Slice of Life #36 – Re

Steam Community :: :: Nanami Touko

Crush depuis le mois de… septembre… : Nanami Tôko, Bloom Into You

Comme on se retrouve… Après sept ou huit mois sans article et un an sans Slice of Life, je vous retrouve aujourd’hui pour vous donner des nouvelles, vous raconter ce que j’ai fait pendant cette période de silence radio et pour, je l’espère, relancer un peu Otome Street. Ca n’intéresse pas forcément tout le monde donc je vous propose de commencer par passer en revue toutes les découvertes que j’ai faites depuis ce début d’année et on se quittera en parlant de choses un peu plus barbantes, en l’occurrence ma vie et ce que je compte faire du blog.

FILMS

J’ai commencé l’année avec Le Tombeau des lucioles… ça met tout de suite dans l’ambiance pour 2020. C’était mon deuxième Takahata après Kaguya et une autre bonne surprise de plus. Je m’attendais à quelque chose de très tragique et, de toute façon, dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre pour ce qui est de la fin, et pourtant… je n’étais pas aussi préparée que je le pensais, c’est tout simplement déchirant !!!

J’ai ensuite trouvé le temps d’aller au cinéma pour voir Scandale ; je n’étais pas très renseignée sur le scandale en question et j’y suis surtout allée pour les actrices mais… pas déçue. En gros, ça parle des accusions de harcèlement sexuel contre le patron de la Fox News, une affaire qui remonte à 2016 mais qui est toujours autant d’actualité à l’ère du mouvement #MeToo. Attention cependant à ne pas ériger ces journalistes en icônes féministes : elles restent des employées de la Fox News et prônent les valeurs qui vont avec mais le film a tendance à ne pas trop mettre l’accent dessus. Sinon, il est montre très bien l’injustice et la perversion de ce genre de milieux et c’est très frustrant à regarder mais aussi très important.

Gros coup de cœur pour Dernier train pour Busan, que je voulais voir depuis longtemps sans jamais en avoir eu l’occasion jusqu’à ce que Netflix l’ajoute à son catalogue… La réaction primaire que la plupart des gens auront en lisant le synopsis, c’est d’être dubitatif-ves par rapport au fait que ça soit un film de zombie… pas la tasse de thé de tout le monde… Et j’étais pareil ! Mais les critiques étaient plus qu’élogieuses et Gong Yoo est dans le rôle principal (je m’accroche à tout ce qui me rappelle Goblin…). Après visionnage, je confirme : son succès est mérité. Ce qui est intéressant, c’est que c’est un mélange entre le film de zombies et le huis clos puisque toute l’action se passe à bord d’un train (un train qui va à Busan) (et c’est le dernier), ce qui rajoute encore plus de tension; c’est très bien pensé. On a tout : l’angoisse, l’action, et une bonne grosse dose d’émotion qui fait toute la beauté du film. 

Le jour de sa sortie sur Netflix, telle une vraie fan, j’ai regardé… Miss Americana, le documentaire sur Taylor Swift. J’aurai l’occasion d’en reparler plus tard dans cet article mais je me suis réconciliée avec Taylor Swift au cours de l’année précédente et quand on la suit depuis longtemps, c’est assez intéressant de voir comment elle a vécu ces dernières années (assez mouvementées pour sa carrière), de revoir des images de ses débuts, d’apprendre ce qu’elle traversait à cette époque, et de voir comment elle en est venue à exprimer plus publiquement ses convictions et opinions politiques.

Par la suite, j’ai revu Dernier train pour Busan avec une amie. Comme on avait aussi vu Parasite ensemble, et qu’on avait été toutes retournées par chacun de ces deux films, on s’est dit… pourquoi ne pas se pencher un peu plus sur le cinéma coréen. On a donc regardé un classique de Park Chan-wook, Oldboy. Je considère Mademoiselle comme un de mes films préférés et, comme c’est du même réalisateur, j’y suis allée les yeux fermés, mais finalement… pas convaincue. Y’a de très beaux plans, je lui laisse ça, mais j’ai eu du mal à accrocher et je n’ai été ni surprise ni satisfaite par le dénouement. Pas sûre que ça soit une opinion très populaire mais chacun ses goûts… !

On en arrive à mon ultime coup de cœur : Midsommar. C’est un très bon film d’horreur, qui a relevé le défi d’être angoissant et oppressant sans se reposer sur les jumpscares ou l’obscurité. Il s’inspire du folklore nordique et traite de deuil, de trahison, de mecs nazes et autres joyeusetés. Visuellement, c’est très propre, très bien réalisé, et niveau horreur, il y a quelques passages gores qui peuvent être choquants mais ça repose principalement sur l’ambiance de malaise, l’atmosphère dérangeante et les cris (ça crie beaucoup mais c’est très cathartique). On sait que quelque chose ne va pas, on se doute de quoi, mais on reste surpris-e-s quand les révélations tombent. Et enfin, au-delà de tout ça, c’est un film qui m’a beaucoup parlé, d’autant plus que ce que la situation de Dani faisait pas mal écho à ce que je traversais au même moment et ses réactions à elle m’ont aidé à mieux comprendre les miennes, donc j’attache beaucoup d’importance à ce film (encore une fois : cathartique). 

Après, on a une petite erreur de parcours… j’ai regardé To All The Boys: P.S. I Still Love You et si j’avais plutôt bien aimé le premier qui était… tout à fait correct dans son genre… là c’est plus possible, c’était super mauvais. Rien de cohérent, le mec n’a même plus la même personnalité, le nouveau love interest ne sert à rien et n’a même jamais eu aucune chance (alors quel intérêt ?), on s’ennuie salement et c’est… bête, l’histoire est tout simplement bête. Même en hatewatchant avec une amie, c’était pas fun.

Heureusement, après cette déception… un autre Takahata et un autre coup de cœur : Souvenirs goutte à goutte. J’ai cru comprendre que tout le monde n’en était pas fan et je doute que beaucoup le citent comme leur Ghibli préféré mais il est si simple et en même temps tellement charmant, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer !!! C’est juste l’histoire d’une jeune femme qui approche de la trentaine et qui n’en a que faire de se marier : ce qu’elle veut, depuis toujours, c’est aller à la campagne, travailler dans les champs etc…. Donc elle le fait ! Et tout au long de ce séjour, elle se revoit, petite. Elle se remémore avec nostalgie plein d’épisodes de son enfance, des scènes très simples mais poétiques, parfois mignonnes et parfois un peu dures, dans lesquelles on est susceptibles de se retrouver. Trop, trop beau !?

J’ai d’ailleurs profité de l’arrivée de tous les Ghibli sur Netflix pour me faire un petit marathon des films que je n’avais jamais vu ou dont je ne me souvenais plus. J’ai donc enchaîné avec Je peux entendre l’océan (dans le même genre, bien aimé aussi), Mes voisins les Yamada (moins accroché même si c’est très beau), le Royaume des Chats (vraiment pas aussi passionnant que dans mes souvenirs et pourtant je l’adorais quand j’étais petite…), Si tu tends l’oreille (un des meilleurs), Porco Rosso (super film mais pas parmi mes favoris) et Pompoko (bonne surprise mais pas nécessairement ce que je préfère non plus). Encore quelques uns à regarder et je pourrai dire que je les ai tous vus !

Après tout ça, j’ai vu La Reine des Neiges 2… Et j’étais ouverte d’esprit en le commençant parce que je n’ai vraiment (mais alors vraiment pas du tout!!!) accroché au premier mais j’avoue que, en se fiant aux bandes-annonces, la suite avait l’air pas mal ; de toute façon, il faut goûter avant de dire je n’aime pas. Verdict… Quelques scènes étaient à la hauteur de mes attentes, à savoir… toutes les scènes d’action où Elsa est solo. Elles sont superbes, très impressionnantes. Le reste, désolée, c’est pas de la mauvaise foi, mais c’est vraiment pas bon ! Les personnages sont insupportables, lourdingues, pas drôles, y’a plein de scènes super chiantes, les nouveaux personnages ne sont pas du tout exploités, on les voit à peine!, et même visuellement, y’a des décors pas du tout intéressants alors qu’on voit bien que le film a le budget et sait faire de belles choses… Je comprends qu’on puisse aimer mais je ne comprendrais jamais qu’on puisse tout aimer au point d’en faire son film préféré.

Enfin, j’ai eu l’occasion de voir Battle Royale, le OG des survival games, et j’ai passé un super moment devant mais tout le monde l’a déjà vu et j’ai l’impression de ne rien avoir d’intelligent à dire dessus… Contente d’avoir pu le barrer de ma liste. 

SERIES

Pour ce qui est des séries, j’ai commencé l’année en regardant la deuxième partie de la sixième et dernière saison de Bojack Horseman. C’est plus tout à fait ce que c’était ; j’avais déjà moins aimé la saison précédente et celle-ci est dans sa lignée… C’est pourquoi, même si cette série va me manquer et que je trouve que dans l’ensemble elle est excellente!!!, je suis contente que ça se termine. La fin n’était pas des plus satisfaisantes mais la toute dernière scène était tellement forte et belle que je suis contente que ça se soit terminé, et surtout, que ça soit terminé sur ça. 

Ensuite, après des mois et des mois sans regarder d’anime (ce qui explique, en partie, le désert qu’est devenu ce blog), j’ai eu envie de me mettre à fond dans une série, et j’ai choisi Carole & Tuesday qui, a priori, avait tout pour me plaire. Finalement… si je ne peux pas dire que j’ai été déçue, je ne peux pas non plus dire que j’ai adoré… Y’avait quelques longueurs, il se passait pas toujours des trucs grandioses et des fois je décrochais un peu et peinais à avancer. Mais c’est pas mal du tout, c’est joli, les personnages sont chouettes, la musique est excellente, et le message est beau bien qu’un peu niais (ils ont essayé de faire un truc politique un peu trop superficiel pour que ça soit efficace mais les intentions étaient bonnes…). 

A peu près au même moment, j’ai aussi regardé Followers, quasiment d’une traite tellement c’était bien… C’est par la réalisatrice et photographe Mika Ninagawa ; elle est derrière Helter Skelter, que vous connaissez peut-être, et l’adaptation du manga Sakuran, dont j’ai parlé il y a quelques temps. Elle a un univers très coloré et over the top dont je suis fan et que j’ai adoré retrouvé dans Followers ! D’un coté, on a Natsume, une jeune fille qui voudrait devenir actrice mais qui peine à décrocher des rôles et arrondit ses fins de mois en étant livreuse pour UberEats, et de l’autre, on a Rimi, une photographe dont la réputation n’est plus à faire mais qui, en plus de sa carrière, aimerait aussi avoir un enfant, enfant qu’elle élèverait seule, à défaut d’avoir un compagnon. Deux femmes que rien n’amenait à se rencontrer mais dont les destins vont malgré tout se croiser.

En plus de l’esthétique (qui, j’ai l’impression, ne fait pas l’unanimité…), les personnages sont la grande force de la série et permettent d’explorer plein de thèmes aussi intéressants qu’importants mais aussi souvent considérés comme tabous. Au-delà du caractère éphémère, superficiel et, par extension, dangereux de la popularité sur les réseaux sociaux (le thème de la série), on parle aussi d’homosexualité, de cancer du sein, de fausses couches, et aussi et surtout de femmes ambitieuses, qui tiennent à leur carrière, ne veulent pas se marier, et n’ont que faire des jugements sur leur mode de vie. Je ne peux pas lui rendre justice avec seulement un petit paragraphe mais en ce qui me concerne, c’est un gros coup de cœur avec d’inspirants et émouvants portraits de femmes, et sûrement aussi quelques défauts mais qui sont largement éclipsés par toutes ses qualités.

Followers | Site officiel de Netflix

La dream team ! j’adore ces moments.

Retour aux anime ; j’ai regardé la dernière série de Yuasa que j’aurais aimé suivre pendant sa diffusion mais les temps étaient durs… C’est donc avec un peu de retard que je me suis lancée dans Keep Your Hands Off Eizouken! et, comme prévu, j’ai adoré ! Super intéressant visuellement : les épisodes ont presque toujours un passage « storyboard » où les idées des personnages prennent vie, l’univers est original et bourré de détails et le chara-design est franchement rafraîchissant. L’histoire s’articule autour de trois lycéennes qui se réunissent pour créer un anime : Asakusa est la réalisatrice, Mizusaki l’animatrice, et Nakamori endosse le rôle de productrice. Elles sont rigolotes, un peu bizarres, débordantes d’imagination et d’énergie… c’est un cast très agréable à suivre, et je trouve ça inspire et ça motive de voir des talents se compléter pour mener à bien des projets toujours un peu plus ambitieux. 

Lire la suite

Un été de films.

Depuis le temps que j’en parle ! En effet, cet été, j’ai regardé beaucoup, beaucoup de films ! Ce qui n’est pas dans mes habitudes, mais après une année où j’avais très peu de temps libre à cause de mes études, j’ai accumulé beaucoup de… frustration, et, une fois libre, je me suis lâchée et j’ai regardé tout ce que je m’étais privé de regarder pendant huit mois. Aujourd’hui, je partage tout ça avec vous !

  • Je me suis lancé le défi de résumer les films en une seule phrase ; être concise n’est pas mon fort, mais pour un article aussi long, je n’avais pas vraiment le choix.
  • Mon avis n’est pas forcément pertinent, je ne prétends pas être critique de films, c’est juste mon ressenti en un paragraphe, ni plus ni moins.
  • J’ai mis des ♥ à côté de certains titres pour indiquer, vous l’aurez deviné, mes coups de cœur.

Le Prince d’Egypte (1998) dir. Brenda Chapman, Steve Hickner, Simon Wells

princeofegypt

Adaptation par DreamWorks de l’Exode, qui conte donc la vie de Moïse, héritier du pharaon devenu sauveur du peuple hébreu.

Je suis aussi choquée que vous: comment j’ai pu passer à côté de ce film pendant toutes ces années ? Ce n’est pas comme si je ne le connaissais pas, je me rappelle très bien en avoir vu la bande-annonce maintes et maintes fois sur certaines VHS, et pourtant, je n’ai jamais eu l’occasion de le visionner… jusqu’à ce que Netflix l’ajoute à son catalogue. Evidemment, j’ai adoré, je me suis mordu les doigts de ne pas l’avoir vu plus tôt, je me suis repassée la bande-son en boucle (la chanson titre est signé Whitney Houston et Mariah Carey !),… Pour l’époque, je trouve l’animation fantastique et bien en avance sur son temps, c’est éblouissant (le film fête ses 20 ans cette année) (comme moi !).

La Belladonne de la tristesse (1973) dir. Eiichi Yamamoto

Image associée

A force d’humiliations et abus sexuels, une paysanne nommée Jeanne passe un pacte avec le diable, et devient une sorcière se servant de son corps pour ensorceler les gens.

Une amie de la fac me l’a conseillé en tout début d’année… il était temps… Fun fact: le studio qui l’a produit, Mushi Production (fondé par Osamu Tezuka), a fait faillite juste après sa sortie. Pas que le film soit mauvais à ce point, mais il n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains. Si, visuellement, il est très ambitieux, intéressant, et s’essaie à des techniques différentes, niveau histoire, c’est ce qu’on appelle du « torture porn » : beaucoup de violence sexuelle gratuite qui prétend délivrer un message pseudo-féministe (le film se termine très curieusement sur le tableau La Liberté guidant le peuple sous-titré « les femmes étaient aux premiers rangs de la Révolution française » ou quelque chose dans ce style là…). Le tout dans le tout, je suis quand même contente de l’avoir vu car c’est une production assez unique en son genre.

Akira (1988) dir. Katsuhiro Ôtomo

Résultat de recherche d'images pour

Histoire qui se déroule dans un Japon post-apocalyptique où le jeune Tetsuo est victime d’expériences qui lui confèrent une puissance qui le dépasse.

Encore un classique que je n’avais jamais vu ! Un peu dur à saisir dès le premier visionnage (et j’imagine que c’est fait exprès). Il y a peut-être encore bien des choses qui m’échappent, mais à ma connaissance, Akira est surtout et avant tout une critique de l’arme nucléaire, et vu sous cet angle-là, tout prend sens, et c’est très fort.

Frida (2002) dir. Julie Taymor

Résultat de recherche d'images pour

Biopic sur Frida Kahlo.

Plus axé sur sa vie amoureuse que sur son oeuvre. C’est dommage parce que j’ai adoré le film, Salma Hayek incarne le rôle à merveille et c’est une bonne introduction à l’artiste qu’est Frida Kahlo, mais j’aurais aimé qu’on s’attarde davantage sur certains aspects de sa vie (ses peintures, son engagement politique). C’est dommage parce que tout est LÀ, rien n’est éludé, on voit tout de sa vie, en passant par son handicap, son adhésion au parti communiste, sa bisexualité,… mais c’est parfois survolé. Je considère quand même le film comme très bon; j’adore la façon dont ses peintures sont intégrées au film comme vous pouvez le voir ci-dessus.

Jennifer’s Body (2009) dir. Karyn Kusama ♥

Needy et Jennifer sont meilleures amies mais leur relation, déjà pas très saine à la base, prend un tournant le soir d’un concert où Jennifer se fait enlever par un groupe de rock et revient possédée par un démon qui se nourrit de mecs en chien.

Seul film de la liste que je ne découvre pas, j’en étais même carrément fan quand j’étais plus jeune, et comme là en ce moment il est sur Netflix, je me suis dit que c’était l’occasion de le revoir, mais je me disais qu’avec le recul, j’allais trouver ça naze. Que nenni ! c’est tout le contraire ! j’aime encore plus qu’avant ! Y’a tout ce que j’aime, et tout ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui : de l’horreur mais pas trop, de la misandrie, Megan Fox qui porte des grosses boucles d’oreille en forme de cœur, du saphisme, une bande-son émo,… Il fait un come-back retentissant dans la liste de mes films préférés : ça n’a pas la prétention d’être un « Grand film » mais c’est un bon divertissement qui rassemble tous les éléments que j’aime.

D.E.B.S (2004) dir. Angela Robinson

Image associée

Des espionnes d’élite ont pour mission d’arrêter la criminelle Lucy Diamond, sauf que l’une d’elles va en tomber amoureuse.

Incroyable mais vrai, jusqu’à ce qu’on me le conseille, j’ignorais l’existence de ce film, qui parait pourtant fait spécialement pour moi… Petit budget, très kitsch, mais c’est ce qui fait tout son charme. Ca m’a un peu fait penser à But I’m a Cheerleader, si ça vous dit quelque chose. On veut plus de romcoms lesbiennes comme celle-ci !!

All Cheerleaders Die (2013) dir. Lucky McKee, Chris Siverston

Résultat de recherche d'images pour "all cheerleaders die"

Un groupe de pom pom girls meurt dans un terrible accident, mais heureusement, l’ex d’une d’elles est une sorcière qui va les ramener à la vie.

Le pire film de la liste. Netflix me l’a recommandé parce que j’avais regardé Jennifer’s Body, mais croyez-moi, ça n’a RIEN. A. VOIR. Je ne dirais pas que le début du film est prometteur, mais il est déjà mieux que le trip surnaturel/zombie/sorcellerie dans lequel il s’enfonce dans sa seconde moitié. Des effets spéciaux ridicules, le côté horreur très mal maîtrisé, un scénario et des personnages faibles, un prédateur sexuel qui s’en prend à des lesbiennes,… y’a rien à sauver.

Viva (2007) dir. Anna Biller

tumblr_oh0zn2IxxJ1s8esgpo7_1280_2048x.progressive

Pour paraphraser l’intro que j’ai entendu 15 fois à force de recommencer le film parce que mon PC s’éteignait en plein milieu « C’est l’histoire d’une femme au foyer pendant la révolution sexuelle. »

J’étais curieuse de voir ce film parce que j’avais adoré l’esthétique de The Love Witch. Ici, c’est la réalisatrice elle-même qui s’illustre dans le rôle principal. Un hommage réussi aux films de sexploitation des années 60, mais qui, comme The Love Witch, se perd un peu dans la dernière demi-heure (j’étais surprise de voir que les deux films avaient le même problème ! Anna Biller ne sait pas s’arrêter à temps).

Le Conte de la princesse Kaguya (2013) dir. Isao Takahata

Image associée

Basé sur le conte folklorique du même nom (aussi appelé le Conte du coupeur du bambou) qui raconte l’histoire d’une petite fille née dans un bambou, élevée comme une princesse.

Isao Takahata nous a quitté cette année et je me suis rendue compte que je n’avais vu jamais un de ses plus grands films, alors j’ai corrigé ça aussi vite que j’ai pu. Quel chef d’oeuvre… une animation à couper le souffle et une histoire aussi poétique que touchante.

Train de nuit dans la Voie lactée (1985) dir. Gisaburô Sugii

L’adaptation d’une nouvelle de Kenji Miyazawa, mais avec des chats.

Giovanni embarque dans un train qui voyage le long de la voie lactée : une métaphore pour « l’au-delà », et plus largement, une histoire sur la mort et le deuil, écrite peu après le décès de la sœur de l’auteur. Une drôle d’ambiance onirique et mystérieuse, accompagnée d’une bande-son par Haruomi Hosono. Ca m’a bien plu ! Et je comprends plein de références qui me passaient au-dessus de la tête avant (je repense à Mawaru Penguindrum ou encore à la suite d’Hatoful Boyfriend, et tout fait sens !). Giovanni est très attachant, on a envie de le câliner pendant tout le film tant il est pur et fait de la peine.

Christine (1983) dir. John Carpenter

Résultat de recherche d'images pour

Adaptation d’un roman de Stephen King où un binoclard retape un vieux tacot, « Christine », possédée et possessive, qui va le transformer en bad boy.

Peut-être parce que c’est un des tous premiers livres de Stephen King donc pas très abouti, mais je n’y ai pas trouvé ce que j’aime d’habitude chez l’auteur. De plus, le film a mal vieilli, à notre époque, une voiture qui se conduit toute seule, ça ne suffit plus pour effrayer.

Alex Strangelove (2018) dir. Craig Johnson

Résultat de recherche d'images pour

Alex sort avec une fille, tout se passe bien entre eux, jusqu’à ce qu’il rencontre un garçon gay qui lui fait remettre en question sa sexualité.

Pas mon humour du tout, les personnages ne sont pas marquants, et l’écriture est maladroite par moment, mais je suis contente de l’avoir vu parce qu’il représente une expérience commune à beaucoup de personnes gays. Rien à voir avec le film en lui-même, mais j’ai trouvé très révélateur que tant de gens imaginent d’autres orientations sexuelles à Alex (quand bien même le réalisateur s’est inspiré de son vécu), j’ai l’impression que certains aspects de la découverte de soi quand on est gay ne peuvent être compris que s’ils ont été vécus…

Vaiana : La Légende du bout du monde (2016) dir. Ron Clements, John Musker ♥

L’avenir de Vaiana est déjà tout tracé par son père : elle lui succédera en tant que cheffe du village ; mais elle a d’autres plans en tête et est bien décidé à voir jusqu’où l’océan peut la mener. 

J’attendais ce film depuis si longtemps et quand il est finalement sorti au cinéma, je n’ai pas eu l’occasion d’aller le voir ! Et j’ai tellement regretté de ne pas l’avoir vu dès sa sortie ! Un coup de cœur ! L’animation est superbe, l’héroïne est géniale, les musiques sont mémorables,… c’est totalement le genre de Disney que j’aurais regardé en boucle s’il était sorti quand j’étais petite, preuve que Disney est encore capable de produire des films qui s’inscriront comme des classiques.

Sakuran (2007) dir. Mika Ninagawa ♥

Image associée

Kiyoha est une courtisane dans une des maisons du quartier des plaisirs de Yoshiwara : rébellion, rivalité, amour impossible, etc.

Sûrement mon résumé le plus médiocre jusqu’à présent, il ne rend vraiment pas justice au film qui est génial. Peut-être connaissez-vous déjà l’histoire de Sakuran de toute façon, c’est aussi un manga très connu signé Moyoco Anno, autrice de l’encore plus connu Chocola et Vanilla. Pas tout à fait le même registre ici puisqu’on est quand même dans le monde de la prostitution. Même si vous avez déjà lu le manga, le film vaut le détour, déjà parce que légèrement différent mais aussi parce que la réalisation est incroyable, l’esthétique du film est superbe (elle m’a rappelé un de mes films préférés, Helter Skelter, et quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis aperçue que c’était de la même réalisatrice !!!).

Carol (2015) dir. Todd Haynes

Carol est en instance de divorce lorsqu’elle rencontre Thérèse à la caisse d’un magasin ; s’en suit une relation amoureuse, non sans obstacles. 

Jamais vu DEBS, jamais vu Carol… j’étais à CA de me faire retirer ma lesbian card. J’étais un peu dubitative parce que le film est réalisé par un homme, mais étonnamment, et peut-être parce qu’il est lui-même gay ou parce que c’est quand même inspiré d’un livre écrit par une femme et basé sur sa propre expérience, c’était bien, érotique, et satisfaisant. Je conseille si vous voulez nourrir votre fantasme pour les femmes d’âge mûr et par extension pour Cate Blanchett.

Lire la suite