Slice of Life #36 – Re

Steam Community :: :: Nanami Touko

Crush depuis le mois de… septembre… : Nanami Tôko, Bloom Into You

Comme on se retrouve… Après sept ou huit mois sans article et un an sans Slice of Life, je vous retrouve aujourd’hui pour vous donner des nouvelles, vous raconter ce que j’ai fait pendant cette période de silence radio et pour, je l’espère, relancer un peu Otome Street. Ca n’intéresse pas forcément tout le monde donc je vous propose de commencer par passer en revue toutes les découvertes que j’ai faites depuis ce début d’année et on se quittera en parlant de choses un peu plus barbantes, en l’occurrence ma vie et ce que je compte faire du blog.

FILMS

J’ai commencé l’année avec Le Tombeau des lucioles… ça met tout de suite dans l’ambiance pour 2020. C’était mon deuxième Takahata après Kaguya et une autre bonne surprise de plus. Je m’attendais à quelque chose de très tragique et, de toute façon, dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre pour ce qui est de la fin, et pourtant… je n’étais pas aussi préparée que je le pensais, c’est tout simplement déchirant !!!

J’ai ensuite trouvé le temps d’aller au cinéma pour voir Scandale ; je n’étais pas très renseignée sur le scandale en question et j’y suis surtout allée pour les actrices mais… pas déçue. En gros, ça parle des accusions de harcèlement sexuel contre le patron de la Fox News, une affaire qui remonte à 2016 mais qui est toujours autant d’actualité à l’ère du mouvement #MeToo. Attention cependant à ne pas ériger ces journalistes en icônes féministes : elles restent des employées de la Fox News et prônent les valeurs qui vont avec mais le film a tendance à ne pas trop mettre l’accent dessus. Sinon, il est montre très bien l’injustice et la perversion de ce genre de milieux et c’est très frustrant à regarder mais aussi très important.

Gros coup de cœur pour Dernier train pour Busan, que je voulais voir depuis longtemps sans jamais en avoir eu l’occasion jusqu’à ce que Netflix l’ajoute à son catalogue… La réaction primaire que la plupart des gens auront en lisant le synopsis, c’est d’être dubitatif-ves par rapport au fait que ça soit un film de zombie… pas la tasse de thé de tout le monde… Et j’étais pareil ! Mais les critiques étaient plus qu’élogieuses et Gong Yoo est dans le rôle principal (je m’accroche à tout ce qui me rappelle Goblin…). Après visionnage, je confirme : son succès est mérité. Ce qui est intéressant, c’est que c’est un mélange entre le film de zombies et le huis clos puisque toute l’action se passe à bord d’un train (un train qui va à Busan) (et c’est le dernier), ce qui rajoute encore plus de tension; c’est très bien pensé. On a tout : l’angoisse, l’action, et une bonne grosse dose d’émotion qui fait toute la beauté du film. 

Le jour de sa sortie sur Netflix, telle une vraie fan, j’ai regardé… Miss Americana, le documentaire sur Taylor Swift. J’aurai l’occasion d’en reparler plus tard dans cet article mais je me suis réconciliée avec Taylor Swift au cours de l’année précédente et quand on la suit depuis longtemps, c’est assez intéressant de voir comment elle a vécu ces dernières années (assez mouvementées pour sa carrière), de revoir des images de ses débuts, d’apprendre ce qu’elle traversait à cette époque, et de voir comment elle en est venue à exprimer plus publiquement ses convictions et opinions politiques.

Par la suite, j’ai revu Dernier train pour Busan avec une amie. Comme on avait aussi vu Parasite ensemble, et qu’on avait été toutes retournées par chacun de ces deux films, on s’est dit… pourquoi ne pas se pencher un peu plus sur le cinéma coréen. On a donc regardé un classique de Park Chan-wook, Oldboy. Je considère Mademoiselle comme un de mes films préférés et, comme c’est du même réalisateur, j’y suis allée les yeux fermés, mais finalement… pas convaincue. Y’a de très beaux plans, je lui laisse ça, mais j’ai eu du mal à accrocher et je n’ai été ni surprise ni satisfaite par le dénouement. Pas sûre que ça soit une opinion très populaire mais chacun ses goûts… !

On en arrive à mon ultime coup de cœur : Midsommar. C’est un très bon film d’horreur, qui a relevé le défi d’être angoissant et oppressant sans se reposer sur les jumpscares ou l’obscurité. Il s’inspire du folklore nordique et traite de deuil, de trahison, de mecs nazes et autres joyeusetés. Visuellement, c’est très propre, très bien réalisé, et niveau horreur, il y a quelques passages gores qui peuvent être choquants mais ça repose principalement sur l’ambiance de malaise, l’atmosphère dérangeante et les cris (ça crie beaucoup mais c’est très cathartique). On sait que quelque chose ne va pas, on se doute de quoi, mais on reste surpris-e-s quand les révélations tombent. Et enfin, au-delà de tout ça, c’est un film qui m’a beaucoup parlé, d’autant plus que ce que la situation de Dani faisait pas mal écho à ce que je traversais au même moment et ses réactions à elle m’ont aidé à mieux comprendre les miennes, donc j’attache beaucoup d’importance à ce film (encore une fois : cathartique). 

Après, on a une petite erreur de parcours… j’ai regardé To All The Boys: P.S. I Still Love You et si j’avais plutôt bien aimé le premier qui était… tout à fait correct dans son genre… là c’est plus possible, c’était super mauvais. Rien de cohérent, le mec n’a même plus la même personnalité, le nouveau love interest ne sert à rien et n’a même jamais eu aucune chance (alors quel intérêt ?), on s’ennuie salement et c’est… bête, l’histoire est tout simplement bête. Même en hatewatchant avec une amie, c’était pas fun.

Heureusement, après cette déception… un autre Takahata et un autre coup de cœur : Souvenirs goutte à goutte. J’ai cru comprendre que tout le monde n’en était pas fan et je doute que beaucoup le citent comme leur Ghibli préféré mais il est si simple et en même temps tellement charmant, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer !!! C’est juste l’histoire d’une jeune femme qui approche de la trentaine et qui n’en a que faire de se marier : ce qu’elle veut, depuis toujours, c’est aller à la campagne, travailler dans les champs etc…. Donc elle le fait ! Et tout au long de ce séjour, elle se revoit, petite. Elle se remémore avec nostalgie plein d’épisodes de son enfance, des scènes très simples mais poétiques, parfois mignonnes et parfois un peu dures, dans lesquelles on est susceptibles de se retrouver. Trop, trop beau !?

J’ai d’ailleurs profité de l’arrivée de tous les Ghibli sur Netflix pour me faire un petit marathon des films que je n’avais jamais vu ou dont je ne me souvenais plus. J’ai donc enchaîné avec Je peux entendre l’océan (dans le même genre, bien aimé aussi), Mes voisins les Yamada (moins accroché même si c’est très beau), le Royaume des Chats (vraiment pas aussi passionnant que dans mes souvenirs et pourtant je l’adorais quand j’étais petite…), Si tu tends l’oreille (un des meilleurs), Porco Rosso (super film mais pas parmi mes favoris) et Pompoko (bonne surprise mais pas nécessairement ce que je préfère non plus). Encore quelques uns à regarder et je pourrai dire que je les ai tous vus !

Après tout ça, j’ai vu La Reine des Neiges 2… Et j’étais ouverte d’esprit en le commençant parce que je n’ai vraiment (mais alors vraiment pas du tout!!!) accroché au premier mais j’avoue que, en se fiant aux bandes-annonces, la suite avait l’air pas mal ; de toute façon, il faut goûter avant de dire je n’aime pas. Verdict… Quelques scènes étaient à la hauteur de mes attentes, à savoir… toutes les scènes d’action où Elsa est solo. Elles sont superbes, très impressionnantes. Le reste, désolée, c’est pas de la mauvaise foi, mais c’est vraiment pas bon ! Les personnages sont insupportables, lourdingues, pas drôles, y’a plein de scènes super chiantes, les nouveaux personnages ne sont pas du tout exploités, on les voit à peine!, et même visuellement, y’a des décors pas du tout intéressants alors qu’on voit bien que le film a le budget et sait faire de belles choses… Je comprends qu’on puisse aimer mais je ne comprendrais jamais qu’on puisse tout aimer au point d’en faire son film préféré.

Enfin, j’ai eu l’occasion de voir Battle Royale, le OG des survival games, et j’ai passé un super moment devant mais tout le monde l’a déjà vu et j’ai l’impression de ne rien avoir d’intelligent à dire dessus… Contente d’avoir pu le barrer de ma liste. 

SERIES

Pour ce qui est des séries, j’ai commencé l’année en regardant la deuxième partie de la sixième et dernière saison de Bojack Horseman. C’est plus tout à fait ce que c’était ; j’avais déjà moins aimé la saison précédente et celle-ci est dans sa lignée… C’est pourquoi, même si cette série va me manquer et que je trouve que dans l’ensemble elle est excellente!!!, je suis contente que ça se termine. La fin n’était pas des plus satisfaisantes mais la toute dernière scène était tellement forte et belle que je suis contente que ça se soit terminé, et surtout, que ça soit terminé sur ça. 

Ensuite, après des mois et des mois sans regarder d’anime (ce qui explique, en partie, le désert qu’est devenu ce blog), j’ai eu envie de me mettre à fond dans une série, et j’ai choisi Carole & Tuesday qui, a priori, avait tout pour me plaire. Finalement… si je ne peux pas dire que j’ai été déçue, je ne peux pas non plus dire que j’ai adoré… Y’avait quelques longueurs, il se passait pas toujours des trucs grandioses et des fois je décrochais un peu et peinais à avancer. Mais c’est pas mal du tout, c’est joli, les personnages sont chouettes, la musique est excellente, et le message est beau bien qu’un peu niais (ils ont essayé de faire un truc politique un peu trop superficiel pour que ça soit efficace mais les intentions étaient bonnes…). 

A peu près au même moment, j’ai aussi regardé Followers, quasiment d’une traite tellement c’était bien… C’est par la réalisatrice et photographe Mika Ninagawa ; elle est derrière Helter Skelter, que vous connaissez peut-être, et l’adaptation du manga Sakuran, dont j’ai parlé il y a quelques temps. Elle a un univers très coloré et over the top dont je suis fan et que j’ai adoré retrouvé dans Followers ! D’un coté, on a Natsume, une jeune fille qui voudrait devenir actrice mais qui peine à décrocher des rôles et arrondit ses fins de mois en étant livreuse pour UberEats, et de l’autre, on a Rimi, une photographe dont la réputation n’est plus à faire mais qui, en plus de sa carrière, aimerait aussi avoir un enfant, enfant qu’elle élèverait seule, à défaut d’avoir un compagnon. Deux femmes que rien n’amenait à se rencontrer mais dont les destins vont malgré tout se croiser.

En plus de l’esthétique (qui, j’ai l’impression, ne fait pas l’unanimité…), les personnages sont la grande force de la série et permettent d’explorer plein de thèmes aussi intéressants qu’importants mais aussi souvent considérés comme tabous. Au-delà du caractère éphémère, superficiel et, par extension, dangereux de la popularité sur les réseaux sociaux (le thème de la série), on parle aussi d’homosexualité, de cancer du sein, de fausses couches, et aussi et surtout de femmes ambitieuses, qui tiennent à leur carrière, ne veulent pas se marier, et n’ont que faire des jugements sur leur mode de vie. Je ne peux pas lui rendre justice avec seulement un petit paragraphe mais en ce qui me concerne, c’est un gros coup de cœur avec d’inspirants et émouvants portraits de femmes, et sûrement aussi quelques défauts mais qui sont largement éclipsés par toutes ses qualités.

Followers | Site officiel de Netflix

La dream team ! j’adore ces moments.

Retour aux anime ; j’ai regardé la dernière série de Yuasa que j’aurais aimé suivre pendant sa diffusion mais les temps étaient durs… C’est donc avec un peu de retard que je me suis lancée dans Keep Your Hands Off Eizouken! et, comme prévu, j’ai adoré ! Super intéressant visuellement : les épisodes ont presque toujours un passage « storyboard » où les idées des personnages prennent vie, l’univers est original et bourré de détails et le chara-design est franchement rafraîchissant. L’histoire s’articule autour de trois lycéennes qui se réunissent pour créer un anime : Asakusa est la réalisatrice, Mizusaki l’animatrice, et Nakamori endosse le rôle de productrice. Elles sont rigolotes, un peu bizarres, débordantes d’imagination et d’énergie… c’est un cast très agréable à suivre, et je trouve ça inspire et ça motive de voir des talents se compléter pour mener à bien des projets toujours un peu plus ambitieux. 

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Coup de ♥ ! Jessie (Gerald’s Game), Goblin, Dirty Computer.

J’ai longuement repoussé la rédaction de cet article… d’abord parce que je manquais de temps, et ensuite, quand j’avais du temps à ne plus savoir quoi en faire, j’étais paralysée par la peur de ne pas réussir à rendre justice à ces œuvres… Tant pis, aujourd’hui, je me lance !

Résultat de recherche d'images pour Première chose dont je voulais vous parler : Gerald’s Game, une production Netflix réalisé par Mike Flanagan, sortie chez nous sous le nom de « Jessie », adaptée du livre de Stephen King du même nom.

J’étais loin de m’y attendre, mais c’est maintenant l’un de mes films préférés. On a tous et toutes un film… qui n’est pas un chef-d’oeuvre acclamé par la critique, un film qu’on ne recommanderait pas à tout le monde, mais qu’on affectionne parce qu’il nous parle, parce qu’il nous touche, et ce film-là, pour moi, c’est Jessie.

L’affiche vous dit presque tout ce que vous avez besoin de savoir, mais je vais quand même un peu vous expliquer de quoi il s’agit. C’est un couple qui part en week-end dans un chalet perdu dans les bois dans l’espoir de se retrouver et de pimenter un peu leur vie sexuelle. Pour ce faire, Gerald, joué par Bruce Greenwood, menotte sa femme, Jessie, jouée par Carla Gugino, au lit, et s’adonne à un jeu de rôle morbide. Elle n’aime pas, le repousse, et demande à être détachée. Il refuse, elle se débat, et… il meurt d’une crise cardiaque.

Bloquée sur ce lit, sans personne aux alentours pour entendre ses cris de détresse, c’est un mort lente qui l’attend, avec vue sur le cadavre de son mari, en train de pourrir. Au bout d’un certain temps, un chien va s’introduire dans la maison, et commencer à le manger… cette vision d’horreur sera ce qui fera perdre la tête à Jessie. Elle craque. Et c’est là que le film commence vraiment : elle a des hallucinations, elle voit son mari, elle se voit elle. Elle est seule avec ces personnages dans sa tête, seule avec ses pensées, et seule avec ses traumatismes qu’elle est forcée de revivre.

Qui dit Stephen King dit thriller, film d’horreur. Avec Jessie, on est plus dans le thriller psychologique, mais il y a bien quelques passages qui font peur, des jump scares par-ci par-là, une dimension surnaturelle, et quelques scènes qu’on pourrait qualifier de « gores ». Mais qui dit Stephen King dit aussi… que souvent, le plus effrayant, c’est l’être humain.  « Gerald’s Game » ne fait pas exception. On y traite de traumatismes, d’attouchements sexuels, d’inceste, de relations abusives, etc. Et ce n’est pas un sordide « torture porn » car Jessie, face à des souvenirs qu’elle avait jusque là enfouis, va trouver la force de se libérer non pas seulement de ses menottes mais aussi de son passé. Son histoire m’a bouleversée et m’a donné beaucoup de force.

L’histoire est écrite par un homme, le film réalisé par un homme, ce dont j’ai tendance à me méfier quand de pareils sujets sont abordés, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont le réalisateur en parlait.

Source : Interview pour QG

Pas facile d’adapter un huis clos où toute l’action se passe dans la tête d’un personnage qui n’a aucune liberté de mouvement, mais je vous garantis que le film ne laisse pas de place à l’ennui. Je n’ai jamais lu l’oeuvre originale, mais apparemment, Jessie voit bien plus que deux personnages durant ses hallucinations, et je pense que c’était un choix judicieux que de les limiter aux personnes qu’on connaissait déjà pour le film. La fin, en revanche, est très fidèle au livre, et là par contre, je n’aurais été contre quelques changements parce que c’est une conclusion un peu absurde avec des explications qui tombent comme un cheveu sur la soupe ;  la fin est très critiquée. Ceci étant dit, en  ce qui concerne seulement le personnage de Jessie, la fin est parfaite, je ne toucherais à rien.

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Même visuellement, ce film m’a marquée de plein de façon différentes : les scènes d’éclipse (un motif important dans Jessie) sont poignantes, les effets spéciaux ont permis des scènes qui retourneraient l’estomac de n’importe qui (il y a UNE scène en particulier que j’ai même pas besoin de décrire : c’est LA scène, et vous la reconnaîtrez immédiatement si vous regardez le film),… La cinématographie, la mise en scène, ont donné lieu à des scènes que je n’oublierais jamais, des scènes qui, rien que d’y repenser, me font un petit quelque chose.

Alors encore une fois, je comprends que ce film ne soit pas pour tout le monde. Je ne le recommanderais pas aux âmes sensibles, ni à celles et ceux que les sujets évoqués plus haut risqueraient de mettre trop mal à l’aise, et de manière plus général, je pourrais comprendre que ce film n’intéresse pas tout le monde, ne soit pas au goût de tout le monde. Mais il a eu un sacré impact sur moi donc je tenais à en parler, et si j’ai pu le faire découvrir ne serait-ce qu’à une seule personne qu’il l’aimera autant que moi, j’en serais ravie.

PS : en regardant ce film, j’ai découvert un site assez pratique pour les poules mouillées comme moi : ça s’appelle « Where’s The Jump ? » et ça vous indique à quel moment du film il y a des jump scares. Pour Jessie, ce n’est finalement pas très utile parce qu’il n’y en a presque pas du tout, et quand il y en a, c’est rien qui vous fait sauter de votre chaise, mais je suis sûre que ça peut être pratique pour d’autres films d’horreur un peu plus intenses. Si vous avez le film sur votre ordinateur, vous pouvez même télécharger un fichier .srt qui vous affichera un « warning » avant chaque jump scares pendant que vous regardez votre film. Je sais bien que l’intérêt est que ça surprenne, mais des gens n’aiment vraiment pas ça (c’est souvent mon cas), donc je me suis dit que ça aussi, c’était bon à partager.

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Depuis le temps que je veux vous parler de Goblin… !  « Goblin : The Lonely and Great God », de son titre complet. Signé Kim Eun-Sook. C’est une série coréenne, un « drama » dira-t-on, et je n’en avais jamais regardé avant, mais j’ai sauté le pas grâce à Rose de Manga Suki qui a fait l’éloge de celui-ci pendant des mois. Merci à elle pour cette découverte inoubliable !!!

Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce titre, « Goblin » ? Un gobelin, ou dokkaebi, est une créature du folklore coréen. Ici, c’est un peu revisité ; Kim Shin (joué par Gong Yoo) n’est pas une bestiole rouge à cornes, et il n’a pas toujours eu ses pouvoir. En effet, c’est un général de l’ère Goryeo s’étant fait assassiné pour avoir désobéit aux ordres du prince. Miracle ou malédiction : il devient immortel. Condamné à voir celles et ceux qu’il aime mourir pour l’éternité, il est à la recherche de la « mariée du gobelin », la seule capable de voir et de retirer l’épée qui le transperce.

Je pense que vous voyez déjà un peu où ça nous mène… 939 années plus tard, il fait la rencontre de Ji Eun-tak (jouée par Kim Go-eun). Elle a tout d’une lycéenne ordinaire et pourtant… elle aurait déjà dû mourir jeune mais a été miraculeusement sauvée, elle voit les fantômes, et les pouvoirs du gobelin n’ont aucun effet sur elle. Et aussi : elle voit l’épée. Pas de toute, c’est la mariée.

Ca aurait pu être vite réglé : elle retire l’épée, Kim Shin est enfin délivré de son immortalité et peut reposer en paix. Mais évidemment, ils tombent amoureux, et pour la première fois en 900 ans, Kim Shin ne veut plus mourir, il ne veut pas être séparé de celle qu’il aime ! Et Eun-tak non plus ne veut pas tuer son premier amour, mais c’est la raison même de son existence et plus elle retarde le moment fatidique, plus elle s’expose à la mort. Une romance vouée à l’échec ! condamnée par le destin ! une tragédie déjà toute écrite !!!

Dans les rôles secondaires, on a le Grim Reaper (joué par Lee Dong-wook), le faucheur qui était censé prendre l’âme de Eun-tak à l’époque et qui aujourd’hui vit sous le même toi qu’elle puisqu’il est le locataire du gobelin, et Sunny (jouée par Yoo In-na), la propriétaire du restaurant dans lequel Eun-tak travaille à temps partiel. Eux aussi vivent un amour impossible qui n’a rien à envier à celui des personnages principaux, mais je ne peux pas vous en dire plus à ce sujet au risque de révéler des éléments importants de l’intrigue !

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Slice of Life #17

Bae du mois de juillet: Rami Malek

La vitesse à laquelle ce mois est passé ! Je ne pense pas avoir grand chose à dire dessus: j’ai glandé, j’ai vu des amis, voilà. Alors pour ce Slice of Life, je vais plutôt faire un récapitulatif de tout ce que j’ai regardé en ce mois de juillet. J’avais dit que j’hésiterais pas à sauter un slice of life si j’avais rien d’intéressant à dire, mais pour le coup y’a quand même beaucoup de séries dont j’ai envie de parler. Mais avant ! il est temps que j’annonce le gagnant du giveaway que j’ai organisé au début de ce mois.

QWORésultat du tirage au sort effectué à minuit pile sur dcode.fr:

QWO !

Alors congrats « qwo »!, je t’ai contacté à l’adresse mail que tu m’as donné !

J’aurais vraiment voulu ramener des cadeaux à tout le monde !

Voilà pour le giveaway, et encore une chose avant de passer à mes récents visionnages: j’ai créé un compte sur « Curious Cat ». Vous pouvez m’y laisser des messages ou m’y poser des questions, si ça vous intéresse.

Maintenant, on peut passer à la suite !

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J’ai enfin découvert Don’t Hug Me, I’m Scared, et je suis obsédée. Je ne vous fait probablement rien découvrir puisque cette série de vidéos est virale depuis des années, mais ce qu’on pense être le dernier épisode de la série est sorti en juin et je me suis dit qu’il était temps que je sache enfin de quoi il s’agit. J’ai regardé une première fois: pas convaincue. J’ai regardé une seconde fois: holy shit.

En gros, c’est une websérie avec des airs de Sesame Street: on a trois personnages, un mec jaune, un canard et un humanoïde rouge, et ça se présente comme un programme pour enfants. Chaque épisode, un objet prend vie et chante une chanson éducative sur un thème: on a la créativité, le temps, l’amour, la technologie, la nutrition et les rêves. Si cette série a fait couler autant d’encre, c’est parce que l’ambiance enfantine prend rapidement une tournure dérangeante. C’est glauque, perturbant, et parfois même gore. Et c’est passionnant, parce que ce n’est vraiment pas fait dans l’intention de provoquer, choquer,… Don’t Hug Me, I’m Scared a une histoire à raconter, et des choses à dénoncer. Et c’est si bien fait. Visuellement, c’est extrêmement intéressant: il y a des marionnettes, des animation, des acteurs,… et tellement, tellement de détails. C’est si riche, on peut regarder les épisodes autant de fois qu’on veut et toujours y découvrir de nouvelles choses, il faudrait presque les analyser plans par plans.

C’est extrêmement bien foutu; je ne veux pas trop rentrer dans les détails parce que peut-être que certains ne connaissent pas encore et j’aimerais les laisser découvrir par eux-mêmes, mais en tout cas j’ai passé… trop de temps à analyser, lire des théories, essayer d’interpréter le moindre détail. C’est excellent, foncez dessus.

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