Slice of Life #24

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Crush du mois de mai – Ymir, Shingeki no Kyojin

Le temps passe vite, j’ai l’impression que le mois de mai est passé en un éclair.

J’espère que vous avez aimé le précédent Slice of Life; il était peut-être quelque peu confus parce que ça faisait des mois que je n’en avais pas fait (sans compter le spécial « nouvel an », et le spécial « anniversaire du blog ») donc j’avais un peu de mal à me remettre dans le bain. Il y avait des tas de choses dont j’avais envie de parler mais qui remontaient carrément à 2016, je ne savais pas ce qui valait la peine d’être mentionné ou pas,… Aujourd’hui, j’ai une idée un peu plus précise de ce dont je veux parler, donc allons-y !

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En mai, je suis allée au cinéma, pour voir Get Out, de Jordan Peele ! Je ne pense pas avoir besoin de le présenter, mais en une phrase, c’est un film d’horreur… sur le racisme. Chris et Rose sont en couple depuis un moment, assez pour qu’elle décide de le présenter à ses parents, et ce dernier accepte de passer un week-end chez eux, bien qu’inquiet des réactions que la famille de sa copine blanche pourrait avoir quant à sa couleur de peau.

Le film traite son sujet en profondeur, en montrant toutes les subtilités du racisme ordinaire, et du « racisme de gauche »; les personnages blancs étant, à priori, tous libéraux, et le père de Rose allant même jusqu’à clamer que s’il avait pu voter pour Obama une troisième fois, il l’aurait fait.

L’analyse sociale est excellente mais il est aussi important de féliciter la réalisation. C’est le premier film de Peele, qui, en plus, faisait jusque là dans l’humour. Pari réussi, le film glace les sangs sans se reposer sur des jump scares, et l’aspect visuel est… sans exagération, à couper le souffle. La scène où Chris s’enfonce dans le « gouffre de l’oubli » ? superbe. La scène du bingo ? Terrifiante. Et il y a plein de symboles, de métaphores à décrypter,… ainsi que quelques clins d’oeils à d’autres films d’horreur cultes.

Criant de vérité; en tant que blanc il nous force à reconnaître qu’aucun de nous ne peut prétendre ne pas fait partie du problème, et montre que, le racisme étant système, une institution, nous sommes tous complices, et nous en profitons, même si inconsciemment.

Le mois dernier, j’ai pu acheter Levius d’Haruhisa Nakata pour seulement 1€ à l’occasion des 48H BD. Si vous ne connaissez pas le concept: tous les ans, le temps d’un week-end, une sélection de BD et manga est à 1€ dans les librairies participantes (et elles sont nombreuses). J’en ai donc profité pour commencer une énième série… Ca fait quelques années que je peine à terminer les séries que j’entame, j’ai beaucoup de tome 1, mais jamais la suite… Levius pourrait être une exception, parce que non seulement c’est seulement en trois tomes, bah c’est aussi… pas mal du tout.

Avec un père mort pendant la guerre et une mère dans le coma, Levius se voit contraint d’aller vivre avec un oncle qu’il ne connait que très peu, Zack. L’histoire s’articule autour de la boxe mécanique, des combats (souvent) à mort où les lutteurs sont tous dotés de membres mécaniques. C’était une bonne surprise!, je n’étais pas sûre d’accrocher mais j’ai bien aimé les thèmes abordés m’ont bien plu, et le graphisme est superbe et original. Au-delà du sens de lecture occidentale, les techniques de dessins utilisées sont très intéressantes, c’est aussi agréable à lire qu’à regarder.

Et bien sûr, je n’aurais su passer à côté du premier tome de Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu, dit « Descending Stories », sorti en anglais chez Kodansha Comics il y a quelques jours. Toujours pas remise de l’anime, ça m’a fait du bien de retrouver cet univers, ces personnages, et, en plus, le trait de Kumota Haruko. Ca, par contre, c’est une série dont je suis sûre d’acheter religieusement les tomes à leur sortie.

Je dois juste dire que l’édition aurait pu être plus soignée; il y a trois/quatre pages où le texte du bas de la page est coupé. C’est juste un détail, mais… on le remarque.

J’espère qu’on aura le droit à une édition française dans un futur proche !!

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J’ai aussi lu le tome 3 de Durarara!!, aussi acheté le mois dernier. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que j’avais commencé à les acheter en anglais chez Yen Press, puis Ofelbe a annoncé sa licence; j’ai donc attendu qu’il soit au tome 3 pour reprendre ma lecture et… ça m’avait manqué ! Quand je regardais Durarara!! au collège, jamais je n’aurais imaginé pouvoir lire les light novels un jour, et les voilà chez nous, en français ! J’en suis toute émue.

Ce tome porte sur l’arc Yellow Scarves, les « turbans jaunes »; très chouette, surtout si vous aimez Masaomi !

C’est tout ce que j’ai à partager avec vous ! Sinon, rien de bien palpitant depuis le mois dernier. Par contre, autant dans ma vie personnelle, c’était le calme plat, autant les fandoms étaient animés ce mois-ci (oui, plus que d’habitude).

Le mois a commencé en beauté avec la sortie de Taisho x Alice en anglais. Si vous entendez ce nom pour la première fois, et que, par conséquent, vous n’avez pas eu vent du scandale autour du jeu, hé bien… c’est de la merde.

Cette localisation puait l’arnaque à des kilomètres, et ce, depuis son annonce. On ne s’attendait donc à rien, et pourtant… il a quand même réussi à aller au-delà de nos attentes en terme de médiocrité.

Je n’y ai pas consacré tout un article parce qu’Elly de Figuratively Speaking l’a déjà fait, et je vous conseille la lecture de ses articles si vous voulez tout savoir dans les détails.

Dans les grandes lignes: le site d’E2 Gaming était très louche. Assez récent, leurs précédents travaux inexistants, et des descriptions copié/collé d’un autre site… De rares apparitions en convention, dont une où leur emplacement était tout simplement… vide.

La promo de Taisho x Alice ne laissait rien présager de bon non plus. Rien de professionnel, des images d’une qualité dégueulasse, une histoire très confuse à propos du générique du jeu, et… sa sortie sans cesse retardée. Puis du jour au lendemain, sans crier gare: un post Facebook pour annoncer sa sortie le lendemain.

Courageux sont ceux qui l’ont acheté malgré la page de payement… pas sécurisée… Mais il faut prendre des risques quand on veut profiter d’une telle qualité de traduction:

Au moins, ça a bien fait rire tout le monde, mais à quel prix ? 30€ pour ceux qui se sont sacrifiés !

Sur Twitter, @MysticDistance a mené l’enquête et il s’avère que derrière « E2 Gaming » ne se cache non pas une entreprise, ni même un petit groupe d’amateurs passionnés, mais… un seul mec. Même pas un professionnel!, juste un type, dans sa chambre, qui déjà par le passé a sauté sur des trucs japonais et populaires pour essayer d’en retirer une petite somme. Et cette fois-ci, il s’est attaqué à la traduction d’otome game. Résultat catastrophique. Heureusement que ses amis, qu’il a sollicité pour le doublage des personnages…., sont là pour le défendre.

C’était drôle, mais aussi très frustrant de se faire prendre pour des connes qui achèteraient n’importe quelle merde, et de voir un bon jeu entre de si mauvaises mains. J’espère que Primula (le développeur japonais qui a vendu les droits à E2 Gaming) ne se limitera pas à cette mauvaise expérience, et que ça ne rendra pas les éditeurs plus réticents à accepter les localisations.

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J’en avais assez pour tout le mois avec ces histoires. Mais pas si vite !!! Quand il n’y en a plus… comptez sur les fandoms pour en rajouter une couche.

A partir de là, SPOILERS pour Tokyo Ghoul:re. Le dernier chapitre a mis les fans dans un état tel qu’ils se sont sentis légitimes d’envoyer des menaces de morts à l’auteur. En effet, Kaneki et Touka y font l’amour; n’en déplaise à ceux qui shippaient Kaneki avec son meilleur ami, Hide.

C’est toujours consternant de voir à quel point un fandom se permet de faire des caprices, voire d’envoyer des menaces graves, dès que l’histoire dévie de ce qu’ils avaient espérés. En particulier quand il s’agit de couples, de « shipping ».

Mais honnêtement, les deux « camps » me tapent sur les nerfs, parce que d’un côté, on a ces fans qui harcèlent l’auteur, ou qui sont juste très immatures (et « fans de yaoi », sans doute), et d’un autre… les homophobes qui sortent de leur trou pour nous rappeler que « faut arrêter de vouloir mettre des gays partout !!! », « arrêtez avec vos fantasmes improbables ». La routine, finalement !

Mais en tout cas, j’espère que rien de tout ça n’atteint Ishida. De toute manière, les fans qui s’insurgent ont l’air d’être quasiment tous anglophones, et comme ils ont lu le chapitre illégalement, on peut imaginer qu’ils n’achètent de toute façon pas le manga, alors les ventes se porteront sûrement bien.

Et malheureusement, il n’y a pas que la fanbase de Tokyo Ghoul qui fait des siennes. La semaine dernière, le très attendu Welcome to the Madness est sorti. Une courte scène bonus de tout juste deux minutes accompagnant le dernier coffret BD/DVD de Yuri!!! on Ice, et montrant l’exhibition de Yurio, avec la participation d’Otabek.

Le problème, c’est que beaucoup de fans à l’étranger ne peuvent pas se procurer ces blu-ray facilement, surtout depuis qu’Avex n’expédie plus leurs produits en dehors du Japon. Heureusement pour eux, des gens ont posté la vidéo sur internet, de même pour les scans du manga vendu avec l’intégrale et… ils ont tourné, très vite, tout le monde y a eu accès. Et… je ne condamne pas forcément ces pratiques; je serais hypocrite de le faire parce que j’étais, moi-même, bien contente de voir ces images que je n’aurais jamais vu autrement. Mais le fait est qu’elles ne sont pas destinées à être partagées sur internet, et si déjà on le fait, on pourrait au moins avoir la décence de le faire… discrètement.

Mais non, des fans ont eu la bonne idée de tweeter toutes sortes de scans et captures d’écrans de la vidéo où… la créatrice de Yuri!!! on Ice… Qui a, par la suite, tweeté le message ci-dessus, où elle visiblement agacée.

Ca me désole de la savoir contrariée. On ne la mérite vraiment pas… elle adore Yuri!!! on Ice et elle a toujours tellement fait pour les fans, et en retour, elle a eu beaucoup de soutien et d’amour, mais aussi pas mal de reproches, de fans anglophones qui la harcèlent parce qu’ils ne comprennent pas ses tweets en japonais, et des gens qui regardent son travail illégalement et poussent le vice jusqu’à lui montrer… Je crains qu’on la dégoûte peu à peu de son oeuvre, qu’elle aime tant. Ca me tuerait qu’on lui gâche ça.

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Très important: après plus d’un an sur LLSIF, j’ai enfin tiré ma première carte Ultra Rare. Vraiment le moment fort de ce mois de mai.

TL;DR j’ai bien été saoulée ce mois-ci !!! Mais je tenais à parler de ces trois incidents/polémiques sans pour autant leur consacrer un article à part. Bref ! N’hésitez pas à me raconter votre mois à vous dans les commentaires, me donner votre avis sur ce que j’ai pu évoquer, et me faire part de vos découvertes en matière de manga, films ou autres !!

J’ai plein de choses chouettes de prévue pour ce mois de juin, et j’ai hâte de partager les parties les plus intéressantes avec vous !

Mon premier otome game sur PS Vita! Code: Realize ~Guardian of Rebirth~

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Il était temps ! Avec de plus en plus d’otome games qui arrivent sur Vita, ce n’était plus qu’une question de temps avant que je ne craque. Une fois que ce fut chose faite, j’ai tout de suite jeté mon dévolu sur un titre qui me faisait de l’œil depuis plus trop longtemps: Code: Realize ~Guardian of Rebirth~. Sorti en 2014, et arrivé chez nous en 2015 grâce à Aksys Games.

Ce qui m’attirait, c’était avant tout le graphisme. C’est signé Otomate, donc c’est joli, c’est propre, et là l’univers me plaisait tout particulièrement; l’histoire se déroule dans un Londres version steampunk assez cool, les personnages sont inspirés de héros de romans célèbres ou de figures historiques,… Pas mal, tout ça !

Par contre, je vous avoue que je ne connaissais pas grand chose de l’histoire; j’essaie toujours d’en savoir le moins possible avant de commencer pour n’avoir que des surprises.

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Il s’avère qu’on y suit Cardia, une héroïne qui, comme vous vous en doutez sûrement, est amnésique ! Les seuls souvenirs qui lui restent sont ceux de ces deux dernières années. Années qu’elle a passée seule et abandonnée dans un manoir délabré, dont son père, dont elle ne sait rien non plus, lui a interdit toute sortie. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle se doit de vivre isolée, car elle est un « monstre ». En effet, un poison parcourt son corps et tout ce qu’elle touche… fond. Donc ça, c’est un peu embêtant, vous vous imaginez bien. Comme si ça ne suffisait pas, elle a cette espèce de diamant incrusté sur sa poitrine, l’Holorgium. Elle s’en passerait bien.

Un jour, l’armée débarque chez elle avec pour projet « d’emprisonner le monstre », mais elle se fait sauver par le gentleman cambrioleur Arsène Lupin. Par son biais, elle apprend que son père n’est autre qu’Isaac Beckford, un génie de renom qui a fait de Londres ce qu’elle est aujourd’hui, tant et si bien qu’on l’appelle le « Prométhée des temps modernes ». Par contre, ça tombe mal pour notre Cardia, il a disparu.

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Une histoire qui s’étend sur 13 chapitres, les 8 premiers appartenant à la « common route ». On y fait connaissance avec les différents personnages, on voit leur petit groupe se former, et des amitiés se créer. Chacun d’entre eux ont des objectifs différents, mais tous ont quelque chose qui les lie à Isaac.

Alors… il se passe beaucoup de choses mais l’ensemble reste cohérent, et j’ai beaucoup aimé que Code:Realize s’attarde autant sur l’histoire avant de s’attaquer à la romance. Evidemment, si je joue à un otome game, je ne suis pas opposée à de la romance, je suis même là pour ça, mais c’est toujours agréable quand il y a un scénario solide autour, et que ça n’empêche pas pour autant que ça soit une histoire d’amitié où les personnages se rapprochent et forment une équipe soudée.

On passe aussi beaucoup de temps sur l’héroïne, la vérité sur son identité, et son passé,… pour le coup, ce n’est pas qu’une coquille vide ! C’était pas gagné mais, pour sa défense, elle a vécue une vie d’isolation sans aucun contact humain; une fois bien entourée, elle « prend vie », elle s’ouvre et exprime toutes sortes d’émotions, elle apprend aux côtés de ses compagnons et en ressort indépendante,…

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La barre est placée si bas pour les héroïnes d’otome game qu’il suffit de peu qu’on trouve qu’une héroïne est forte, et qu’elle a du caractère,… Cardia est sans aucun doute au-dessus de la moyenne, bien meilleure que ce qu’on a l’habitude de voir. Elle est débrouillarde, elle prend des initiatives et elle se bat. Elle a même un pantalon !? C’est un personnage « entier », elle est attachante et ce n’est pas juste un avatar où le joueur peut se projeter.

On peut encore mieux faire, on peut toujours mieux faire; Cardia reste très douce, et innocente (surtout quand il s’agit de sexe; tous les sous-entendus lui passent au-dessus de la tête),… je trouve qu’elle incarne quand même bien l’idéal de la fille docile, naïve et « pure ». Et les romances ont beau être bien écrites, on n’échappe pas à des petites pointes d’hétéronormativité et de sexisme à base « c’est le devoir d’un gentleman de protéger une jeune demoiselle » pour citer l’exemple le plus récurrent.

Mais je pourrais presque fermer les yeux dessus parce que Cardia apparaît vraiment comme l’égale des hommes qui l’entourent: elle prend part à toutes les missions qu’ils rencontrent, elle n’est jamais spectatrice et est considérée de tous comme capable. Y’a toujours des héroïnes qu’on a envie de secouer, mais elle, jamais, elle prend toujours les choses en main !

Et ce n’est pas le seul personnage a être rafraîchissant comparé à ce qu’on nous sert d’habitude. Code:Realize propose en tout cinq routes, cinq ~prétendants~ différents, et aucun d’entre eux n’est un connard ! C’est presque trop beau pour être vrai quand on est habitués à ce qu’il y ait toujours au moins un personnage qui traite l’héroïne comme de la merde et/ou qui soit à la limite de l’agression sexuelle.

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OZMAFIA!!, contes de fées et mafiosi.

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Vous n’imaginez pas à quel point ça me fait plaisir de vous retrouver pour une review d’otome game ! Entre mon ordinateur qui m’a lâché pendant un certain temps, et mon budget qui ne me permettait pas d’acheter les jeux que je voulais, j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas joué à un otome game sur PC. Après une année à me contenter de jeux sur mobile, je suis de retour avec OZMAFIA!!, que je convoitais depuis que sa localisation avait été annoncé par MangaGamer. Attention, spoilers à l’horizon !

Développé par Poni-Pachet, il est sorti chez nous en avril 2016. On y incarne une héroïne nommée « Fuka » par défaut, qui se réveille au beau milieu d’une ruelle, sans aucun souvenirs, et chassée par un inconnu qui menace de la tuer.

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Classique.

L’amnésie, c’est monnaie courante chez les héroïnes d’otome games. Je ne comprends pas trop l’appeal. Evidemment, à chaque fois, c’est expliqué à la fin, mais le fait est qu’on se retrouve à incarner un personnage qui, pendant tout notre temps de jeu, ne se souvient de rien, pas même de sa personnalité… Et Fuka rejoint donc le cercle des héroïnes « vides », aucune jugeote, si gentille qu’elle en devient niaise, naïve et pas très prudente.

Elle est tout de suite trouvée et recueillie par la famiglia Oz. En effet, tout est dans le titre: Ozmafia!! prend place dans une ville divisée en plusieurs territoires, chacun appartenant à une « famiglia ». Les personnages sont tirés de contes de fées, ainsi on retrouve la puissante famiglia Oz, les fauteurs de trouble de la famiglia Grimm, les démunis de la famiglia Andersen, etc. Les familles se font la guerre tous les jours, excepté le dimanche. Chaque habitant de la ville doit appartenir à une famiglia, et en attendant de retrouver sa mémoire et d’éventuellement en rejoindre une, Fuka est sous la protection des Oz.

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Meilleur otome game sur portable: Mystic Messenger.

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Surprenant titre, non ! Parce que vous savez ce que je pense des otome games sur téléphone, j’en ai parlé y’a pas bien longtemps, et si vous n’avez pas lu mon article sur le sujet, je vais vous le résumer en une phrase: les dating sims sur téléphone sont toujours nuls.

Et pourtant, c’est sur l’un d’eux que je passe mon temps en ce moment, et dont je vais vous parler aujourd’hui en allant même jusqu’à prétendre que c’est le meilleur.

Mystic Messenger: un nom qui vous dit peut-être quelque chose parce que, l’air de rien, l’application est assez populaire depuis quelques temps. C’est un otoge coréen développé par Cheritz.

L’héroïne que nous incarnons télécharge une application de chat, pensant qu’elle va pouvoir discuter avec plein de beaux gosses… c’est d’ailleurs exactement ce que je pensais que ce jeu allait être, alors qu’elle ne fut pas ma surprise, et celle de l’héroïne, quand nous nous sommes fait « hacker » et rediriger vers le chat de la R.F.A. Je sais ce que vous vous dites: moi aussi, au début, tout ce que ça m’évoquait, c’était la République Fédérale d’Allemagne, mais c’est en fait la Rika’s Fundraising Association. Le chat sur lequel nous sommes est donc celui qu’utilisent les membres de l’association pour communiquer, et on apprend que cette dernière n’est plus très active depuis le décès de la fondatrice, Rika. Elle organisait de grandes fêtes avec des invités venant de tous les milieux, et récoltait des fonds pour des associations. Mais voilà un an et demi qu’elle est partie, et plus personne n’a la motivation d’organiser des fêtes sans elle.

Tout est chamboulé quand notre héroïne débarque sur le chat. Non seulement un mystérieux hacker lui a donné accès à cette application privée dont l’accès est très restreint, mais en plus il lui demande de se rendre à une adresse qui se révèle être celle de l’appartement de la défunte Rika. Personne n’a la moindre idée de qui est derrière tout ça, mais on finit par conclure que quelqu’un nous a envoyé pour prendre la relève de Rika; notre héroïne joint donc la RFA et a maintenant pour mission de faire revivre l’association en organisant une fête.

Et comme vous pouvez le voir, tout le jeu se passe sur le chat. C’est pour ça que Mystic Messenger marche aussi bien et qu’il est aussi immersif: l’action se déroule sur une application, et c’est exactement ce sur quoi on joue, c’est un concept qui ne peut que marcher sur un téléphone. Et le concept en question est vraiment bien exécuté, on y croit !, les personnages tombent dans certains clichés mais n’en reste pas moins tous uniques et attachants, les conversations sont « réalistes », naturelles. C’est comme sur une vraie application de messenger: ils font des fautes d’orthographes, envoient des stickers, des emojis et des photos, écrivent avec différentes polices,…

C’est très bien fait ! Et c’est drôle, c’est prenant et divertissant, et évidemment, notre personnage participe aux conversations et c’est de cette façon que se manifestent les choix qui détermineront la route que vous allez jouer.

Autre chose contribuant au caractère immersif du jeu: il est en temps réel. Une partie s’étale sur 11 jours, et tous les jours, à divers moments de la journée, des convos s’ouvrent et vous devez y prendre part pour avancer dans l’histoire. Si vous en manquez une, vous pouvez quand même la lire mais cela ne fera pas augmenter la jauge; vous pouvez éventuellement utiliser 5 sabliers (la monnaie du jeu) pour pouvoir joindre une ancienne conversation. Une convo est disponible jusqu’à la suivante commence.

De temps en temps, vous pouvez basculer en « visual novel mode », et le temps d’un instant, l’action prend place dans la vraie vie, et pas sur le chat. Ce n’est une possibilité récurrente qu’après une semaine de jeu.

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