On est en 2019 mais au cas où vous auriez encore besoin que quelqu’un vous confirme que Persona 5 est un bon jeu…

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… je me ferais un plaisir de le faire. Après Danganronpa V3, je m’attaque à un autre jeu qui a fait beaucoup de bruit en 2017 mais auquel je n’avais pas eu l’occasion de jouer jusqu’à maintenant. Temporairement en possession d’une PS4, et en présence d’une promo alléchante, je me suis dit que c’était le moment ou jamais pour jouer à Persona 5… et d’enfin en connaître la fin ! Parce qu’à défaut d’avoir accès au jeu, j’avais donné sa chance à l’adaptation animée, et sa fin m’avait… laissée sous le choc ! Elle s’est arrêtée à un moment crucial de l’histoire !!! Certes, plus tard, deux épisodes adaptant le reste du jeu sont sortis, mais tout ça m’avait vraiment donné envie d’y jouer, alors… c’est ce que j’ai attendu de pouvoir faire, et le jour est enfin arrivé !

Mais avant d’aller plus loin, n’oublions pas les bonnes manières, faisons les présentations.

Son nom vous aura sûrement mis la puce à l’oreille : Persona 5 est le cinquième opus d’une série de RPG développés par Atlus, qui a vu le jour en 1996 ! Elle dérive d’une autre série de jeux, Megami Tensei, qui a été lancée en 1987 et qui a connu bien d’autres spin-offs en plus de Persona.

 

Mais tout ça, c’est fort probable que vous le sachiez déjà. Après tout, la franchise est extrêmement populaire, autant en Japon qu’en Occident, Persona en particulier, et Persona 5 a d’ailleurs connu un succès retentissant, en témoignent les ventes, les notes, et les prix qu’il a reçu.

Malgré ça, c’est aussi possible que… vous ne le saviez pas ! Et ce n’est pas grave ! Moi non plus ! Ma connaissance de la franchise est relativement limitée, et pour cause, Persona 5 est mon premier jeu de la série (sans doute pas le dernier, cela dit !).

Je ne pourrais donc pas le comparer à ses prédécesseurs, j’ignore en quoi il en diffère, et je ne saurais pas identifier de quels éléments il a hérité, mais en tout cas… dans celui-ci…

On incarne… un personnage que vous êtes libres de nommer, mais que les lecteur-ices du manga connaissent sous le nom de Kurusu Akira, et que celles et ceux qui ont regardé l’anime appellent Amamiya Ren. Accusé à tort, il se retrouve à faire un an de probation à Tôkyô, logé dans le grenier du café d’un vieil ami de sa famille. Au cours de son année scolaire, il va faire la connaissance d’autres incompris de la société, victimes d’injustices et d’adultes corrompus, avec qui il formera un groupe de gentlemen(et women!) cambrioleurs, les Phantom Thieves, qui s’infiltrent dans la cognition des gens aux désirs distordus pour leur « voler leur cœur » et les remettre dans le droit chemin.

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Voilà donc en quoi consiste le jeu. Tous les mois, l’histoire va progresser, vous allez faire la rencontre de nouveaux compagnons, chose qui ira quasiment toujours de paire avec l’arrivée d’un nouvel antagoniste, et vous allez avoir du temps libre qui vous permettra de déambuler dans les rues de la mégalopole, tisser des liens avec ses habitant-es,  éventuellement travailler à temps partiel, sans oublier bien sûr d’aller au lycée.

Car oui, vous incarnez après tout un lycéen, et ce n’est pas parce que vous êtes justicier à vos heures perdues qu’il faut faire l’impasse sur votre éducation ! Vous passez donc une grande partie de votre temps sur les bancs de l’école, où vous serez interrogé par vos professeurs, et où vous passerez même des examens.

Mais ce ne sera pas du temps perdu car bien répondre en classe fera augmenter vos points de « savoir », et bien vous classer durant les examens aura un effet sur votre « charme ». En effet, les activités auxquelles vous prendrez part durant votre temps libre vous aideront à cultiver vos compétences, qui, à un certain niveau, vous permettront de débloquer certaines interactions avec certains personnages.

Ainsi, aller au cinéma peut vous faire gagner en « courage » si vous allez y voir un film d’horreur, et travailler à temps partiel chez le fleuriste peut vous rendre plus « gentil ». Vous pouvez aussi profiter de votre temps libre pour répondre à vos sms et accepter les invitations de vos ami-es, qu’on appellera plutôt « confident-es ».

Vous allez vous rapprocher de vos collègues voleurs et voleuses, et aussi créer des liens avec la doctoresse du quartier, le politicien qui donne des discours devant la gare de Shibuya, une journaliste, une joueuse de shôgi, une de vos profs, bref!, plein de gens aux profils très différents mais avec qui faire un marché, un échange de bons procédés, vous apportera des avantages lors de vos combats au fur et à mesure que vous gagnez leur confiance. Et être en la présence de certain-es pourra même augmenter certaines compétences !

Chaque activité ou moment passé avec un-e confident-e occupe une partie de la journée, journée généralement découpée en deux temps où vous avez le contrôle de votre personnage : « après l’école » (ou tout simplement « la journée » si c’est un jour où il n’y a pas cours), et la « soirée ». Ca peut paraître anodin mais il est important de savoir gérer son temps, car une fois que vous avez trouvé une cible dont vous devez « changer le cœur », votre temps est compté ! Il y a généralement des enjeux qui vous obligent à agir avant une certaine date limite, et compléter une mission peut prendre plusieurs jours, alors prenez ça en compte, sinon, retour à la case départ !

Une autre partie de votre temps sera donc consacrée à ça : l’infiltration des « palaces » de vos ennemi-es. C’est via une application mobile que vous allez accéder à une sorte de réalité alternative, le Metaverse, où les personnes mal intentionnées ont des palaces, des endroits à priori normaux dans la vie réelle mais qu’iels perçoivent comme un lieu de pouvoir où iels règnent en maître et qui apparaissent donc comme tels dans leur cognition, cognition qu’on infiltre pour aller voler leur « trésor », qui est en fait l’origine de leur désir. Faire cela équivaut à « changer leur cœur », ce qui les pousse à confesser leurs crimes dans la vraie vie. Mais avant que leur trésor ne se matérialise, il faut faire prendre conscience à son ou sa propriétaire qu’il est en danger, et pour ce faire, il faut lui envoyer une « calling card » annonçant à l’avance son vol.

Ca a beaucoup plus de sens quand on joue que quand on le lit, promis.

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In other news…

Dans mon précédent article, j’ai évoqué l’envie de refaire des articles sur les actualités d’autres séries que Free!, et comme on a récemment reçu quelques infos intéressantes sur des séries qui m’intéressent, c’est maintenant ou jamais !

Evangelion fait beaucoup parler de lui en ce moment, plus pour la traduction douteuse à laquelle il a eu le droit sur Netflix que pour son nouveau film, et pourtant, on l’attendait quand même depuis un moment.

La tétralogie Rebuild of Evangelion a commencé en 2007. Sorte de remake qui s’éloigne finalement beaucoup de la série originale, ses deuxième et troisième films sont sortis respectivement en 2009 et 2012. Après quoi, Hideaki Anno a eu des problèmes de santé, et s’est plus tard consacré à un autre projet, facteurs qui ont grandement retardé la sortie du quatrième et dernier film. Cependant, depuis 2017, on en a, de temps en temps, des nouvelles.

Vient 2019, et là, les choses sérieuses commencent. L’arrivée d’Evangelion sur Netflix aura peut-être apporté polémiques et débats mais elle est aussi venue accompagnée d’une bonne nouvelle : les dix premières minutes (et quarante secondes) du film Shin Evangelion Gekijôban:|seront diffusées en avant-première à la Japan Expo de Paris (chez nous, quoi!!!) le 6 juillet à l’occasion du « Yoko TAKAHASHI x EVANGELION STAGE », Yoko Takahashi étant la chanteuse du générique de l’anime, l’iconique  A Cruel Angel’s Thesis. Puisqu’elle sera présente, Paris est mis en avant, mais cette diffusion sera en fait simultanée : elle aura également lieu à l’Anime Expo de Los Angeles, à Shanghai, et au Japon. Il sera aussi possible de regarder l’extrait depuis votre portable, via LINE.

Sources : Khara, Japan Expo

Pour vous tenir au courant de toutes les nouveautés relatives à la franchise, une application portant le nom de EVA−EXTRA a été lancée (disponible sur iPhone et Android).

Pour ce qui est du film dans son intégralité, il faudra encore attendre 2020 ! Le temps de se refaire les trois premiers histoire de se rafraîchir la mémoire…

Vous savez ce qui passait à la télé à peu près à la même époque que les deux premiers Rebuild of Evangelion ? Exactement. La Mélancolie de Haruhi Suzumiya. C’était partout, c’était l’essence même de la culture otaku !!! mais aujourd’hui, c’est tout juste si on s’en souvient ! Les fans de l’époque étaient néanmoins là pour lâcher une petite larme le 23 juin, quand les seiyuu de la Brigade SOS se sont retrouvés pour la première sur scène en 12 ans à l’occasion du Lantis Matsuri Concert. 12 ans !!!

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Aya Hirano (Haruhi), Minori Chihara (Yuki), Yuko Goto (Mikuru), Tomokazu Sugita (Kyon) et Daisuke Ono (Itsuki) ont donc interprété « Bouken Desho Desho? », « Yuki, Muon, Madobe nite. », « Koi no Mikuru Densetsu », « Maggare↓Spectacle », et bien sûr, « Hare Hare Yukai ».

Source : @Hysteric_Barbie, Lantis

Trop cool !

Sinon… assez emballée par la Nendoroid Captain Marvel récemment annoncée et prévue pour le mois de novembre (qui se trouve être le mois de mon anniversaire!!!).

Il y a son casque, sa veste, Goose (!!!), plusieurs poses possibles,… ahhh !!! Le must serait une Nendoroid Captain Marvel version Endgame… En attendant, j’aimerais déjà bien mettre la main sur celle-ci ! Les précommandes ont commencé le 25 juin et sont encore ouvertes jusqu’au 25 juillet. Quant au prix, il avoisine les 60€ (7 273¥), sans les taxes.

Source : Good Smile

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Evangelion ne sera pas la seule série des années 90 dont le remake va faire son retour sur grand écran en 2020 puisque, quatre ans après la sortie de la troisième saison du remake Sailor Moon Crystal, l’arc Dead Moon Circus va être adapté dans un long-métrage intitulé « Sailor Moon Eternal ». Chiaki Kon est toujours à la réalisation mais cette fois-ci, c’est Kazuko Tadano qui prend la relève pour le chara design et, ma foi, ça a l’air pas mal. A noter qu’elle avait déjà travaillé sur celui de la série originale. On a fait bien du chemin depuis la première saison de Crystal.

Source : natalie

On n’en sait pas beaucoup plus pour l’instant, mais c’est déjà assez pour me donner envie de le voir !

L’annonce a eu lieu lors de la célébration de l’anniversaire d’Usagi et Chibiusa organisé par le fanclub officiel de la franchise. Toei en a profité pour y révéler un autre projet s’inscrivant dans la célébration des 25 ans de la série, à savoir la sortie du manga au format digital dans 10 langues différentes (japonais, anglais, français, allemand, chinois, coréen, espagnol, italien, thaïlandais et portugais).

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Pika Edition en profitera pour également sortir « l’Eternal Edition » au format papier en 2020, à l’occasion des 20 ans de la maison d’édition. Elle promet des illustrations couleurs inédites, un plus grand format, de nouvelles couvertures, et deux volumes d’histoires courtes.

Source : Sailor Moon Digital, Pika

 

Moins d’un mois avant « Free! -Road to the World- Yume » !

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Il était temps ! Temps qu’on parle des dernières infos concernant le film Free! dont seulement quelques semaines nous séparent maintenant.

La dernière fois que j’ai écrit sur Free! remonte déjà à janvier ! Deux nouveaux films venaient d’être annoncés lors d’un event : un recap movie pour 2019, et la suite de Dive to the Future prévue pour 2020. Entre temps, bien sûr, on en a appris davantage au sujet du premier qui, l’air de rien, allait arriver assez rapidement, mais… j’avoue que je ne me suis pas pressée pour partager ces nouveautés. J’aime toujours autant Free!, qu’on soit bien d’accord là-dessus !, mais j’étais occupée par mes études, et, j’avoue, un film qui compile les scènes d’une série de seulement treize épisodes sortie tout juste un an plus tôt (même si certaines seront inédites) n’était pas ma priorité. De toute façon, sont seul but est de nous faire patienter jusqu’à 2020, et c’est là que, à mes yeux, les choses sérieuses commenceront. J’économise donc ma hype pour ce moment-là.

Ceci dit, je ne vais pas complètement boudé « -Road to the World- Yume » non plus, car oui, tel est son nom. Le 26 avril dernier, Free! fêtait l’anniversaire de l’annonce de la toute première saison : la naissance de Free!… Petite larme d’émotion. Je me souviens exactement d’où j’étais quand la nouvelle est tombée… Mais ce n’est pas le sujet ! Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à l’occasion de cette célébration, l’affiche, le titre, et la date de sortie de ce premier film ont été révélés. Free! -Road to the World- Yume, « Dream », Free! RW pour les intimes. Dès le 5 juillet dans les salles japonaises. L’affiche, qui est celle ci-dessus, met en avant Makoto, Nagisa et Rei. On avait aussi eu une petite vidéo mais rien qui pourrait être considéré comme une bande-annonce.

Pour cela, il aura fallu attendre le marathon « Diving All Night », qui a eu lieu le 8 juin dernier. Après avoir diffusé tous les épisodes de Diving to the Future à la suite, les cinémas japonais ont également montré la bande-annonce du film récapitulant Diving to the Future, la série que les spectateur-ices venaient de voir d’une traite mais qu’iels allaient peut-être oublier au bout d’un mois !!!

Si j’ai l’air salée, c’est que je le suis… un peu. En tant que fan, je ne dis jamais non à plus de Free!, mais objectivement, dur de justifier les tentatives de moins en moins créatives de KyoAni de se faire du fric. Bien sûr, je veux voir Nao nager, et j’ai hâte de voir les interactions entre Ikuya et Rin, et je ne peux pas nier que je suis très curieuse de savoir ce que Kinjou veut à Hiyori, (et aussi de voir Nitori le temps de quelques secondes) mais est-ce que ça vaut bien le coup d’en faire un film dont ces nouvelles scènes n’occuperont même pas la moitié de sa durée… Encore une fois, je prendrai toutes les miettes de pain qu’on me donne, mais je déplore le manque d’effort du studio ces dernières années… Autant au niveau du contenu de la série que des produits dérivés… depuis que KyoAni&Do n’en partage plus les droits, les rayons consacrés à Free! sont bien vides, et la diversité des produits laisse souvent à désirer.

Quand même hâte de voir « Free! RW », mais je compte surtout sur le film de 2020 pour redonner un nouveau souffle à la franchise !

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Je vous laisse sur la couverture du numéro 55 du magazine Febri, juste parce que je la trouve tellement, tellement jolie ! Disponible à partir du 14 mai.

Et vous, qu’attendez-vous de ce film ? Que vous partagiez mon sentiment ou qu’au contraire vous soyez excité-e comme jamais à l’approche du récap’, j’aimerais bien discuter de Free! dans les commentaires ! A l’avenir, j’aimerais aussi parler d’autres séries dans la catégorie « News » de mon blog, mais je vous avoue qu’après Free!, il n’y a pas beaucoup de série dont je suis l’actualité d’aussi près… on verra !

Mes adieux à Danganronpa – Danganronpa V3: Killing Harmony

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Est-ce qu’il est trop tard pour écrire une review du troisième Danganronpa ? Le temps passe vite, et la sortie de Danganronpa V3: Killing Harmony remonte déjà à presque deux ans. Il s’annonçait non pas seulement comme le troisième opus d’une franchise lancée au Japon en 2010, mais aussi et surtout comme le DERNIER ! En grande amatrice de Danganronpa que je suis, j’attendais bien sûr sa sortie avec impatience, mais… tout ne se passe pas toujours comme prévu… Je vous ai déjà un peu raconté tout ça dans ma récent review d’Ultra Despair Girls, donc je ne vais pas radoter : le fait est que, jusqu’à maintenant, je n’avais pas pu y jouer. Et il faut quand même noter que j’ai réalisé l’exploit de ne pas me faire spoiler pendant tout ce temps ! C’est donc sans savoir dans quoi je me lançais que j’ai commencé une partie…

Je vous présente rapidement le concept, pour la forme, parce que j’imagine que si vous lisez une review sur le troisième jeu de la série, vous savez de quoi il s’agit, au moins dans les grandes lignes.

Seize lycéen-ennes sont faits prisonniers dans l’enceinte d’une académie « pour prodiges » et forcé-es à prendre part à un « killing game » qu’iels doivent gagner pour espérer revoir la lumière du jour. Un meurtre est systématiquement suivi d’un « school trial », un procès où le meurtrier est exécuté si toutefois on parvient à le (ou la) démasquer et où les élèves risquent leur vie, un échec résultant en leur mort à tous et à toutes.

Si le deuxième opus prenait place sur une île, et que l’univers du spin-off s’étendait à toute une ville, ici, retour aux bases : l’intrigue se déroule entre les quatre murs de l’académie, à l’instar du premier jeu. Cependant, elle a un vaste jardin, beaucoup de bâtiments et de nombreux étages à thèmes qui rendent la map finalement assez vaste et les décors très variés. Il faut d’ailleurs dire que le jeu est très beau… l’académie est particulièrement jolie au début, quand elle est encore délabrée et que la nature y a repris ses droits.

Bien entendu, Monokuma y fait toujours régner sa loi, mais maintenant, il a de la compagnie. Nouveauté de ce jeu : les « Monokubs ». Les enfants de Monokuma, cinq oursons bien lourds qui ont pour rôle d’assister leur père dans la supervision du « killing game » (notamment en pilotant des gros robots qui servent à maintenir l’ordre) et dont on est tenté de remettre en question l’utilité au début… et même à la fin… même si je dois avouer que, contre toute attente, ils étaient plus intéressants et développés que ce à quoi je m’attendais.

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Monotaro (rouge), Monodam (vert), Monokid (bleu), Monophanie (rose) et Monsuke (jaune)

Parce que oui, j’étais dubitative, comme je l’étais aussi en commençant Danganronpa 2, mais j’y ai finalement retrouvé tout ce qui faisait le charme de la série, et cette fois, beaucoup plus rapidement. Des personnages excentriques, des dialogues et des situations absurdes, des blagues salaces, des intrigues tordues et des révélations choquantes, le tout dans une ambiance de folie et de désespoir. Pas de doute, c’est bien du Danganronpa.

Sauf que cet opus là parvient à être encore plus… surprenant. Et c’est dur de continuer à surprendre et, surtout, de se réinventer quand on est le troisième (quatrième, si on compte le spin-off) jeu d’une série qui est déjà allée tellement loin qu’on en vient à se dire « qu’est-ce qui peut être plus ÉNORME que ça ? » mais… n’ayez crainte, car Killing Harmony répond à la question avec brio.

On est sans cesse secoué-es par de nouvelles informations toutes plus incroyables les unes que les autres, dès qu’on croit avoir compris quelque chose, un nouvel élément vient tout perturber, et malgré les indices dissimulés (quoique parfois même pas tant que ça) ça et là je n’ai, personnellement, (presque) jamais rien vu venir ; par contre, à chaque piège tendu pour nous distraire, je tombais dans le panneau. Tout ceci menant à un Grand Final qui divise mais que j’estime ambitieux, et approprié pour clôturer la saga.

Et, émotionnellement, j’étais particulièrement investie dans les personnages cette fois-ci ; car mon gros problème avec Goodbye Despair était que j’avais eu du mal à ne serait-ce que tolérer les personnages, alors… m’y attacher et en avoir quelque chose à faire de ce qui leur arrivait ? c’était dur, c’était rare ! Mais là, j’ai tout de suite bien aimé tout le monde, mon personnage préféré étant…

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Suivi de près par…

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Et le meilleur personnage restant quand même…

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Voilà pour mon top 3, mais… à l’exception de deux ou trois personnages qui m’ont laissée indifférente, je les ai tous trouvés très bien développés ; différentes facettes de leurs personnalités ont été explorés de telle sorte à ce que la direction de l’écriture de leur personnage allait prendre était parfois imprévisible, de même pour les amitiés qui se forment (mais toujours des bonnes surprises, qui m’ont permis d’aimer des personnages que je ne pensais pas finir par apprécier!).

Quant aux nouveaux mini-jeux durant les procès, ils sont aussi les bienvenus (pour la plupart) ; j’ai particulièrement aimé le Debate Scrum (simple et efficace), la nouvelle version de Hangman’s Gambit (que je me rappelle avoir détesté dans DR2 mais qui là était plus que faisable) et le Mass Panic Debate (qui est juste le Nonstop Debate mais avec plusieurs personnages qui parlent en même temps). Plutôt indifférente face au Mind Mine qui était en général vite fait bien fait mais bon, c’est toujours mieux que…

… le Psyche Taxi ! qui me fait regretter le Logic Dive ; c’est contraignant à manipuler et beaucoup trop long pour trouver des réponses à des questions beaucoup trop simples. Perte de temps. Et, peut-être est-ce moi qui ne suis pas assez habile (sûrement même!), mais les Argument Armaments m’ont donné du fil à retordre, et pourtant je suis une habituée des jeux de rythme !

Après, certes, j’ai trouvé des passages trop tirés par les cheveux, j’ai repéré quelques incohérences, des moments m’ont agacée, et je n’ai pas été convaincue par tous les nouveaux mini-jeux, mais au bout du compte, j’en garde un très bon souvenir et j’ai pris beaucoup de plaisir à y jouer.

Ceci étant dit… il y a quelque chose… que j’ai trouvé très grave… pour ne pas carrément dire… d’impardonnable… que je ne peux pas laisser passer et dont je suis obligée de vous parler dans la suite de l’article qui sera spoiler free ! Donc si d’aventure vous n’avez pas encore joué au jeu, arrêtez votre lecture ici !

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Une année universitaire de films.

Hé bien… coucou ! Aujourd’hui, on va tout simplement parler de touuus les films que j’ai regardé au long de cette année universitaire, et, chose fort satisfaisante, ils sont au nombre de trente… donc on va passer tout ça en revue, un peu comme je l’avais fait avec les films que j’avais regardé l’été dernier. La différence, c’est que la dernière fois, j’avais profité des vacances pour regarder pas mal de films que je voulais voir depuis longtemps, c’était une fine sélection ! une sélection de qualité ! et là… c’est tantôt ce qu’il y avait au ciné, tantôt ce qu’il y avait sur Netflix et que j’ai regardé quand j’avais cinq minutes… un peu ce qui me passait sous la main, en gros. Il y a quand même quelques coups de cœur dans le lot et j’espère que vous allez y trouver votre compte…

Aussi, mieux vaut le dire tout de suite mais… je ne suis pas critique de cinéma, je passe plus de temps à parler des circonstances dans lesquelles j’ai regardé un film que… du film… mais c’est parce que je fais avant tout ces articles pour garder une trace de mes visionnages, et comme il y en a beaucoup, j’essaie de garder mes avis assez courts.

C’est à peine en octobre que j’ai regardé mon premier film après la reprise, mais on commence avec du lourd !!! A Star is Born (2018, dir. Bradley Cooper). J’ai du mal à croire que ça remonte déjà autant, parce que j’en chante encore la BO comme si j’avais vu le film hier. Certaines de mes proches connaissent Shallow par cœur, et aucune n’a vu le film : c’est juste à force de m’entendre la beugler. Ca vous donne une idée de ce que je pense que de la musique du film, pour ce qui est de l’histoire… j’ai trouvé les gens injustement durs avec ce film, tout ça à cause de Jackson ! Certes, il a commis des erreurs, et c’est pas ma love story idéale à moi non plus, de nombreux moments étaient frustrants à regarder pour moi aussi, mais j’ai vu trop peu de gens prendre en compte le fait qu’il souffrait de problèmes d’addiction (qu’il a d’ailleurs essayé de soigner), ce qui rend la situation un peu plus complexe et nuancée… Pour ma part, j’ai vu le film deux fois et à chaque fois j’ai passé un bon moment devant (non pas sans lâcher quelques larmes, bien sûr). Lady Gaga est fantastique dedans, et Bradley Cooper… je ne lui soupçonnais pas tout ce talent, et pourtant !

Croyez-le ou non, je n’avais jamais vu Rebelle (2012, dir. Brenda Chapman, Mark Andrews) ?! Et juste quand j’en parlais avec des amies… Netflix l’a ajouté à son catalogue. Je me suis empressée de corriger mon erreur et d’enfin regarder ce film qui avait tout pour me plaire. Finalement… je ne dirais pas que c’était une déception, mais il ne m’a pas marquée non plus. Même si j’ai apprécié Merida, rien dans l’histoire, l’univers, l’animation,… ne m’aura laissé une forte impression.

Venom (2018, dir. Ruben Fleischer) était un bon film… je ne comprends pas qu’on se soit  autant acharné dessus ! Il y avait un peu de tout : de l’action, de l’humour, de la romance, du drama,… peut-être que c’est finalement ça qui aura posé problème : c’est vrai qu’on pouvait avoir l’impression que le film voulait prendre trop de directions différentes, ce qui a donné un résultat un peu fouillis mais… ma foi, fort divertissant !! La clé était de ne pas prendre le film trop au sérieux… peut-être plus difficile à faire pour les fans des comics, je pourrais le comprendre. En ce qui me concerne, j’en aurais volontiers regardé une suite, mais bon…

Puis c’était rigolo de voir autant de monde vouloir se taper Venom…

Premier coup de cœur de la liste : Dangereuse Alliance (1996, dir. Andrew Fleming, ). On l’aurait cru fait pour moi : un teen movie mais DARK, avec des !! sorcières !!. Tout ce que je regrette, c’est que les héroïnes ne soient pas plus soudées… leur amitié avait tant de potentiel, mais pas de coven, pas de sororité, pas *d’alliance », il a fallu que ça tourne en une histoire de jalousie ! de rivalité ! pff !! Malgré ça, c’était quand même très plaisant à regarder, j’ai bien aimé l’ambiance, plein de sujets s intéressants sont abordés à travers les protagonistes (le racisme, les complexes vis-à-vis de son corps, les violences conjugales et le situations familiales compliquées, ou encore l’automutilation, même si ce dernier est parfois abordé de manière un peu insensible), et je l’ai même revu depuis. 

Un autre film que j’aurais dû voir depuis bien longtemps mais à côté duquel j’étais complètement passé : La Planète au trésor : Un nouvel univers (2002, dir. Ron Clements, John Musker). Puis comme Rebelle, d’un coup d’un seul, il était sur Netflix, donc plus d’excuses… J’avais envie de le voir depuis longtemps, notamment parce qu’il date de la période dite « expérimentale » de Disney, et tous mes films favoris du studio date de cette période qui s’étend de 2000 à 2008 (Lilo & Stitch, Kuzco, et Frère des Ours étant les films préférés en question, mais ce film est une science-fiction qui serait plutôt dans la lignée d’Atlantide, l’empire perdu, sorti un an plus tôt et qui est très bon aussi). La Planète au trésor représente bien cette période : visuellement très intéressant, une relation père/fils vue sous un nouvel angle, un concept original (réécriture d’un classique qui cette fois-ci prend place dans l’espace !!), mais… malheureusement, pas un très grand succès commercial. Cependant, il n’est jamais trop tard pour lui donner une chance !

Me voilà de retour au cinéma, cette fois-ci pour voir Bohemian Rhapsody (2018, dir. Bryan Singer). Je n’y suis même pas allée pour Freddie Mercury / Queen, que j’apprécie mais que je ne connais pas plus que ça, non, j’y suis allée pour Rami Malek avant tout. C’est un acteur que je suis depuis des années, et même s’il avait commencé à gagner en reconnaissance avec Mr. Robot, on savait qu’après Bohemian Rhapsody, tout le monde allait savoir son nom, et qu’il y allait sûrement y avoir un Oscar à la clé (et ça n’a pas loupé) ! S’il était bel et bien excellent dans ce rôle, pour ce qui est du film en lui-même… c’était une expérience… vraiment sympa à voir au cinéma, mais en tant que biopic… on a vu plus fidèle à la réalité… Il y a certaines libertés qui ont été prises, des changements, que je ne comprends pas ? et j’ai même dû en rater certains car, comme je vous le disais, je ne connais pas le parcours de Queen dans les moindres détails non plus. Ceci dit, après avoir entendu certains on-dit, j’étais agréablement surprise que sa bisexualité et sa maladie soient évoqués. Au moins ça ! Par contre, la façon dont ça a été traité… on repassera… Le film aurait pu être pire, ça aurait aussi pu être beaucoup mieux, et même si je n’ai pas passé un mauvais moment devant, je ne sais pas si on peut dire qu’il a rendu justice à Freddie Mercury ou à son groupe… encore une fois, je ne connais pas Queen tant que ça, donc je ne suis pas la mieux placée pour en juger, mais c’est en tout cas mon impression.

Durant cette année universitaire, j’ai passé beaucoup de temps sur le canapé d’une amie, et nos soirées se passaient souvent devant des films Netflix qui servaient surtout de bruit de fond. L’un d’eux était Cam (2018, dir. Daniel Goldhaber). Je n’étais pas très concentrée sur le film, et de toute façon, même si j’avais voulu l’être, je ne sais pas si j’aurais pu… c’est pour vous dire à quel point c’était mauvais. Je vois bien ce que le réalisateur a essayé de faire mais c’est si mal exécuté, ce n’est même pas divertissant, et… et la fin ? J’ai tout de suite fait mes recherches : peut-être qu’il y avait un message, une signification, une symbolique, et que je l’avais loupé ? Mais tout ce que j’ai trouvé, c’était des interviews qui prétendait qu’on pouvait en faire une lecture féministe, qu’il y avait quelque chose d’empowering au film et… stop, à d’autres !…

Un autre de ces films, c’était Chloé (2009, dir. Atom Egoyan), et pour celui-ci, par contre, j’ai lâché tout ce que je faisais pour le regarder. Au début, tout ce qui m’a poussée vers ce film, c’était qu’Amanda Seyfried soit à l’affiche. Je l’aime bien, je l’aime beaucoup. Je suis contente de simplement pouvoir la regarder. Hé bien, hé bien, si je m’attendais ! si je m’attendais à être aussi gâtée… ! Chloé est, fun fact, le remake américain d’un film français qui s’appelle « Nathalie… » (avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant et Emmanuelle Béart !), et, pour vous la faire courte, c’est une femme qui engage une escort parce qu’elle soupçonne que son mari la trompe et qu’elle voudrait confirmer ses doutes. Ce que j’étais loin de m’imaginer, c’est que l’escort, Amanda Seyfried!!, tombe amoureuse de l’épouse, Julianne Moore !!!. Alors vous vous en doutez, ce n’est pas une relation saine, ou même réaliste, ça n’a pas l’ambition de faire dans la « représentation gay », et ça tombe dans des clichés tout pourris, mais bon… on me donne Amanda Seyfried qui couche avec une femme, je ne vais pas cracher dessus, au contraire, je vais rejouer la scène plusieurs fois. Puis, je ne l’ai pas précisé, mais c’est un thriller !, pas des plus intenses ou frissonnant ais c’est prenant et il y a quelques retournements de situation surprenants. J’a-dore.

En revanche, je ne peux rien dire pour la défense de Sierra Burgess Is a Loser (2018, dir. Ian Samuels). C’est une des fameuses teen romcoms soi-disant progressiste de Netflix, et j’en ai entendu parler pour la première fois quand la bande-annonce pour la série Insatiable, elle aussi produite par Netflix, est sortie. La série a tout de suite été critiquée pour son caractère grossophobe, impliquant que « grosse = moche » et « mince = belle », et les gens contre-attaquaient en disant « regardez plutôt CE film génial qui va bientôt sortir sur Netflix et qui met en scène une héroïne ronde ! », en parlant bien sûr de nul autre que Sierra Burgess Is a Loser. L’histoire ne m’intéressait cependant pas des masses, mais je lui ai finalement donné une chance après qu’une amie m’en ait parlé en disant qu’elle aurait été curieuse d’avoir mon avis dessus. Dans l’absolu, que la romance tourne entièrement autour d’un mensonge ne me dérangeait pas outre mesure ; pas fan de l’idée, mais je peux comprendre les sentiments de Sierra. Cependant, ça va trop loin, sans jamais aucune conséquence : embrasser un garçon alors qu’il pense embrasser quelqu’un d’autre, faire semblant d’être sourde,… aucun élément pour créer une bonne romance, ou même une romance crédible. Romance à part, c’est quand même mauvais, même l’histoire d’amitié ne remonte pas le niveau. Mon verdict, c’est que Sierra Burgess est bel et bien une loseuse.

Ensuite, j’étais de retour au cinéma, pour Spider-Man: New Generation (2018, dir. Peter Ramsey, Bob Persichetti, Rodney Rothman). Je ne m’intéresse pas particulièrement à Spider-Man, mais il m’était impensable de penser à côté de ce film qui avait tout simplement l’air trop cool. A la hauteurs des attentes, l’animation est exceptionnelle, révolutionnaire, visionnaire,… c’est un régal de voir toutes les techniques utilisées, les couleurs, la fluidité, le dynamisme,… on a l’impression de voir un comic prendre vie et c’est un régal à chaque plan ; le plaisir continu à la sortie du cinéma quand, sur Twitter, les animateur-ices partagent le processus des scènes sur lesquelles ils-elles ont travaillé. Rien que pour l’animation, il vaut largement le détour, mais l’histoire est toute aussi bonne… très émouvante et soutenue par de très bons personnages. Sans mentionner l’importance d’avoir un héros comme Miles, un jeune garçon métis afro-latino, qui incarne Spider-Man. En prime : la musique est excellente. Conclusion : fan ou non de l’univers de Spider-Man, ce film est un must-see.

A présent, nous entrons dans ma phase Godzilla. Comme vous le savez peut-être, l’été dernier, j’ai passé une semaine à Fukuoka, et j’ai visité plusieurs fois le centre commercial Canal City où il y avait cet été-là un spectacle son et lumière sur Godzilla, spectacle qui m’avait beaucoup plu et pas mal impressionné. Ca m’avait donné envie de m’intéresser à la bête, mais j’ai finalement mis ça dans un coin de ma tête sans jamais vraiment y repenser jusqu’à ce que… quelques mois plus tard, j’aie une conversation avec une amie à ce sujet… Je ne sais même plus comment on en est arrivées là, mais on y était, et ça a ravivé la flamme. Ca tombait bien, était justement disponible sur Netflix une trilogie de films d’animation Godzilla… Qu’est-ce que j’attendais ? J’ai donc lancé Godzilla : La planète des monstres (2017, dir. Hiroyuki Seshita, Koubun Shizuno). Et… je vais mettre des MOIS à le finir.

Je l’ai commencé pendant un trajet en voiture, je n’ ai pas accroché, j’ai mis sur pause, et dans les semaines qui ont suivies, dès que j’avais vraiment rien d’autre à faire, j’en regardais un bout… les semaines sont devenues des mois et j’en suis finalement arrivée à bout mais le fait était que ça m’endormait. Je ne vais cependant pas trop en parler parce qu’à l’époque, je ne connaissais vraiment rien de Godzilla, et j’aimerais un jour lui redonner une chance car j’ai quand même l’impression, avec le recul, que tout n’est pas à jeter et qu’il y avait plein de nouvelles idées pas toutes forcément mauvaises (pour ce qui est de leur exécution, c’est autre chose). Cela dit, pas sûre que j’apprécie davantage le protagoniste au deuxième visionnage ou que je m’ennuie moins… déterminée à terminer la trilogie, j’ai entamé le deuxième film, mais là encore, j’ai mis sur pause et je n’y ai pas touché depuis au moins un mois… ce n’est pas comme ça que j’ai l’habitude de regarder des films mais rien à faire avec ceux-là…

Heureusement, même après cette mauvaise première expérience…. je n’ai PAS abandonné Godzilla.

Mais avant de retenter quoique ce soit avec le kaiju, j’ai regardé Mommy (2014, dir. Xavier Dolan). C’est encore une fois un film dont j’avais parlé avec une amie et qui se trouvait être sur Netflix, donc je l’ai ajouté à ma liste, pensant que je le regarderai dans un futur lointain… Puis quelques jours plus tard, voilà que je sortais de chez le dentiste avec des douleurs qui ne permettaient pas de faire grand chose de plus que de me poser devant un film pour me distraire. Un simple coup d’œil à cette liste et vous comprenez que je n’ai pas l’habitude des « films d’auteur », et encore moins de ceux de Xavier Dolan. Certaines scènes de Mommy sont déchirantes, touchantes, mais beaucoup m’ont aussi mise mal à l’aise, et m’ont laissée franchement perplexe, mais ça devait être le but et j’ai cru comprendre que ces relations mère-fils ambiguës étaient un peu la marque de fabrique du réalisateur donc j’ai tenté de ne pas m’en formaliser… Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, la réalisation est intéressante et même si l’accent québécois m’a pris de court au début, j’ai rapidement développé un petit crush pour Anne Dorval. Toujours pas sûre de vraiment savoir ce que j’ai pensé de l’histoire, mais grâce aux acteur-ices, je n’ai pas vu le temps passer.

Et me voilà de nouveau devant une comédie Netflix… cette fois-ci, c’est autour de Dumplin’ (2018, dir. Anne Fletcher). Avec une amie, on cherchait un truc léger, sans prise de tête, à regarder sur Netflix, et comme on aime toutes les deux Jennifer Aniston, on s’est dit… pourquoi pas… ça ne peut pas être si terrible… Hé bien ! on s’est endormies devant. Je l’ai terminé toute seule le lendemain, mais même bien réveillée, ce n’est pas beaucoup plus intéressant. Bizarrement rythmé, on ne sait pas toujours où va le film, mais ce qui est sûr, c’est qu’on s’ennuie devant. On partait de toute façon sur de mauvaises bases : on peut bien essayer de tourner ça comme on veut, les concours de miss, ça craint. Même sur fond de Dolly Paltron. En prime, on nous case une romance inutile à la dernière minute, comme s’il ne manquait plus que ça…

Mais passons à un de mes gros coups de cœur, mon obsession du moment… Captain Marvel (2019, dir. Anna Boden, Ryan Fleck, ♥). Je suis allée le voir à sa sortie au cinéma en mars, et Carol Danvers occupe encore toutes mes pensées…

Mais avant d’aller plus loin, contexte : j’ai décidé de ne pas en parler dans cet article parce que ça aurait pris toute la place, mais cette année, en plus des films dont je vous parle aujourd’hui, j’ai aussi regardé (presque) tous les films du Marvel Cinematic Universe en l’espace de… deux, peut-être trois, week-ends. A force de me parler d’Infinity War, une amie m’avait vraiment donné envie de le voir (j’étais très intéressée par le personnage de Gamora!!), mais si je voulais espérer comprendre ce qu’il se passait à l’écran, un marathon s’imposait…

Et donc, à l’issu de ce marathon, Captain Marvel est le premier film du MCU que j’ai vu en salle, et je suis vraiment contente que ça ait été celui-ci parce qu’il est de loin mon préféré… Pour Carol, ça a tout de suite été le coup de foudre. Bien sûr, deux films centrés sur une super-héroïne peuvent parfaitement co-exister, mais comme on a tendance à opposer Marvel à DC, je ne pouvais m’empêcher de comparer Captain Marvel à Wonder Woman et de me dire à quel point le premier avait répondu à toutes mes attentes pendant que le deuxième c’était, à mes yeux, planté sur toute la ligne. Carol est si attachante… elle est forte, et elle le sait. Elle a de l’humour, elle est maligne, ne se laisse pas abattre, et n’est pas désemparée même quand elle arrive sur une planète qui lui est inconnue. Elle ne dépend pas d’un homme, n’a rien à prouver à la gente masculine et ne se laisse pas faire par celle-ci. Bonus : sous-texte lesbien. Pour une fois, j’ai vraiment l’impression qu’un blockbuster de super-héros s’adresse à nous, et je le chéris, je chéris ce film, et j’aime Carol Danvers de tout mon cœur !!!

Au-delà de ça, le film est cool, touchant, puissant, et il propose un angle assez original pour une origin story en plus d’avoir une bande-son qui claque avec plusieurs chansons de groupes de rock féminins des années 90 comme Garbage, Elestica, Heart,… Je ne vois pas grand chose à lui reprocher qu’on ne pourrait pas reprocher aux autres films de la saga… malheureusement, la mauvaise foi a fait des ravages chez certains « fans » !

On enchaîne sur un autre coup de cœur, Shin Godzilla (2016, dir. Hideaki Anno, Shinji Higuchi, ♥). Hé oui, je vous avais dit que je n’allais pas abandonné Godzilla, mais sur ce coup, les étoiles étaient alignées et c’est même carrément Godzilla qui est venu à moi. En effet, une conférence comparant la représentation de l’énergie nucléaire dans le premier Godzilla de 1954 et le remake de 2016 allait bientôt avoir lieu dans ma fac, et à cette occasion, un de nos professeurs a organisé un visionnage de Shin Godzilla après l’un de ses cours. En plein dans ma période Godzilla, bien décidée à assister à la conférence, je ne pouvais pas manquer ça !!! Et cette fois-ci, ça y est, je suis sous le charme. Je connais surtout Hideaki Anno en tant qu’animateur, et je n’avais jamais eu l’occasion de voir de quoi il était capable sur un live-action avant ; c’était très intéressant de voir comment se traduisait son style sur ce format. On reconnait bien sa patte, ses idées, avec une touche de kitsch, des scènes très théâtrales sur fond de musique classique, une bonne dose de satire, une fin choc,… La mise en scène est top, Godzilla est sensationnel sous toutes ses formes (avec la grâce d’un acteur de kyôgen !), et le film est une bouffée d’air frais pour la franchise tout en rendant hommage au Godzilla de 1954, chose dont je me rends compte et qui me fait apprécier encore davantage ce film maintenant que j’ai vu quelques autres Godzilla.

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Mes retrouvailles avec Danganronpa – Danganronpa Another Episode: Ultra Despair Girls

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Vous avez lu le titre, vous savez pourquoi on est ici : Danganronpa. Je ne saurais même plus dire quand j’y ai joué pour la première fois… j’avais commencé à vous écrire un long pavé sur la question mais on peut résumer en disant que j’ai commencé à m’y intéresser… probablement en 2011, un après sa sortie au Japon, alors qu’une communauté de fans anglophones avaient suffisamment eu le temps de se développer pour sortir une fantrad… puis, j’y ai rejoué en 2014 à l’occasion de sa localisation en Europe et aux US. J’ai boudé sa suite pendant un certain temps mais j’y ai finalement joué fin-2016, et j’en ai même écrit une review ! Puis après… plus rien ! A l’époque, je me serais considérée comme une fan de Danganronpa… et aujourd’hui encore, on peut dire que la franchise a « une place spéciale dans mon cœur!!! »… donc ça me fait bizarre de me dire que je n’ai pas touché à un jeu depuis presque trois ans, et que je mets la main sur les «  »nouveaux jeux » » seulement maintenant ! Le fait de ne pas avoir les consoles au moment de la sortie, combiné au manque de temps et d’argent, et… au temps qui passe… vite… ont fait que c’est seulement en cet été 2019 que je joue enfin à Ultra Despair Girls et Danganronpa V3 !

Parce qu’en effet, la sortie du spin-off Danganronpa Another Episode: Ultra Despair Girls remonte déjà à 2015 !

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Son intrigue se déroule entre les événements du premier et du deuxième jeu. On y incarne la petite-sœur du protagoniste Naegi Makoto, Naegi Komaru, séquestrée pendant toute la durée de la « Tragédie », et libérée après celle-ci, seulement pour se retrouver dans un monde de chaos et de désespoir, coincée sur une île qui lui est inconnue. Cette île est en fait la ville de Towa, et elle a été prise en otage par cinq garnements auto-proclamés « Warriors of Hope » qui ont pour but de créer un « paradis pour les enfants », paradis qui nécessite de massacrer tous les adultes. Fun ! Komaru étant une adolescente, on est en droit de se demander si elle n’a pas une chance d’être épargnée… mais pas de chance ! elle se retrouve bien contre son gré à participer à une de leur « chasse aux démons » (et je vous laisse deviner qui est le démon). Heureusement, elle n’est pas seule face à cette menace : dans sa main, un mégaphone qui lui permet de « hacker » les Monokumas sur son chemin, et à ses côtés, nul autre que Fukawa Toko.

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Ce qui fait de ce jeu un spin-off, outre le fait qu’il soit centré sur des personnages secondaires et que son intrigue soit parallèle à la trame principale, c’est aussi que le format est complètement différent. Danganronpa est une série de visual novels, mais là, on a affaire à un jeu de tir à la troisième personne ! Les habitué-e-s de la franchise ne seront pas déstabilisé-e-s pour autant : la masse de texte est conséquente, et le jeu ne manque pas de scènes cinématiques. Il y a même des passages animés par le studio Lerche, qui est également à l’origine des trois séries animées Danganronpa. Au final, on peut presque dire que c’est entre les deux : j’ai en tout cas eu l’impression d’autant jouer que de lire.

Ceci étant dit, quand on joue, on ne fait pas semblant. Le gameplay consiste principalement à tirer sur différents types de Monokumas à l’aide de différents types de munitions qu’on acquiert au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu. J’avoue ne pas avoir pris la peine de prendre des captures d’écrans de tous les Monokumas qui apparaissent dans le jeu, mais il y en a toute une variété, et certains sont bien sûr plus durs à battre que d’autres, nécessitant parfois qu’on utilise un type de munition particulier contre eux.

 

Et quand parfois, tous ces combats, toute cette violence, deviennent trop dur à gérer, Komaru peut faire appel à son bras droit, Toko, ou plutôt à son alter-ego, Genocide Jack (décidément, je ne me ferais jamais à ce nom ! pour moi, ça sera toujours Genocider Sho). Elle est très puissante, ne prend aucun dégât, a une attaque spéciale assez cool, mais le temps où on peut l’incarner est cependant limité. Il est donc préférable de ne l’utiliser qu’en cas de force majeure, notamment quand on a besoin de débarrasser rapidement d’un large nombre d’ennemis.

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Slice of Life #35 – Le blog a quatre ans ! depuis quelques mois maintenant.

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Crush du mois de janvier : Shiragiku Noa, Tsurune

Hé oui, c’est dans l’indifférence générale (la mienne y comprise) que le blog a soufflé sa quatrième bougie. Je vais vous dire la vérité : je ne l’ai même pas vu venir parce que j’avais tout simplement oublié la date. J’étais persuadée que c’était le 1er avril, et, raté, c’était la date de création de mon ancien blog, et ça, je m’en suis rendue compte seulement quand j’ai reçu une notification de WordPress le 2 février pour me signaler que ça y est, ça faisait 4 ans. Joyeux anniversaire en retard Otome Street, désolée de te négliger au point d’oublier ton anniversaire !

Pour l’occasion, je me suis dit qu’il fallait au moins relooker le blog ! Ce n’était pas facile, j’ai eu du mal à faire le deuil de mon ancien thème, qui correspondait tellement à ce que je voulais !! Au fond de moi, je savais qu’il avait fait son temps, que je devais passer à autre chose, et on m’a encouragée à plusieurs reprises à en changer… j’ai même fait quelques tentatives… mais j’étais convaincue qu’aucun autre thème ne pouvait lui arriver à la cheville et j’ai à chaque fois rapidement fait marche arrière. Jusqu’à… ce mois d’avril, où j’étais en pleine période de révisions pour les partiels et où j’ai vraiment appris et compris la définition du mot procrastination. Cette fois-ci, ça y est, j’étais déterminée à ce que ce blog quasi à l’abandon fasse peau neuve. C’était la seule façon de le faire renaître de ses cendres ! Et ce que vous avez sous les yeux est donc le nouveau look, pour une nouvelle vie, d’Otome Street. Qu’est-ce que vous en pensez ? En ce qui me concerne, je suis finalement assez contente du résultat ; je suis juste un peu embêtée par la taille du texte, plus petit que ce que j’avais avant, et j’espère que ça n’en reste pas moins lisible pour vous.

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Crush du mois de févier : Peach Sallinger (Shay Mitchell), You

En tout cas, ça m’a vraiment remotivée à écrire ici, j’ai l’impression d’avoir un nouveau blog et j’ai envie de le remplir de plein de nouveaux articles !! J’en ai déjà posté un nouveau il y a quelques jours, et quel plaisir c’était ! Je ne sais pas ce qui m’attend l’année prochaine en termes de cours / charge de travail, mais je tiens à redevenir active ici ne serait-ce que pour la durée de ces vacances d’été.

Pour accompagner mon retentissant come back, j’essaie aussi de faire un peu de ménage. J’ai déjà supprimé quelques articles, ceux que je jugeais vraiment sans intérêt, et pour l’instant, je garde encore ceux avec lesquels je ne suis plus forcement d’accord trois voire quatre ans plus tard mais qui malgré tout montrent mon évolution (et/ou attirent encore des visites, lol ! ce qui n’est pas négligeable… j’espère toujours que les gens qui tombent par hasard sur mon fameux article sur les weeaboos sont assez curieux-euses pour aller lire d’autres articles, plus récents et peut-être même plus intéressants).

J’hésite à en récrire certains, à en supprimer d’autres…  je verrai, je prendrai le temps de faire un ménage de printemps intensif sous peu. Parce que, par exemple, ça me dérange un peu d’avoir autant d’otome news et de slice of life pas forcément des plus transcendants mais qui prennent autant de place sur le blog !! je ne sais pas encore quoi en faire, mais c’est très probable que je finisse par me résigner et que je les laisse là où ils sont.

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Crush du mois de mars : Cyrus Tistella, Steam Prison

On verra ! J’ai le temps de m’en occuper, je n’ai plus que ça à faire maintenant que j’en ai officiellement fini avec cette deuxième année de fac. Elle aura été rude ! Et je pense m’en être assez plaint dans le peu d’articles que j’ai écrit durant l’année donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais voilà, il faut quand même mentionner que c’est fini, et même si je ne sais pas si je peux dire que j’en suis ~ressortie plus forte~, c’est à présent derrière moi et c’est ce qui compte.

Pas complètement derrière moi non plus parce que j’attends toujours des résultats et il n’a encore été inscrit nulle part noir sur blanc que mon année a été validée, mais je me considère d’ors et déjà libre.

Comparé à la L1, j’ai beaucoup moins bien vécu cette année de fac, et ce n’est même pas tant à cause de la charge de travail bien plus conséquente ou le niveau de difficulté qui a inévitablement augmenté, mais plutôt à cause de toutes les complications qu’il y a eu autour, autant dans le cadre de l’université que dans ma vie personnelle, qui ne m’ont vraiment pas facilité la tâche… Il n’empêche qu’au niveau de mes notes, je ne m’en sors pas trop mal, je ne vais pas avoir besoin de revivre ça une deuxième fois, et malgré tout, il y a eu de bons moments, je suis sortie plusieurs fois de ma zone de confort et je l’ai rarement regretté, et même si j’ai certes fait face à des difficultés, je les ai mieux géré que je ne l’aurais fait il y a quelques années et j’ai limité les dégâts, donc, conclusion : peut-être que tout n’était pas à jeter.

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Crus du mois d’avril : Carol Danvers (Brie Larson), Captain Marvel

Quoi qu’il en soit, j’avais promis de ne pas m’étendre et même si ça me fait du bien d’écrire certaines choses, j’imagine que ce n’est pas forcément intéressant à lire, donc concentrons-nous plutôt sur ce qui m’a marquée depuis mon dernier Slice of Life qui… date déjà de janvier ! On va appeler ce segment…

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Faites entrer l’accusé : You, Killing Stalking, American Crime Story

Je dois avoir l’air d’une autoproclamée « fan de tueurs en série » qui « trouve leur psychologie fascinante » mais je vois jure que si ces trois séries qui ont capté mon attention dernièrement ont pour commun de mettre en scène un stalker doublé d’un serial killer, c’est un total hasard !!!

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You, par exemple. Je veux vous parler de cette série depuis décembre !!! on peut carrément dire depuis l’année dernière ! et j’imagine bien que vous en avez déjà entendu parler entre temps… Je doute même de l’utilité de faire les présentations, mais bon… au cas où…

« You », produite par Greg Berlanti et Sera Gamble, adaptée du roman de Caroline Kepnes, diffusée sur Lifetime et plus tard sur Netflix, est une série qui tourne autour de Joe (incarné par nulle autre que Penn Badgley), libraire du coin et accessoirement, stalker, et sa relation avec Beck (Elizabeth Lail), écrivaine en devenir et, du coup, stalkée.

J’ai commencé en grande partie pour Shay Mitchell (qui joue le rôle de Peach Sallinger) mais aussi parce que c’est tout à fait mon genre de série. Pas le genre de teen drama dont j’ai l’habitude mais quand même un truc bien trashy qui, malgré tout, sait nous tenir en haleine.

Et au moins, You assume. Ca n’a rien d’une histoire d’amour, et tout d’un thriller. On n’est pas dans un cas comme celui de Fifty Shades of Grey où on nous romantise l’idée d’une relation « dangereuse », où Joe pourrait passer pour un anti-héros qui, certes, a quelques problèmes mais n’en reste pas moins désirable. Clairement, dès les premières minutes du premier épisode, on nous fait comprendre que le type est dangereux.

Et ce n’est pas non plus le genre de tueur charismatique auquel on pourrait s’attacher malgré ses crimes, loin de là ! Étonnamment, derrière les grands airs qu’il se donne, il n’est pas plus intelligent que n’importe quel autre mec blanc au coin de votre rue qui se croit plus malin qu’il ne l’est parce qu’il a lu un livre et qui croit savoir ce dont une femme a besoin mieux qu’elle. Tous ne vont pas aussi loin que Joe bien sûr, mais tendances meurtrières à part, il n’a rien de bien spécial, on connait tous-tes un mec dans dans son genre. C’est sûrement ce qui fait le plus peur : Joe pourrait finalement être n’importe qui, il a juste un accès internet et la chance d’avoir une « proie » qui vit au rez-de-chaussée et qui n’a pas de rideaux pour couvrir ses grandes baies vitrées. En plus, il est lourd, adore s’entendre parler, c’est un porc qui se masturbe dans la rue, bref, même celles et ceux qui auraient pu le trouver mignon au début vont voir leur fantasme s’effondrer.

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Mais parlons plutôt de Peach. Comme je vous le disais, ce personnage est ce qui m’a d’abord attirée chez You, mais quel potentiel gâché… Je m’étais peut-être un peu fait des films en regardant les bandes annonces mais je pensais vraiment que la série allait davantage se concentrer sur la dynamique Joe VS Peach qui, n’est pas tout à fait stable non plus, mais qui comprend dès le début que Joe n’est pas net. Au final, *spoilers*elle n’a pas été une menace si importante pour lui ; elle a bien essayé d’éloigner Beck mais elle n’a jamais été proche de lui dire la vérité à propos de lui, et aussitôt son homosexualité a été confirmée qu’elle a été tuée sans jamais avoir eu la chance de s’accepter, et de vivre une relation heureuse et saine avec une femme… ça fait toujours plaisir !!!*fin des spoilers*

Malgré ça, je me suis quand même bien amusée, et je ne crache pas sur les miettes de pain qu’on m’a donné (voir Shay Mitchell en sugar mommy, un rêve qui se réalise). C’est divertissant, on n’a pas le temps de s’ennuyer, et on a quand même souvent des sueurs froides : le suspens, la tension, le dégoût, l’air de rien, tout ça est maîtrisé ! Les personnages sont, certes, quasiment tous détestables, mais c’est fait exprès, c’est le but, et ce n’est pas pour autant que la série justifie les actions de Joe envers eux.

Avec 10 épisodes, c’est une série qui se dévore ; mon seul regret, c’est qu’elle… continue. Les toutes dernières secondes ont tout gâché ! Elles étaient en trop, la boucle était bouclé, il n’y avait plus rien à raconter, mais il a fallu qu’on s’arrête sur un cliffhanger et la promesse d’une saison 2 qui, à mon humble avis, n’aura pas les éléments nécessaires pour être aussi bonne que la première, mais bon… je ne vais pas dire que je ne serai pas au rendez-vous… j’ai juste peur d’être déçue !

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Tout ça, ça me fait penser à une autre série. Plus précisément, un webcomic. Où là encore, on est face à un tueur en série, et une relation malsaine, super malsaine, mais que des gens arrivent malgré tout à percevoir comme romantique. Vous savez déjà de quoi on parle puisque vous avez vu l’image : Killing Stalking.

J’en ai fait l’éloge quand la série débutait encore, et… je ne sais plus si j’en avais reparlé entre temps, j’ai la sensation que oui mais je n’arrive pas à remettre la main sur l’article, mais… bref, là où je veux en venir, c’est que, entre temps, j’ai complètement décroché parce que la deuxième partie était NULLE. C’était relativement chiant, et une fois qu’on approchait de la fin et qu’on avait enfin l’impression d’avancer dans l’histoire, on est bêtement revenu au point de départ, et en prime, la toute dernière scène était crade, vraiment crade. Je n’aimais plus la direction que ça prenait, et les nombreuses pauses de l’autrice m’ont laissé penser qu’elle était non seulement fatiguée mais aussi sûrement en manque d’inspiration, et ça se sentait.

Je pensais que c’était fini entre cette série en moi, j’en avais trop vu, mais… j’ai appris, par hasard, que le chapitre final était sorti en mars et, j’avoue, ça m’a quand même rendue un peu curieuse. J’ai donc lu toute la troisième partie d’une traite et…

Disons que c’était intéressant. Plus qu’intéressant, c’était surtout satisfaisant, satisfaisant de voir cette histoire se conclure. Le dernier chapitre m’a laissé une drôle de sensation, mais j’imagine que c’était l’effet recherché. Même si, à mes yeux, les deux dernières parties étaient clairement moins bonnes que la première, on ne peut pas nier que c’est quand même travailler ; Koogi, l’autrice, a laissé traîner tant de petits détails qui montrent que depuis le début, rien n’était laissé au hasard, et qui donnent envie de relire complètement l’oeuvre une fois qu’on l’a terminée pour voir tout ce qu’on avait manqué comme indice à la première lecture (et j’adoreeee ça).

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Je vais parler de la fin plus en détails dans le paragraphe qui suit, surlignez pour les spoilers ! *début spoilers*J’ai remarqué que beaucoup de gens n’étaient pas satisfaits de la fin, et espéraient encore un chapitre supplémentaire, un épilogue, quelque chose de plus pour vraiment clôturer l’histoire, mais… plus je pense à cette fin, plus je l’apprécie. Sangwoo a eu la fin qu’il redoutait je pense : il est mort seul, détesté du monde entier, sans que personne ne sache jamais la vérité sur les véritables circonstances de la mort de ses parents, et surtout, il est mort de la manière dont sa mère avait essayé de le tuer, étouffé par un coussin (d’ailleurs, je ne l’avais jamais remarqué avant qu’une autre fan le souligne sur un forum, mais tout au long de l’histoire, Sangwoo ne dort jamais avec un coussin à cause de ce traumatisme). S’il a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, il n’aura en tout cas sûrement pas pu le voir et a sûrement dû s’imaginer que c’était sa mère qui revenait pour le tuer. Et tout ça, on ne l’a même pas vu, on l’apprend de la bouche d’une mamie un peu sénile qui l’a tué sur un coup de tête parce qu’il faisait trop de bruit ; c’est une mort à priori un peu bête, on se demande si ce n’est pas une blague, mais quand on y pense, c’est un bon choix que de ne pas lui avoir donné une mort théâtrale. Que Sangwoo, qui se croyait tout puissant et s’était donné un droit de vie ou de mort sur les autres, connaissent une fin si ironique et pathétique est finalement ce qui a le plus d’impact.*fin des spoilers*

Au final, je ne sais même pas si je peux dire que j’en recommande la lecture ! Je ne peux pas dire que cette histoire ne m’a pas marquée, ni même qu’elle ne m’a pas plu… au contraire.

Cela dit… même si Killing Stalking appartient de toute évidence à un genre qui n’est pas au goût de tout le monde, j’hésiterais même à le recommander aux amateur-ices de thrillers tant certains passages sont… moralement discutables. Je suis surtout mitigée par rapport aux scènes de sexe.

La relation entre les deux protagonistes n’est jamais romantisée au sein de l’oeuvre, et je trouve même que Koogi dépeint bien ce type de dynamique abusive où l’un fait régner la terreur et l’autre développe des mécanismes de défense pour rationaliser et accepter la situation dans laquelle il est piégé. Il n’y a pas une once d’amour dans cette relation, et ça transparaît aussi dans leurs relations sexuelles, où pour Sangwoo il s’agit uniquement de dominer, contrôler, humilier ; dans son cas, il n’y a même pas d’attirance physique, et il insiste là-dessus à mainte reprise (Koogi a d’ailleurs dit qu’il était hétéro, et cette information divise mais en tout cas, pour moi, c’est évident que c’est le cas). Quant aux sentiments de Bum, il est clair depuis le premier chapitre qu’ils ne sont pas sains, et de par son passé et ses traumatismes, son rapport au sexe ne peut pas l’être non plus ; c’est normal pour lui « d’offrir » son corps pour calmer Sangwoo dans ses excès de colère.

Et malgré tout ça… quand je me penche sur la façon dont ces scènes sont dessinées… je ne peux pas m’empêcher d’avoir l’impression que, bien que violentes, elles ont pour vocation d’être érotiques, excitantes. L’histoire est parfois (souvent ?) teintée d’un fanservice qui n’a vraiment pas lieu d’être, Bum est sexualisé à outrance dans des moments censés traiter de sujets sérieux,… c’est normal pour une oeuvre comme Killing Stalking d’être dérangeante, mais dans ces cas-là, ce n’est… pas pour les bonnes raisons.

Ceci étant dit, même si certains aspects m’ont dérangée, je ne peux pas nier que j’étais à fond. C’est intense comme lecture et il faut vraiment savoir dans quoi on se lance avant de commencer, mais… je suis contente de m’être décidée à reprendre malgré ma déception vis à vis de la deuxième partie.

Versace

On termine sur mon gros coup de cœur : The Assassination of Gianni Versace. Et ça, c’est en fait le sous-titre de la série, qui s’appelle en vérité American Crime Story, et si le nom vous dit quelque chose, c’est parce que c’est un genre de spin-off d’American Horror Story, mais qui se base sur des faits réels. La première saison était centrée sur le procès d’O.J. Simpson (et je ne l’ai pas regardée parce que ça ne m’intéressait pas vraiment), et la deuxième traite du meurtre du créateur de mode Versace, et plus largement, du tueur en série Andrew Cunanan (que j’ai regardée seulement parce que je trouvais la miniature sur Netflix jolie).

Car oui, en 1997, Gianni Versace s’est fait tiré dessus sur les marches de sa villa, et ce que la plupart des gens ignorent, c’est qu’il était la cinquième victime d’un tueur en série.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que American Crime Story nous prend par surprise. Autant dans le titre que dans la promo qui a été faite autour, cette série nous est vendue comme une série traitant de Versace. Et ce n’est pas faux ! Le première épisode s’ouvre sur sa mort, et plusieurs épisodes lui sont consacrés. Mais la série va plus loin que ça, en faisant le portrait d’Andrew Cunanan et en montrant ses autres victimes, celles qu’on oublie car elles ne sont pas célèbres, et qu’on a ignoré à l’époque parce qu’elles étaient gays.

The Assassination of Gianni Versace ne se contente pas de retracer les événements qui ont précédés le meurtre du créateur. Elle dénonce ! Pourquoi les autorités ont laissé ces meurtres se produire alors qu’ils avaient le coupable sous leurs yeux ? Parce que c’était un homme gay, qui tuait d’autres hommes gays, et à cette époque, encore plus qu’aujourd’hui, ce n’était pas quelque chose dont la police se souciait. La série dénonce l’homophobie qui teinte non seulement cette série de meurtres mais aussi la société de la fin des années 90 en général.

Elle humanise aussi les victimes, déjà en en parlant, mais surtout en nous montrant qui elles étaient au-delà de leur fin tragique. La chronologie de la série permet d’apprendre à connaître Jeff Trail, Lee Miglin, et, en essayant d’imaginer le cours des événements, tente de rendre justice à David Madson, souvent soupçonné d’être un complice alors qu’il était plus certainement un otage.

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Le seul détail qui me chiffonne, et ça, je l’ai appris avoir terminé la série, c’est que les familles des victimes n’ont jamais été contactées avant ou pendant la production, et des détails de la vie de Gianni Versace et Antonio d’Amico ont été complètement inventés lorsque ce n’était pas du tout nécessaire (*spoilers*par exemple, la réaction très théâtrale d’Antonio quant il découvre le mort de Gianni dans le premier épisode, ou encore sa tentative de suicide dans le dernier épisode. Des scènes très dramatiques et gratuites, qui sont loin de la réalité, d’après Antonio d’Amico lui-même*fin des spoilers*).

 

C’est regrettable mais je ne pense pas qu’il faille complètement jeter la série pour autant, je suis quand même contente qu’elle existe parce qu’elle met en lumière des problèmes sociaux importants qu’on a mis sous le tapis au moment des faits.

C’est drôle parce que… la série est donc de Ryan Murphy… et j’aime ses séries une fois sur deux, on a une love-hate relationship lui et moi, mais là… pour moi, c’était un sans faute, j’ai tout adoré. La réalisation est top, les couleurs sont superbes, c’est si plaisant à regarder, et le choix des musiques est excellent (est-ce que j’écoute Vienna d’Ultravox à fond depuis que j’ai regardé cette série ? OUI !!!). Tout ça bien sûr porté par le fantastique cast… Darren Criss !!! Au début, j’avais du mal à ne pas voir « le mec de Glee » mais il est tellement bon dans ce rôle que j’ai vite été convaincue par sa performance. Je ne connaissais pas Edgar Ramírez mais quelle révélation !!! Et je n’aurais pas pensé à Penélope Cruz pour ce rôle et pourtant… ça fonctionne très bien ! Quant à Ricky Martin, ah… je suis juste sincèrement heureuse qu’après des années dans le placard il puisse jouer ce genre de rôle (et il le fait bien).

Si je dois vraiment recommander une des trois œuvres que je viens de présenter, c’est celle-ci. Ca m’a tellement plu et j’ai tant envie d’en parler que ça m’arrangerait vraiment que tout le monde regarde…

7 titres que j’écoute tout le temps !

J’ai un peu hésité avant d’écrire cet article car, comme j’écris de moins en moins, j’aimerais éviter que, lorsque je fais un come back, ça soit pour une playlist, mais bon… je me suis rendue compte que je n’en avais pas publié depuis décembre, et j’ai quand même écouté deux/trois trucs qui méritent d’être partagés depuis.

On commence avec I’d Be Your Wife ; je redécouvre ce titre de Mary Lambert sorti en 2017. Je l’écoutais déjà pas mal à la sortie de son EP Bold, qui contient d’autres adorables chansons du même genre comme Hang Out With You et Know Your Name, mais ce n’était pas forcément ma préférée, jusqu’à ce que je la réécoute plus récemment et là : coup de cœur. ne sais pas si j’ai déjà eu l’occasion de parler de Mary Lambert sur ce blog mais c’est une artiste que j’aime beaucoup, elle a des chansons toutes mignonnes et d’autres plus percutantes sur des sujets très sérieux, mais quoi qu’elle fasse elle est toujours très ouverte et authentique : je l’adore !

Ca, par contre, c’est une découverte que j’ai fait complètement par hasard sur Spotify. La première fois que j’ai entendu le duo Broods, c’était sur la chanson Ease de Troye Sivan, et ma foi, j’avais bien aimé !, mais je n’étais jamais allée voir plus loin. Puis des années plus tard, je tombe donc sur Hospitalized, de l’album Don’t Feed the Pop Monster sorti le mois dernier, et je n’ai pas grand chose à dire dessus si ce n’est que j’aime beaucoup… Le refrain est très entraînant et est fun à chanter, ce qui est toujours un critère important pour moi.

Coup de cœur pour Happy Without Me, des sœurs Chloe x Halle, duo de R&B contemporain que je découvre avec ce titre issu de leur album The Kids Are Alright, sorti l’année dernière. Là non plus, je ne vais pas faire semblant de savoir de quoi et de qui je parle parce que je découvre tout juste, mais en tout cas… ce titre-là… une pépite… je l’écoute sans cesse depuis que je suis tombée dessus par hasard, encore une fois sur Spotify. J’adore le style, ce qu’elles font avec leur voix, le bridge EXCELLENT!!!, la partie de Joey Bada$$,… ça ne fait aucun doute qu’elles ont beaucoup de talent et pour un premier album, ça a l’air d’être du solide (je n’ai pas encore pris le temps d’écouter toutes les pistes de ce généreux album qui comporte 18 titres!). C’est impressionnant pour leur jeune âge (l’une est de 1998, elle a le même âge que moi!!!, et l’autre a deux ans de moins !).

On revient sur du connu : Hayley Kiyoko. Et oui, encore, encore et toujours. Mais cette fois-ci, on ne va pas parler d’Expectations, parce qu’on en a déjà parlé en long et en large, et que je le connais par cœur, non, aujourd’hui, retour aux sources avec l’EP Citrine. J’en ai déjà parlé, ce n’était pas un coup de cœur et ce n’est pas ce qui m’a fait tomber amoureuse d’Hayley et son travail (c’est avec Sleepover que je suis vraiment devenue fan même si à l’époque de Citrine j’écoutais déjà beaucoup Gravel to Tempo), cependant… y’a quand même des sons sympas dessus, notamment Palace. C’est une chanson sur le deuil, avec un refrain très puissant qui me donne toujours des frissons.

Je ne sais pas grand chose de Kelsey Karter si ce n’est qu’elle a fait parler d’elle en début d’année après s’être fait tatouer le visage d’Harry Styles sur la joue. Si ça vous choque, rassurez-vous, ce n’était qu’une petite farce ! un coup de pub pour promouvoir son single Harry, déclaration d’amour de fangirl, entraînante, rock’n’roll, sans prise de tête. J’aime bien, et c’est drôle parce que je n’avais même pas entendu parler de cette histoire de tatouage, c’est la vidéo où elle en parle qui m’a fait découvrir le titre quand elle s’est glissée dans mes recommandations Youtube… Je m’attendais à une storytime en cliquant dessus et… c’est ce que j’ai eu, en un sens, mais pas n’importe laquelle. Je me demande ce que Harry Styles pense de tout ça.

J’ai entendu parler de King Princess pour la première fois quand son EP Make My Bed est sorti l’année dernière, mais je n’ai jamais véritablement accroché à ce qu’elle faisait. Pourtant, j’aime bien ce que j’ai entendu jusqu’à présent, fut même un moment où j’écoutais pas mal Talia, mais je n’ai pas eu de coup de cœur ou de chanson sur laquelle j’aurais fait une fixette et que j’aurais écouté non-stop. Ceci étant dit, récemment, je suis retombée sur Holy, et là, j’ai eu une illumination, j’adore ?! J’aime particulièrement le refrain. Même si Make My Bed ne m’a pas entièrement convaincue, je suis curieuse de voir ce que donnera un album.

Enfin, il faut savoir que depuis quelques temps, je m’intéresse à Godzilla, et ce nouveau centre d’intérêt m’a fait repenser à une chanson de Kesha du même nom, que je me suis remise à écouter et que j’apprécie maintenant davantage. Même si elle n’a finalement pas grand chose à voir avec Godzilla, c’est une chanson qui parle d’accepter et aimer la différence, la nôtre et celle des autres, et elle est… très mignonne. Elle me fait presque penser à une chanson pour enfant. Je suis presque sûre d’avoir déjà parlé de Rainbow, album sorti au cours de l’été 2017 qui marque le grand retour de Kesha après des années à se battre contre ses troubles, un procès compliqué avec Dr. Luke et un contrat avec ce dernier qui l’empêchait de sortir ses nouvelles musiques, mais… impossible de remettre la main sur l’article où je l’aurais évoqué ? Donc, au risque de me répéter, je vais dire que j’aime beaucoup Rainbow, le simple fait que cet album ait pu sortir me rempli d’émotion, et même si toutes les chansons dessus ne sont pas à mon goût, je suis contente de pouvoir entendre Kesha se relever, s’amuser, être elle-même et dévoiler tout son potentiel. Godzilla est l’un de mes nombreux coups de cœur sur cet album.

Coup de ♥ pour Steam Prison !

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Peut-être que je me suis pas foulée pour le titre, mais il vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir… Vous voulez acheter un otome game vous ne savez pas lequel ? Vous hésitez à acheter Steam Prison ? Je vous épargne la lecture de pavés de textes et je vous le dis tout de suite : Steam Prison est une valeur sûre. Restez avec moi encore quelques lignes si vous voulez savoir en quoi. Garanti sans spoilers !

Développé par HuneX, à qui on doit plusieurs jeux qui ne nous sont jamais parvenus mais qu’on a pu voir adaptés en anime, comme Arcana Famiglia, Magic Kyun! Renaissance ou en ce moment Meiji Tokyo Renka, Steam Prison est sorti en 2016 au Japon, et a été localisé pas plus tard que ce mois de février par MangaGamer. Au scénario, on a Yumas, qui a aussi le scénario d’Ozmafia!! sur son CV, otome game de la boîte Poni-Pachet dont Yumas est d’ailleurs co-fondateur-ice, et qui est aussi sorti en anglais chez MangaGamer en 2016.

Un peu sceptique (parce que même si j’ai aimé Ozmafia!!, on va se le dire franchement, c’était un gros bordel avec des éléments plus que douteux), mais pas trop (parce que j’avais eu de très bons retours de Steam Prison). J’attendais sa sortie avec impatience, et d’habitude, je suis raisonnable et je ne me jette jamais sur les nouvelles sorties (j’attends les grosses promos), mais là, ça a été plus fort que moi…

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L’histoire commence avec une scène CHOC : l’héroïne se réveille couverte de sang, couteau à la main, les corps morts de ses parents sous ses yeux. Mais ne sautons pas aux conclusions. Après l’opening, le jeu nous ramène deux jours en arrière, et on fait plus ample connaissance avec Cyrus Tistella, jeune fille issu de la noblesse, travaillant dans les forces de police, aux côtés de son binôme Fin.

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Pour l’instant, le duo a le rang le plus bas au sein de la police, mais dans le cadre d’une promotion, ils sont envoyé dans les « Depths » pour une mission d’observation. Ce qu’il faut savoir sur l’univers de Steam Prison, c’est qu’après une inondation destructrice, le monde a été séparé en deux : dans les « Heights », les « hauteurs », vit la partie la plus privilégiée de la population, les descendant-e-s de celles et ceux qui ont prit la fuite avant ladite inondation, et dans les « Depths », les « profondeurs », celles et ceux qui ont été abandonnés à leur triste sort. On y trouve notamment le « sanctuary district » qui sert de prison, d’exil, et où les « HOUNDS » font régner leur loi tyrannique.

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Je vous mets une image pour que vous puissiez visualiser la chose ; quand on entend parler des Depths pour la première fois, je croyais que c’était une espèce de monde sous-terrain, mais en fait c’est la « surface », et les Heights sont… dans le ciel ! La tour au milieu est l’ascenseur qui les relie.

Juste avant d’être promue, Cyrus est arrêtée pour le meurtre de ses parents, et est renvoyée dans les Depths, mais cette fois-ci… en tant que prisonnière. De toute évidence victime d’un complot, elle compte bien prouver son innocence et trouver qui est derrière l’assassinat de ses parents mais… maintenant exilée dans le « sanctuary district », où les conditions de vie sont déplorables, et où ceux censés maintenir l’ordre torturent et tuent pour le plaisir, ses moyens d’enquêter son limités, et la survie est sa priorité.

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Dès les premières minutes du jeu : coup de foudre. J’ai tout de suite été conquise par la musique, les graphismes, le worldbuilding, alors que c’en était qu’un bref aperçu !!!, et… surtout… par l’héroïne. Cyrus Tistella. ♥ !!! Elle est… tout ce que j’ai toujours voulu chez une héroïne d’otome game et je crois bien que pour la première fois (!) depuis que je joue à ce genre de jeu, j’ai un personnage qui me fait couiner devant mon écran.

Déjà, elle a une personnalité, et elle n’est pas amnésique.

Au-delà de ça, elle… travaille, elle est compétente, et elle est même plus courageuse, débrouillarde, et douée avec une épée que son collègue de quatre ans son aînée. Elle connait ses faiblesses mais elle fait bon usage de ses forces, elle est indépendante, taquine, mature, parfois imprudente et impulsive, mais avant tout, juste.

Dévouée à rendre la justice et à aider les plus faibles, Cyrus se prépare malheureusement à laisser sa carrière derrière elle au profit d’un mariage arrangé. En effet, dans les Heights, pour des questions de régulation de population, il est obligatoire de se marier et de faire des enfants avec un partenaire assigné par le Temple (l’Etat, en gros), et tomber amoureux de quelqu’un d’autre est un crime sévèrement puni.

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Bien sûr, elle n’est pas fan de l’idée… elle aime son travail, et n’a aucun intérêt pour le mariage ou les relations amoureuses en général. Elle connait à peine son fiancé et n’a pas de temps à perdre à aller essayer des robes de mariée. Mais en tout cas… ça fait plaisir de voir une héroïne qui rejette les codes et qui ressent une pression par rapport à la féminité (on lui dit de laisser pousser ses cheveux, de porter des jupes, de faire attention à son poids, de parler de manière plus féminine, d’avoir des centres d’intérêts plus féminins) (alors qu’elle, elle est passionnée d’épées, elle n’est à l’aise qu’en pantalon, et elle veut juste faire son travail!!!). De plus, pour certaines, qu’on attende d’elles qu’elles se marient, fondent une famille et n’aillent pas loin dans leur carrière pour se consacrer au foyer est encore une réalité (surtout au Japon). C’est tellement plus agréable d’avoir une héroïne avec des problèmes qui nous parlent, et une façon de penser et d’agir proche de ce qu’on aurait pu nous-mêmes faire dans la même situation, qu’une coquille vide qu’on a sans cesse envie de secouer mais dans laquelle on est censées pouvoir se « projeter ».

Elle est vraiment trop… cool !!!, et en plus, elle a une frange droite, donc tous mes critères étaient remplis. Cependant, je vais rester honnête et objective, et vous avouer que… à partir du moment où elle commence à se rapprocher d’un individu de sexe masculin… elle devient naïve, à la limite du ridicule.

J’essaie de ne pas trop lui en tenir rigueur parce qu’en dehors de ça… je ne trouve vraiment rien à lui reprocher, et à l’excuse d’avoir grandi dans les Heights où les relations amoureuses sont interdites, de même pour les romans érotiques, et les manuels scolaires n’ont pas l’air d’aborder le sujet de la reproduction,… Mais y’a une limite à ce que je suis prête à croire, et essayer de me faire avaler qu’elle ne sait même pas comment on fait des enfants ? à 18 ans ? Elle est trop innocente pour que ça soit sain (dans certaines routes, des personnages profitent de son manque d’expérience et de connaissance sur le sujet). Le concept même de « relation sexuelle » lui est complètement inconnu, elle ne sait pas que ça existe et n’a aucune idée d’en quoi ça peut bien consister. Ca ne va pas !!!

A mon grand regret, je trouve que sa personnalité s’efface un peu après le prologue (mais elle reste cool, très cool).

Dans ce que j’appellerais la « common route », il se passe donc tout ce que je viens de vous raconter, la voilà donc dans le sanctuary district, petit passage en cellule d’isolement où elle est gravement battue, elle n’a plus de force, elle est en sous-nutrition, et elle culpabilise de squatter chez une mère célibataire déjà très pauvre. Il faut trouver une solution ! Selon les choix qu’on a fait jusque là, on s’oriente soit vers la « bodyguard route » où on peut se rapprocher d’Ulrik ou Eltcreed, soit vers la « prisoner route », où on a là le choix entre Adage ou Ines.

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