne pas en avoir (ou alors pas avant 21h). Ce n’est pas mission impossible non plus, mais vous ne pourrez probablement pas en avoir pour toutes les attractions qui en proposent, contrairement à Paris où là c’est tout à fait faisable.
  • En revanche, il y a deux attractions avec des files single riders : Temple of the Crystal Skull et Raging Spirits, les deux attractions de Lost River Delta. Certes, vous devrez faire l’attraction seul-e, séparer le groupe, mais si vous voulez vraiment faire ces attractions sans perdre de temps, c’est un bon moyen car les files single riders sont généralement très peu utilisées, vous n’aurez sûrement pas d’attente.

Fin ! J’espère que cet article vous a plu ! En tout cas, moi ça m’a fait plaisir de revivre cette journée en vous la racontant !

Publié dans Voyage

Moi, au Japon. Saison 3. Fukuoka, Karatsu, Nagasaki, Sasaguri, Nagoya, Kyôto, Kanazawa.

Le plan, au départ, c’était un article par jour, ou au moins, un article tous les deux jours. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Rien ne s’est vraiment passé comme prévu. Dans cet article, je vais vous raconter comment se sont passées mes deux semaines au Japon, qui, ne vous méprenez pas, se sont BIEN passées, mais commençons par le commencement, quand la Menace a commencé à planer au-dessus du voyage.

Il faut revenir au mois de juin. Le voyage qu’on préparait depuis plus d’un an approchait à grands pas, et tout était prêt ! Le logement était l’une des premières choses dont on s’était occupées et on avait donc effectuées nos réservations sur AirBnB depuis plusieurs mois déjà. C’était sans compter sur la nouvelle loi sur les locations touristiques ! Pour louer un appartement sur AirBnB, il faut maintenant faire plein de démarches longues et contraignantes pour obtenir un permis, chose que tous les propriétaires n’ont pas voulu ou n’ont pas pu faire, et en conséquence, 80% des annonces sur AirBnB ont été supprimées. Quand ces histoires ont commencé à se concrétiser en avril, on a bien sûr envoyé un message à nos proprios pour vérifier qu’ils étaient réglos, qu’ils faisaient lesdites démarches, que la police n’allait pas frapper à notre porte au moins d’août, etc. Les deux nous assurent que oui… pas besoin de s’inquiéter pour nos réservations… puis la loi entre en vigueur en juin, et là, leurs annonces disparaissent du site, impossible de les contacter, notre argent est déjà encaissé, et on se retrouve sans logement à deux mois du départ. C’est le drame.

On cherche de nouveaux logements dans la panique, sans trop savoir où on va trouver l’argent pour, on pense même à annuler le voyage mais on ne peut plus annuler nos billets d’avion,… et finalement, au bout d’une semaine de FIGHT avec AirBnB, on se fait rembourser et dédommager. On nous a remboursé le double de ce qu’on avait payé, et on nous a donné deux bons de 100$ chacun pour des « AirBnB experiences ». On avait donc le double de notre budget pour trouver de nouveaux logements, ce qui est généreux, mais, à deux mois du voyage, et avec les trois quarts des annonces supprimées du site, on avait le choix entre une dizaine d’apparts à tout casser. Mais on a trouvé ! Fukuoka, Nagoya, on arrive !

Presque ! Avant ça, notre unique voiture a lâché la semaine avant le départ. Panique. Drame. Encore un signe de la Menace. Mais on a trouvé une solution ! Fukuoka, Nagoya, on arrive !

On a voyagé avec Turkish Airlines. Ils ont une super sélection de films, j’ai enfin pu regarder « I, Tonya » que je n’avais pas eu l’occasion de voir quand il était en salle. Un peu sceptique quant à l’objectivité de ce genre de « biopic » mais c’était bien ! J’aime Margot Robbie maintenant ! J’ai presque failli enchaîner avec Suicide Squad, mais dès que j’ai vu Jared Leto j’ai malheureusement dû couper le film. Allergie et tout ça, vous comprenez.

Escale de 4 heures à l’aéroport d’Istamboul. A ce stade de l’aventure, y’avait déjà eu une dispute (pour rappel, je suis partie avec ma mère et ma grand-mère) (celles et ceux qui me lisent depuis mon premier voyage en 2013 savent que c’est ni plus ni moins que la routine). En plus, je m’étais assise sur un chewing-gum. La Menace. Mais alors que j’étais assise seule dans un Starbucks bondé, j’ai fait une super rencontre, une sœur et son frère qui venaient d’Irak ; ça m’a bien remonté le moral, et c’était reparti pour 10 heures de vol.

On arrive le 7 août à 19h à Narita. Sous la pluie ! Sale temps à Tôkyô. Un typhon se préparait, et pour la première fois, j’ai eu FROID à Tôkyô au mois d’août ! Inconcevable ! On a passé la nuit dans un hôtel à Ôkubo (troisième fois qu’on vient à Tôkyô, et troisième fois qu’on loge dans ce quartier !), et on est parti pour Fukuoka à la première heure le lendemain.

Si toutes ces heures d’avion ne suffisaient pas, c’était maintenant parti pour cinq bonnes heures de shinkansen.

On arrive dans un petit appartement, sympa mais cher pour ce que c’est ! Pour notre budget, c’est correct, sauf que là, on en avait le double ! Mais on n’en demandait pas plus à la base. Des bars, des restos, trois konbini et un supermarché à proximité,… seul inconvénient, c’était peut-être qu’on était un peu loin de la gare (à la fin d’une longue journée à gambader partout, les 1,3km de la gare à l’appart, on les sent !), et pas de wifi ! Contrairement à ce qui était indiqué en majuscules dans l’annonce ! On avait bien une Pocket Wifi, mais sur ses 15 GB, 12,70 étaient déjà utilisés… Peut-être encore un coup de la Menace, mais c’était pas non plus trop grave, c’était juste pas pratique.

A peine a-t-on posé les valises que l’on s’en va explorer la ville. On se met en direction de la Fukuoka Tower.

img_6543
234m de haut !

Avant d’entrer dans l’ascenseur, petite séance photo avec accessoires fournis. A la fin de la visite, on la reçoit gratuitement en petit format, avec possibilité de l’acheter en grand format.

Magnifique vue sur la baie d’Hakata de nuit.

Le lendemain, ça y est, le vrai voyage commence vraiment. Direction Karatsu ! C’était pas la porte à côté, mais c’était sur une ligne JR à partir d’Hakata, alors autant en profiter et rentabiliser un peu le JR Pass.

Ville super agréable, et son château est magnifique. J’ai adoré voir la mer tout autour, la vue est superbe.

Evidemment, Yuri et Victor étaient partout. Les produits de la collaboration entre Yuri !!! on Ice et la préfecture de Saga étaient, il faut le dire, pas donnés, mais je me suis quand même permis un acrylic stand avec Makkachin au château, une pochette Phichit, et un blind pack avec un badge à l’intérieur. Je me rends compte que je n’ai rien de Yuri et Victor !, mais à la caisse, on me fait tirer un numéro au sort, et en tirant le 2, j’ai gagné un sticker Victor !, et plus tard, je découvre que dans le blind pack, il y avait un badge Yuri ! Le pouvoir de ce couple. En cadeau, j’ai aussi reçu un badge du château de Karatsu. Les produits sont peut-être chers, mais on vous gâte au passage en caisse.

img_7327

A partir de Karatsu, on n’est pas bien loin des grottes Nanatsugama, qu’on peut explorer en bateau. Alors après notre visite du château, on prend le bus pour une bonne grosse demi-heure… tout ça pour apprendre qu’à cause des vagues, les bateaux avaient arrêté de circuler…la Menace tenait à nous faire comprendre qu’elle ne nous lâchait pas. Alors on a repris le bus dans l’autre sens, que voulez-vous qu’on fasse (les 15€ d’aller-retour dépensés pour rien ont piqué plus que l’heure qu’on a perdu à faire le trajet inutile).

Résultat de recherche d'images pour
Ca ressemble à ça… photo de Hello Tokyo.

Malgré cette déception, on a beaucoup aimé notre journée à Karatsu. Ca a aussi été l’occasion pour moi d’enfin tester un peu mon japonais. D’abord à un passage piéton, où une dame âgée a commencé à me couvrir de compliments, en particulier sur mes jambes, et, à ma grande surprise, j’ai tout compris ?! Alors on a eu une mini-conversation, elle m’a posé des questions assez simples donc j’ai pas eu trop de problèmes à communiquer.

Ca m’a un peu boosté, alors plus tard, quand on nous a demandé d’où on venait dans une petite boutique de thé, j’ai répondu en japonais ; s’en est suivie une conversation où je ne comprenais pas tout mais je pense m’être bien débrouillée ! On nous a servi un thé délicieux et rafraichissant, exactement ce dont on avait besoin.

Pendant ce voyage, j’ai pu me rendre compte de l’étendu de mes progrès en japonais : je partais de rien, y’a deux ans j’osais à peine dire « merci », et maintenant, je peux tenir des conversations simples, je comprends des choses, j’en lis d’autres,… ça fait plaisir, mais en même temps, je me rendais aussi compte de tout ce qu’il me restait encore à apprendre ! Tout ce que je ne comprenais pas, tous les kanji que je ne connaissais pas,… j’ai hâte de voir à quel point j’aurai progressé quand j’y retournerai.

En rentrant sur Fukuoka, on est allées à Canal City, grand centre commercial. Ca s’appelle comme ça parce que y’a un canal en plein milieu.

DSCN2582

C’est énorme, y’a tout : des restaurants, des boutiques, un ciné, des hôtels,… Et en ce moment, il y a un spectacle « sons et lumières » avec Godzilla qui est EXCELLENT.

Mon objectif principal ici, c’était d’aller au café Moomin ! On était le 9 août : le Moomin’s Day ! C’était aujourd’hui ou jamais ! J’ai adoré… on y accède par la boutique Moomin, où j’ai acheté un UNO MOOMIN (qui a été fait spécialement pour moi, je pense). Ca occupe pendant qu’on attend d’avoir une place : le café n’est pas énorme, mais très populaire, et en plein après-midi, il fallait s’inscrire sur une liste d’attente. Cela dit, l’attente n’a pas dû excéder 10 minutes.

Déco, menu, tout est 100% Moomin. Il y a des peluches des personnages partout ; elles sont là spécialement pour qu’on puisse poser avec et les gens faisaient de vrais photoshoots. L’ambiance est super sympa. Le menu est bien sûr dans le thème, tout est à l’image de Moomin ; cependant, ce n’était pas l’heure du repas, donc on s’est contentées de boissons. Ma mère a pris un latte matcha avec un latte art Moomin : trop beau !

img_6633

C’était une bonne journée, mais la Menace nous a poursuit le jour suivant. On est allés à Nagasaki, mais sur le chemin, il y avait Kashima. On voulait voir le sanctuaire Yutoku Inari, un des plus beaux, mais arrivées sur place, le bled était mort, pas un seul autre touriste, le sanctuaire à l’autre bout de la ville et pas un seul bus. A la gare, on te propose seulement d’y aller en taxi, mais l’aller-retour revenait bien trop cher. On était probablement mal préparées parce qu’il devait bien y avoir moyen de choper un bus quelque part, on l’a juste pas trouvé (et on avait peur que, si on arrivait à y aller, on arriverait pas à revenir…). Echec.

Image associée
Ca ressemble à ça… photo de Welcome Kyushu.

On se remet en route pour Nagasaki. C’était le lendemain de la cérémonie commémorative du bombardement de la ville, donc le Parc de la Paix était en chantier parce qu’on y démontait toutes les installations mises en place la veille pour l’événement. On était quand même libres de le visiter.

On est ensuite allée à Dejima, ancienne île artificielle où résidait les portugais, et plus tard, les néerlandais quand ils sont arrivés au Japon. Depuis, la ville a englouti l’île qui n’en est plus une, et l’endroit a été restauré et reconstitué. On peut visiter l’intérieur de certains bâtiments et voir à quoi ressemblait les lieux de vie des occidentaux.

Là-bas, on a goûté le castella, gâteau japonais, importé par les portugais à l’époque. C’est bon ! Je m’attendais à ce que ça soit sec, mais c’est en fait très léger.

img_6685

Tatami Galaxy, anyone ?

Résultat de recherche d'images pour

On a presque eu du mal à profiter tant il faisait chaud ; c’était de loin la journée la plus chaude du voyage.

On a fait un tour par Chinatown, vu le temple Shofukuji, et le Meganebashi.

img_6693

Avec son reflet, on dirait des lunettes, d’où le nom « pont lunettes ». Vous les voyez ?

On a terminé la journée à l’arcade commerçante Hamamachi.

Là-bas, il y avait un Curry House CoCo Ichibanya, une chaîne de restos de curry que j’adoreeee, mais, la Menace ne nous quittant pas, on est parties avant même de pouvoir passer commande parce que y’avait des américains super bruyants. Y’avait qu’eux et nous à l’étage, une salle assez petite, et on ne s’entendait même pas penser tant ils parlaient fort. A un moment, ils ont hurlé, j’ai sursauté. Je me voyais pas manger dans ces conditions.

On est rentrées mais je voulais toujours mon curry donc on est allées dans un restaurant à une rue de notre appartement, « Karii Maato », super bon, pas cher, bonne ambiance. Je me suis régalée, et j’y suis même retournée plus tard dans la semaine. Je recommande si jamais vous êtes à Hakata et que vous avez envie d’un bon curry.

5-7-8 Sumiyoshi, Hakata Ward, Fukuoka, Fukuoka Prefecture 812-0018, Japon

Le samedi, on reste dans le coin, on prend un train local pour Sasaguri, où l’on va visiter le temple Nanzo-in.

DSCN2664

Le site est connu pour son daibutsu, « Nehanzou », une statue de Bouddha en bronze, la plus grande au monde. C’est très impressionnant à voir ! Il fait 41 mètres de long, et 11 mètres de haut. C’est généralement ce que les gens viennent voir au Nanzo-in, mais le Bouddha couché n’est pas tout seul, il y a plein de choses à voir sur la colline où il se dresse. Tout autour, on peut explorer, grimper dans la forêt, et voir d’autres temples et sanctuaires. C’est très beau, on peut y passer des heures.

L’après-midi, petite virée shopping à Tenjin : la station de métro mène à un grand centre commercial sous-terrain, menant lui-même à un autre centre commercial, le Tenjin Core. J’ai dépensé quelques yens ce jour-là…

Le dimanche, on est retournées en terres connues : on a décidé d’aller à Miyajima et Hiroshima. Je ne vais pas trop m’étaler dessus parce que c’est la troisième fois que j’y vais, et la troisième fois que j’en parle sur ce blog, et je n’y ai rien fait de très nouveau donc je risquerais de pas mal me répéter. Mais en tout cas, ça nous a fait plaisir de revoir ces endroits. Et pour une fois, on a vraiment bien profité de Miyajima, et ses commerces. On venait toujours trop tard, quand tout était sur le point de fermer : on faisait l’erreur de venir en soirée, mais même « tôt » en soirée, c’est déjà tard à Miyajima où tout ferme vers 18h. Cette fois-ci, on est venu vers 11h, on a fait notre tour, et on est traîner à Hiroshima.

Je dois quand même vous raconter que là-bas, j’ai réussi à mettre la main sur la nendoroid Heiji Hattori dont j’avais dû annuler ma précommande,  ET sur le premier tome de Yuri+Kanojo dont je vous avais parlé dans un article, j’avais tant galéré (en vain) pour l’avoir et voilà que je tombe par hasard dessus sans même le chercher. Voilà pour l’anecdote weeb. J’ai aussi trouvé une coque chez Wego que je convoitais, je l’avais repérée sur internet mais la photo datait d’il y a deux ans donc je pensais n’avoir aucune chance de la trouver en magasin, mais à Hiroshima ils ont un Wego « second-hand » et elle était là, en promo. Puis, à Miyajima, j’ai acheté un sifflet que j’avais déjà vu y’a deux ans mais que j’avais pas acheté parce que je pensais ne pas en avoir besoin, et c’est seulement en partant que j’ai réalisé qu’il manquait un sifflet à ma vie, et je l’ai trouvé sous forme de strap, puis, arrivée à la caisse, je vois une petite fille qui l’avait en collier ?! c’était trop beau pour être vrai, j’ai maintenant un sifflet avec un petit cerf autour du cou. Beaucoup de rêves se sont réalisés ce jour-là.

Et devinez ce qu’on a mangé ce soir-là ? Si vous avez deviné curry, vous avez tout bon. On a mangé dans un restaurant qui était juste en face de notre hôtel y’a deux ans, et qu’on avait adoré : Curry de Café. Je recommande si jamais vous êtes à Hiroshima et que vous avez envie d’un bon curry.

3-17 Hondori, Naka Ward, Hiroshima, Hiroshima Prefecture 730-0035, Japon

Dernière journée à Fukuoka : on va faire un tour à Dazaifu pour voir le Dazaifu Tenman-gû. Très bel endroit ! C’est un sanctuaire dédié à Sugawara no Michizane, poète et politicien de de l’époque Heian, et, attention là je vais vous recracher un de mes cours d’histoire, il a été déifié après sa mort parce qu’elle a été suivie de plein de catastrophes naturelles et la cour a cru que c’était son esprit vengeur qui revenait leur faire des misères parce qu’ils l’avaient rétrogradé et exilé. Il est donc devenu Tenjin, le kami des études, et les étudiant-e-s viennent le prier en période d’examens.

L’après-midi, j’ai fait les derniers achats que j’avais besoin de faire à Tenjin, et le matin suivant, les valises étaient prêtes pour Nagoya.

On arrive dans un nouvel appartement, un tantinet plus spacieux et chaleureux que le précédent. Moins bien situé mais pas bien loin d’une station de métro. Il y avait un polaroid, des post-its et un cahier à disposition pour laisser des photos et/ou des mots à l’hôte sur un tableau en liège ; j’ai beaucoup aimé l’idée !

Oh, et comme la Menace ne voulait vraiment pas que j’aie internet pendant ce séjour, y’avait bien sûr pas de wifi (contrairement ! à ! ce qui était ! indiqué dans l’annonce !), mais encore une fois une Pocket Wifi, plus généreuse que la précédente celle-ci : 3 GB par jour.

On ne perd pas de temps, on va tout de suite visiter un temple à proximité : le Ôsu Kannon.

img_6845

Juste à côté, une arcade commerçante dans laquelle on a pu passer une petite partie de la soirée. C’était très grand, souvent les arcades comme ça, ça n’en finit pas ! Mais on ne s’est pas non plus trop attardées parce qu’on était fatiguées du voyage et que le lendemain, on se levait tôt et une longue journée nous attendait… parce qu’on allait à Tokyo DisneySea !

img_6951

Il y a tant à dire que j’y ai consacré un article à part !

Une journée presque aussi chargée nous attendait le lendemain. Vous vous souvenez de ces bons de 100$ pour des « expériences AirBnB » dont j’ai parlé au début de cet article ? C’est là qu’ils interviennent.

Comme pour les logements, à deux mois du voyage, nos options en terme « d’expériences » étaient limitées, surtout dans les villes où on était. On a cherché du côté de Kyôto et on a finalement trouvé deux activités, la première proposée par Ami Kyoto, charmant endroit qui organise des ateliers d’initiation à la calligraphie, à l’ikebana, et, à la cérémonie du thé. Et la cérémonie du thé, en japonais « chanoyu », c’est justement ce qu’on a fait.

b520cddd-17c1-4768-8edb-112f23b9e12f

Ca a duré une petite heure : on a d’abord passé du temps avec une première hôte qui nous a introduit à la cérémonie du thé, qui nous en a expliqué les principes, l’histoire,… elle nous a appris comment « entrer » dans la pièce, devant quoi et qui il fallait se prosterner et dans quel ordre,… on était au nombre de cinq, et trois d’entre nous s’y sont essayées ! Ensuite, elle a laissé sa place à la seconde hôte, qui nous a préparé et servi le thé dans le silence le plus complet. C’était si calme et captivant. Personne n’est censé parler pendant la cérémonie, donc c’est seulement après qu’elle est revenu sur certains de ses mouvements, elle nous a expliqué ses gestes, nous a présenté les différents ustensiles,… C’était très intéressant, on a appris énormément de choses.

Photo provenant du site officiel.

和敬清寂

Les quatre principes de la cérémonie du thé :

l’harmonie, le respect, la pureté, et la tranquillité.

Et une fois qu’on était rodées, c’était à notre tour de préparer du thé dans les règles de l’art. Avec une spatule (chashaku), on a mis deux doses de poudre de matcha dans un bol (chawan). L’hôte y a versé de l’eau chaude avec une louche (hishaku). On devait ensuite battre la préparation avec un fouet en bambou (chasen) jusqu’à ce que le thé est la bonne consistance. Il fallait trouver le bon geste !

4b150e70-0021-4328-b41b-aa796d64f71f
Moi, en train de boire le thé que je viens de préparer.

Cette expérience a été un de mes moments préférés du voyage ; c’était un honneur de pouvoir assister à cette démonstration, et de faire la rencontre des hôtes ! On a même gardé contact avec l’une d’elles ! Un très bon souvenir. Je vous recommande d’y passer si vous en avez l’occasion !

Site officiel : https://www.whattodoinkyoto.com/

On avait ensuite un peu moins d’une heure pour rejoindre le lieu de notre deuxième activité : Kiwami Fujinoka, une boutique qui loue des kimono, située dans l’hôtel Gozan. Alors, étonnamment, pour une fois le hasard a bien les choses : les deux endroits n’étaient pas loin l’un de l’autre, et on a donc pu y aller à pieds.

Dans un premier temps, on nous a conduit dans un petit local où on tenait tout juste à trois mais qui renfermait une quantité de yukata. On a choisi un yukata, une ceinture (obi) assortie, et on est passées dans une autre pièce pour se faire habiller. On échange nos sous-vêtements pour un hadagi, puis on nous enfile le yukata, et on nous attache le obi. C’est une drôle de sensation, on est serrées là-dedans ! Ca fait se tenir bien droit.

Se faire habiller prend en général entre 20 et 30 minutes. On choisi encore un sac (kinchaku), des sandales (zôri), et un accessoire pour les cheveux (kanzashi). Ma mère a aussi pu se faire coiffer. Après ça, on était prêtes à partir ! On a fait un tour dans Gion, qui était non loin. C’était chouette, c’est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps. On a pu se balader pendant une heure et demi avant de devoir rendre les yukata.

Site officiel : http://kiwami-fujinoka.com/

Après ça, un peu de shopping à la Teramachi. On n’avait pas choisi ce jour par hasard pour venir faire nos « expériences à Kyôto » ; le 16 août, c’était le jour des feux de Daimonji. Cinq grands feu de joie qui forment des kanji, allumés sur les montagnes entourant la ville. Malheureusement, ce soir-là, on a essuyé un énième échec parce qu’on a tout simplement pas réussi à les voir ! On connaissait, ou disons qu’on croyait connaître, un bon endroit pour les apercevoir le long de la rivière Kamo. Sauf que c’était bondé, quasi impossible de se déplacer, et bien sûr, de voir quelque chose. J’ai… vu… quelque chose au loin mais pas distinctement, rien de concluant, et en photo, comment dire…

img_7139
Ce que j’ai vu.
Résultat de recherche d'images pour
Ce que j’étais censée voir.

On a l’habitude de pas toujours voir ce qu’on veut voir à force, donc on a abandonné et on est rentrées.

Le jour suivant, je me devais de faire un tour à la KyoAni Shop. Ou KyoAni&Do Shop, devrais-je dire. Depuis mon premier passage il y a deux ans, la boutique ne s’est pas seulement renommée, elle a déménagé : elle est maintenant à deux pas de la gare, elle a un bâtiment pour elle toute seule, elle est plus spacieuse, et a une bien jolie déco, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il y a même une terrasse ! Avant, elle était un peu plus loin, au premier étage d’un bâtiment ; elle partageait l’étage avec un karaoké, et elle était toute petite !

img_7158

img_7153

Je ne suis pas venue pour rien, j’ai acheté quelques goodies Nitori, un blind pack (avec un badge Haru à l’intérieur !), et les cartes postales du calendrier Take Your Marks et de l’ending de la nouvelle saison, Gold Evolution. Ces deux sets de cartes postales devaient sortir la semaine suivante, j’étais donc agréablement surprise de déjà les voir dans le magasin ! J’avais hésité à les commander quand elles ont été mises en précommande… j’ai bien fait d’attendre ! Je me suis épargnée les frais de port, et l’attente.

Avant de rentrer, on est passées par Osaka. Là encore, je n’ai rien fait de nouveau par rapport à mon précédent voyage, donc je ne vais pas m’étaler, mais comme pour Hiroshima, c’était un petit bonheur que de retrouver les rues de cette ville.

Onzième jour, ça y est, on ne sent plus nos jambes, on fait enfin une vraie pause, une journée tranquille où on arrête de courir. Presque. Le matin, on est allées voir le Togan-ji et son Bouddha vert qui était tout près de chez nous.

img_7189

Et on est allées voir l’Oasis 21. C’est un terminal de bus mais son architecture, qui se veut futuriste, vaut le détour. On y trouve aussi quelques magasins et restaurants, et on peut monter sur le toit où il y a un grand bassin d’eau ; il y avait aussi une grande aire de jeu avec des châteaux gonflables et jeux d’eau pour les enfants.

Mais après ça, on est restées dans notre quartier, à l’appartement, et on a repris des forces.

Et on en avait besoin, parce que le matin suivant, on est parties pour Kanazawa ! Et on y a tout fait !

On a commencé par la visite de Nagamachi, le quartier des samouraï. Ils y résidaient à l’époque féodale et aujourd’hui le quartier est encore intact : on peut y visiter des musées, ainsi que la maison de la famille Nomura.

Ensuite, passage au sanctuaire Oyama. Sa porte est vraiment originale. J’avoue qu’on ne connaissait pas l’endroit, on est passées devant la fameuse porte en bus et, intriguée, on est revenue sur nos pas pour le voir. Après quelques recherches, il se trouve que l’architecte de l’arche était hollandais et a mélangé des inspirations japonaises, chinoises et européennes.

On enchaîne avec la visite du Kenroku-en. C’est l’un des trois plus beaux jardins du Japon ; on en avait déjà visité un il y a deux ans, le Koraku-en à Okayama, et le dernier, Kairaku-en, est situé à Mito. Il est magnifique mais si je devais le comparer, j’ai une préférence pour celui d’Okayama.

Juste à côté, il y avait le Musée d’art contemporain du XXIème siècle mais le plus intéressant était payant, et un peu au-dessus de notre budget, alors on a finalement décidé de ne pas y aller.

On a terminé notre visite de la ville au quartier Higashi, le quartier des geisha, plus précisément le quartier des maisons de thé où travaillaient les geisha. Et à ma connaissance, il y a encore une dizaine de geisha qui travaillent dans ce quartier : moins qu’à Gion, mais à Kyôto comme à Kanazawa, c’est un art qui se perd. En tout cas, c’est un très bel endroit qui a conservé son charme de l’époque.

Et on peut y manger la spécialité de Kanazawa : la glace à la feuille d’or. On a pu y goûter chez Hakuichi, et autant la glace était délicieuse, autant la feuille d’or c’est rien de spécial au niveau du goût, on paye plus pour l’aspect, pour « l’expérience ». Les prix varient (en fonction de la quantité d’or généralement), ici on a eu pour environ 9€.

img_7272

En rentrant, avant de se reposer, il était temps de faire nos valises pour la dernière fois. Le lendemain soir, on s’envolait pour la France. Déjà.

Mais j’étais bien décidé à profiter du dernier jour. On avait notre vol à Narita aux environs de 21h, ce qui nous laissait une journée entière à Tôkyô, et je l’ai passé aux côtés de Liloun. Rien que d’y repenser, je souris niaisement ! C’était court, mais c’était trop, trop, trop bien.

On était bien sûr à Ikebukuro, avec un passage obligatoire à l’Animate. On ne connait que trop bien. En revanche, je n’avais jamais posé un pied dans le SEGA Game Center, mais Liloun a rapidement corrigé ça.

On y a fait un purikura ! J’avais toujours voulu faire ça mais je n’avais jamais eu quelqu’un avec qui le faire… et pour mon baptême, j’étais entre de bonnes mains, parce que quand on se sert d’une machine comme ça pour la première fois, c’est compliqué ! J’étais dépassée par toutes les options ! Il y a tellement de façons différentes de customiser les photos, et même les vidéos, qu’on a pris dans le photomaton, mais Liloun savait exactement ce qu’elle faisait et elle a mis plein de stickers, de cœurs, d’étoiles et de nourritures sur nos clichés, que je garde précieusement avec moi depuis.

Et puisqu’on était quand même dans un « game » center, Liloun m’a initiée aux jeux de rythme. J’aime bien les jeux de rythmes, mais sur mon téléphone. Dans une arcade comme ça, c’est à une autre échelle, et ce n’est pas aussi simple ! J’ai fait des scores honteux… mais je me suis bien amusée ! Une fois que j’étais lancée, j’aurais bien aimé en faire plus (il y avait même un jeu Love Live ! avec exactement le même gameplay que sur téléphone), mais nous étions pressées par le temps. En effet… on avait un rendez-vous… et pas des moindres… on avait une réservation dans le butler café Swallowtail… !

img_7294

Mais comme pour Tokyo Disney Sea, c’est une histoire pour un autre article, que je tâcherai d’écrire au plus vite. Lien à venir !

Je suis vraiment reconnaissante envers Liloun pour cette après-midi où j’ai pu faire plein de choses que je n’avais jamais eu l’occasion de faire avant, et c’était une joie de la rencontrer ; je l’adore et j’espère la revoir au plus vite. Grâce à elle, j’ai fini le voyage en beauté.

A 21h, j’étais dans l’avion (toujours avec Turkish Airlines) (6 heures d’escale cette fois-ci) (j’ai regardé le cross-over Highschool Musical x Shake It Up, aussi appelé « The Greatest Showman »), et à 11h le lendemain, j’étais au Luxembourg, sur le chemin pour rentrer en France. Me dire que 24 heures avant, j’étais en train de me faire servir du thé par un butler, ça paraissait irréel.

C’était un sacré voyage, j’ai pu voir tant de nouvelles choses, même si la Menace planait, et qu’il y a eu des hauts et des bas, j’ai des tas de bons souvenirs plein la tête, et je ne pense qu’à une chose, c’est… d’y retourner. Je prépare déjà mon prochain voyage mais je préfère ne pas en dire trop avant que ça se concrétise… par superstition… En attendant, j’espère que lire mes aventures de cet été vous a plu !

 

Publié dans Chronique

Girls girls girls : Age of Youth, My Solo Exchange Diary, God is a woman

ob_5f13f5_age-of-youth-p2

Aujourd’hui, on se retrouve encore une fois pour un article où je vous partage mes coups de cœur les plus récents, à commencer par… Age of Youth. Série coréenne de 12 épisodes, écrite par Park Yeon-seon et réalisée par Lee Tae-gon et Kim Sang-ho en 2016.

On y suit le quotidien de cinq colocataires, la coquette Ye-eun, la séductrice Yi-na, la travailleuse Jin-myung, et l’excentrique Ji-won, quatre fortes personnalités qui écrasent un peu la nouvelle arrivante, la timide Eun-jae. Mais alors que les tensions se dissipent et que les filles se rapprochent, des fantômes du passé resurgissent.

Encore un drama que je tente après avoir entendu Rose (du blog Manga Suki) en parler ; je m’attendais à quelque chose de frais et drôle, ce que j’ai eu !, mais très vite, les thèmes de la mort et des secrets se font omniprésents, et même si l’ambiance reste légère, quelque chose de lourd pèse sur « Belle Epoque ». Tout commence quand Ji-won dit voir un fantôme devant le meuble à chaussures, loin de s’attendre à ce que presque toutes ses colocs se sentent concernées…

Vous l’aurez compris, ces filles ont des vécus peu communs, mais il n’empêche qu’on peut facilement retrouver un peu de nous dans chacune d’elles.

On peut se reconnaître dans Eun-jae et sa timidité maladive, son sentiment de ne jamais être à l’aise nulle part, de ne pas jamais être sa place, et son envie de s’affirmer mais d’avoir peur de se ridiculiser. Dans Ye-eun et sa relation toxique, ses déceptions, son humiliation, sa séparation difficile. Dans Yi-na et sa difficulté à se projeter, et à savoir ce qu’elle veut faire de son avenir alors qu’elle a passé des années sans tenir à la vie. Dans Ji-myung et ses soucis aussi bien familiaux que financiers, son impression de ne pouvoir être vulnérable devant personne, sa vision de la vie qu’elle ne voit que comme une série d’épreuves sans fin. Et dans Ji-won qui, malgré sa solitude et son besoin d’affection, refuse de s’excuser d’être ce qu’elle est et préfère attendre de trouver une personne qui l’acceptera plutôt que de changer sa personnalité pour plaire (et… elle est aussi horny h24, beaucoup s’identifieront…).

Leur amitié à toutes les cinq fait vraiment la force d’Age of Youth. Il y a un peu de romance, deux couples se forment, mais j’ai trouvé ça assez secondaire, et je dirais même que la série insiste sur l’importance de se faire passer, soi-même et son bien-être, avant n’importe quelle relation amoureuse. (Ceci étant dit… y’a une sacrée alchimie entre Yi-na et Ye-eun, je me suis régalée, les autres couples font pâle figure à côté).

Même si j’ai du mal à les voir, Age of Youth n’est pas sans défaut ; l’écriture peut décevoir de tant à autre, la résolution de certains arcs peut être décevante,… il y a toujours des éléments qui auraient pu être améliorés, mais le tout dans le tout, j’ai une série que j’ai pris énormément de plaisir à regarder. J’avais mes appréhensions devant le premier épisode (on fait tant de crasses à Eun-jae que j’avais du mal à m’imaginer voir les bons côtés de ces personnages) et pourtant on s’attache à ce charismatique et haut en couleurs groupe d’amies.

Je me réjouissais de les retrouver pour une seconde saison mais il s’avère qu’elle est très différente de la première, certains personnages laissent leur place à d’autres, et pire encore, l’actrice de Eun-jae a été remplacée… j’ai l’impression que ce n’est plus la même série, j’ai ouïe dire que même le ton avait un peu changé, l’humour plus tout à fait le même, et j’ai trop peur de me gâcher la série pour lui donner une chance.

Il y a quelques temps, je vous parlais de My Lesbian Experience with Loneliness, manga autobiographique qui m’avait beaucoup marquée. Le mois dernier, sa suite, My Solo Exchange Diary, est sortie en anglais chez Seven Seas, avec son deuxième volume prévu pour février 2019.

On y retrouve cette même honnêteté que dans son précédent manga; Nagata Kabi parle de sa dépression et sa sexualité sans tabou, cette fois-ci sous forme de journal, où l’on suit ses progrès, mais aussi ses échecs, alors qu’elle essaie de prendre son indépendance, de déménager, et d’entretenir une relation avec une femme.

C’est toujours aussi dur à lire parce que ce n’est pas qu’une simple histoire, c’est la vraie vie, c’est la vie de quelqu’un, et l’autrice sait retransmettre le poids de ses problèmes, ce sentiment étouffant, suffoquant, que, pour certain-e-s d’entre nous, on ne connait que trop bien. Sa situation est particulière, mais ses sentiments et ses problèmes, universels. Elle évoque le fait de se sentir seul-e même lorsqu’on est entouré-e, parce que finalement, ce qui compte, ce n’est pas d’être accompagné-e mais d’être compris-e. Elle parle du fait de ne pas réussir à mesurer ses accomplissements, de ne jamais en être satisait-e, d’être bloqué-e par la peur de décevoir les autres, d’avoir l’impression que le bonheur est à porté de main mais de ne pas se sentir capable de le saisir.

C’est dur parce que ce n’est pas romancé, sa réalité n’est pas édulcorée, et même si ce tome se termine sur une note d’espoir, on sait que le chemin est encore long.

Malgré tout, ça fait du bien de voir une autrice mettre sur papier ce genre de sentiments avec autant de justesse et d’authenticité. Son premier titre arrive à la fin de l’année en France, mais sous le nom de « Solitude d’un autre genre », un changement qui me chiffonne un peu puisqu’il est un peu trompeur quant au contenu du manga et omet le mot « lesbienne » (décision fort douteuse, pour ne pas utiliser un autre mot), sans parler des altérations faites à la couverture. Ceci étant dit, si vous attendiez une édition française pour pouvoir le lire, elle sortira chez Pika, collection Pika Graphics, en octobre prochain et coûtera 18€.

Touchée par No Tears Left To Cry, et surprise par The Light Is Coming avec Nicki Minaj, je me suis penchée sur la tracklist du prochain album d’Ariana Grande, « Sweetener », et un titre a attiré mon attention : « God Is A Woman ». Le 13 juillet, la chanson et son clip sont sortis, et ne m’ont pas déçue !

C’est un sensuel mélange de pop et de hip hop, pas forcément un coup de cœur dès la première écoute mais après l’avoir entendu quelques fois on se prend à chanter le dernier refrain à gorge déployée. Plus que la musique elle-même, c’est le titre qui a fait parler de lui : considéré par beaucoup comme blasphématoire, il a fait polémique avant même que le clip ne sorte. La ligne de défense que j’ai vu revenir quasi systématiquement, c’était que les paroles n’impliquaient non pas que Dieu était une femme, mais que Ariana était une déesse au lit… et c’est vrai que dans l’absolu, c’est ça, c’est les paroles.

Mais l’imagerie du clip suggère effectivement un Dieu de sexe féminin : elle recréé, entre autres, La Création d’Adam, et brise le plafond de verre après un monologue de Madonna où celle-ci incarne Dieu en reprenant et adaptant un passage de Pulp Fiction. Les intentions sont claires, et elles sont bonnes !, donc j’estime qu’il n’est pas nécessaire ou utile de les effacer pour défendre la chanteuse et son travail face à des gens qui ne veulent de toute façon rien entendre. Le concept n’est pas nouveau, et je suis contente de voir un début de vague « d’hymnes féministes » célébrant le corps des femmes et les replaçant au « centre de l’univers », à l’Origine du monde. Plus tôt cette année, Janelle Monáe dédiait sa chanson PYNK à la vulve, et chantait « I just wanna find a God, and I hope She loves me too » dans Crazy, Classic, Life (deux titres qui prônent d’ailleurs eux aussi une sexualité libérée) sur son album Dirty Computer.

A mes yeux, le clip n’est pas révolutionnaire, mais j’adooore la direction artistique (les vulves, les réinterprétations d’oeuvre d’arts, la scène où elle doigte un cyclone,.. c’est quand même pas mal tout ça), et ce genre de message fait toujours plaisir à voir ; je trouve qu’il obéit encore à certaines normes mais c’est déjà un début, c’est positif, c’est par une artiste influente donc ça permet d’ouvrir des débats, de commencer des conversations,… alors c’est quand même un OUI pour ma part.

The Creation of God, par Harmonia Rosales.

Publié dans Review

Free! Dive to the Future ! Episodes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 !

keyvisual2

Je ne fais jamais de reviews hebdomadaires… mais là, c’est de Free! qu’on parle ! Après quatre ans d’attente, « Dive to the Future », la troisième saison, a débuté le 11 juillet !, et nous, on se retrouvera toutes les semaines sur cet article pour parler du dernier épisode en date (avec des spoilers, soyez prévenu-e-s) !

On plonge ?

Lire la suite de « Free! Dive to the Future ! Episodes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 ! »

Publié dans Chronique

Apprendre le japonais ! Les bases — Niveau N5/N4

Voilà maintenant presque un an que j’ai commencé mon apprentissage du japonais ! C’est loin d’être la langue la plus simple à apprendre en autodidacte; je n’en ai d’ailleurs jamais eu le courage et c’est personnellement à la fac que j’ai tout appris… Mais aujourd’hui, je m’adresse justement à celles et ceux qui voudraient se lancer, mais qui ne savent pas par où commencer ! Car rien que ça, ça peut décourager avant même d’avoir commencé. Je vous partage donc les outils que j’ai utilisé tout au long de l’année, et qui m’ont permis d’atteindre un niveau N5/N4.

En Europe, on utilise l’échelle du CECRL pour évaluer le niveau de la langue : elle va du niveau A1 (débutant) au niveau C2 (expérimenté). Mais le JLPT (test d’aptitude officiel en japonais, même principe que le TOEIC en anglais) a un système de niveaux différent, qui va de N5 à N1. Le niveau N5 correspond donc aux niveaux A1/A2, et le N4, aux niveaux A2/B1.

C’est là que j’en suis au bout d’un an, mais j’espère pouvoir faire une suite à cet article l’année prochaine avec mes outils et méthodes pour arriver à un niveau N4/N3 !

Quant à cet article-ci, il va être divisé en deux parties.

  1. Outils pour apprendre le japonais (niveau débutant)
  2. Contenu de la première année de licence LLCE japonais

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par le cursus que je suis, je vais aussi un peu détaillé en quoi consistait cette première année d’études du japonais.

C’est parti !

Hiragana et katakana

Résultat de recherche d'images pour "hiragana katakana"
Source : http://www.alfabetos.net/japanese/alfabeto-hiragana/learn-hiragana.php

Vous n’êtes pas sans savoir que la langue japonaise utilise deux systèmes d’écritures : les kanji (des idéogrammes), et les kanas (deux syllabaires : les hiragana et les katakana). C’est ces derniers qui nous intéressent ! La première étape pour apprendre le japonais, c’est de les connaître sur le bout des doigts !

Les hiragana ont des usages divers et variés : parfois particules grammaticales, parfois mots, on les met aussi derrière des kanji pour former des mots (on parle alors d’okurigana), ou au-dessus pour indiquer leur prononciation (dans ce cas, on les appelle des furigana). Quant aux katakana, ils servent principalement à retranscrire des mots et des noms étrangers.

Ne vous laissez pas impressionner par le tableau ci-dessus; il peut paraître imposant mais l’apprentissage des kanas est de loin ce que vous aurez de plus facile à faire, et si vous avez la bonne méthode, ils s’apprennent très rapidement ! Personnellement, je vous conseille…

Minato https://minato-jf.jp/Home/

C’est un site de la Fondation du Japon qui dispense des cours de japonais niveaux A1/A2, dont deux cours pour apprendre soi-même les hiragana et les katana, et c’est 100% gratuit !

La plateforme est en anglais mais je pense que même les non-anglophones devraient réussir à s’en sortir.

J’ai trouvé leur méthode très efficace ! Vous avez six mois pour compléter la formation mais, si vous avez du temps à y consacrer, une semaine est largement suffisante.

MINATO

Les kanas sont enseignés par « rangées » : la rangée des voyelles, la rangée des syllabes qui commencent en k/g, la rangée de celles qui commencent en s/z, et ainsi de suite.

Dans un premier temps, on écoute la prononciation des syllabes, et on essaie de mémoriser leur forme en les associant à des images (parfois c’est tiré par les cheveux, mais c’est justement les plus absurdes que j’ai le mieux retenu !). Ensuite, on doit compléter une série d’exercices où il faut associer le bon caractère à la bonne syllabe, ou écouter une syllabe et cliquer sur le caractère correspondant. S’en suivent des exercices avec le même principe mais où il faut replacer le caractère dans des mots. Enfin, on termine par un quiz !

Pour ma part, en trois jours, c’était bouclé !

Pour s’entraîner à les reconnaître, j’ai bien aimé… « Hiragana et Katakana Drag’n’Drop » : un jeu flash, proposé par un site affilié aux manuels Genki, qui existe pour les hiragana et pour les katakana. Il faut associer les kanas à la syllabe qui leur correspond, et c’est chronométré ! Pratique pour se rendre compte de ses progrès.

Mais il n’est pas réaliste de se reposer uniquement sur Minato : si les kanas s’apprennent vite, ils s’oublient au moins aussi rapidement, et à côté des exercices de Minato et de tout ce que vous pouvez faire sur internet ou sur votre portable, il faut absolument que vous preniez également l’habitude de les tracer. Plusieurs fois par jour, tracez-les, reproduisez-les, essayez de vous en souvenir et de les écrire sans regarder,… faites des pages et des pages où vous essayez de reproduire les tableaux des syllabaires de tête.

Faire ça, c’est gratuit, mais si vous ressentez le besoin d’avoir un support, je vous propose…

Cahier d’écriture Assimil, « Japonais : Volume 1 : kana » http://fr.assimil.com/methodes/japonais-vol-1-kana

Il coûte 9€90, chaque page est consacrée à un caractère différent et se présente sous forme de grille où vous devez tracer l’hiragana ou le katakana dans différentes tailles, et les kanas sont classés en fonction de leur nombre de traits.

C’est un bon outil pour apprendre à tracer les traits dans le bon ordre et dans le bon sens (primordial !!!), mais je le considère pas non plus comme indispensable. Vous pouvez le faire seul-e-s, mais renseignez-vous bien sur l’ordre des traits pour ne pas prendre de mauvaises habitudes (elles se corrigent, mais quand on les prend tôt, on a du mal à s’en défaire !).

_______________

Quand vous maîtriserez ça, ça sera déjà un bon début ! Ce n’est qu’une partie de l’iceberg, mais c’est déjà comme un nouveau monde qui s’offre à vous : vous allez réussir à lire et éventuellement comprendre des petits choses par-ci par-là et c’est une sensation extrêmement satisfaisante !

Pour vous entraînez à lire, je vous propose des Google Docs avec des textes entièrement en hiragana, que j’avais trouvé sur le site de Tofugu.

Ce que je faisais aussi beaucoup, à tout début, c’était essayer de lire et comprendre des menus sur des sites officiels de restaurants ou de cafés, idéal pour travailler ses katakana parce que, souvent, ils en contiennent un paquet. Tout est bon à prendre pour s’entraîner !

Sur ce… étape suivante.

Lire la suite de « Apprendre le japonais ! Les bases — Niveau N5/N4 »

Publié dans Slice of Life

Slice of Life #31 – Un mois avant le Japon : GIVEAWAY !

On est le premier du mois, et vous savez ce que ça veut dire… je vais raconter ma vie !!!… mais avant ça… le titre de l’article ! Le giveaway !

Celles et ceux qui lisent ce blog depuis longtemps devraient s’en souvenir : il y a deux ans déjà, quand j’étais partie au Japon, j’en avais déjà organisé un. Là, j’y retourne !!! Donc c’est reparti ! et avec le même principe !

  • Vous laissez un commentaire sous cet article pour dire que vous aimeriez vous inscrire*. C’est plus simple de m’y retrouver ici que sur Twitter ou un autre réseau social, et au moins tout le monde peut y participer, mêmes celles et ceux qui n’ont pas Twitter ou qui ont un compte privé. Je me suis donc dit que j’allais profiter d’un Slice of Life pour mettre ça en place, le timing m’arrange, mais vous, vous n’avez pas à vous forcé-e-s à lire le reste de l’article si ça ne vous intéresse pas, ni à le commenter plus que nécessaire, ce n’est pas ce que je recherche.
  • *Laissez bien une adresse mail quand vous remplissez le formulaire pour laisser un commentaire ! Elle ne sera visible que par moi !.
  • Dans un mois, soit le 01/08/2018, je tire un-e gagnant-e au sort. 
  • Je contacte la personne par mail, me renseigne sur ses goûts*, et lui ramènerai un souvenir du Japon, que je lui enverrai à mon retour, fin août. Je préfère faire ça, et ramener quelque chose qui plaira vraiment à la personne tirée au sort, que de mettre en jeu une « récompense » « précise » qui ne plaira pas forcément à tout le monde. *Quand je dis goûts… vu qu’on est entre weebs sur ce blog… j’entends vos goûts en matière d’anime et de manga, mais ça peut aussi être d’autres choses qui se trouvent au Japon…

Si vous avez une question, n’hésitez pas à me la poser en commentaire ! Si tout est bon, on passe à la suite de l’article.

FIN !

La gagnante est : evie

Lire la suite de « Slice of Life #31 – Un mois avant le Japon : GIVEAWAY ! »