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Pour se consoler après la fin de l’anime : IDOLiSH7, le jeu.

Comme promis, aujourd’hui, on parle d’IDOLiSH7, et cette fois-ci, pas l’anime mais le jeu sur smartphone développé par Bandai Namco ! J’y joue depuis un peu plus d’un mois maintenant… je savais que la fin de l’anime allait laisser un vide considérable dans mon cœur et c’était la seule façon de le combler…

Avant de commencer, j’imagine que certain-e-s d’entre vous vont être tenté-e-s d’y jouer mais il faut savoir que le jeu est uniquement disponible en japonais ! Pour le télécharger, il faudra donc soit passer par un VPN (dans le cas où vous êtes sur Android) soit passer par l’App Store japonais (dans le cas où vous auriez un iPhone). Dans le premier cas, je vous recommande d’utiliser l’application TunnelBear, et dans le second cas, je vous redirige vers ce tutoriel.

Même si je sais qu’il est tentant de foncer le télécharger, on va quand même d’abord voir de quoi il s’agit !

C’est un jeu de rythme qui s’articule autour de plusieurs groupes d’idols, en particulier « IDOLiSH7 » dont on incarne la manager.

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Actuellement, il en existe trois parties. La première, qui se concentre sur les débuts d’IDOLiSH7 et leur rivalité avec TRIGGER, est celle qui a été adaptée en anime cette année. La deuxième nous fait faire connaissance avec Re:vale, et la troisième introduit le groupe ZOOL.

Je l’avoue, je l’avoue… j’avais des a priori quant à la qualité de l’histoire. La qualité des histoires des mobile games (mobages) en général. Je ne me doutais pas que certains se donnaient la peine de proposer des histoires d’une pareille qualité. Mais si vous avez vu l’anime (et j’espère que c’est le cas !), vous avez déjà eu un bon aperçu du soin apporté à l’écriture. L’histoire ne nous épargne rien des côtés sombres du milieu du divertissement : la compétition, la pression, les producteurs corrompus, la difficulté à satisfaire aussi bien les professionnels que les fans, les critiques décourageantes, les scandales,… Les obstacles sont nombreux, et les personnages ont chacun leurs rêves et leurs fardeaux, mais derrière chaque coups durs, il y a un message d’espoir, et d’amitié. C’est très beau, et on a tous des personnages dans lesquels on peut se retrouver quand ils traversent des épreuves similaires à celles qu’on a pu connaître : il y a notamment beaucoup d’histoires de familles (un des thèmes centraux d’IDOLiSH7, il est omniprésent), des personnages qui souffrent de la peur de ne pas être à la hauteur et de tirer les autres vers le bas en conséquence, le sentiment de vivre dans l’ombre de quelqu’un, avoir l’impression de vivre dans un mensonge, etc. Si je devais résumer de quoi parle IDOLiSH7, ça serait de trouver sa place, trouver son rêve, et réussir à avancer malgré son passé.

Et ce qui est remarquable, c’est la façon dont tout cela est amené, la façon dont l’histoire est structurée : rien n’est laissé au hasard, tout est lié, tout se rejoint, il y a beaucoup de foreshadowing et un tas de retournements de situation qui laissent sans voix. C’est très, très prenant !

[TRADUCTION PARTIE 1] [TRADUCTION PARTIE 2] [TRADUCTION PARTIE 3]

Et comme dans un visual novel, il y a des cinématiques, des CG (computer graphics), des side stories,… Que demander de plus ?

Avancer dans l’histoire permet de débloquer des chansons, et y jouer permet de débloquer de nouveaux chapitres !

Si vous avez l’habitude des jeux de rythme, vous n’allez pas être dépaysé-e-s, le principe est le même que partout ailleurs : il faut toucher les notes en rythme avec les musiques, et selon votre timing, vous recevez des mentions « perfect » « good » « bad » ou « missed », et selon votre score, vous avez une note qui va de « C » à « SS », et vous pouvez gagner des récompenses en fonction du score, des combos, et du nombre de fois où vous avez joué une même chanson.

Le gameplay est assez simple, parfois il faut tenir la note, d’autre fois la glisser.

 

Au début, la « scène » est un peu moche, mais au fur et à mesure que votre score augmente, elle se colore de lumières arc-en-ciel, qui laissent ensuite place à un clip (quand on n’est pas habitué-e, ça déconcentre un peu au début ! mais c’est beau !!).

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Comme d’habitude, on retrouve quatre niveaux de difficulté : easy, normal, hard et expert. Personnellement, je trouve qu’il est assez facile de faire des « full combo » (au moins dans les trois premiers niveaux de difficulté), le vrai challenge, c’est de faire des « perfect combo » (donc n’avoir QUE des notes « parfaites »). Pour vous aider, il y a une fonction « live assist » où, en échange de G (autrement dit, la monnaie du jeu), vous avez des petites aides comme « augmenter le score », « changer une note », « agrandir les cercles pour avoir des notes parfaites plus facilement », etc.

Un des atouts d’IDOLiSH7, c’est que la musique est vraiment excellente. Je vous fais ma petite sélection, loin d’être complète mais qui j’espère vous donnera un petit aperçu de ce que la francise propose en terme de musique.

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Mes premières lectures en japonais ! ; Kareshi et Kanojo Series.

J’ai acheté Gohan + Kareshi dans le même état esprit que j’ai acheté beaucoup d’autres livres : « pour quand je saurai lire le japonais »… Un futur qui me paraissait lointain… incertain… pas des plus réalistes… et pourtant ! Plus d’un an après avoir acheté ledit livre, avec quelques mois d’apprentissage de la langue japonaise maintenant derrière moi, je l’ai, sur un coup de tête, dépoussiéré et feuilleté, et je me suis aperçue que même si ma lecture n’était pas fluide, j’étais capable de lire et comprendre pas mal de trucs ! J’ai donc entrepris de le lire en entier, d’essayer d’en comprendre un maximum, et d’en profiter pour enrichir mon vocabulaire. Une lecture laborieuse mais qui en valait la peine ! je suis fière d’en être venue à bout !

KAKRESHI TO GOHANEdité par Fusion Product et sorti en octobre 2016, Gohan + Kareshi fait partie d’une série d’anthologies mettant en scène des « petits amis » autour d’un thème, comme par exemple ici le thème du « repas ». Quant à la petite amie… c’est vous !

C’est un concept dont je fais sans cesse l’éloge depuis la sortie de Makura no Danshi. Pour celles et ceux qui n’en ont aucun souvenir, c’était un anime avec des épisodes de tout juste 4 minutes, et où chaque semaine, on s’endormait aux côtés d’un nouveau personnage, personnage qui s’adressait directement à la caméra pour donner la sensation qu’il parlait en fait aux spectatrices.

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On n’est pas loin de Dora l’Exploratrice finalement.

Ici, c’est la même chose, au format papier. C’est bien plus maîtrisé, et moins gênant (!!!), que les anime qui s’y sont essayés comme, justement, Makura no Danshi, Room Mate, ou encore Sleeping with Hinako pour le public masculin.

L’anthologie rassemble une vingtaine d’artistes ayant chacun-e dessiné un chapitre de trois pages : court et efficace. Chaque chapitre propose donc un personnage et à un plat différent ; à la fin, on a le droit à une recette et à un profil du personnage. Aussi, le livre est découpé en plusieurs catégories (légumes, desserts, boissons, régime, etc.) pour un peu diversifier les scénarios.

C’est un format bien pratique si, comme moi, vous débutez dans le japonais : c’est un manga donc pas trop de texte, d’autant plus qu’il n’y a même pas vraiment de dialogue puisque c’est à chaque fois qu’un seul personnage qui parle, et comme les chapitres tiennent en quelques pages, même les chapitres les plus « complexes » ne sont pas indigestes, et on peut se fixer des objectifs simples de tant et tant de chapitres par jour. Et ce qui aide aussi beaucoup à la compréhension, c’est qu’on reste toujours plus au moins autour d’un même sujet, et on finit vraiment pas parfaire son champ lexical de la nourriture et la cuisine.

Concernant le contenu, si les mecs mignons et la nourriture alléchante sont votre truc, vous y trouverez votre compte. Les personnages se suivent et ne se ressemblent pas, il y a plein de profils différents, des jeunes hommes androgynes aux quarantenaires baraqués, et à l’exception de 4 ou 5 personnages adolescents, ils sont tous majeurs donc pas de malaise.

Et si l’idée vous plait mais que vous voulez voir autre chose que de la nourriture, rassurez-vous, il y en a pour tous les goûts, pour le meilleur comme pour le pire… Dans la même série on a aussi Majordome + Kareshi, Thé + Kareshi, Hentai + Kareshi, Professeur + Kareshi,… la liste est longue et ne fait que de s’allonger avec deux ou trois nouvelles additions tous les mois.

Convaincue par le concept, je n’étais pas contre l’idée de lire un autre volume de la série, et en parcourant les différents titres à la recherche d’un thème intéressant… je suis tombée sur… quelque chose… tout droit sorti de mes rêves… Yuri + Kanojo. Une copine !!! On peut avoir une copine !!! Dans l’univers très hétérocentré des médias japonais pour femmes, c’était pour le moins inespéré. J’ai dégainé ma carte bleue, j’étais prête, j’avais l’impression d’avoir attendu ça toute ma vie. Mais faut croire que j’étais pas la seule parce que le bouquin était en rupture de stock partout ! Je m’obstinais, j’ai cherché partout, j’ai même participé à une enchère, et c’est seulement après avoir perdue cette dernière que je me suis résignée, et que je me suis rabattue sur le tome 2 qui sortait en février.

YURI TO KANOJO

Et c’était finalement un mal pour un bien parce que le tome 2 est deux fois plus épais que son prédécesseur ! (Ce qui veut aussi dire que j’ai mis deux fois plus de temps à le lire, d’autant plus que c’était à une époque où je n’avais pas le temps que j’aurais voulu lui consacrer, mais je ne m’en plaignais pas puisque j’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais).

Si ce livre-ci ne s’articule pas autour d’un thème (autre que le « yuri »), il est divisé par « tranches d’âge ». On a donc des histoires qui se passent au collège, au lycée, à l’université, au travail, etc. Ca veut aussi dire qu’il faut attendre très exactement la page 101 pour enfin voir des adultes !!! Mais je dois dire que j’ai bien aimé le partie « lycée », parce que la dernière partie du livre est consacrée aux mêmes personnages mais devenues adultes ! Très sympa. Deux chapitres m’ont néanmoins refroidies, à savoir celui où on a une relation ambiguë avec notre petite-sœur, et celui où on a une prof à la limite du harcèlement sexuel.

Tout le reste est très plaisant à lire, j’ai passé un super moment. De nouveau une grande diversité au niveau des personnages et des scénarios. Il y a certaines filles avec qui on sort déjà, d’autres avec qui on est amies depuis toujours tandis que certaines sont de nouvelles rencontres,… on est mises dans plein de situations différentes. Et j’ai aimé que la nature de la relation soit claire (pas d’ambiguïté, de « gal pals » et d’amitié très forte), et qu’on ne soit pas sans cesse accablé par le fameux « but we’re both girls !!! » (ou du moins je n’en ai pas le souvenir, ce qui signifie que même si c’est arrivé, ça avait au moins le mérite de ne pas être récurrent).

Même si les chapitres sont courts, on a l’impression de mieux connaître les personnages que dans Gohan + Kareshi grâce aux profils détaillés, qui consistent non seulement en une description mais aussi d’un petit mot « écrit de leur main ».

Je suis curieuse de savoir auprès de quel public ça a tant marché (ce deuxième tome étant aussi en rupture de stock, et un troisième étant sur le point de sortir !), et j’aimerais aussi mieux connaitre les auteurs ou autrices derrière ces histoires mais ce genre d’artiste poste toujours très peu d’informations à leur sujet donc impossible de savoir ne serait-ce que leur sexe (vu le contenu sur lequel ils/elles travaillent d’habitude, y’a fort à parier que ce sont pour la majeure partie des femmes mais allez savoir).


Que vous aimiez les bishounen, les bishoujo, ou les deux, il y a quelque chose pour vous dans cette série ! C’est un concept que j’aimerais beaucoup voir plus répandu ! Quand c’est mal fait, c’est cocasse, et quand c’est bien fait comme ici, c’est vraiment sympa : dans tous les cas, ça fonctionne, et j’en veux plus. En tout cas, cette série là fait très bien son job, et pour ma part, j’ai déjà pré-commandé le nouveau Yuri+Kanojo, et je n’exclus pas la possibilité d’acheter un autre ~+Kareshi si un thème m’intéresse assez !

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Le grand retour des « titres que j’écoute en boucle ».

Aujourd’hui, je dépoussière un peu le blog pour vous parler de musique ! et tout simplement vous partager mes derniers coups de cœur, comme je le faisais à la lointaine époque où j’écrivais des articles « playlists »…

On perd pas de temps, on commence tout de suite avec mon obsession de ces derniers mois: la rappeuse coréenne Cheetah ! Je vous en parlais déjà en janvier, et depuis, elle a sorti son premier album, la pépite « 28 IDENTITY » ! Un album, ma foi, fort généreux puisqu’il contient quand même 18 chansons ! et elles sont signées « Cheetah », mais aussi « Kim Eun Young », soit son vrai nom. Et en effet, dans cet album, elle se livre à travers des paroles parfois très personnelles; j’y retrouve l’authenticité qui m’avait tant plu chez elle ! Si aujourd’hui, je partage le clip pour l’excellente « Bumpkins » qui est sorti il y a de cela quelques jours, j’ai aussi très envie de vous recommander « Stagger » que j’ai écouté presque non-stop pendant un mois.

Coup de coeur inattendu: Ikkyu-san de Wednesday Campanella ! Inattendu parce que je connaissais déjà le trio depuis un moment, mais je n’avais jamais accroché à leur musique, jusqu’à ce que… un de leurs clips déjà vieux d’un an se glisse dans mes recommandations Youtube. Alors, rien à faire, je n’accroche toujours pas à leurs autres titres, et ce n’est pas faute d’avoir donné leur chance aux autres singles de leur dernier album « SUPERMAN », mais en attendant, Ikkyu-san, qui mélange pop et hip-hop, est l’exception qui confirme la règle.

Gucci gucci gucci ! J’ai toujours bien aimé Jessi. Ca a été le coup de foudre dès lors que j’ai entendu sa voix dans « Who’s your mama? » de J.Y. Park. Je la suivais de loin, et c’est justement parce que j’avais envie d’en voir plus que j’ai commencé Unpretty Rapstar. L’émission a ravivé la flamme de ma passion pour Jessi, et depuis décembre dernier, j’écoute les cinq chansons de son EP « UN2VERSE »en boucle ! Super catchy, avec des punchlines de tueuse: c’est une « bad bitch », et elle ne fait pas semblant !! On retrouve bien son franc-parler et sa confiance en elle dans chacune des pistes.

La sortie du premier album d’Hayley Kiyoko approche à grands pas (J-13 au moment où j’écris cet article !), et je le dis et je le redis, mais au vu des singles sortis jusque là, il s’annonce plus que prometteur. Je vous l’avais déjà dit quand j’avais parlé de mon coup de cœur pour Sleepover dans un précédent article, mais, même si je n’ai jamais rien eu contre la musique d’Hayley Kiyoko, je ne m’en serais jamais dit « fan ». Là, après Sleepover, Feelings, et maintenant Curious et Let It Be, je suis totalement et complètement vendue ! Son style a bien mûri depuis Citrine, sûrement parce qu’elle s’est affirmée entre temps. En attendant l’album, je vous laisse sur Curious (jamais une chorégraphie ne m’avait autant donné envie de me mettre à la danse ! elle rend ça vraiment fun !!).

Un par un, les membres du groupe BIGBANG, s’en vont pour leur service militaire obligatoire. Le 13 mars, les « rois de la k-pop » ont sorti une dernière chanson avant leur hiatus, pour remercier et saluer les fans, avec la promesse de revenir au plus vite. C’est un plaisir de retrouver Bigbang, même si c’est pour aussitôt se quitter. Une très belle chanson, touchante, et un peu joyeuse, mais avec un goût doux-amer. Après, je vous avoue que je m’attendais à être un peu plus émue que ça, mais même sans service militaire, le groupe (ou, plus précisément, le vrai coupable, la YG) nous a déjà habitué aux longues pauses, donc… je ne sais pas si je ressentirais la différence. De plus, le groupe laisse un excellent album derrière lui pour nous faire patienter.

Si vous vous êtes déjà intéressés à Lana Del Rey au-delà de Video Games, vous savez qu’à côté de ses six albums, elle a aussi un nombre hallucinants de chansons qui ne sont jamais sorties du studio, et… peu importe de quand elles datent, elles leak systématiquement. Il y en a un paquet, que je découvre et redécouvre constamment, et ces derniers temps, je ne jure plus que par Fine China. Enregistrée pour Ultraviolence, la chanson n’aura pas su trouver sa place sur l’album, et même si une partie de moi le comprend, le style étant trop différent du reste, l’autre se dit que c’est quand même dommage parce que qu’est-ce qu’elle est belle !

J’avais un peu délaissé frederic, groupe que j’avais découvert avec oddloop (que j’avais d’ailleurs partagé dans une autre playlist, « les anciens savent » comme on dit!). Je me suis re-penchée dessus après avoir appris un peu tard qu’ils avaient fait le générique de l’anime Koi to Uso ?! Anime que je n’ai pas regardé, mais peut-être que ce petit détail aurait pu m’y pousser si je l’avais su plus tôt. Bref, j’étais curieuse de voir ce qu’ils avaient fait depuis le temps, et… voilà où j’en suis aujourd’hui, à écouter ONLYWONDER encore, encore et encore. Le single date de 2016, et accompagnait la sortie de l’EP du même nom, mais l’année dernière, ils en ont encore sorti un autre, « TOGENKYO » ! Verdict: j’aime toujours autant.

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Uta no☆Prince-sama♪ Shining Live: tout savoir avant sa sortie en anglais !

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La sortie en anglais du mobile game UtaPri Shining Live approche à grands pas ! J’en avais téléchargé la version japonaise peu de temps après sa sortie en août… je n’y joue déjà plus, la faute à beaucoup de choses, à commencer par Animal Crossing Pocket Camp, mais je n’en avais jamais trop parlé et je me suis dit que… pour l’occasion… pourquoi ne pas écrire dessus ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je me permets de raconter un peu ma vie. C’est un blog après tout. Je n’ai jamais eu beaucoup d’intérêt pour la franchise UtaPri, et ce n’est pas faute de lui avoir donné une chance par le passé. Pas mon truc. Jamais eu le déclic. Si j’en suis venue à, malgré tout, tester le mobage, c’est 1) parce que c’est un jeu de rythme, et j’aime bien ça, mais surtout 2) je me suis fait voler mon portable dans les transports en commun ! haha !!! et avec lui s’est envolé ce que j’avais de plus précieux… mon compte sur Love Live! School Idol Festival. J’étais très avancée dans le jeu, et j’étais trop dégoûtée et démotivée pour repartir de 0, alors j’ai fait mon deuil et je lui ai trouvé un substitut: un autre jeu de rythme et d’idols par le même développeur: KLab.

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Et forcément, comme c’est le même développeur, le gameplay est assez similaire: si vous avez déjà joué à Love Live!, vous ne serez pas dépaysés, la partie rythm game est quasiment similaire à deux/trois détails près. J’étais donc plutôt satisfaite de ce côté-là, et l’avantage était que je n’avais pas grand chose à apprendre à maîtriser. Une chose qui change par rapport à Love Live: les personnages n’apparaissent pas en plein milieu de l’écran pendant la partie, donc la seule chose qui est vraiment susceptible de déconcentrer, c’est les rares chansons qui sont accompagnées d’un clip en arrière-plan.

Bref, le gameplay est simple, la musique est bonne, jusque là tout va bien.

Mais, tout l’intérêt de ce genre de jeu ne se limite pas à l’aspect « rythm game »: il réside aussi dans les cartes !, le GACHA !

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Pour 11 cartes, il faut avoir 300 prisms. C’est un nombre impressionnant mais j’ai été surprise par à quel point ils sont faciles à obtenir. On les accumule très vite, surtout au début où atteindre les objectifs des plus basiques rapporte un bon nombre de « prisms », et même passé ce stade, il y a régulièrement des « login bonus » spéciaux où on peut en recevoir beaucoup d’un coup. Résultat: dès le premier mois, j’ai pu tirer un bon nombre de fois et avoir un nombre conséquent d’UR et SR (=cartes ultra rares et super rares, pour les non-initiés). Ce n’était pas le parcours du combattant pour obtenir des cartes ultra rares comme ça avait pu l’être dans d’autres jeux du même style, comme par exemple (j’y reviens toujours) Love Live où ça m’avait pris UN AN avant d’en tirer une.

Sauf que… pour ma part… je ne tire pas beaucoup de plaisir de ces tirages pour la simple et bonne raison que je n’accroche pas aux personnages, et je ne trouve même pas les cartes spécialement jolies. Peut-être suis-je trop difficile; je vais vous montrer quelques cartes que j’ai en ma possession et vous me direz.

 

A la limite, la première… passe encore, mais globalement je suis déçue; cela dit, je pense que ça vient en grande partie du fait que, comme mentionné plus haut, les personnages me laissent indifférente, et il y en a aucun que je considère comme mon « préféré ». L’air de rien, c’est important dans ces jeux, parce que sans « best boy », rien ne motive vraiment à gagner et économiser des prisms et à tenter sa chance au gacha pour collectionner toutes les plus belles cartes de son « chouchou ».

Donc je fais des tirages, parce qu’il me faut bien des cartes, et en avoir des rares est la seule façon d’obtenir de bons scores lors des « lives », mais je ne ressens jamais aucune excitation en tirant, il n’y a aucune carte que je convoite, jamais de moment de joie quand les 11 cartes s’alignent…

Mais ça, c’est une affaire de goût, et si vous aimez déjà UtaPri et ses personnages, ou tout simplement que l’apparence des idols et des cartes vous plait, votre expérience sera différente de la mienne. Je ne connaissais rien à Love Live non plus quand j’ai commencé à y jouer, et j’ai juste eu le coup de coeur pour Nozomi; c’est une petite étincelle pour un personnage que je n’ai pas eu ici mais que vous, vous aurez peut-être.

Si néanmoins je devais choisir un personnage que, à mes yeux, se démarque des autres… ça serait probablement… Hijirikawa Masato. J’aime bien sa coupe. Donc c’est lui que j’ai choisi pour être sur mon écran d’accueil.

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Vous pouvez changer ce personnage à tout moment, et faire plein de choses chouettes avec lui ! C’est à ce moment-là que je regrette un peu de ne pas avoir de personnages favori, parce qu’il y a quelques fonctionnalités vraiment funs quand on peut les utiliser avec un personnage qu’on apprécie.

 

On peut le toucher pour qu’il nous parle, ce qui sert aussi à faire augmenter sa jauge d’affection. Si vous voulez un cadre un peu plus intime, vous pouvez même être en mode portrait, pour un vrai tête-à-tête. En fonction des cartes que vous avez, vous pouvez débloquer des costumes pour votre personnage et par conséquent l’habiller et le déshabiller à votre guise sur l’écran d’accueil.

Un truc que j’adore: il y a aussi un mode « appareil photo » !!!

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Souvenir de ma petite promenade à Strasbourg en compagnie de Cecil.

J’aurais adoré pouvoir faire ça avec Nozomi. Oui, je reparle de Love Live, car non, je ne suis pas encore tout à fait remise.

Bien sûr, à chaque fois que votre niveau augmente, vous pouvez débloquer des chapitres de l’histoire principale. La lire permet de débloquer les chansons que vous pouvez ensuite jouer en live.

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Pour les side stories des personnages, elles sont accessibles grâce aux cartes. Vous avez un « memorial board » rassemblant vos différentes cartes, et à partir de là, vous avez un système similaire à « l’idol road » d’Ensemble Stars (pour ceux qui connaissent) qui consiste en une sorte de « parcours » avec différents éléments à débloquer grâce aux items gagnés à la fin des lives. Par ce biais, vous pouvez donc non seulement débloquer des side stories mais aussi des costumes, des répliques, et bien sûr, augmenter les stats de la dite carte pour améliorer ses performances lors des lives.

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Et ce qui peut être un peu déstabilisant pour les habitués de Love Live, tels que moi, c’est qu’ici, avoir deux fois la même carte n’est d’aucune utilité: on ne peut « l’idolizée » et de ce fait en changer son apparence. Par contre, pour augmenter le niveau d’une carte, c’est un peu le même principe: il y a des « lessons » où vous pouvez utiliser vos cartes « rares » (celles qui valent le moins) pour augmenter le niveau d’autres cartes, mais, comme vu à l’instant, avoir une bonne carte, avec de bonnes stats, passe aussi par le memorial board.

Et sur ce, je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus. J’espère que cet article était plus sur UtaPri que sur Love Live. Si vous attendiez la version anglaise, maintenant, vous savez à quoi vous attendre ! Je pense qu’il saura satisfaire les fans de la franchise; après, dans le genre, on peut trouver de meilleures applications mais… en japonais. UtaPri aura l’avantage d’être un des seuls disponibles en anglais, et je ne doute pas que ça lui permettra de trouver son public.

Même si je ne joue plus beaucoup, vous pouvez toujours m’ajouter, mon ID est le suivant: 886127760.

Pour bien commencer, vous pouvez suivre le twitter officiel, ils marchandent des prisms en échange de followers, donc plus nombreux vous serez à les suivre, plus vous avez de chance d’avoir un beau bonus pour démarrer. Et je crois savoir qu’ils font la même chose sur Facebook, si jamais vous êtes plus actifs là-dessus. Amusez-vous bien !

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Tout ce qui a marqué ma fin d’année !

J’aime bien garder une trace de tout ce que je lis, tout ce que j’écoute et tout ce que je regarde, donc je vous propose aujourd’hui de passer rapidement en revue ce qui a marqué la «««fin de mon année»»».

Les guillemets sont de rigueur car j’ai lu Ganbare! Nakamura-kun!! cet été ! Ca remonte, l’air de rien ! Je ne suis pas très BL, mais j’ai complètement craqué pour l’histoire de cet amoureux transi; le style rétro est tout à fait à mon goût, ça tient en un tome, c’est drôle, et super mignon. (Il va sortir en anglais chez Seven Seas cette année ! à ne pas rater !)

Ca remonte à encore plus loin mais j’ai aussi lu La fille aux sept noms, un roman autobiographique par Hyeonseo Lee, une réfugiée nord-coréenne. Impossible de ressortir indifférent de cette lecture où l’autrice nous raconte tout, de son enfance dans la dictature, sa fuite, celle de sa famille, et l’accueil reçu en Corée du Sud. Cette femme a un courage sans borne, et les témoignages comme le sien sont rares et précieux; c’est important de se rendre compte de la réalité à laquelle font face les nord-coréens en ce moment-même. (A lire également: Je voulais juste vivre, de Yeonmi Park; j’en avais parlé il y a un peu moins d’un an sur ce blog.)

Plus récemment, j’ai regardé un film que je voulais voir depuis longtemps: The Love Witch ! En une phrase: c’est une sorcière qui utilise sa magie pour séduire les hommes et les rendre fous amoureux d’elles, tellement qu’ils en meurent. Le film se casse complètement la gueule dans sa dernière demi-heure, et je n’adhère pas forcément au message féministe qu’il veut faire passer, mais l’esthétique est à tomber. Presque autant que l’actrice dans le rôle principal. Le film est sorti en 2016 mais recréé parfaitement l’esthétique des productions des années 60: si c’est votre truc, foncez. (La bande-annonce pour vous donner une idée.)

Immense coup de cœur pour un des derniers singles de la chanteuse coréen IU. Last night story est un titre de son dernier EP, « A Flower Bookmark 2 » où elle réinterprète de classiques des années 60 à 2000, comme ici par exemple la chanson de SoBangCha sorti en 1988. (J’avais déjà parlé d’IU dans un autre article pour partager « Palette » où elle chantait accompagnée de G-Dragon, un autre énorme coup de cœur !)

Pendant que je révisais pour mes partiels, les rares pauses que je m’accordais étaient consacrées à What does the fox say ?, un manhwa que je voulais lire longtemps, sans même savoir de quoi ça parlait !, j’en avais juste vu des extraits, très explicites, mais très… alléchants. Ca commence avec Seongji qui rejoint une boîte et tombe très vite sous le charme de sa manager, Sumin; et tout pourrait bien se passer si Sumin n’avait pas un passé chargé et une ex avec qui elle a encore une relation très ambiguë. J’ai été surprise par le ton « mature » de l’histoire, on est loin d’une romance rose bonbon, on a plutôt affaire à des relations toxiques, de la tromperie,… et beaucoup de sexe. Une lecture assez plaisante, et qui change de ce qui se fait d’habitude. (Le prologue et les trois premiers chapitres sont gratuits sur Lezhin !)

J’ai aussi eu l’occasion d’aller voir Coco au cinéma, et je ne suis sûrement pas la première à vous le dire, mais c’était trop bien ! J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, et j’ai dû vite les sécher avant que les lumières ne se rallument, mais c’était trop bien ! Après quelques films décevants, j’ai l’impression de retrouver le Pixar que je connais. (Une bande-annonce au cas où vous n’en aurez pas encore vu !)

A mon grand regret, j’ai aussi vu The Neon Demon. C’est sur le milieu d’une mannequinat, et on y suit une jeune fille qui est maladivement jalousée par ses collègues. Je n’avais jamais vu un film aussi… prétentieux. Et aussi vide. Les « symboles » ne veulent rien dire, les dialogues sont embarrassants tant ils manquent de naturel, et les scènes se voulant choquantes sont tellement dans l’excès que ça en devient ridicule. Le réalisateur adooore ce qu’il fait, et passe le film a faire de longs plans interminables mais « esthétiques ». Rien ne va. Le mal est fait, ce film existe, maintenant je ne peux qu’espérer que ce mec s’abstienne d’écrire des personnages féminins (et surtout des lesbiennes) à l’avenir. (Si malgré tout vous voulez voir la bande-annonce…)

Enfin, ce mois de décembre, j’ai dévoré la première saison d’Unpretty Rapstar, où différentes rappeuses s’affrontent pour gagner une place sur l’album de l’émission. Après en avoir vu quelques extraits, je me suis finalement lancée pour y voir Jessi, une chanteuse que j’adore depuis que je l’ai entendu briller sur une chanson de J.Y. Park. J’ai tout de suite adoré le concept, les participantes, le DRAMA, et surtout, Cheetah ! Depuis, j’écoute sa chanson pour la demi-finale en boucle: Coma 07′, inspiré d’un accident qui l’avait laissée entre la vie et la mort quand elle était encore adolescente. (J’avais les larmes aux yeux quand elle l’a chanté en live !)

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Mon avis sur Animal Crossing Pocket Camp, vite fait bien fait.

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Je renais de mes cendres pour vous parler… d’Animal Crossing. Jadis, quand j’avais encore le temps d’écrire sur ~l’actualité~, je vous avais dit que Nintendo avait pour projet de sortir Animal Crossing sur mobile, et à peu près un an plus tard, nous voilà tous sans exception avec Animal Crossing « Pocket Camp » sur notre téléphone.

Et quand je dis « tous sans exception », je ne pense pas exagérer, tant et si bien que je ne pense pas avoir vraiment besoin de présenter le jeu et ses différentes fonctionnalités, vous êtes probablement déjà bien au-delà du niveau 20 et je n’ai plus rien à vous apprendre… Présentons-le quand même en quelques lignes pour les sceptiques qui hésitent encore à l’installer, ou pour les rares qui n’ont jamais joué à Animal Crossing, n’ont pas l’intention de le faire, mais qui lisent quand même cet article pour x raison.

 

Si dans New Leaf, le précédent opus de la franchise sur 3DS, on était maire d’un village, ici, on est responsable d’un camping ! C’est important de savoir se renouveler.

On cède donc notre maison pour un camping-car, avec lequel on peut se déplacer à différentes locations. On y trouve des campeurs, que des visages familiers, qui bougent toutes les trois heures, et pendant ce laps de temps, votre mission si vous l’acceptez est d’accéder à trois de leurs « requêtes ». Il s’agit de leur ramener des fruits, des poissons, des coquillages, des insectes,… En faisant ça, on augmente notre « niveau d’amitié » avec eux,et on reçoit des petites récompenses diverses et variées. Si on veut vraiment les garder près de nous, il faut faire construire tous leurs meubles préférer pour les convaincre de s’installer de façon permanente dans notre camping.

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On peut aussi se rendre à la place du marché (où il y a aussi un système de rotation entre les commerçants), à la carrière Cascayas (pour obtenir certains matériaux), ou à OK Motors (pour customiser votre camping car!!).

Dans les grandes lignes, c’est ça.

Et je ne vais pas vous mentir, ce jeu et moi, on a eu des débuts difficiles. Des chaussures hideuses que j’ai mis un temps fou à changer, des problèmes de connexion incessants, mais surtout, un concept qui ne m’emballait pas. Pourtant, j’adore Animal Crossing, depuis toujours!, et j’y ai joué sur toutes les consoles, et j’attendais cette version mobile avec impatience, mais une fois que je me suis retrouvée devant… je n’ai pas pris tant de plaisir que ça à y jouer. Mais cette histoire a une fin heureuse, je vous rassure. Parce qu’en effet, c’est très… répétitif, mais ça devient très vite addictif et au bout de quelques jours, j’y ai pris goût. Stefaon et Bibi ont aidé.

Ce que je trouve plutôt cool:

  • C’est gratuit. Et c’est sur mobile. Alors évidemment, ça ne remplace pas un Animal Crossing sur console, et de toute façon, je ne pense pas que ça soit le but (et c’est pour cette raison que je pense qu’il est futile de le juger selon les mêmes standards qu’un Animal Crossing sur console). Mais il est plus accessible, il y a déjà une très grande communauté autour, et pour ceux qui n’y avaient pas joué depuis Wild Word, ça fait plaisir de retrouver l’univers par ce biais-là.
  • Bien sûr, il y a des microtransactions, et je redoutais qu’on ait du mal à avancer dans le jeu sans sortir sa carte bancaire, mais, n’en déplaise à Tom Nook, c’est pas le cas du tout ! Parce que, pour la petite info, en plus des « clochettes », Pocket Camp a une autre monnaie, les « tickets verts », qu’on peut gagner mais aussi acheter, et, à ma grande surprise, on les accumule assez rapidement et on n’a jamais vraiment la nécessité d’en acheter pour faire quoi que ce soit dans le jeu (d’autant plus que la quasi totalité des trucs qui requièrent ces tickets peuvent aussi être obtenus avec un peu de PATIENCE).
  • Le filet de pêche et le miel pour attirer les insectes: bonne idée ! Je m’en sers jamais, certes, mais c’est quelque chose que j’espère revoir dans un futur Animal Crossing sur console.
  • C’est trop mignon.

Ce qui est quand même un peu dommage, à mon humble avis:

  • On ne peut pas jouer avec ses amis ! Un comble, je trouve. Alors oui, on peut visiter le camping des autres et donner des misérables « coolos » mais ça s’arrête là. On n’est pas ensemble, au même endroit, comme c’était le cas sur DS. On ne peut pas interagir avec ses campeurs non plus. C’est un peu frustrant et je vais espérer une mise à jour qui remédiera à ça dans le futur.
  • On ne peut pas nommer son camping, et à quoi sert Animal Crossing si je ne peux pas passer six longues heures à me décider sur le nom que je donne à mon camping et passer les six prochaines années à le regretter au point de parfois carrément recommencer ma partie juste pour pouvoir le renommer.
  • Je regrette aussi de ne pas voir plus de nouveaux personnages. Tout ce qu’on a, c’est le trio d’OK Motors. Mais pas l’ombre de nouveaux villageois. Pocket Camp aura au moins le mérite de faire ressusciter Grignote, villageois qui date du tout premier opus Animal Forest e+.
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En cherchant cette image, j’ai découvert qu’OK Motors était une agence de location de voitures en République Dominicaine. The more you know.
  • Quitte à garder une majorité de personnages déjà existants, j’ai trouvé étrange de ne pas revoir Joe ! Si vous avez joué à Animal Crossing New Leaf, et que vous avez fait la mise à jour « Welcome amiibo », qui consistait, justement, en un CAMPING (officiellement une « caravanerie ») vous connaissez le chien hippie, Joe, son gérant. Il avait tout pour faire partie de ce jeu, mais soit.

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  • Et d’ailleurs ! Autre grand regret ! On ne peut pas visiter les tentes des villageois ! Alors qu’un truc assez chouette dans Animal Crossing, c’était de voir comment chaque personnage décorait son intérieur. Ici, que dalle. Alors que dans Welcome amiibo (encore lui!), on POUVAIT. Mais bon, là encore, rien ne dit qu’une mise à jour ne le permettra pas dans le futur… on peut espérer !

Et avec ça, même en cherchant bien, je pense que je n’ai rien de plus à dire.  Ce que vous pouvez maintenant faire, c’est m’ajouter dans vos amis ! (Promis, je vous prêterai main-forte pour la carrière.)

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Si vous voulez copier/coller: 9192-8475-499
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Ikebukuro Otome Map: les bonnes adresses pour faire son shopping !

Presque deux semaines plus tôt, Anime Expo touchait à sa fin. J’en lisais un compte-rendu sur le blog d’Hayurika, et là… la carte « otome » sur le stand de Kotobukiya a tout de suite attirée mon attention !!! J’ai adoré l’idée, et j’étais sûre de savoir en faire bon usage lors de mon prochain voyage, alors j’ai démarré des recherches intensives.

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Il se trouve que cette « Otome Map » est le fruit d’une collaboration entre l’office du tourisme de Toshima, et le magasin Animate; sa première version a été distribuée à l’Animate Girls Festival. Et pour la petite info, la carte a été illustrée par Kazuaki, l’illustratrice des jeux Starry☆Sky !

La version pdf. du dépliant est disponible sur le site de Toshima dans plusieurs langues dont l’anglais !

Je vous conseille d’aller consulter la carte directement là-bas pour l’avoir en haute définition, plus grande et plus lisible !

Comme elle se suffit à elle-même, je n’ai rien à ajouter si ce n’est mes recommandations personnelles.

Si Toshima a décidé de mettre en avant les commerces « otome » d’Ikebukuro, ce n’est pas un hasard ! Ils sont nombreux, et font du quartier le « Akihabara des filles ». Si Akihabara est connu pour être le repère des otaku, Ikebukuro est considéré comme celui des fujoshi, et le coin qu’on appelle « Otome Road » rassemble les enseignes spécialisées dans les divertissements pour jeunes filles amatrices d’anime, BL, otome games, etc.

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Animate 

Son emblème n’est autre que son fameux Animate, haut de huit étages !

Vraie référence, la chaîne est présente un peu partout à travers le Japon, mais le magasin d’Ikebukuro est l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand. On ne sait plus où donner de la tête entre un étage entièrement consacré aux CD/DVD, un autre réservé aux manga, sans oublier celui pour les produits dérivés ! Quant aux deux derniers, ils accueillent généralement des expositions.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 1 Chome−20−7

 Mandarake, Lashinbang, K-Books

L’Animate, c’est bien beau, mais au bout d’un moment, notre porte-monnaie préfère nous voir privilégier les occasions. Mais ça tombe bien, parce que les magasins d’occas’ ont plein d’avantages, et pas seulement pour le budget ! Déjà, il faut savoir que les occasions sont souvent comme neuves, et que souvent, ces endroits sont le seul moyen de dénicher des petits trésors: des produits rares, des goodies plus très récents, des objets qu’on ne peut normalement qu’acquérir par le biais de loterie,…

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Mandarake est sûrement le plus connu.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3−15−2 ライオンズマンション池袋

Egalement une chaîne qu’on peut trouver un peu partout. Celui de Nakano Broadway est assez connu !

⇒ 〒164-0001 Tokyo, Nakano, 5 Chome−52−15

Nakano Broadway qui est d’ailleurs un autre coin sympa où faire des achats pour pas cher.

Mais si vous ne pouvez pas vous rendre au Japon dans l’immédiat, pas d’inquiétude, ils ont un excellent site internet qui livre à l’étranger. Testé et approuvé par mes soins !

lashinbang

Vous pouvez aussi faire de très bonnes affaires chez Lashinbang. Ils ont beaucoup de figurines, toutes en très bon état !

⇒ 〒170-0013 東京都豊島区 東池袋1-15-13 東洋ビル B1F・2F

Image associéeEt bien sûr, K-Books, un autre incontournable que vous trouverez à tous les coins de rue. Rien que dans Ikebukuro, il y en a… une petite dizaine!, et ils ont tous une « spécialité » différente. « K-BOOKS Anime » propose évidemment des produits dérivés d’anime, mais on a aussi « K-BOOKS Voice » qui est la référence en matière de seiyuu, ou « K-BOOKS Live » dont le domaine n’est autre que les idols en 2D, ou encore « K-BOOKS Fanbook » qui consiste en deux étages de doujinshi. Vous êtes sûrs de trouver votre bonheur quelque part !

Anime-Kan et Live-Kan ⇒ Koken Plaza Bldg.1F・2F, 3-2-4 Higashi-ikebukuro, Toshima-ku, Tokyo

Comic & Soft-Kan ⇒ Kure-ru Higashi Ikebukuro1F 3-15-14, Higashi Ikebukuro , Toshima-ku, Tokyo (Artbooks, manga, magazines, BL, CD, etc.)

Entre autres !

Toranoana

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Si K-Books n’a pas étanché votre soif de doujinshi, Toranoana propose une large sélection de doujinshi pour public féminin, notamment du BL !

⇒ 〒170-0013 Tokyo, 豊島区Higashiikebukuro, 1−1−2 高村ビル

Stellaworth

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Un incontournable pour tous fan d’otome game qui se respecte ! Et pourtant… je n’ai découvert son existence que très récemment et je n’y ai encore jamais mis les pieds ! Mais j’y tâcherai lors de mon prochain passage à Ikebukuro…

Imaginez l’Animate, mais qu’avec des otome games, otome CDs, et produits dérivés de ces derniers.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, 東池袋1丁目23−9 近代ビル10号館3F

Résultat de recherche d'images pour "parco p'parco" Evangelion Store, Rejet shop

Autre endroit où je vais absolument devoir me rendre: le P’PARCO. Je l’avais déjà cherché une fois, sans succès. Attention à ne pas le confondre avec le PARCO, son grand-frère, immense centre commercial.

Le P’PARCO, lui, abrite un nombre moins conséquent de boutiques, mais pas des moindres !

Au deuxième étage, l’Evangelion Store, précédemment localisé à Harajuku.

Un étage au-dessus, la boutique officielle du label Rejet, proposant tous leurs jeux, CDs et produits dérivés de leurs licences (Diabolik Lovers, Dance With Devils, Black Wolves Saga,…).

⇒ 〒170-0013 Tokyo, 豊島区Higashiikebukuro, 1−50−35 池袋P’PARCO

ACOS

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Si vous êtes des adaptes du cosplay, vous ne pouvez pas vous permettre de passer à côté d’ACOS, une chaîne spécialisée dans le domaine où vous trouverez des costumes mais aussi tout le matériel et tous les accessoires dont vous pourriez avoir besoin pour confectionner votre tenue.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, 豊島区Higashiikebukuro, 3−2−1 アニメイトサンシャイン

Résultat de recherche d'images pour "sunshine city" NAMJA TOWN, J-WORLD, Pokemon Center

Et puisque déjà on parle d’Ikebukuro, autant parler du Sunshine City, auquel je ne porte personnellement pas grand intérêt mais que la carte a raison de mentionner parce qu’il y a de quoi y faire.

Déjà, Namja Town, sorte de petit parc d’attraction et un café. Intéressant parce qu’il collabore souvent avec les anime populaire du moment; Yuri!!! on Ice pour citer un exemple récent.

J-World suit le même principe, sauf qu’il est entièrement consacré aux séries du Jump.

Ce sont deux endroits où vous trouverez des goodies exclusifs des anime concernés.

Pour ce qui est du Pokemon Center, il se passe d’explication, ce n’est ni plus ni moins que la boutique officielle de la franchise, et le paradis des collectionneurs de peluches.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3丁目1番

Une autre expérience à côté de laquelle il serait dommage de passer, ce sont les cafés à thèmes ! Liste loin d’être exhaustive à suivre…

animate cafe

 Animate Cafe

Aussi omniprésent que le magasin. Ils sont aussi éparpillés partout dans Tokyo, et plus largement, dans le Japon, et peut donc se permettre plusieurs collaborations à la fois. Il se présente aussi sous forme de petite camionnette à l’entrée de l’imposant Animate.

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3 Chome−2−1 アニメイトサンシャイン

 

Résultat de recherche d'images pour "swallowtail butler cafe" Swallowtail Butler Café

Le fameux. Aucun rapport avec les anime mais très connu pour son concept.

C’est un maid café, mais pour les femmes, donc avec des majordomes qui vous traite comme une princesse.

Malaise assuré, mais expérience à tenter !

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3 Chome−12−12 正和ビル

池袋男子BL学園 OFFICIAL WEB SITE

 Danshi BL Gakuen

Si vous préférez la version boys love, ça peut aussi se faire !

⇒ 〒170-0013 Tokyo, Toshima, Higashiikebukuro, 3 Chome−9−13 岩下ビル

Et si vous n’êtes pas contre un petit tour à Akihabara…

 Eorzea Café, Otomate Café

 

Le Pasela est un établissement qui accueille des cafés et karaokés, dont le café officiel de la franchise Final Fantasy, et celui du développeur Otomate.

⇒ 〒101-0025 Tokyo, Chiyoda, Kanda Sakumacho, 2 Chome−10

AnimePlaza Produced by ADORES

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Toujours à Akihabara, Anime Plaza fait aussi des collaborations avec des anime à l’année. Pas forcément avec des séries pour public féminin, mais ils ont déjà fait Free!, Yuri!!! on Ice, en ce moment Saiyuki,…

⇒ 〒101-0021 Tokyo, Chiyoda, Sotokanda, 1 Chome−13−1

COLLABO CAFE HONPO

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Pareil. Collaborations à l’année. Situé à Akihabara. Ont déjà fait Osomatsu-san, Daiya no Ace, Starmyu,…

⇒ 〒101-0021 Tokyo, 千代田区外神田4丁目3−10 シャトンビル

A mon grand regret, je n’ai jamais eu l’occasion de n’en faire ne serait-ce qu’un seul ! C’est sur ma liste de choses à faire mais à chaque fois que je suis au Japon, les cafés collaborent avec des séries qui ne m’intéressent pas… J’espère avoir plus de chance la prochaine fois !

Gardez à l’esprit qu’il vous faudra quasiment toujours une réservation, et que les cafés éphémères proposeront toujours des menus de moins bonne qualité que les cafés permanents.

Mais revenons-en au shopping. Ikebukuro est peut-être the place to be, avec l’avantage de rassembler la majorité des bonnes adresses au même endroit… parfois, pour trouver ce qu’on cherche, il faut quand même aller voir ailleurs !

Résultat de recherche d'images pour "Shinjuku Marui Annex" Animega, Otomate Store

Une autre boutique d’occas’ que j’affectionne est Animega. Et on peut en trouver un dans l’enceinte du Shinjuku Marui annex.

Au même endroit, se trouve l’un des deux seuls Otomate Store du Japon (l’autre se trouvant à Osaka). Il faudra aussi que j’y fasse un tour maintenant que j’ai joué à plusieurs de leurs jeux ! Si vous aussi vous aimez Amnesia, Code: Realize, Hakuouki,… vous devriez y jeter un coup d’œil !

⇒ 〒160-0022 Tōkyō-to, Shinjuku-ku, Shinjuku, 3 Chome−1−26

AmiAmi

HOME

Autre grosse référence, pour nous, les fans à l’étranger qui importons figurines et autre goodies en tous genres. C’était, pendant longtemps, juste un site internet, mais leur première boutique physique a ouvert l’année dernière, et la deuxième a été inaugurée pas plus tard qu’aujourd’hui ! Ce dernier est dans l’immeuble Radio Kaikan, abritant plein d’autres magasins d’anime.

Bon endroit pour acheter des figurines, avec les mêmes réductions que sur le site, et sans taxes !

Et en attendant de vous y rendre, le site est toujours aussi efficace !

⇒ 1-11-5 Soto Kanda, Chiyoda-ku, Tokyo 101-0021

⇒ 1-15-16 Soto Kanda, Chiyoda-ku, Tokyo 101-0021

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 Kotobukiya

Le Kotobukiya d’Akihabara mérite aussi qu’on y fasse un arrêt. J’y ai déjà déniché des produits que je n’arrivais pas à trouver ailleurs; ils ont une assez large sélection de goodies Kyoto Animation, toute une boutique Yotsuba&!/Danbo, des produits dérivés de jeux vidéos comme Danganronpa, Dragon Quest, Final Fantasy, une partie Tales of,…, Et un étage déjà plus axés « otome », avec UtaPri, Kuroko no Basket, Sailor Moon,… Il est très grand, il y en a pour tous les goûts !

⇒ 〒101-0021 Tokyo, Chiyoda, Sotokanda, 1 Chome−8−8

Et enfin, si vous avez un JR Pass pour vous aventurer hors de Tokyo et que vous aimez vraiment beaucoup, beaucoup, Kyoto Animation… Passage obligatoire à Uji.

KyoAni & Do Shop

KyoaniDoShop!

Boutique officielle qui s’est tout récemment offert un nouveau local ! J’étais pas sûre qu’elle ait sa place dans cet article parce qu’elle est à des bornes de tout le reste, mais si jamais… vous êtes dans le coin… ça vaut le détour.

Le fait est que pas mal de produits dérivés de KyoAni et Do sont difficilement trouvables ailleurs, ou alors pas dans cette quantité. Ici, si vous êtes fans d’un ou plusieurs anime du studio, vous serez servis !

⇒ 13 Higashinaka, Kohata, Uji-shi Kyoto 611-0002, Japan

N’hésitez pas à partager vos adresses préférées si elles ne sont pas dans la liste !

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Je relis mes manga préférés du collège.

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Vous avez lu le titre, vous savez déjà tout ce qu’il y a à savoir ! Mais un peu de contexte: presque deux ans plus tôt, j’écrivais « REWATCH: Kaichou wa Maid-sama! », un article où, comme son nom l’indique, je donne mon avis sur un anime, mais des années après l’avoir regardé pour la première fois !

Et depuis, j’ai toujours voulu faire la même chose mais avec un manga. En l’occurrence, l’Académie Alice. Cependant, n’ayant jamais trouvé la motivation d’enchaîner les 31 tomes en prenant des notes, je me suis dit que j’allais plutôt reprendre le concept avec les tomes 1 de mes séries préférées quand j’étais au collège.

Je vais relire l’Académie Alice, Lovely Complex, Junjo Romantica, Black Butler, et Life, et voir si, en imaginant que j’aie acheté et lu ces manga pour la première fois aujourd’hui, j’aurais acheté la suite.

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J’ai suffisamment raconté cette histoire pour que vous sachiez que mon premier manga, c’était Détective Conan, en primaire. Mais je n’étais pas allée chercher pour loin. En cinquième, j’ai acheté l’Académie Alice d’occas’, et là, ma passion pour les manga s’est enfin éveillée.

Pendant longtemps, c’était mon manga préféré. Après relecture, j’ai beau essayer de rester objective, je suis emplie de nostalgie, et j’adore.

Tout commence quand Hotaru s’en va, du jour au lendemain, pour la fameuse Académie Alice, qui rassemblent l’élite du pays, ceux dotés d’un « don inné ». Ne supportant pas son départ, sa meilleure amie Mikan quitte sa petite cambrousse pour aller la rejoindre, direction Tokyo. Mais pour intégrer cette prestigieuse école, elle doit faire ses preuves.

Première chose qui me frappe: je déteste Natsume. Je crois que la plupart des mecs des shoujo de ma jeunesse me font cet effet quand je les redécouvre. C’est des sales cons ! Et pourtant, j’étais folle amoureuse de Natsume, dont je rajoutais toujours le nom de famille derrière mon pseudo, aussi ridicule se fût-ce… Bien sûr, on apprend à l’aimer en même temps qu’on apprend à le connaître, mais dans ce premier tome, il est exécrable, et la scène censée être « rigolote » où il enlève la culotte de l’héroïne est à gerber.

Les autres personnages m’apparaissent toujours aussi attachants par contre. Derrière ses airs de rebelle, Luca a un grand cœur. On cerne très vite Hotaru qui est froide mais dont l’affection pour son amie ne connait pas de limite. Et aujourd’hui, je me rends vraiment compte à quel point Mikan est cruche, impulsive et naïve, mais son optimisme est toujours aussi attendrissant. A l’époque, c’était mon modèle; j’aspirais à être aussi positive, tout prendre avec le sourire et faire de mon mieux dans chaque situation. Autant dire que ça ne m’a pas exactement réussi, mais je pense que son personnage a quand même eu un petit impact sur moi. Elle a besoin de mûrir mais c’est une bonne fille.

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L’univers aussi est toujours aussi intéressant. Quand on pense « shoujo », on pense souvent « histoire d’amour », mais ce n’est pas la priorité ici, il y a toute cette académie autour, avec son système complexe, ses règles strictes, ses personnalités atypiques,… Il faut plusieurs tomes pour en découvrir toutes les particularités, et faire connaissance avec les nombreux personnages. Le premier tome pose déjà les bases, on se familiarise avec le concept « d’alice », mais on sent bien que ce n’est que la surface et que l’univers est très travaillé, et très vaste.

Est-ce qu’aujourd’hui, j’achèterais la suite ? J’aurais tort de ne pas le faire en tout cas. Le ton est plutôt enfantin, mais l’humour est efficace, et surtout, malgré les apparences, le manga cache une facette plus sérieuse, et sombre. Le premier tome peut paraître un peu niais mais il y a déjà quelques détails pesants (les élèves, pourtant si jeunes, sont coupés du reste du monde et n’ont qu’à un contact extrêmement limité avec leur famille, par exemple) (le comportement de fugueur Natsume laisse aussi entendre que tout n’est pas si rose à l’académie).

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Lovely Complex, également un des tout premiers manga que j’ai lu, à l’époque où Akata était encore relié à Delcourt. Encore un shoujo, donc ! L’histoire est assez classique: tandis que Risa est très grande pour une fille de son âge, Ootani, lui, est tout petit. Pas facile pour trouver l’amour!

Après relecture, toujours le même coup de cœur pour ce manga plein d’humour et de fraîcheur. Ce duo m’avait manqué ! Pas de suspens, dès le début, tout le monde (que ça soit le lecteur, ou leur lycée tout entier) sait qu’ils vont finir ensemble, mais on se plait à voir leur relation dynamique évoluer de la haine à l’amour, des chamailleries à l’affection.

Au début très hostiles, ils se rapprochent en voulant s’entraider dans leur vie amoureuse. Bien que réticents à l’admettre, ils se rendent vite compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre: non seulement ils ont les mêmes goûts et s’entendent très bien, ils partagent le même complexe et, par extension, les mêmes souffrances, et se comprennent l’un l’autre.

Le thème des complexes physiques est intéressant d’ailleurs, j’aime bien les problématiques dans lesquelles tout le monde peut un peu se retrouver. Là, leur taille est un mal-être au quotidien, mais ils font de leur mieux pour accepter les faits, ne pas se laisser bloquer par ça et mettre leurs meilleures qualités en avant, et éventuellement, s’accepter tel quel.

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Le dessin n’est pas encore tout à fait maîtrisé mais il s’affirme et s’améliore au fil des tomes. Cela dit, les illustrations sont déjà très chouettes dès le premier tome; et l’auteure est sans aucun doute amatrice de mode parce que les personnages ont toujours des tenues très stylées !!

Agréable et drôle… Est-ce qu’aujourd’hui, j’achèterais la suite ? Oui. J’adorais ce genre de lectures à l’époque, et j’aime toujours autant aujourd’hui.

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Jusque là, le bilan est plutôt positif. Mais on va passer à… Junjo Romantica. … A l’époque où il est arrivé chez nous, soit il y a 6 ans, on n’avait quand même nettement moins de choix niveau BL. Beaucoup ne juraient que par celui-ci, et c’était moi-même mon premier « yaoi ».

Après relecture, je me demande bien comment j’ai pu autant aimer ce manga. Mais je m’attendais à ce qu’aujourd’hui, ça passe beaucoup moins bien avec moi.

L’histoire commence déjà sur de mauvaises bases. Misaki est aux résultats médiocres mais qui visent une assez bonne fac. Son frère lui recommande donc un ami de longue date pour des cours particuliers. Mais le courant ne passe pas très bien avec Usami, dit « Usagi »: friqué et arrogant, c’est aussi un auteur de BL qui met en scène un personnage largement inspiré du frère de Misaki dans ses récits érotique. En effet, il en est amoureux depuis toujours, et ça, Misaki a du mal à le digérer, comme en témoignent ses insultes homophobes.

18 et 28 ans, une différence d’âge qui peut mettre mal à l’aise, d’autant plus que leur première interaction est… un viol. Ca donne le ton dès les premières pages… Misaki a beau se débattre et lui crier de le lâcher, Usagi a plus de force et en profite donc pour le toucher, le dégrader, le provoquer, et l’humilier. Et il ne s’arrêtera pas là, le harcèlement sexuel est un peu le running gag tout le long du tome !

Mais il a du charisme et de l’argent. Donc ça passe. Je crois que je l’avais déjà comparé à Christian Grey, jadis, dans un autre article. Hé bien, ça tient toujours. Ils ont les mêmes qualités: possessif, très vague notion du consentement, font rimer « amour » avec contrôle,…

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Mais ce qui m’a marqué dès la première page, c’est que le dessin est dégueulasse. Junjo Romantica sans doute contribué au stéréotype « yaoi hands » avec ses corps disproportionnés. Sans parler du fait que les personnages se ressemblent tous… Mais l’auteure s’améliore avec les années, je ne peux pas lui enlever ça; son style actuel est même très bien.

Il faut aussi savoir que Junjo Romantica suit plusieurs couples, et la moitié de ce tome est consacré à « Junjo Egoist », c’est… un peu moins le malaise, mais leur relation est si précipitée, on ne comprend pas tout et ça pourrait être mieux rythmé. C’est vaguement plus sain mais la différence d’âge est aussi un peu… limite-limite. J’ai pourtant rien contre les grandes différences d’âge du moment que la relation est légale, mais c’est un peu comme… demander la Lune, je crois.

Est-ce qu’aujourd’hui, j’achèterais la suite ? Non, et je ne serais même sûrement pas aller au bout du premier chapitre ! Rien de romantique ni même d’intéressant. Maintenant, si on cherche du BL, on peut se tourner vers bien mieux. Je me demande si les gens lisent encore ce titre, dont un nouveau tome est sorti pas plus tard qu’en avril… je n’en entends plus jamais parler, et tant mieux…

Lire la suite de « Je relis mes manga préférés du collège. »

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A la découverte des otome CDs avec Dauriculaire !

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Aujourd’hui, on parle porn pour les oreilles. Il y a un univers, au sein de la culture otome, que je n’ai encore jamais abordé: celui des otome CDs, où bishie et ikemen vous susurre des mots doux et même plus si affinités. Ne me sentant pas « qualifiée » pour en parler, j’ai fait appel à la référence niveau otome CDs R18: Dauriculaire, qui a accepté de répondre à ma petite « interview » !

1. Parle-nous un peu de toi, et de ce que tu fais sur ton blog! ~

Hello! ( • ᴗ • ) Je suis Dauri, et je tiens un petit blog de niche consacré exclusivement aux drama CDs « pour adultes »/(R18)  de catégorie otome, un genre qui a gagné en popularité ces quelques dernières années. Je traduis et poste des informations sur les dernières sorties, et de temps en temps je fais des commentaires et des blagues pas-drôles-mais-quand-même-un-peu-drôles dessus. Et parfois, j’ai même assez de temps libre pour répondre aux questions !

Et si vous vous posez la question, oui, je suis majeure.

1. Tell us a little about yourself, and what you do on your blog! ~

Hello! ( • ᴗ • ) I’m Dauri, and I run a small niche blog that exclusively covers “adult”/(R18) drama CDs in the otome category, a genre that has recently gotten popular within the past few years. I translate and post information about new releases, and occasionally make not-witty-but-sort-of-witty jokes and commentary about them. Sometimes, I even have enough spare time to answer asks!

And if anyone asks, yes, I’m legal.

2. Comment t’es-tu intéressée aux otome CDs ?

Les drama CDs cochons et moi, c’est une longue histoire, mais je me souviens que mon truc, avant de m’intéresser aux otome CDs, c’était les otome games. Tout a commencé il y a 5-6 ans. Il y avait un seiyuu* dont j’adorais le personnage et la voix, et après avoir fini sa route pour la 1000ème fois, je me suis tout naturellement renseignée sur ses autres rôles pour combler le manque. J’ai alors découvert qu’il doublait un personnage dans la série de drama CD otome (SFW) Shuukan Soine (週刊添い寝 )… et plus tard, j’ai appris qu’il allait être dans un nouveau drama CD R18un genre qui, comme je le disais, était très peu répandu à l’époque. Comme j’étais thirsty pour lui comme jamais je voulais réentendre sa voix, j’étais partante, et vous connaissez la suite…

*Je ne pense pas que vous puissiez deviner le seiyuu en question du premier coup parce qu’il ne fait même plus partie de mes préférés, mais… vous pouvez toujours essayer… ( • v • )

2. How did you get interested in otome CDs?

Me and smutty drama CDs go way back, but I remember that my thing was otome games before I got into otome CDs. All of this started 5-6 years back. There was a seiyuu* whose character and voice I absolutely adored, so I naturally tried to find his other work to fill the empty void when I finished his route in the game for the 1000th time. Then I found out that he voiced a character in the (SFW) otome drama CD series, Shuukan Soine (週刊添い寝 )… and then he was announced to be in a new R18 drama CD—a genre, that, as I mentioned, was really rare at the time. Because I was thirsting after him like no other wanted to hear his voice again, I was totally down for that and the rest is history…

*I doubt anyone can guess who the seiyuu on the first try because he’s not actually considered one of my favorites anymore, but… you can try… ( • v • )

3. A ton avis, pourquoi les otome CDs plaisent ? Qu’est-ce qui attirent les gens vers ce concept ?

En ce qui concerne les otome CDs SFW, tout public, l’intrigue  peut être vraiment intéressante; et je trouve qu’écouter un drama CD, c’est un peu comme écouter un livre audio, sauf que là, le personnage s’adresse directement à nous et on est plus à même de ressentir une sorte de connexion avec lui et, de ce fait, être davantage attiré par le personnage et l’histoire.

D’autre part, bien que certains otome CDs interdits aux moins de 18 ans ont aussi des intrigues très intéressantes (Hanakagami, Milky Chain, D’avrilmoon, Operetta, et Hitsujigumo sont les premiers exemples qui me viennent en tête en matière d’éditeurs qui font dans le scénario solide), tout leur intérêt réside dans le caractère charnel, et le charme d’entendre un personnage (ou un seiyuu) gémir dans nos oreilles. ( • ᴗ • ) Je pense que cette raison se passe d’explication, et est tout à fait raisonnable, non ? C’est du smut pour les gens qui sont plus stimulés par le son que par les images. On dit souvent que les femmes (qui sont le public visé par les otome CDs), sont justement plus facilement excitées par les sons et les textes que par le visuel, donc c’est logique qu’un certain nombre d’entre elles soient attirées par les drama CDs pour les +18, plutôt que par… d’autres formes de « médias pour adultes ».

Et aussi, certaines personnes ont tout simplement un voice fetish. (*Lève la main*)

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3. What do you think is their “appeal”? Why do people get drawn to them?

For non-rated, SFW otome CDs, sometimes the plots are actually really interesting, and I think listening to a drama CD that’s like that is quite like listening to an audiobook, in some way—except that, if it’s a CD in which the character is speaking directly to you, the listener, you may feel more of a connection and are thus more drawn to the character and the plot.

On the other hand, while some rated/adult otome CDs have very intriguing plots as well (Hanakagami, Milky Chain, D’avrilmoon, Operetta, and Hitsujigumo are the top producers that come to mind when I think of plot-heavy) the emphasis is on the carnality and the loveliness of hearing a character (or a seiyuu) in question moan into your ears. ( • ᴗ • ) I think that reason is self-explanatory and perfectly reasonable, no? It’s smut for the people who are more excited about audio than they are by visuals. It’s often said that women, which otome CDs are made for, can be more aroused by audio and text than they are by visuals, so it makes sense that a lot of women are drawn to rated drama CDs instead of other… adult media.

Plus, some people just have a voice fetish. (*Raises hand*)

4. Est-ce qu’il y a différents « types » d’otome CDs, et du coup, quel est ton favori ?

Hé bien, on peut les catégoriser de plein de différentes façonspar le genre de personnage, le type d’intrigue, le genre de voix, leur intérêt,… Pour les otome CDs destinés aux adultes, les archétypes qui reviennent le plus souvent sont le senpai, le kouhai, le professeur, le patron, le collègue, le petit-ami, leyandere, etc., et ils vont souvent de paire avec une mise-en-scène banale, du genre « plus que de simples amis mais pas en couple », « amour interdit », « juste du fluff »,… la liste est longue. Je ne suis pas une experte en otome CDs tout public, mais je pense que ceux-là peuvent être plus facilement classer par le type d’intrigue que les CDs qui ont des restrictions d’âge. (Parce que, soyons honnêtes, y’a pas grand monde qui écoute du smut pour l’histoire, sauf si tu t’appelles Dauri.)

Si vous avez un peu visité mon blog, vous avez probablement deviné ce que je préfère. Tout ce qui est consentant et indécent. J’aime beaucoup les CDs qui sont plutôt orientés fluff (癒し系) mais, en même temps, je suis aussi friande de drames, donc j’apprécie quand même avoir une petite touche d’angoisse et de conflit par-ci par-là.

4. Are there different “types” of otome CDs and if so, what is your favorite?

Well, you can characterize otome CDs in a variety of ways—by character types, plot lines, voice types, and purposes. In the rated/adult genre of otome CDs, the common character types are things like the senpai, the kouhai, the teacher, the boss, the co-worker, the boyfriend, the yandere, etc., and these are often crossed with a sort-of-generic plot-line like “more than friends but not lovers,” “forbidden love,” “just fluff,” and the list goes on and on. I’m not an expert on non-rated otome CDs, but I feel like non-rated otome CDs can be sorted by plot more than rated otome CDs can be. (Because let’s face it, not a lot of people listen to smut for the plot, unless you’re Dauri.)

If you’ve seen my blog, you can probably guess what my favorite is now. Anything consensual and smutty. I like a lot of fluff (癒し系) oriented CDs but I’m kind of a glutton for drama at the same time, so I do like conflict and angst in my plots from time to time.

5. Quels sont tes otome CDs préférés, et ceux que tu recommanderais à des « débutants » qui font leurs premiers pas dans le monde des otome CDs ?

Mes otome CDs tout public préférés sont ceux des séries Suukan Soine, Danna-sama, et Honeymoon. Si on parle de mes drama CDs R18 favoris, je ne me sens pas capable de répondre en quelques phrases; j’aurais besoin de faire toute une liste…💦

Mais en général, tout ce qui sort de chez Milky Chain (Twinkle Blossom, Enemy Coupling, Switching!?, Koibito vs Nijigen) ou Apricot (Kare to Soine), et n’importe quel CD avec un mec maso’ (comme la série Namidame*) peuvent être considérés comme mes préférés. Mais, encore une fois, il y en a beaucoup qui ne rentrent pas dans ces catégories mais que j’aime quand même de tout mon cœur. Si vous voulez mon opinion sur un CD ou une série en particulier, il suffit de me demander.

(Attention: Les recommandations qui vont suivre sont toutes SFW, et je parle du principe que le débutant en question a les bases, voire un niveau intermédiaire, de compréhension du japonais parlé.)

Si je devais conseiller quelqu’un de totalement débutant, je le dirigerais d’abord vers des applications comme Situation BF, Voice Supplement et Sleepy-time Boyfriend (adapté de Shuukan Soine), où il n’y a pas vraiment d’histoire mais qui permettent de bien se familiariser avec le concept d’écouter une douce voix, qu’elle s’adresse à nous ou non.

S’il se trouve que vous aimez ça, je passerais à des séries plus légères comme celles d’Otomate.

Toujours en partant du principe que vous avez un bon niveau de japonais et un intérêt pour des CDs avec un peu plus de drama, vous pouvez passer à des séries comme les fameux émouvants Shinsengumi Wasurenagusa de Rejet, ou n’importe quel autre de leurs titres si vous êtes portés dramesavec, pour exceptions, les rares fois où ils s’essaient aux trucs plus légers, comme √HAPPY+SUGAR=DARLIN.

Encore une fois, je me répète, je ne suis pas une experte en CDs SFW ( • v • );;— malheureusement, ma collection a, genre, 1 CD sur 20 qui est SFW, peut-être même moins… Mais si c’est ça votre tasse de thé, il y a plein d’autres gens sur Tumblr qui s’y connaissent bien mieux en termes de CDs tout public.

(Et je serai juste là, dans le caniveau, si vous avez besoin de moi. ✨)

Et désolée de vous décevoir, mais je ne pense pas que je pourrais m’attaquer aux CDs R18 ici et maintenant, parce que, compte tenu du fait que ça soit mon domaine d’expertise, j’aurais beaucoup trop à dire. 🙃 (Je suis à deux doigts de compiler une sorte de « starter pack » cela dit, alors si quelqu’un demande…)

*Comme je le dis toujours; déconseillé aux âmes sensibles…

5. What are your favorite otome CDs, and the ones you would recommend to “beginners” who are just getting to know the world of otome CDs?

My favorite non-rated otome CDs were the Shuukan Soine series, the Danna-sama series, and the Honeymoon series. If you’re asking about what my favorite R18 drama CDs are, I don’t think I could possibly answer in a few words, because I’d have to make another list… 💦

But for R18, in general, any CD produced by Milky Chain (Twinkle Blossom, Enemy Coupling, Switching!?, Koibito vs Nijigen) or Apricot (Kare to Soine), and any CD that features do-M boys (like the Namidame series*) could probably be considered to be favorites of mine. Then again, there are a lot that don’t fit those categories but I love them dearly anyway. If you’re curious about my opinion about something, you’d probably have to ask me specifically about a series or a CD.

(Disclaimer: The following recommendations are the SFW sort, and I’m assuming the beginner in question has a foundation in upper-basic to intermediate proficiency in understanding spoken Japanese.)

If I was making an recommendation to an absolute beginner, I’d actually start them off with apps like Situation BFVoice Supplementand Sleepy-time Boyfriend (which is based off of Shuukan Soine), where there isn’t really a plot, and you can sort of figure out if you like the idea of a nice voice talking to you directly as the listener or not.

If you decide that you like the concept, I’d move on to lighter series-oriented CDs like those from Otomate.

Assuming a solid grasp of Japanese and an interest in more dramatic CDs, I think you’d be fine moving on to CDs like the infamous feelsyShinsengumi Wasurenagusa series by Rejet, or really, anything by them if you’re into drama and feels—aside from their occasional forays into lighter-hearted stuff like √HAPPY+SUGAR=DARLIN.

Then again, as I’ve mentioned earlier, I am by no means an expert on SFW CDS ( • v • );;—unfortunately my collection is more of a ratio of 1:20 SFW to NSFW CDs, maybe even less, if I had to guess… But there are plenty of other people on Tumblr that would be wonderful resources about SFW CDs if that’s your thing.

(I’ll just be here in the gutter if you need me. ✨)

And I’m sorry to disappoint, but I don’t think I could even get started about R18 for beginners here, because there would be way too much I’d want to say, given that’s my area of expertise. 🙃 I’m this close to making a beginner list/starter pack though, maybe if someone put in an ask…

*Not for the faint-hearted, as I always say…


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Si ce que vous avez lu vous a plu, et que vous n’avez maintenant plus qu’une hâte, vous jeter sur des otome CDs, je vous propose le guide de Dauriculaire pour en importer depuis le Japon.

A noter qu’au début de cette année, Animate a ouvert un site en anglais, qui livre à l’international. C’est bon à savoir si vous voulez vous procurer des CDs ou n’importe quels autres produits en lien avec la japanimation (avec les bonus exclusifs du magasin en prime !).

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Il est temps de boucler cet article ! J’espère qu’il aura su vous intéresser et vous faire découvrir des choses. Merci de l’avoir lu, et merci à Dauri de l’avoir rendu possible en m’accordant de son temps ! C’est la source; je tenais à faire découvrir les otome CDs, mais aussi son blog, qui est excellent et qui mérite que vous y fassiez un petit tour !

Publié dans Chronique

Dansou — Travestissement et androgynie chez les japonaises.

C’était à peine il y a quelques mois de cela que j’ai écouté pour la toute première fois Fudanjuku. De jolis visages et un univers coloré, une musique qui reste en tête et une chorégraphie rigolote, il ne m’en faut pas plus, mais ce qui les démarque vraiment, c’est que… tous les membres sont en fait des femmes.

En effet, avant d’être Fudanjuku, elles sont les Nakano Fujo Sisters, un groupe d’idols dont la particularité est que toutes ses membres sont des « otaku ». Un an après le lancement du groupe, soit en 2007, naît déjà Fudanjuku, où elles incarnent leur « alter ego masculin ».

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Gros succès auprès du public féminin. En 2011, Nakano Fujo Sisters cesse (temporairement ?) toute activité au profit de Fudanjuku.

A première vue, le concept peut paraître atypique, et pourtant, cette pratique qu’on appelle « dansou » est plus répandue qu’on ne le pense.

Aujourd’hui, je vous propose d’observer le phénomène, et, bien que je ne sois pas sûre d’être en mesure de le faire, pourquoi pas essayer de l’analyser ?


THE HOOPERS, le « petit-frère » de Fudanjuku, a débuté en 2014; et la même année, Senko Planeta Gate se fait une place à Akihabara sur la même scène où se sont produites Dempagumi.inc avant de décoller. Ils sont rapidement suivis de AIZENN, qui se forme l’année suivante. 2015 a aussi vu les débuts du modèle photo Root dans la musique, avec son groupe Signal.

Des membres d’AKB48 se sont également prêtées plusieurs fois à l’exercice.

Et l’idée a fait son chemin jusqu’en Chine, comme on a pu le voir il y a quelques semaines avec l’annonce du « premier boys band chinois composé uniquement de filles », FFC-Acrush, qui débutera plus tard cette année.

On peut supposer que cette tendance vient de la revue Takarazuka, une très célèbre compagnie théâtrale où tous les rôles sont assurés par des femmes.

Dans l’Histoire, le théâtre a longtemps été réservé aux hommes, qui interprétaient alors aussi bien les rôles masculins que féminins. Ici, c’est l’inverse: il n’y a que des femmes sur scènes. Les « musumeyaku » incarnent les personnages féminins tandis que les « otokoyaku » se glissent dans la peau des personnages masculins.

Bien que ça soit un milieu dominé par les femmes (aussi bien sur scène que dans les coulisses!), et qui offrait la possibilité d’être autre chose qu’une mère au foyer, la revue Takarazuka n’est pas aussi progressiste qu’elle en a l’air. Elle a été fondée par un homme, en 1913. Kobayashi Ichizou dirige une entreprise ferroviaire privée, Hankyu, dont le réseau s’étend à travers le Kansai. Pour booster ses ventes de tickets de train et attirer des gens sur sa nouvelle ligne située dans la ville de Takarazuka, il a eu la bonne idée de créer la première troupe de théâtre entièrement féminine.

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Vous connaissez peut-être Yamato Yuga, célèbre (ancienne) otokoyaku qui a joué Tuxedo Mask dans trois des comédies musicales Sailor Moon ?

L’univers de la revue très attaché aux stéréotypes de genre et à l’hétéronormativité. Pendant longtemps, les femmes n’avaient pas le droit de se couper les cheveux; ça avait fait scandale quand une otokoyaku s’était autorisée une coupe courte. D’ailleurs, les otokoyaku, très populaires auprès de la gente féminine, dérangent. Dans les années 20, elles n’avaient même plus le droit de recevoir de courrier de leurs admiratrices, de peur que ça encourage l’homosexualité.

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Higashi Koyuki, dont j’ai parlé dans mon précédent article sur les manga publiés par sa femme et elle, était une otokoyaku pendant un an. Elle se consacre aujourd’hui à l’activisme LGBT.

Les règles y sont encore très strictes, mais la revue Takarazuka, plus particulièrement ses otokoyaku, les « dansou no reijin » (beauté en costume d’homme), n’en restent pas moins une source d’inspiration pour les manga explorant la question du genre, et pour les femmes adeptes du dansou.

Le phénomène dansou ne s’arrête pas à l’industrie de la musique. En effet, le concept rencontre un tel succès auprès des jeunes filles qu’on en fait des cafés, ou encore des host clubs.

QUEEN DOLCE est un exemple connu: tous ses serveurs sont en fait des serveuses… Pour aller encore plus loin, Blue Leopard est, comme ses initiales le laissent entendre, un « BL Cafe », où les « serveurs » flirtent entre eux.

Quant à Res.ty, c’est un service qui propose d’engager un escort « boy » pour vous tenir compagnie…

Si ça plait, c’est parce que ces femmes incarnent l’homme idéal aux yeux de ces jeunes filles: androgynes et à l’image des « bishounen » de shoujo manga, avec un sincère respect à l’égard des femmes.

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Dans l’épisode 7 de Maid-sama!, le café où travaille l’héroïne tient une journée « dansou ».

« Si tous les hommes étaient comme ça, je n’aurais aucun problème avec eux. Gentils, galents, sur qui on peut compter. »

Pour les amatrices des « dansou joshi », l’illusion est parfaite: ces comédiennes/ chanteuses/ serveuses/ hôtesses,… sont des hommes, mais qui ont des qualités féminines qui font qu’elles se sentent plus proches d’elles que des garçons qu’elles ont l’habitude de fréquenter. Elles se sentent comprises, et rassurées.

Et… certaines sont probablement lesbiennes ou bisexuelles, ce n’est pas dur d’imaginer qu’on peut accepter et vivre plus librement son attirance pour les femmes quand ces dernières se présentent comme des hommes, surtout dans une société hétéronormée. (Et ça marche dans l’autre sens, pour celles qui s’adonnent au danso.) Mais c’est un cas de figure dont on parle très peu.

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Quant à celles qui pratiquent le travestissement… pour certaines, c’est juste pour le théâtre, ou plus largement le travail. C’est aussi pour le cosplay parfois, milieu où le travestissement s’est tout naturellement fait sa place puisqu’il est courant d’y prendre l’apparence du sexe opposé. Reika est la « crossplayeuse » la plus connue dans le domaine.

Mais pour un certain nombre de femmes, c’est tout simplement leur style de tous les jours.

C’est le cas de la modèle photo AKIRA. Elle a beaucoup posé pour le magazine KERA, une référence en matière de mode alternative, et qui se spécialise dans les styles en vogue à Harajuku. Au début des années 2010, voire même un peu avant, les styles masculins étaient très à la mode.

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Pour ne citer qu’un exemple, je me souviens que beaucoup de « lolitas » s’essayaient à la mode « ouji » à une époque.

Et pendant l’âge d’or du visual kei, les chanteurs à l’apparence androgyne étaient vu comme « super cool » chez les jeunes.

Akira a aidé à populariser cette tendance, et elle était d’ailleurs vocaliste du groupe DISACODE. (Depuis, elle a entamé une carrière solo; son premier single était Aoki Tsuki Michite, le générique de fin de Kuroshitsuji: Book of Circus en 2014.)

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Le dansou a pris une telle ampleur qu’entre 2011 et 2013, KERA a sorti trois numéros spéciaux, « KERA BOKU », dédiés à la mode pour hommes, et Akira en était l’égérie.

Pour elle, son style exprime son refus des normes de genre. Presque hésitante à appeler ça du « cross-dressing », elle aimerait que chacun puisse porter ce qu’il lui plait, indépendamment de si ces vêtements sont « pour hommes » ou « pour femmes ». Elle explique que les filles comme elles ne cherchent pas à se faire passer pour des garçons, elles portent juste ce qu’elles veulent, et tant pis si ce n’est pas « féminin ».

C’est là que ça devient intéressant d’un point de vu social: il ne s’agit plus d’un rôle, ou de faire semblant d’être un garçon, mais d’être soi-même, de s’affranchir des rôles de genre et du concept de « féminité » qui dicte ce à quoi une femme devrait ressembler, et comment elle devrait se comporter.

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Et ses nombreuses fans l’adulent pour les raisons qu’on a déjà évoquées plus haut dans cet article.

L’éditeur en chef de Kera explique: « Women play a wider range of roles [than men] through marriage, childcare and work, but there is a persistent stereotype that women should be demure. They can feel free from all social constraints on women by disguising themselves as men. » 

Ne pas respecter les codes de la féminité et porter ce qui est typiquement « masculin » permet aux femmes de se libérer des contraintes sociales, du sexisme qu’engendre le statut de femme.

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« Garçon girls » (2013), un autre magazine qui se spécialise dans le danso.

Dans le domaine de la fiction, il n’est pas non plus rare de voir des personnages féminins à l’apparence androgyne, voire travesties, pour des raisons diverses et variées.

Et ce n’est que pour citer quelques exemples !

Je pense m’arrêter ici; je ne suis pas une experte sur le sujet mais je le trouve très intéressant et j’espère vous avoir fait découvrir des choses, et vous avoir donné une idée de ce qu’est le « dansou ». Je suis bien curieuse de savoir ce que vous en retirez, n’hésitez pas à me donner vos impressions dans les commentaires !