Kyoto Animation

Le 18 juillet, un incendie criminel a causé le décès de trente-quatre personnes, et en a blessé trente-cinq autres. La cible de cette attaque était le Studio 1 de la compagnie Kyoto Animation, situé dans l’arrondissement de Fushimi. Je n’étais pas sûre de vouloir écrire à ce sujet, parce que je n’étais pas sûre d’avoir quelque chose de pertinent à dire, pas sûre de trouver les mots justes pour exprimer ce que je ressentais à propos de la situation, mais je ne me voyais pas non plus reprendre ce blog comme si de rien n’était, sans jamais évoquer ce qu’il s’était passé. Pour moi, comme pour tant d’autres, KyoAni a, et a toujours eu, une place importante. Dans nos vies, dans nos cœurs. On ne connaissait pas les victimes personnellement, et leurs noms, quand on les apprendra, ne nous seront peut-être même pas familiers, mais on connaissait leur passion, on admirait leur travail, et on a appris de leurs valeurs. Iels nous ont apporté joie, rêves, espoir, et aujourd’hui, on compatit, non pas seulement car on est attaché-es au studio et à ses employé-es, mais aussi simplement parce que des vies ont été perdues et mises en danger dans un acte cruel, violent et injuste, qui affecte les familles et les proches des victimes, mais aussi l’industrie, et le pays.

Et cette tragédie est toujours en cours. Les victimes qui ont survécu sont toujours hospitalisées, certaines grièvement blessées, des employé-es sont toujours porté-es disparu-es, des familles souffrent, et l’avenir est incertain. C’est dur, et ça le sera encore pendant un moment. Nous ne sommes pas à l’abris d’autres mauvaises nouvelles. Mais le courage et la force dont fait preuve Kyoto Animation et son président en ce moment sont admirables, et le moins qu’on puisse faire est de continuer à les soutenir, maintenant plus que jamais. Le soutien dont font preuve aussi bien les différents acteurs de l’industrie à travers le monde, que les administrations des lieux qui ont inspiré des productions du studio, et bien sûr la communauté d’amateur-ices de japanimation, font chaud au cœur dans ces moments difficiles, et on peut tous et toutes y contribuer.

◊ Pour faire un geste afin d’aider financièrement Kyoto Animation, vous pouvez effectuer des achats sur leur boutique de téléchargements d’images (Free!, Hibike! Euphonium), fichiers audio de discussions entre créateurs (Free!, Tsurune) et « mascottes » pour votre ordinateur (Free!). https://kyoani.shop-pro.jp/ Une image ne coûte que 216 yen, soit 1,78 euro, et Kyoto Animation touche directement l’argent puisque les droits ne sont pas partagés. De plus, les produits étant au format digital, les employé-es n’ont pas besoin de s’embêter à envoyer des colis. (Vous pouvez vous référer à ces tweets si vous avez des difficultés à vous servir du site.)

◊ De nombreux établissements ont également mis en place des boîtes de dons à l’intention du studio. Vous pouvez en trouver dans tous les magasins Animate à travers le Japon (ainsi qu’à celui de Bangkok), à l’Université Kyoto Seika (où ont été formé-es de nombreux-ses membres de Kyoto Animation) et au Musée international du manga de Kyoto (qui est le fruit d’une collaboration entre l’université et la municipalité de Kyoto), dans différentes mairies et bureaux de la préfecture de Tottori (dont le village d’Iwami a servi d’inspiration au village d’Iwatobi de Free!), dans la ville d’Ogaki (qui a servi de modèle à celle de Koe no Katachi), ainsi qu’à l’office du tourisme d’Uji (ville où non seulement se déroule Hibike! Euphonium mais aussi où Kyoto Animation a son siège).

◊ Sentai Filmworks, qui distribue certaines séries de Kyoto Animation à l’étranger, a également lancé une cagnotte.

◊ Si vous en avez l’occasion, vous pouvez aller voir le film Free! Road to the World, actuellement en salles au Japon, le studio touchant évidemment une partie des recettes.

◊ Enfin, Crunchyroll accepte en ce moment les mots et photos destinés à Kyoto Animation.

◊ (24/07) Kyoto Animation a ouvert un compte pour accepter les donations. Vous pouvez directement leur verser vos dons.  L’argent sera partagée entre les frais d’hospitalisation des victimes, les familles des défunts, et les coûts de la reconstruction du studio. 

Gardons les familles et les blessé-es dans nos pensées, on ne peut que leur offrir nos condoléances, et souhaiter un bon rétablissement aux victimes.

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Si par hasard vous ne connaissiez pas Kyoto Animation, ne vous souvenez pas seulement du studio comme celui victime d’un terrible attentat domestique, et découvrez leur travail. C’est un modèle à suivre dans l’industrie, un studio auto-suffisant avec une identité propre, d’excellentes conditions de travail, et qui embauche majoritairement des femmes ; c’est l’un des seuls, si ce n’est le seul, à pouvoir s’en vanter. Son succès et sa bonne réputation sont amplement mérité-es, et si vous voulez apprendre à le connaître, je vous conseille la lecture d’un article que j’adore (en anglais) :  The Evolution of Kyoto Animation: a unique anime studio and its consistent vision. Certains de leurs anime sont disponibles gratuitement sur Crunchyroll (Miss Kobayashi’s Dragon Maid, Free!, Hibike! Euphonium, Tsurune, Myriad Colors Phantom World) et une de leurs récentes productions, Violet Evergarden, est sur Netflix. Vous comprendrez pourquoi Kyoto Animation est si apprécié.

Moi, au Japon. Saison 3. Fukuoka, Karatsu, Nagasaki, Sasaguri, Nagoya, Kyôto, Kanazawa.

Le plan, au départ, c’était un article par jour, ou au moins, un article tous les deux jours. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Rien ne s’est vraiment passé comme prévu. Dans cet article, je vais vous raconter comment se sont passées mes deux semaines au Japon, qui, ne vous méprenez pas, se sont BIEN passées, mais commençons par le commencement, quand la Menace a commencé à planer au-dessus du voyage.

Il faut revenir au mois de juin. Le voyage qu’on préparait depuis plus d’un an approchait à grands pas, et tout était prêt ! Le logement était l’une des premières choses dont on s’était occupées et on avait donc effectuées nos réservations sur AirBnB depuis plusieurs mois déjà. C’était sans compter sur la nouvelle loi sur les locations touristiques ! Pour louer un appartement sur AirBnB, il faut maintenant faire plein de démarches longues et contraignantes pour obtenir un permis, chose que tous les propriétaires n’ont pas voulu ou n’ont pas pu faire, et en conséquence, 80% des annonces sur AirBnB ont été supprimées. Quand ces histoires ont commencé à se concrétiser en avril, on a bien sûr envoyé un message à nos proprios pour vérifier qu’ils étaient réglos, qu’ils faisaient lesdites démarches, que la police n’allait pas frapper à notre porte au moins d’août, etc. Les deux nous assurent que oui… pas besoin de s’inquiéter pour nos réservations… puis la loi entre en vigueur en juin, et là, leurs annonces disparaissent du site, impossible de les contacter, notre argent est déjà encaissé, et on se retrouve sans logement à deux mois du départ. C’est le drame.

On cherche de nouveaux logements dans la panique, sans trop savoir où on va trouver l’argent pour, on pense même à annuler le voyage mais on ne peut plus annuler nos billets d’avion,… et finalement, au bout d’une semaine de FIGHT avec AirBnB, on se fait rembourser et dédommager. On nous a remboursé le double de ce qu’on avait payé, et on nous a donné deux bons de 100$ chacun pour des « AirBnB experiences ». On avait donc le double de notre budget pour trouver de nouveaux logements, ce qui est généreux, mais, à deux mois du voyage, et avec les trois quarts des annonces supprimées du site, on avait le choix entre une dizaine d’apparts à tout casser. Mais on a trouvé ! Fukuoka, Nagoya, on arrive !

Presque ! Avant ça, notre unique voiture a lâché la semaine avant le départ. Panique. Drame. Encore un signe de la Menace. Mais on a trouvé une solution ! Fukuoka, Nagoya, on arrive !

On a voyagé avec Turkish Airlines. Ils ont une super sélection de films, j’ai enfin pu regarder « I, Tonya » que je n’avais pas eu l’occasion de voir quand il était en salle. Un peu sceptique quant à l’objectivité de ce genre de « biopic » mais c’était bien ! J’aime Margot Robbie maintenant ! J’ai presque failli enchaîner avec Suicide Squad, mais dès que j’ai vu Jared Leto j’ai malheureusement dû couper le film. Allergie et tout ça, vous comprenez.

Escale de 4 heures à l’aéroport d’Istamboul. A ce stade de l’aventure, y’avait déjà eu une dispute (pour rappel, je suis partie avec ma mère et ma grand-mère) (celles et ceux qui me lisent depuis mon premier voyage en 2013 savent que c’est ni plus ni moins que la routine). En plus, je m’étais assise sur un chewing-gum. La Menace. Mais alors que j’étais assise seule dans un Starbucks bondé, j’ai fait une super rencontre, une sœur et son frère qui venaient d’Irak ; ça m’a bien remonté le moral, et c’était reparti pour 10 heures de vol.

On arrive le 7 août à 19h à Narita. Sous la pluie ! Sale temps à Tôkyô. Un typhon se préparait, et pour la première fois, j’ai eu FROID à Tôkyô au mois d’août ! Inconcevable ! On a passé la nuit dans un hôtel à Ôkubo (troisième fois qu’on vient à Tôkyô, et troisième fois qu’on loge dans ce quartier !), et on est parti pour Fukuoka à la première heure le lendemain.

Si toutes ces heures d’avion ne suffisaient pas, c’était maintenant parti pour cinq bonnes heures de shinkansen.

On arrive dans un petit appartement, sympa mais cher pour ce que c’est ! Pour notre budget, c’est correct, sauf que là, on en avait le double ! Mais on n’en demandait pas plus à la base. Des bars, des restos, trois konbini et un supermarché à proximité,… seul inconvénient, c’était peut-être qu’on était un peu loin de la gare (à la fin d’une longue journée à gambader partout, les 1,3km de la gare à l’appart, on les sent !), et pas de wifi ! Contrairement à ce qui était indiqué en majuscules dans l’annonce ! On avait bien une Pocket Wifi, mais sur ses 15 GB, 12,70 étaient déjà utilisés… Peut-être encore un coup de la Menace, mais c’était pas non plus trop grave, c’était juste pas pratique.

A peine a-t-on posé les valises que l’on s’en va explorer la ville. On se met en direction de la Fukuoka Tower.

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234m de haut !

Avant d’entrer dans l’ascenseur, petite séance photo avec accessoires fournis. A la fin de la visite, on la reçoit gratuitement en petit format, avec possibilité de l’acheter en grand format.

Magnifique vue sur la baie d’Hakata de nuit.

Le lendemain, ça y est, le vrai voyage commence vraiment. Direction Karatsu ! C’était pas la porte à côté, mais c’était sur une ligne JR à partir d’Hakata, alors autant en profiter et rentabiliser un peu le JR Pass.

Ville super agréable, et son château est magnifique. J’ai adoré voir la mer tout autour, la vue est superbe.

Evidemment, Yuri et Victor étaient partout. Les produits de la collaboration entre Yuri !!! on Ice et la préfecture de Saga étaient, il faut le dire, pas donnés, mais je me suis quand même permis un acrylic stand avec Makkachin au château, une pochette Phichit, et un blind pack avec un badge à l’intérieur. Je me rends compte que je n’ai rien de Yuri et Victor !, mais à la caisse, on me fait tirer un numéro au sort, et en tirant le 2, j’ai gagné un sticker Victor !, et plus tard, je découvre que dans le blind pack, il y avait un badge Yuri ! Le pouvoir de ce couple. En cadeau, j’ai aussi reçu un badge du château de Karatsu. Les produits sont peut-être chers, mais on vous gâte au passage en caisse.

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A partir de Karatsu, on n’est pas bien loin des grottes Nanatsugama, qu’on peut explorer en bateau. Alors après notre visite du château, on prend le bus pour une bonne grosse demi-heure… tout ça pour apprendre qu’à cause des vagues, les bateaux avaient arrêté de circuler…la Menace tenait à nous faire comprendre qu’elle ne nous lâchait pas. Alors on a repris le bus dans l’autre sens, que voulez-vous qu’on fasse (les 15€ d’aller-retour dépensés pour rien ont piqué plus que l’heure qu’on a perdu à faire le trajet inutile).

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Ca ressemble à ça… photo de Hello Tokyo.

Malgré cette déception, on a beaucoup aimé notre journée à Karatsu. Ca a aussi été l’occasion pour moi d’enfin tester un peu mon japonais. D’abord à un passage piéton, où une dame âgée a commencé à me couvrir de compliments, en particulier sur mes jambes, et, à ma grande surprise, j’ai tout compris ?! Alors on a eu une mini-conversation, elle m’a posé des questions assez simples donc j’ai pas eu trop de problèmes à communiquer.

Ca m’a un peu boosté, alors plus tard, quand on nous a demandé d’où on venait dans une petite boutique de thé, j’ai répondu en japonais ; s’en est suivie une conversation où je ne comprenais pas tout mais je pense m’être bien débrouillée ! On nous a servi un thé délicieux et rafraichissant, exactement ce dont on avait besoin.

Pendant ce voyage, j’ai pu me rendre compte de l’étendu de mes progrès en japonais : je partais de rien, y’a deux ans j’osais à peine dire « merci », et maintenant, je peux tenir des conversations simples, je comprends des choses, j’en lis d’autres,… ça fait plaisir, mais en même temps, je me rendais aussi compte de tout ce qu’il me restait encore à apprendre ! Tout ce que je ne comprenais pas, tous les kanji que je ne connaissais pas,… j’ai hâte de voir à quel point j’aurai progressé quand j’y retournerai.

En rentrant sur Fukuoka, on est allées à Canal City, grand centre commercial. Ca s’appelle comme ça parce que y’a un canal en plein milieu.

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C’est énorme, y’a tout : des restaurants, des boutiques, un ciné, des hôtels,… Et en ce moment, il y a un spectacle « sons et lumières » avec Godzilla qui est EXCELLENT.

Mon objectif principal ici, c’était d’aller au café Moomin ! On était le 9 août : le Moomin’s Day ! C’était aujourd’hui ou jamais ! J’ai adoré… on y accède par la boutique Moomin, où j’ai acheté un UNO MOOMIN (qui a été fait spécialement pour moi, je pense). Ca occupe pendant qu’on attend d’avoir une place : le café n’est pas énorme, mais très populaire, et en plein après-midi, il fallait s’inscrire sur une liste d’attente. Cela dit, l’attente n’a pas dû excéder 10 minutes.

Déco, menu, tout est 100% Moomin. Il y a des peluches des personnages partout ; elles sont là spécialement pour qu’on puisse poser avec et les gens faisaient de vrais photoshoots. L’ambiance est super sympa. Le menu est bien sûr dans le thème, tout est à l’image de Moomin ; cependant, ce n’était pas l’heure du repas, donc on s’est contentées de boissons. Ma mère a pris un latte matcha avec un latte art Moomin : trop beau !

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C’était une bonne journée, mais la Menace nous a poursuit le jour suivant. On est allés à Nagasaki, mais sur le chemin, il y avait Kashima. On voulait voir le sanctuaire Yutoku Inari, un des plus beaux, mais arrivées sur place, le bled était mort, pas un seul autre touriste, le sanctuaire à l’autre bout de la ville et pas un seul bus. A la gare, on te propose seulement d’y aller en taxi, mais l’aller-retour revenait bien trop cher. On était probablement mal préparées parce qu’il devait bien y avoir moyen de choper un bus quelque part, on l’a juste pas trouvé (et on avait peur que, si on arrivait à y aller, on arriverait pas à revenir…). Echec.

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Ca ressemble à ça… photo de Welcome Kyushu.

On se remet en route pour Nagasaki. C’était le lendemain de la cérémonie commémorative du bombardement de la ville, donc le Parc de la Paix était en chantier parce qu’on y démontait toutes les installations mises en place la veille pour l’événement. On était quand même libres de le visiter.

On est ensuite allée à Dejima, ancienne île artificielle où résidait les portugais, et plus tard, les néerlandais quand ils sont arrivés au Japon. Depuis, la ville a englouti l’île qui n’en est plus une, et l’endroit a été restauré et reconstitué. On peut visiter l’intérieur de certains bâtiments et voir à quoi ressemblait les lieux de vie des occidentaux.

Là-bas, on a goûté le castella, gâteau japonais, importé par les portugais à l’époque. C’est bon ! Je m’attendais à ce que ça soit sec, mais c’est en fait très léger.

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Tatami Galaxy, anyone ?

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On a presque eu du mal à profiter tant il faisait chaud ; c’était de loin la journée la plus chaude du voyage.

On a fait un tour par Chinatown, vu le temple Shofukuji, et le Meganebashi.

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Avec son reflet, on dirait des lunettes, d’où le nom « pont lunettes ». Vous les voyez ?

On a terminé la journée à l’arcade commerçante Hamamachi.

Là-bas, il y avait un Curry House CoCo Ichibanya, une chaîne de restos de curry que j’adoreeee, mais, la Menace ne nous quittant pas, on est parties avant même de pouvoir passer commande parce que y’avait des américains super bruyants. Y’avait qu’eux et nous à l’étage, une salle assez petite, et on ne s’entendait même pas penser tant ils parlaient fort. A un moment, ils ont hurlé, j’ai sursauté. Je me voyais pas manger dans ces conditions.

On est rentrées mais je voulais toujours mon curry donc on est allées dans un restaurant à une rue de notre appartement, « Karii Maato », super bon, pas cher, bonne ambiance. Je me suis régalée, et j’y suis même retournée plus tard dans la semaine. Je recommande si jamais vous êtes à Hakata et que vous avez envie d’un bon curry.

5-7-8 Sumiyoshi, Hakata Ward, Fukuoka, Fukuoka Prefecture 812-0018, Japon

Le samedi, on reste dans le coin, on prend un train local pour Sasaguri, où l’on va visiter le temple Nanzo-in.

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Le site est connu pour son daibutsu, « Nehanzou », une statue de Bouddha en bronze, la plus grande au monde. C’est très impressionnant à voir ! Il fait 41 mètres de long, et 11 mètres de haut. C’est généralement ce que les gens viennent voir au Nanzo-in, mais le Bouddha couché n’est pas tout seul, il y a plein de choses à voir sur la colline où il se dresse. Tout autour, on peut explorer, grimper dans la forêt, et voir d’autres temples et sanctuaires. C’est très beau, on peut y passer des heures.

L’après-midi, petite virée shopping à Tenjin : la station de métro mène à un grand centre commercial sous-terrain, menant lui-même à un autre centre commercial, le Tenjin Core. J’ai dépensé quelques yens ce jour-là…

Le dimanche, on est retournées en terres connues : on a décidé d’aller à Miyajima et Hiroshima. Je ne vais pas trop m’étaler dessus parce que c’est la troisième fois que j’y vais, et la troisième fois que j’en parle sur ce blog, et je n’y ai rien fait de très nouveau donc je risquerais de pas mal me répéter. Mais en tout cas, ça nous a fait plaisir de revoir ces endroits. Et pour une fois, on a vraiment bien profité de Miyajima, et ses commerces. On venait toujours trop tard, quand tout était sur le point de fermer : on faisait l’erreur de venir en soirée, mais même « tôt » en soirée, c’est déjà tard à Miyajima où tout ferme vers 18h. Cette fois-ci, on est venu vers 11h, on a fait notre tour, et on est traîner à Hiroshima.

Je dois quand même vous raconter que là-bas, j’ai réussi à mettre la main sur la nendoroid Heiji Hattori dont j’avais dû annuler ma précommande,  ET sur le premier tome de Yuri+Kanojo dont je vous avais parlé dans un article, j’avais tant galéré (en vain) pour l’avoir et voilà que je tombe par hasard dessus sans même le chercher. Voilà pour l’anecdote weeb. J’ai aussi trouvé une coque chez Wego que je convoitais, je l’avais repérée sur internet mais la photo datait d’il y a deux ans donc je pensais n’avoir aucune chance de la trouver en magasin, mais à Hiroshima ils ont un Wego « second-hand » et elle était là, en promo. Puis, à Miyajima, j’ai acheté un sifflet que j’avais déjà vu y’a deux ans mais que j’avais pas acheté parce que je pensais ne pas en avoir besoin, et c’est seulement en partant que j’ai réalisé qu’il manquait un sifflet à ma vie, et je l’ai trouvé sous forme de strap, puis, arrivée à la caisse, je vois une petite fille qui l’avait en collier ?! c’était trop beau pour être vrai, j’ai maintenant un sifflet avec un petit cerf autour du cou. Beaucoup de rêves se sont réalisés ce jour-là.

Et devinez ce qu’on a mangé ce soir-là ? Si vous avez deviné curry, vous avez tout bon. On a mangé dans un restaurant qui était juste en face de notre hôtel y’a deux ans, et qu’on avait adoré : Curry de Café. Je recommande si jamais vous êtes à Hiroshima et que vous avez envie d’un bon curry.

3-17 Hondori, Naka Ward, Hiroshima, Hiroshima Prefecture 730-0035, Japon

Dernière journée à Fukuoka : on va faire un tour à Dazaifu pour voir le Dazaifu Tenman-gû. Très bel endroit ! C’est un sanctuaire dédié à Sugawara no Michizane, poète et politicien de de l’époque Heian, et, attention là je vais vous recracher un de mes cours d’histoire, il a été déifié après sa mort parce qu’elle a été suivie de plein de catastrophes naturelles et la cour a cru que c’était son esprit vengeur qui revenait leur faire des misères parce qu’ils l’avaient rétrogradé et exilé. Il est donc devenu Tenjin, le kami des études, et les étudiant-e-s viennent le prier en période d’examens.

L’après-midi, j’ai fait les derniers achats que j’avais besoin de faire à Tenjin, et le matin suivant, les valises étaient prêtes pour Nagoya.

On arrive dans un nouvel appartement, un tantinet plus spacieux et chaleureux que le précédent. Moins bien situé mais pas bien loin d’une station de métro. Il y avait un polaroid, des post-its et un cahier à disposition pour laisser des photos et/ou des mots à l’hôte sur un tableau en liège ; j’ai beaucoup aimé l’idée !

Oh, et comme la Menace ne voulait vraiment pas que j’aie internet pendant ce séjour, y’avait bien sûr pas de wifi (contrairement ! à ! ce qui était ! indiqué dans l’annonce !), mais encore une fois une Pocket Wifi, plus généreuse que la précédente celle-ci : 3 GB par jour.

On ne perd pas de temps, on va tout de suite visiter un temple à proximité : le Ôsu Kannon.

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Juste à côté, une arcade commerçante dans laquelle on a pu passer une petite partie de la soirée. C’était très grand, souvent les arcades comme ça, ça n’en finit pas ! Mais on ne s’est pas non plus trop attardées parce qu’on était fatiguées du voyage et que le lendemain, on se levait tôt et une longue journée nous attendait… parce qu’on allait à Tokyo DisneySea !

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Il y a tant à dire que j’y ai consacré un article à part !

Une journée presque aussi chargée nous attendait le lendemain. Vous vous souvenez de ces bons de 100$ pour des « expériences AirBnB » dont j’ai parlé au début de cet article ? C’est là qu’ils interviennent.

Comme pour les logements, à deux mois du voyage, nos options en terme « d’expériences » étaient limitées, surtout dans les villes où on était. On a cherché du côté de Kyôto et on a finalement trouvé deux activités, la première proposée par Ami Kyoto, charmant endroit qui organise des ateliers d’initiation à la calligraphie, à l’ikebana, et, à la cérémonie du thé. Et la cérémonie du thé, en japonais « chanoyu », c’est justement ce qu’on a fait.

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Ca a duré une petite heure : on a d’abord passé du temps avec une première hôte qui nous a introduit à la cérémonie du thé, qui nous en a expliqué les principes, l’histoire,… elle nous a appris comment « entrer » dans la pièce, devant quoi et qui il fallait se prosterner et dans quel ordre,… on était au nombre de cinq, et trois d’entre nous s’y sont essayées ! Ensuite, elle a laissé sa place à la seconde hôte, qui nous a préparé et servi le thé dans le silence le plus complet. C’était si calme et captivant. Personne n’est censé parler pendant la cérémonie, donc c’est seulement après qu’elle est revenu sur certains de ses mouvements, elle nous a expliqué ses gestes, nous a présenté les différents ustensiles,… C’était très intéressant, on a appris énormément de choses.

Photo provenant du site officiel.

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Les quatre principes de la cérémonie du thé :

l’harmonie, le respect, la pureté, et la tranquillité.

Et une fois qu’on était rodées, c’était à notre tour de préparer du thé dans les règles de l’art. Avec une spatule (chashaku), on a mis deux doses de poudre de matcha dans un bol (chawan). L’hôte y a versé de l’eau chaude avec une louche (hishaku). On devait ensuite battre la préparation avec un fouet en bambou (chasen) jusqu’à ce que le thé est la bonne consistance. Il fallait trouver le bon geste !

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Moi, en train de boire le thé que je viens de préparer.

Cette expérience a été un de mes moments préférés du voyage ; c’était un honneur de pouvoir assister à cette démonstration, et de faire la rencontre des hôtes ! On a même gardé contact avec l’une d’elles ! Un très bon souvenir. Je vous recommande d’y passer si vous en avez l’occasion !

Site officiel : https://www.whattodoinkyoto.com/

On avait ensuite un peu moins d’une heure pour rejoindre le lieu de notre deuxième activité : Kiwami Fujinoka, une boutique qui loue des kimono, située dans l’hôtel Gozan. Alors, étonnamment, pour une fois le hasard a bien les choses : les deux endroits n’étaient pas loin l’un de l’autre, et on a donc pu y aller à pieds.

Dans un premier temps, on nous a conduit dans un petit local où on tenait tout juste à trois mais qui renfermait une quantité de yukata. On a choisi un yukata, une ceinture (obi) assortie, et on est passées dans une autre pièce pour se faire habiller. On échange nos sous-vêtements pour un hadagi, puis on nous enfile le yukata, et on nous attache le obi. C’est une drôle de sensation, on est serrées là-dedans ! Ca fait se tenir bien droit.

Se faire habiller prend en général entre 20 et 30 minutes. On choisi encore un sac (kinchaku), des sandales (zôri), et un accessoire pour les cheveux (kanzashi). Ma mère a aussi pu se faire coiffer. Après ça, on était prêtes à partir ! On a fait un tour dans Gion, qui était non loin. C’était chouette, c’est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps. On a pu se balader pendant une heure et demi avant de devoir rendre les yukata.

Site officiel : http://kiwami-fujinoka.com/

Après ça, un peu de shopping à la Teramachi. On n’avait pas choisi ce jour par hasard pour venir faire nos « expériences à Kyôto » ; le 16 août, c’était le jour des feux de Daimonji. Cinq grands feu de joie qui forment des kanji, allumés sur les montagnes entourant la ville. Malheureusement, ce soir-là, on a essuyé un énième échec parce qu’on a tout simplement pas réussi à les voir ! On connaissait, ou disons qu’on croyait connaître, un bon endroit pour les apercevoir le long de la rivière Kamo. Sauf que c’était bondé, quasi impossible de se déplacer, et bien sûr, de voir quelque chose. J’ai… vu… quelque chose au loin mais pas distinctement, rien de concluant, et en photo, comment dire…

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Ce que j’ai vu.

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Ce que j’étais censée voir.

On a l’habitude de pas toujours voir ce qu’on veut voir à force, donc on a abandonné et on est rentrées.

Le jour suivant, je me devais de faire un tour à la KyoAni Shop. Ou KyoAni&Do Shop, devrais-je dire. Depuis mon premier passage il y a deux ans, la boutique ne s’est pas seulement renommée, elle a déménagé : elle est maintenant à deux pas de la gare, elle a un bâtiment pour elle toute seule, elle est plus spacieuse, et a une bien jolie déco, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il y a même une terrasse ! Avant, elle était un peu plus loin, au premier étage d’un bâtiment ; elle partageait l’étage avec un karaoké, et elle était toute petite !

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Je ne suis pas venue pour rien, j’ai acheté quelques goodies Nitori, un blind pack (avec un badge Haru à l’intérieur !), et les cartes postales du calendrier Take Your Marks et de l’ending de la nouvelle saison, Gold Evolution. Ces deux sets de cartes postales devaient sortir la semaine suivante, j’étais donc agréablement surprise de déjà les voir dans le magasin ! J’avais hésité à les commander quand elles ont été mises en précommande… j’ai bien fait d’attendre ! Je me suis épargnée les frais de port, et l’attente.

Avant de rentrer, on est passées par Osaka. Là encore, je n’ai rien fait de nouveau par rapport à mon précédent voyage, donc je ne vais pas m’étaler, mais comme pour Hiroshima, c’était un petit bonheur que de retrouver les rues de cette ville.

Onzième jour, ça y est, on ne sent plus nos jambes, on fait enfin une vraie pause, une journée tranquille où on arrête de courir. Presque. Le matin, on est allées voir le Togan-ji et son Bouddha vert qui était tout près de chez nous.

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Et on est allées voir l’Oasis 21. C’est un terminal de bus mais son architecture, qui se veut futuriste, vaut le détour. On y trouve aussi quelques magasins et restaurants, et on peut monter sur le toit où il y a un grand bassin d’eau ; il y avait aussi une grande aire de jeu avec des châteaux gonflables et jeux d’eau pour les enfants.

Mais après ça, on est restées dans notre quartier, à l’appartement, et on a repris des forces.

Et on en avait besoin, parce que le matin suivant, on est parties pour Kanazawa ! Et on y a tout fait !

On a commencé par la visite de Nagamachi, le quartier des samouraï. Ils y résidaient à l’époque féodale et aujourd’hui le quartier est encore intact : on peut y visiter des musées, ainsi que la maison de la famille Nomura.

Ensuite, passage au sanctuaire Oyama. Sa porte est vraiment originale. J’avoue qu’on ne connaissait pas l’endroit, on est passées devant la fameuse porte en bus et, intriguée, on est revenue sur nos pas pour le voir. Après quelques recherches, il se trouve que l’architecte de l’arche était hollandais et a mélangé des inspirations japonaises, chinoises et européennes.

On enchaîne avec la visite du Kenroku-en. C’est l’un des trois plus beaux jardins du Japon ; on en avait déjà visité un il y a deux ans, le Koraku-en à Okayama, et le dernier, Kairaku-en, est situé à Mito. Il est magnifique mais si je devais le comparer, j’ai une préférence pour celui d’Okayama.

Juste à côté, il y avait le Musée d’art contemporain du XXIème siècle mais le plus intéressant était payant, et un peu au-dessus de notre budget, alors on a finalement décidé de ne pas y aller.

On a terminé notre visite de la ville au quartier Higashi, le quartier des geisha, plus précisément le quartier des maisons de thé où travaillaient les geisha. Et à ma connaissance, il y a encore une dizaine de geisha qui travaillent dans ce quartier : moins qu’à Gion, mais à Kyôto comme à Kanazawa, c’est un art qui se perd. En tout cas, c’est un très bel endroit qui a conservé son charme de l’époque.

Et on peut y manger la spécialité de Kanazawa : la glace à la feuille d’or. On a pu y goûter chez Hakuichi, et autant la glace était délicieuse, autant la feuille d’or c’est rien de spécial au niveau du goût, on paye plus pour l’aspect, pour « l’expérience ». Les prix varient (en fonction de la quantité d’or généralement), ici on a eu pour environ 9€.

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En rentrant, avant de se reposer, il était temps de faire nos valises pour la dernière fois. Le lendemain soir, on s’envolait pour la France. Déjà.

Mais j’étais bien décidé à profiter du dernier jour. On avait notre vol à Narita aux environs de 21h, ce qui nous laissait une journée entière à Tôkyô, et je l’ai passé aux côtés de Liloun. Rien que d’y repenser, je souris niaisement ! C’était court, mais c’était trop, trop, trop bien.

On était bien sûr à Ikebukuro, avec un passage obligatoire à l’Animate. On ne connait que trop bien. En revanche, je n’avais jamais posé un pied dans le SEGA Game Center, mais Liloun a rapidement corrigé ça.

On y a fait un purikura ! J’avais toujours voulu faire ça mais je n’avais jamais eu quelqu’un avec qui le faire… et pour mon baptême, j’étais entre de bonnes mains, parce que quand on se sert d’une machine comme ça pour la première fois, c’est compliqué ! J’étais dépassée par toutes les options ! Il y a tellement de façons différentes de customiser les photos, et même les vidéos, qu’on a pris dans le photomaton, mais Liloun savait exactement ce qu’elle faisait et elle a mis plein de stickers, de cœurs, d’étoiles et de nourritures sur nos clichés, que je garde précieusement avec moi depuis.

Et puisqu’on était quand même dans un « game » center, Liloun m’a initiée aux jeux de rythme. J’aime bien les jeux de rythmes, mais sur mon téléphone. Dans une arcade comme ça, c’est à une autre échelle, et ce n’est pas aussi simple ! J’ai fait des scores honteux… mais je me suis bien amusée ! Une fois que j’étais lancée, j’aurais bien aimé en faire plus (il y avait même un jeu Love Live ! avec exactement le même gameplay que sur téléphone), mais nous étions pressées par le temps. En effet… on avait un rendez-vous… et pas des moindres… on avait une réservation dans le butler café Swallowtail… !

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Mais comme pour Tokyo Disney Sea, c’est une histoire pour un autre article, que je tâcherai d’écrire au plus vite. Lien à venir !

Je suis vraiment reconnaissante envers Liloun pour cette après-midi où j’ai pu faire plein de choses que je n’avais jamais eu l’occasion de faire avant, et c’était une joie de la rencontrer ; je l’adore et j’espère la revoir au plus vite. Grâce à elle, j’ai fini le voyage en beauté.

A 21h, j’étais dans l’avion (toujours avec Turkish Airlines) (6 heures d’escale cette fois-ci) (j’ai regardé le cross-over Highschool Musical x Shake It Up, aussi appelé « The Greatest Showman »), et à 11h le lendemain, j’étais au Luxembourg, sur le chemin pour rentrer en France. Me dire que 24 heures avant, j’étais en train de me faire servir du thé par un butler, ça paraissait irréel.

C’était un sacré voyage, j’ai pu voir tant de nouvelles choses, même si la Menace planait, et qu’il y a eu des hauts et des bas, j’ai des tas de bons souvenirs plein la tête, et je ne pense qu’à une chose, c’est… d’y retourner. Je prépare déjà mon prochain voyage mais je préfère ne pas en dire trop avant que ça se concrétise… par superstition… En attendant, j’espère que lire mes aventures de cet été vous a plu !

 

A suivre de près: TSURUNE

Aujourd’hui, Kyoto Animation a annoncé la publication d’un nouveau roman par sa maison d’édition, KA Esuma. Intitulé TSURU-NE [KAZEMAI High School Japanese Archery Club], il paraîtra le 26 décembre et racontera l’histoire de Narumiya Minato. Après avoir essuyé une défaite au collège, il avait décidé d’arrêter définitivement le tir à l’arc, mais maintenant, il entre au lycée et va vite retrouver son désir de tirer des flèches…

Un peu de contexte pour ceux qui ne seraient pas familiers avec les mœurs de KyoAni: tous les ans, ils organisent les Kyoto Animation Awards, une cérémonie qui récompensent les meilleurs romans, scénarios, manga,… Et les titres récompensés sont ensuite publiés chez KA Esuma, la maison d’édition du studio. Cette année, seuls des « judges special awards » ont été décernés, et Tsurune était l’un d’eux.

Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’un seul grand gagnant: Violet Evergarden, en 2014. Plus souvent, des romans reçoivent la « mention honorable », comme ça a été le cas pour High Speed! ou encore Chuu2Koi. Vous remarquerez qu’ils ont tous un point commun: ils ont, par la suite, été adaptés en anime.

Je croise les doigts pour ça soit prochainement le cas de Tsurune, parce qu’on a vu avec Free! que KyoAni savait y faire en matière de « cute boys doing cute things »; j’adore Free!, et on y a eu le droit à toutes les sauces (c’est d’ailleurs pas fini !), mais ça serait sympa de voir un autre anime de sport signé KyoAni. Affaire à suivre ! Attendons déjà de voir à quoi ressemblent les ventes à la fin du mois.

A propos du « drama » qui touche le fandom de Free!…

Alors, je sais que j’avais dit que je me calmerais un peu avec Free! jusqu’à ce que le film soit disponible, et qu’en plus j’étais censée sortir le début de mes « premières impressions » sur les anime de cet hiver, mais avec tout ce qu’il se passe dans le fandom en ce moment, j’avais envie de réagir.

Mais avant, pour ceux qui ne seraient pas au courant de la situation, tout a commencé avec l’annonce (et la sortie) du mook RinHaru. Ça fait déjà plusieurs mois, presque un an, puisque ça remonte déjà au mois de mars. Les fans du pairing se sont sentis entendus par KyoAni et ont décidé de leur exprimer leur gratitude par le biais d’une campagne internationale nommée « Feel Our Hearts », qui consistait tout simplement à rassembler des lettres, des fanarts,… pour faire un grand scrapbook autour de Rin et Haruka. Et enfin, deux des organisatrices ont voyagé au Japon pour aller remettre le résultat final à la KyoAni Shop vers la fin du mois de décembre.

Dans le même esprit, une autre campagne a été organisée; toujours internationale, mais rassemblant cette fois-ci d’autres fans, ceux de Makoto. Le projet était de faire un colis avec les lettres, fanarts, photos,… des fans internationaux, et de l’expédier à KyoAni le 17 novembre, pour l’anniversaire de Makoto. Ca s’appelait donc la « Makoto’s Birthday Box Campaign », et même si c’était censé être centré sur Makoto, c’était organisé par des fans de MakoHaru, et une grande partie des soumissions étaient sur ce pairing.

Et donc en novembre, après avoir bien reçu le colis, Kyoto Animation envoie un mail de remerciement aux organisateurs de la Makoto’s Bday Box Campaign.

Petite avance rapide jusqu’au 1er janvier: Kyoto Animation ouvre une version anglaise de leur site. C’est quelque chose que peu de studios d’animation japonais prennent la peine de faire, donc je pense que l’initiative mérite d’être saluée. (J’étais déjà agréablement surprise quand ils l’avaient fait pour le site de l’event KYOANI & DO FAN DAYS.)

Quatre jour plus tard, le staff de KyoAni réceptionne le scrapbook RinHaru, et décide de remercier les fans internationaux via Twitter et le nouveau site anglais.

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Leur message était accompagné d’une photo des messages et cadeaux des fans de Rin et Haruka… et là, c’est le drame. Les fans de Makoto et Haruka se sont indignés parce qu’ils ont eu l’impression que seule une partie du fandom était reconnue, ils ont interprété ça comme du favoritisme. Bien sûr, tous les fans du MakoHaru n’ont pas eu une réaction négative, mais une grande partie ont envoyé des tweets, dont certains très agressifs, à KyoAni pour se plaindre, pour s’offusquer de la façon dont ils auraient soi-disant privilégié les fans du RinHaru.

Voilà ce qu’il s’est passé ces derniers jours. Nous sommes aujourd’hui le 6, et KyoAni a retiré la photo du tweet et du site.

Je tiens à préciser que je ne suis d’aucun « côté ». Les « ship wars » ne datent pas d’hier, il y en a toujours eu dans ce fandom, depuis le premier jour, et je n’y ai jamais pris part. Déjà parce que j’aime les deux pairings, et d’ailleurs, je ne crois pas qu’il y ait un seul pairing dans Free! que je n’apprécie pas: les personnages entretiennent des relations tellement belles, tellement fortes, que je n’arrive pas à trouver que l’une est mieux que l’autre. Et puis aussi, je crois que je n’ai jamais aimé un pairing au point de carrément en détester un autre. Même si je peux comprendre qu’on soit très attaché à un pairing, qu’on pense que les personnages sont fait l’un pour l’autre et qu’on arrive même plus à les imaginer avec quelqu’un d’autre, mais créer des tensions dans le fandom par rapport à ça, des « guerres », je trouve ça un peu immature, et franchement ridicule. Mais bon, c’est un problème que rencontrent beaucoup de fandoms, c’est loin d’être exclusif à celui de Free!.

Sauf que là, Kyoto Animation est impliqué. Et avec ça, je crois qu’on a atteint un limite. C’est allé beaucoup trop loin.

Je l’ai déjà fait remarqué un peu plus haut, mais honnêtement: combien de studios prennent la peine de reconnaître l’existence des fans internationaux et de les remercier ? On devrait être reconnaissant, on devrait davantage montrer notre gratitude, et à la place, le fandom tourne ça en une « guerre de ships », et se plaint de ne pas recevoir assez d’attention. Et ça, ça me met hors de moi, et je ne comprends même pas comment des fans ont pu en arriver à une telle conclusion, alors que KyoAni a remercié les fans qui ont fait la Makoto Box par mail, qu’ils ont ouvert un site pour les fans internationaux, et qu’ils ont posté publiquement leurs remerciements. Comment on peut se permettre de se plaindre et de les harceler en les accusant de ne pas être « assez reconnaissants » et « d’ignorer » des fans ?

Je l’ai dit, je ne suis pas là pour défendre l’un ou l’autre « clan », je sais qu’il y a des « bonnes » et des « mauvaises » personnes dans les deux camps, et ça ne m’intéresse pas de discuter de « qui a copié qui » et toutes ces histoires. J’en aurais des choses à dire, ça c’est sûr.. mais à ce stade-là, ce n’est même plus important.

Je n’arrive pas à croire qu’on en soit arrivé là pour des ships. Alors que Free! n’est même pas un BL, aucun couple ne sera jamais canon, c’est pas plus légitime de shiper MakoHaru que RinHaru parce qu’au final, ça n’a aucune importance, il n’y aura jamais rien d’officiel. On est tous dans ce fandom pour la même chose: parce qu’on adore Free!. Alors comment on peut en arriver à se diviser, à se « battre », pour des pairings, alors que Free! est loin de se résumer à ça.

A un moment, il faut savoir mettre ces histoires de côté, et que certains fans n’aient pas réussi à le faire alors que Kyoto Animation voulait simplement remercier tous les fans internationaux, ça me déçoit. Plus que ça, je suis outrée, outrée face à l’égoïsme de certains fans, et par l’image que ça donne de nous. KyoAni a été contraint d’enlever la photo pour calmer la déferlante de haine qu’à entraîné un message de remerciement. C’est quand même effarant ! Et après ça, je ne sais pas s’ils vont encore avoir envie d’accorder de l’attention à la fanbase internationale… C’est égoïste par rapport à KyoAni mais aussi à tous les fans internationaux qui n’ont rien à voir avec tout ça, c’est égoïstes par rapport aux personnes qui ont organisé et participé au projet FOH et qui maintenant voient leurs efforts et leur fierté tourné en l’objet du « drama » alors que ça n’a jamais été le but…

Et c’est tout, je voulais juste partagé mon sentiment de déception. Maintenant, le mal est fait, je pense qu’il est trop tard pour réparer les dégâts, et quand bien même ça serait faisable, je ne pense pas que KyoAni est prêt d’oublier tous les retours négatifs qu’ils ont eu. Peut-être que c’est trop demander, mais j’espère que le studio saura retenir les messages positifs, la gratitude exprimée par le fandom, ainsi que les messages d’excuses.